CLAAE

  • Quand j'étais matelot

    Marthe Oulie

    • Claae
    • 9 Juillet 2018

    Un récit de croisière à la voile rare et moderne.
    Été 1925, de jeunes filles naviguent à la voile vers la Grèce de Marseille à Athènes. Elles ont une vingtaine d'années, libres et intrépides, visitent les îles et les sites archéologiques qui ne sont pas encore envahis par les touristes, rencontrent la flotte anglaise, font la fête, mais connaissent aussi des galères. Cette croisière à bord de Bonita, un vieux yawl sans moteur, réunit Hermine de Saussure le capitaine, Ella Maillart, Marthe Oulié l'auteure et archéologue, Mariel Jean-Brunhes, Yvonne de Saussure, soeur aînée d'Hermine et leur frère Henri-Benedict qui les rejoindra en cours de navigation. Un récit de croisière à la voile rare et moderne il y a plus de quatre-vingt-dix années. Le livre a été publié une première fois en 1930.
    Découvrez les aventures d'Hermine, Ella, Marthe, Mariel, Yvonne et Henri-Benedict à bord de Bonita, un vieu yawl sans moteur, lancés à la conquête des îles grecs.
    EXTRAIT
    Ce courrier de Naples semble le maître tyrannique du port de Palerme : aux moments de son entrée et de sa sortie, les voiliers n'ont pas le droit de circuler. Pendant les heures qui précèdent son départ, les boîtes aux lettres de la ville sont uniquement réservées à son service.
    Les jours suivants, nous errons d'église en église, de palais en palais, à la découverte de cet art normand, si somptueux et si fantaisiste, qui tient à la fois du mauresque, du roman et du gothique. Les mosaïques surtout nous émerveillent au palais du roi Roger et à Monreale, dont la basilique, à qui certains reprochent le clinquant de ses couleurs vives et de ses ors, côtoie le cloître aux si frêles colonnades.
    Est-ce dans l'église de la Martorana que nous vîmes cette étonnante madone du XVIIIe siècle peinte dans le costume décolleté d'une marquise de Watteau ? Et quelle émotion de se trouver au musée en face des bas-reliefs, des métopes de Sélinonte !
    À ces visions artistiques se mêle en moi le souvenir d'avenues de palmiers où, vers cinq heures, des attelages désuets et pleins de morgue caracolaient ; d'autres rues, populaires, grouillantes et poussiéreuses ; et de haltes dans des boutiques où les plus étranges pâtisseries et ces glaces siciliennes gelati et granite réparaient nos forces, avant le retour dans notre maison marine... dont une couchette demeurait vide.
    Mais cette ville superbe en plein mois d'août, nous oppressait, à vrai dire. Les grands temples de l'ouest et du sud nous attiraient. Et bientôt, nous nous trouvions, bâton en main et musette à l'épaule, sur la grande route en lacets qui mène à Ségeste.
    De temps à autre, nous croisions une de ces pittoresques charrettes peintes avec la naïveté et le vif coloris des images d'Épinal, retraçant en quatre tableaux les aventures de Geneviève de Brabant ou celles de Roland. Comme les beaux vases antiques, ces candides peintures étaient signées en toutes lettres du double nom du constructeur de charrettes et du décorateur. Quant aux chevaux, assez jolis, ils n'ont pas de mors. On les conduit au moyen d'un anneau capitonné qui leur encercle le museau.

  • Suivez cet explorateur célèbre à la découverte du Grand Nord !
    Le 26 avril 1767, Yves-Joseph de Kerguelen-Trémarec (1734-1797) part de Brest pour la mer du Nord, sur ordre du Roi. Il a pour mission de mettre bon ordre parmi les pêcheurs français et de protéger la pêche à la morue. Il se livra également à des études et observations utiles pour la navigation. Il étudia les moeurs, les usages des habitants des contrées nordiques que sont l'Islande, le Groenland, la Norvège, les îles Orcades, Shetlands et Féroé.
    Le 1er mai 1771, du port de Lorient, le vaisseau Le Berrier commandé par Kerguelen met à la voile pour les mers Australes et des Indes. Depuis longtemps, le célèbre navigateur avait formé le projet de partir vers l'immensité des mers qui environnent le pôle Sud - du cap Horn au cap de Bonne-Espérance en passant par la Nouvelle-Hollande (Australie) - et de découvrir ces terres. Un nouveau voyage s'ensuivra.
    Cet ouvrage est la réunion de deux livres publiés respectivement en 1771 et en 1782, constitué d'extraits de ses journaux de bord, accompagné d'un glossaire et d'observations sur Madagascar, de recommandations sur les vaisseaux de guerre et la marine.
    Le récit de voyage captivant d'un anthropologue avant l'heure !
    EXTRAIT
    Le Roi voulant encourager et protéger la pêche de la morue qui se fait sur les côtes d'Islande depuis le mois d'avril jusqu'au mois de septembre, monsieur le duc de Praslin, ministre et secrétaire d'Etat au département de la marine, destina la frégate la Folle pour aller en station en Islande, afin de maintenir le bon ordre parmi les pêcheurs français, de les protéger, et de leur fournir les secours dont ils pourraient avoir besoin. Je reçus à Brest, vers la fin de janvier 1767, un ordre de monsieur le duc de Praslin de me rendre à la cour, pour affaire concernant le service du roi. Je partis à l'instant même, j'arrivai à Versailles, et je me présentai au ministre, qui me dit qu'il m'avait choisi pour commander la frégate la Folle, de 26 canons de 8, qui serait armée de deux cent hommes d'équipage, pour aller remplir la mission dont je viens de parler.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Yves Joseph de Kerguelen de Trémarec, né le 13 février 1734 au manoir de Trémarec, à Landudal, dans le Finistère, et mort le 3 mars 1797 à Paris, est un officier de marine et un navigateur français du xviiie siècle. Il découvre les îles de la Désolation, auxquelles l'explorateur anglais James Cook donnera le nom d'archipel des Kerguelen.

  • Le reflux

    Robert Louis Stevenson

    • Claae
    • 5 Février 2018

    Dans le décor idyllique de Tahiti, Robert Louis Stevenson fait le récit d'un naufrage dramatique.
    Papeete. Un navire de guerre français appareillait, à destination de la France : il se trouvait à mi-distance du port, tout fourmillant d'activité. Dans la nuit était arrivée une goélette, que l'on voyait à cette heure en rade, tout près de la passe, et le pavillon jaune, emblème de la contagion, flottait à son mât... Ce roman a été écrit, en 1893, en collaboration avec Lloyd Osbourne.
    Un récit rocambolesque qui pose aussi la question de la rédemption.
    EXTRAIT
    Disséminés par tout le monde insulaire du Pacifique, des hommes appartenant aux diverses races européennes et à presque tous les rangs de la société, y portent leur activité et y propagent leurs maladies.
    Quelques-uns réussissent, d'autres végètent. Ceux-là sont montés sur des trônes et ont possédé des îles et des flottes. Ceux-ci en sont réduits, pour vivre, à se marier : une dame au teint chocolat, épaisse et joviale luronne, entretient leur paresse ; et, vêtus en indigènes, mais gardant toujours quelque trait hétéroclite d'allure et de maintien, parfois même un dernier souvenir (voire un simple monocle) de l'officier et du gentleman, ils se carrent sous des vérandas en feuilles de palmier et font les délices d'un auditoire indigène avec des souvenirs de café-concert. Et il y en a aussi d'autres, moins souples, moins habiles, moins heureux, peut-être moins vils, qui persistent, jusque dans ces îles de cocagne, à manquer de pain.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Robert Louis Stevenson (1850-1894) est né dans une famille écossaise de bâtisseurs de phares et de marins. Il est l'auteur du célèbre roman L'île au trésor.

  • Récit d'une expédition maritime
    Partis à la recherche de la Terra Australis Incognita, James Cook et Tobias Furneaux à la tête des vaisseaux Resolution et Adventure dépassent le cercle polaire antarctique le 17 janvier 1773. À la latitude de 71° 10' sud, les glaces les obligent à rebrousser chemin.
    Après avoir perdu la Resolution, James Cook fait relâche à Tahiti pour un réapprovisionnement avant de repartir vers le Grand Sud. Mais le continent mythique n'est toujours pas en vue. Alors, il remonte plus au nord et explore Les Tonga, l'île de Pâques, l'île Norfolk, découvre la Nouvelle-Calédonie, les Nouvelles-Hébrides (Vanuatu), la Géorgie du Sud et les îles Sandwich du Sud.
    En décembre 1774, il franchit le cap Horn en passant par la Terre de Feu et est de retour le 29 juillet 1775. Il retrouve Tobias Furneaux déjà rentré en Grande-Bretagne après avoir perdu une partie de son équipage lors d'une rencontre avec des Maoris.
    Le témoignage captivant du célèbre explorateur anglais à la recherche de l'Océanie !
    EXTRAIT
    Ces petits malheurs manquèrent d'être suivis d'un grand. Un volontaire logé à l'avant du vaisseau s'éveilla tout à coup une nuit, et entendit l'eau courant dans son poste, et qui brisait sur ses meubles. Après avoir sauté hors de son lit, il se trouva dans l'eau jusqu'à mi-jambe. Il en avertit l'offcier de quart et dans un moment tout l'équipage fut levé : on employa les pompes ; on se servit même des pompes à chapelet. Enfn un des matelots découvrit heureusement que l'eau n'entrait que par une écoutille dans le magasin du maître d'équipage ; elle avait été enfoncée par la force des vagues : on la répara sur le champ et nous sortîmes de danger. Nous fûmes chassés fort loin à l'est de notre route projetée, et je n'eus plus l'espoir de gagner le cap de la Circoncision. Nous perdîmes une grande partie des animaux d'approvisionnement que nous avions embarqués au Cap ; ce passage brusque d'un temps doux et chaud à un climat extrêmement froid et extrêmement humide affecta tout le monde sans distinction. Le thermomètre était tombé à quatre degrés centigrades, tandis qu'au Cap il se tenait communément à vingt degrés et plus. J'ajoutai quelque chose à la ration ordinaire en boissons fortes ; je faisais donner aux matelots un petit coup quand je le croyais nécessaire et j'avais invité le capitaine Furneaux à suivre cet exemple. Vint une nuit claire et sereine, la seule de cette espèce depuis notre départ du Cap, et le lendemain le soleil levant nous donna de fatteuses espérances qui s'évanouirent bientôt, car le ciel fut de nouveau couvert d'une brume épaisse accompagnée de pluie.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    James Cook (1728 - 1779) est un explorateur navigateur anglais qui a parcouru l'océan Pacifique : de l'Antarctique au détroit de Béring, des côtes de l'Amérique au Japon. On lui doit, entre autres, la découverte de la Nouvelle-Zélande, de la Nouvelle-Calédonie, des îles Cook, Sandwich (Hawaï)...

  • Surcouf

    Charles Cunat

    • Claae
    • 23 Février 2018

    Charles Cunat nous présente le parcours d'un célèbre corsaire
    Robert Surcouf (1773-1827) est né à Saint-Malo, la ville des « Hardis Corsaires ». Embarqué volontaire à quinze ans, il apprend la rude vie de marin. Il devient capitaine de corsaire et navigue sur toutes les mers du globe au service de la France.
    Charles Cunat, à l'aide de documents authentiques, dresse un portrait complet de ce marin aux faits d'armes héroïques.
    Cet ouvrage publié en 1842 est complété par un glossaire de termes marins.
    En plus de présenter la biographie d'un personnage qu'il a admiré, Charles Cunat revient sur l'importance du rôle joué par les marins dans l'Histoire.
    EXTRAIT
    La vie de Robert Surcouf est du nombre de celles, qui doivent passer à la postérité, entourées de glorieux souvenirs, comme récompense d'un brillant courage, et cependant les noms du Triton et du Kent qui l'immortalisèrent, dorment silencieux dans la tombe du célèbre corsaire ; de même que les armures de bataille que les anciens Gaulois, nos ancêtres, enterraient près d'eux, sous leurs Dolmens.
    Comment se fait-il que, par une fatalité étrange, ces courses audacieuses, ces engagements héroïques soient ignorés ou mal connus du pays qu'ils ont illustré ? Jusques à quand l'indifférence et l'oubli pèseront-ils donc sur les annales de notre marine ? L'homme de mer, toujours sacrifié au militaire, reste proscrit des monuments élevés à la gloire de notre nation. La sculpture a incrusté nos soldats dans le marbre, dans le bronze, sur nos colonnes et aux faces de nos arcs de triomphe ; la peinture les a représentés avec profusion sur la toile ; tandis que nos matelots, ces hommes admirables et incompris, se trouvent non seulement privés du ciseau et de la palette des artistes, mais encore du burin de l'histoire.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Charles-Marie Cunat (Saint-Malo, 20 Mai 1789 - Saint-Malo, 21 février 1862.) était un officier de la marine français, un corsaire et un historien spécialisé dans le naval.

  • Deux contes cambodgiens

    Adhémard Leclère

    • Claae
    • 23 Février 2018

    Adhémard Leclère a recueilli durant ses trente années de résidence au Cambodge à la fin du XIXe siècle de nombreux récits populaires et traditionnels.
    Voici deux contes qui proviennent des minorités cham et pnong (phnong) :
    - La sandale d'or ou le conte de Cendrillon chez les Cham est l'histoire d'un roi qui épouse celle qui chausse la sandale d'or... Cet écrit n'est pas sans rappeler celui bien connu de Charles Perrault.
    - Prâng et Iyâng est un conte pnong (phnong). Dans les temps anciens, les rois du Cambodge envoyaient tous les ans un lot d'objets à deux chefs, le roi du feu et le roi de l'eau, gardiens d'une arme depuis plusieurs siècles, mais celle-ci disparait.
    Découvrez sans tarder ces deux contes issus de la culture populaire au Cambodge !
    EXTRAIT
    En ce temps-là il y avait deux jeunes filles nommées Hulek et Kjong ; elles étaient, l'une la propre fille, l'autre la fille adoptive d'une vieille femme. On savait qu'elles étaient nées toutes les deux dans l'année du Cheval, mais comme elles étaient tout à fait semblables, pareilles à deux chevaux du même âge, bien appareillés, on ne pouvait dire quelle était l'aînée, quelle était la cadette.
    Or, il arriva que leur mère désira leur donner un rang dans sa maison. Elle les fit venir devant elle et s'adressant à demoiselle Hulek, sa propre fille, elle lui dit :
    - À partir de maintenant, Hulek, vous traiterez demoiselle Kjong comme votre aînée.
    Demoiselle Hulek répondit :
    - Vous êtes ma propre mère et vous m'ordonnez de considérer Kjong, qui est du même âge que moi, comme mon aînée. Je ne le veux pas. Mère, si vous me punissez à tort, j'accepterai la punition, mais rien ne pourra m'obliger à me reconnaître l'inférieure de Kjong, votre fille adoptive.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    L'auteur Adhémard Leclère (1853 - 1917), originaire d'Alençon, adhère au parti socialiste et participe à la fondation du journal ouvrier le Prolétaire dont il devient chef de rédaction. Il fonde le Typographe, la Typographie française (devenu le journal officiel de toutes les chambres syndicales françaises du livre), la Justice du Var. Il collabore à la Justice, la Revue scientifique, ainsi qu'à d'autres journaux étrangers.
    En 1886, il est nommé résident de France au Cambodge, à Kampot jusqu'en 1890, puis à Kratié-Sambor de 1890 à 1894, ensuite à Kratié jusqu'en 1898 et enfin à Phnom Penh où il est résident-maire de 1899 à 1903. En 1908, il est nommé inspecteur et conseiller à la résidence supérieure, poste qu'il occupe jusqu'en 1911.
    Fondateur et vice-président de la Société d'ethnologie de Paris, il a rédigé de nombreux ouvrages sur la langue, les moeurs, le droit, la religion et la culture du Cambodge. Il a collecté environ sept cents objets de la vie quotidienne cambodgienne complétés par des photos documentaires dont le musée des Beaux Arts d'Alençon expose une partie du fond.

  • Mes pontons

    Louis Garneray

    • Claae
    • 23 Février 2018

    Nous quittons la haute mer pour la suite des aventures de Louis Garneray !
    « Un ponton, personne ne l'ignore, est un vieux vaisseau démâté, à deux ou trois ponts, qui, retenu par des amarres, présente presque l'immobilité d'un édifice de pierre. » L. G.
    Après le récit de ses souvenirs maritimes Voyages, aventures et combats, il raconte là ses longues années de captivité dans l'enfer in­salubre et la misère inhumaine des pontons anglais en rade de Portsmouth. Grâce à ses talents de peintre, il améliore son ordinaire.
    « Ici se place un détail banal, presque grotesque à première vue, surtout pour les gens qui n'ont jamais manqué de rien, qui compléta dignement notre série de souffrances, c'est-à-dire que nous ne possédions plus une seule cuiller, les Anglais nous ayant tout enlevé ou brisé. Or, l'espèce de soupe que l'on nous servait étant brûlante, nous ne savions comment la manger... »
    Un roman autobiographique saisissant où l'auteur raconte comment il a dû s'adapter pour s'en sortir.
    EXTRAIT
    Après une traversée de six semaines, le Ramillies entra dans la rade de Portsmouth. Le lendemain même, le 15 mai 1806, je fus transféré, avec une partie de mes compagnons d'infortune, sur le ponton le Protée.
    Un ponton, personne ne l'ignore, est un vieux vaisseau démâté, à deux ou trois ponts, qui, retenu par des amarres, présente presque l'immobilité d'un édifice de pierre.
    Je ressens encore l'impression pénible que me causa la première vue du Protée, ancré à la file de huit autres prisons flottantes, à l'entrée de la rivière de Portchester ; sa masse noire et informe ressemblait assez, de loin, à un immense sarcophage.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Peintre de la Marine, Ambroise Louis Garneray (1783-1857), connut une vie d'aventurier. Corsaire avec Surcouf et Dutertre, il fut prisonnier des Britanniques pendant huit ans. Peintre, dessinateur et graveur, il fut aussi écrivain.

  • Les derniers sauvages

    Max Radiguet

    • Claae
    • 23 Février 2018

    Le témoignage d'un aventurier, à l'écoute de son prochain
    En mars 1842, Max Radiguet, secrétaire de l'amiral du Petit-Thouars est à bord de la frégate Reine-Blanche lorsque la flotte française quitte Valparaiso à destination des Marquises tant convoitées pour en prendre possession. Les Français s'installent, pacifient les îliens, affrontent les déserteurs de baleiniers réfugiés sur ces terres paradisiaques perdues dans l'océan Pacifique.
    Curieux de nature, l'auteur va à la rencontre des Marquisiens et relate leur quotidien, leurs coutumes dans cet ouvrage illustré par quelques-uns de ces croquis. L'avenir de ces habitants au contact de la société occidentale inquiète l'auteur.
    Ce livre est un incontournable de la littérature de voyage, toujours d'actualité.
    EXTRAIT
    Dans les derniers jours du mois de mars 1842, la frégate la Reine-Blanche, l'aile ouverte aux brises alizées, quittait Valparaiso et se dirigeait vers le couchant. Elle avait à son bord un brave amiral que ses goûts et ses antécédents préparaient à toutes les entreprises glorieuses, deux capitaines de frégate, une compagnie supplémentaire de marins, le matériel et les ustensiles indispensables à un corps de troupes destiné à tenir campagne. L'intention d'occuper un pays était donc manifeste. Quel était ce pays ? C'est ce que nous ignorions encore en perdant de vue les côtes du Chili, bien que nos conjectures ne se fussent point égarées. Un soir, enfin, trois jours après le départ, le tambour rassembla sur le pont le nombreux personnel de la frégate, et la lecture d'un ordre du jour confirma nos suppositions : nous allions planter le drapeau de la France sur les îles Marquises de Mendoça.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Maximilien-René Radiguet est né en 1816 à Landerneau et décède en 1899 à Brest après avoir mené une vie bien remplie de voyages (Haïti, Amérique du Sud, Océanie). Il publia ses récits illustrés de ses dessins et des romans lorsqu'il était en France. Après ses séjours à l'étranger, mené une vie mondaine et intellectuelle à Paris, il retournera en Bretagne à la fin de sa vie.

  • Plongez au coeur des souvenirs du maître des voleurs !
    Tour à tour boulanger, colporteur, marin, contrebandier, bagnard, puis chef de la police de Sûreté et pour finir industriel, inventeur et écrivain, Eugène-François Vidocq (1775-1857) est un personnage hors du commun. Ses exploits inspirèrent nombre d'écrivains tels Balzac, Eugène Sue, Alexandre Dumas... Victor Hugo, dans Les Misérables, immortalisera Vidocq dans le personnage de Jean Valjean.
    François Vidocq écrit ses Mémoires en 1827. Son éditeur apportera alors quelques modifications afin d'embellir la vie mouvementée de ce personnage hors du commun. Cet ouvrage est la réédition du texte d'origine, expurgé des améliorations ultérieures.
    Une autobiographie haute en couleurs pour un personnage au caractère bien trempé !
    EXTRAIT
    Je suis né à Arras, le 23 juillet 1775, dans une maison voisine de celle où Robespierre avait vu le jour, et je reçus les prénoms d'Eugène et François. François fut toujours mon prénom usuel. Dès mon enfance, j'annonçai les dispositions les plus turbulentes et les plus perverses. Doué par la nature, d'une force et d'une dextérité étonnantes, je profitais de ces avantages pour rosser, chaque jour, les enfants de mon âge et assommer les chiens et les chats du quartier. On n'entendait que plaintes et reproches de la part des parents de mes camarades et des habitants du voisinage. Les remontrances de mon père, honnête boulanger, ne produisaient aucun effet sur moi. Je m'en riais comme de celles d'une mère dont j'étais - malheureusement - l'idole. Les salles d'armes où j'allais recevoir des leçons d'escrime avec Poyant, Hidou, Delcroix, Boudou, Basserie, Franchison et autres mauvais sujets du pays, qui m'initiaient à leurs vices, étaient mes seules fréquentations. Mes parents s'aperçurent, un jour, d'un déficit dans le comptoir, que j'exploitais concurremment avec mon frère 1 et ils eurent soin de n'y plus laisser la clé.

  • Plongez dans la vie maritime du XVIIIe siècle en suivant la carrière d'un matelot pas comme les autres !
    À treize ans, Louis Garneray (1783-1857), fils de Jean-François Garneray peintre du roi, s'engage dans la Marine incité par son cousin capitaine de frégate. Il embarque à Rochefort pour l'océan Indien. Toute sa carrière maritime - dix-huit années - se déroule entre l'île de France, l'île Bourbon, Zanzibar et la côte africaine, Madagascar... Il connait les tempêtes, les combats navals, les abordages, la maladie, les trahisons, les superstitions, les naufrageurs... Il engage ses économies, malgré son idéal dans un navire négrier alors que la traite est interdite. Il rencontre Robert Surcouf et survit à l'abordage du Kent par La Confiance. De retour vers la France, il est fait prisonnier par les Anglais.
    Précurseur du roman d'aventure maritime, Louis Garneray livre dans Voyages, aventures et combats ses souvenirs de mer. Un récit fougueux et haut en couleurs !
    EXTRAIT
    Je n'étais pas encore revenu de ma surprise, lorsque le capitaine Beaulieu passa à mes côtés. Quelque bon que fût mon cousin, et personne n'était meilleur et plus affable que lui, il ne daigna pas m'adresser la parole. A peine laissa-t-il tomber sur mon humble personne un regard froid et distrait. Je ne m'attendais certes pas de sa part, lui-même m'avait prévenu à ce sujet, à une réception expansive, mais je comptais au moins sur une parole bienveillante, sur un mot d'encouragement ; aussi, en voyant cet accueil glacial, me figurai-je un instant qu'il ne m'avait pas reconnu. Mon erreur fut de courte durée.
    - Lieutenant Mamimeau, dit-il en me désignant par un léger signe de tête à un officier que j'appris plus tard être le lieutenant en pied, faites placer cet homme à la timonerie, en qualité de pilotin.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Peintre de la Marine, Ambroise Louis Garneray (1783-1857), connut une vie d'aventurier. Corsaire avec Surcouf et Dutertre, il fut prisonnier des Britanniques pendant huit ans. Peintre, dessinateur et graveur, il fut aussi écrivain. Voyages, aventures et combats ses souvenirs de mer a été édité en 1866 en deux volumes.

  • Scènes maritimes

    Louis Garneray

    • Claae
    • 23 Février 2018

    Découvrez de nouvelles aventures maritimes aux côtés de Louis Garneray !
    Les aventures à bord du Saint-Antoine, la découverte de Madagascar, de ses habitants et de la faune, les retrouvailles à Saint-Malo avec Robert Surcouf, la rencontre avec dom Silvaira et l'énigme de la belle Angèle, les batailles, le passage de la Ligne, la vie à bord, les aventures de mer sont les ingrédients de ce livre.
    Il rassemble dans Scènes maritimes, le Saint-Antoine et autres récits, pêle-mêle, de nouveaux souvenirs de rencontres et de découvertes, publiés initialement sous forme d'articles dans les journaux.
    Ce livre a été publié en 1863 en deux volumes.
    Un ensemble captivant d'anecdotes réunies en un seul ouvrage
    EXTRAIT
    Vers la fin de 1799, me trouvant à l'île de France, après la perte de la frégate la Preneuse, sans emploi et tourmenté en même temps par le besoin de pourvoir à mon existence, par la passion des voyages et par la nécessité d'acquérir les nombreuses connaissances indispensables à ma profession, j'attendais avec impatience qu'il se présentât un embarquement, lorsqu'un jour, vers les dix heures du matin, un certain Portugais, logeant près de la maison où je prenais ma pension, entra brusquement dans ma chambre. Cet homme avait les cheveux épars, le regard furieux ; il tenait un long couteau de chasse qu'il se mit à brandir sur ma tête en jurant comme un possédé et en criant :
    - Rendez-la moi, monsieur, rendez-la moi ! ...
    Au moment de cette brusque apparition, j'étais assis près de ma fenêtre en face de la mer, et mon attention se portait sur un vaisseau de la croisière anglaise qui bloquait alors l'île de France.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Peintre de la Marine, Ambroise Louis Garneray (1783-1857), connut une vie d'aventurier. Corsaire avec Surcouf et Dutertre, il fut prisonnier des Britanniques pendant huit ans. Peintre, dessinateur et graveur, il fut aussi écrivain.

  • Les lions de mer

    James Fenimore Cooper

    • Claae
    • 23 Février 2018

    Le récit haletant d'une incroyable course poursuite nautique !
    Voyageur et marin, James Fenimore Cooper retrace la course-poursuite entre deux navires américains, armés pour la chasse au trésor dans les eaux antarctiques.
    Les voiliers finissent par se perdre.
    Ce roman a été publié pour la première fois en 1849.
    Découvrez ce roman d'aventures écrit par l'un des grands écrivains américains du XIXe siècle.
    EXTRAIT
    Ce qui jetait beaucoup d´obscurité sur le récit de la veuve White, c´est qu´elle n´avait point assisté à la conférence la plus importante. En somme, le capitaine Dagget ne doutait plus que le diacre ne sût l´existence de l´île des veaux marins, quoiqu´il n´eût point la certitude que le bruit du trésor caché fût arrivé jusqu´à Pratt. L´achat et l´équipement du Lion de mer coïncidant avec le récit de la veuve, suffisait pour convaincre un homme de son expérience qu´il s´agissait d´une expédition pour aller à la chasse des veaux marins.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Écrivain américain, James Fenimore Cooper (1789-1851), est connu pour ses nombreux romans, dont Le dernier des Mohicans. Engagé dans la Marine américaine à l´âge de 17 ans, il la quitte cinq ans plus tard.

  • Le guide des îles d'Amériques selon le Père Labat
    L'attrait de ce texte ne vieillit pas et fourmille de renseignements « tantôt honorables, tantôt désobligeants. » ... On y trouve des notices curieuses sur toutes les îles que le spirituel voyageur a visitées, et notamment sur la Martinique et la Guadeloupe. Les diverses productions de la nature y sont décrites avec précision et clarté... Sa relation est assaisonnée d'une foule de petites anecdotes...
    « La galère ne paraît sur la surface de la mer que comme un amas d'écume transparente, remplie de vent comme une vessie peinte de plusieurs couleurs, où le bleu, le rouge et le violet dominent. C'est pourtant un poisson plein de vie »
    Cet écrit de 1722 est un témoignage minutieux et malicieux des îles françaises de l'Amérique
    EXTRAIT
    Une maladie contagieuse ayant emporté la plupart des Missionnaires qui étaient aux îles françaises de l'Amérique, les supérieurs des ordres qui y sont établis écrivirent des lettres circulaires en France, pour engager leurs confrères à les venir secourir. Une de ces lettres m'étant tombée entre les mains, me pressa d'exécuter le dessein que j'avais formé depuis quelque temps de me consacrer aux Missions. J'étais âgé de trente ans, dont j'en avais passé onze, partie au couvent que nous avons à Paris, dans la rue Saint-Honoré, duquel je suis profès, et partie en province, où j'avais prêché et enseigné la philosophie et les mathématiques. Je demandai la permission nécessaire pour passer aux îles, et l'on peut croire que je l'obtins facilement ; de sorte qu'après avoir pris quelque argent d'avance sur une pension que je m'étais réservée en faisant profession, je partis de Paris le 5 août 1693, accompagné d'un homme qu'on avait engagé pour trois ans au service de la Mission, et qui me servit pendant le voyage avec beaucoup de fidélité ; son nom était Guillaume Massonier ; je l'appellerai simplement maître Guillaume.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Jean-Baptiste Labat appelé plus communément Père Labat (Paris, 1663 - Paris, 1738) était un missionnaire dominicain, botaniste, explorateur, ethnographe, militaire, propriétaire terrien, ingénieur et écrivain.

  • Japoneries d'automne

    Pierre Loti

    • Claae
    • 23 Février 2018

    Laissez-vous entrainer au coeur du Japon comme on ne le connaît plus
    « Tant que je vivrai, je reverrai cela : dans le recul profond de ces jardins, cette lente apparition, si longtemps attendue ; tout le reste de la fantasmagorie japonaise s'effacera de ma mémoire, mais cette scène, jamais... Elles sont très loin, très loin ; il leur faudra plusieurs minutes pour arriver jusqu'à nous ; vues de la colline où nous sommes, elles paraissent encore toutes petites comme des poupées - des poupées très larges par la base, tant sont rigides et bouffantes leurs étoffes précieuses, qui ne font du haut en bas qu'un seul pli. Elles semblent avoir des espèces d'ailes noires de chaque côté du visage - et ce sont leurs chevelures, gommées et éployées suivant l'ancienne étiquette de cour. Elles s'abritent sous des ombrelles de toutes couleurs, qui miroitent et chatoient comme leurs vêtements. Celle qui marche en tête en porte une violette, ornée de bouquets blancs qui doivent être des chrysanthèmes : c'est elle évidemment, l'impératrice ! »
    Au seuil du XXe siècle, Pierre Loti décrit avec finesse et humour un Japon tant rural que citadin, à l'aube de sa modernisation et de son ouverture au monde.
    EXTRAIT
    Départ du bord un peu avant le jour, car la frégate qui m'a amené est mouillée bien loin de terre. Sur rade, un ciel clair et froid avec de dernières étoiles. Beaucoup de brise debout, et mon canot avance péniblement, tout aspergé d'eau salée.
    À cette heure, le quai de Kobe est encore un peu obscur, désert, avec seulement quelques rôdeurs en quête d'imprévu. Pour aller au chemin de fer, il faut traverser le quartier cosmopolite des cabarets et des tavernes ; c'est au tout petit jour, frais et pur. Les bouges s'ouvrent ; on voit, au fond, des lampes qui brûlent ; on y entend chanter la Marseillaise, le God Save, l'air national américain. Tous les matelots permissionnaires sont là, s'éveillant pour rentrer à bord. En route, j'en croise des nôtres qui reviennent, leur nuit finie, se carrant comme des seigneurs dans leur djin-richi-cha 1. Incertains de me reconnaître dans la demi-obscurité, ils m'ôtent leur bonnet au passage.
    Au bout de ces rues joyeuses, c'est la gare. Le jour se lève. Un drôle de petit chemin de fer, qui n'a pas l'air sérieux, qui fait l'effet d'une chose pour rire, comme toutes les choses japonaises. Ça existe cependant, cela part et cela marche.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Pierre Loti, né le 14 janvier 1850 à Rochefort et mort le 10 juin 1923 à Hendaye, est un écrivain et officier de marine français. Une grande partie de son oeuvre est d'inspiration autobiographique, nourrie de ses voyages comme par exemple Tahiti, au Sénégal, ou au Japon. Il a gardé toute sa vie une attirance très forte pour la Turquie, où le fascinait la place de la sensualité.

  • Madagascar

    Désiré Charnay

    • Claae
    • 23 Février 2018

    Récit de voyage d'un archéologue : vies, moeurs et paysages rencontrés.
    Ce jour même, 2 août, nous descendîmes à terre et nous vîmes mademoiselle Juliette à laquelle on nous présenta. Juliette Fiche, princesse malgache et depuis peu princesse ova, est une femme de cinquante ans environ, grande et d'un embonpoint qui sied à sa taille ; sa figure est pleine, ses yeux sont vifs et spirituels, et son excellent sourire découvre des dents d'une blancheur éblouissante. Regardée comme la Providence des Français à Tamatave, son dévouement et sa charité lui ont valu de la part de l'empereur une médaille d'honneur.
    Découvrez la collection Pérégrination de La Découvrance : de courts récits de voyageurs à travers le monde et le temps...
    /> EXTRAIT
    Le voyageur qui vient d'admirer en passant les beaux rivages de Maurice et de La Réunion, que dominent les roches basaltiques du Peter-Bott et les hautes cimes des Sallazes, est médiocrement ému de l'aspect de Madagascar à Tamatave.
    Vue du large, la côte n'offre à l'oeil qu'une plage basse de sable blanc tachetée çà et là par l'étrange végétation des vacoas. Poussée par les vents d'est, la mer se brise avec bruit sur la rive et l'on distingue à peine, à l'horizon, la ligne bleuâtre des montagnes de Tananarive.
    De plus près cependant le panorama se développe avec détail ; on aperçoit les têtes des palmiers que balance la brise, les plus hautes maisons se dessinent, et bientôt apparaissent les nombreuses cases qui composent la ville de Tamatave.
    Placée au sud-est du continent africain dont elle est séparée par le canal de Mozambique, Madagascar s'étend dans la direction nord-est entre le douzième et le vingt-sixième degré de latitude sud, le quarante et unième et le quarante-huitième de longitude est, embrassant un parcours de plus de trois cent cinquante lieues sur une largeur maxima de cent soixante-quinze ; sa superficie est au moins égale à celle de la France, c'est presque un continent ; sa population estimée à quatre millions d'habitants ne monterait pas suivant des appréciations nouvelles à plus de deux millions ; c'est donc presque un désert.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Claude-Joseph Désiré Charnay dit Désiré Charnay né en 1828 à Fleurieux-sur-l'Abresle (69), archéologue, explorateur et photographe, meurt en 1915 à Paris. Il devient célèbre en publiant son album de photographies de sites mexicains. Il n'a eu de cesse de photographier les sites anciens au cours de ses périples autour du monde.

  • La vie d´un matelot

    James Fenimore Cooper

    • Claae
    • 23 Février 2018

    Les péripéties d'un jeune marin
    Embarqué dès son plus jeune âge sur un navire marchand - pour échapper aux études et à la solitude - le jeune matelot apprend peu à peu les rudiments de la survie à bord et en mer. Il embarque sur des navires de commerce et navigue régulièrement entre l'Europe et l'Amérique. Il connaît les tempêtes, les accidents de mer, la misère, la prison. Il éprouve le feu de l'ennemi anglais et la captivité. Il fait de la contrebande de tabac puis part pour Canton et Calcutta, où il découvre le commerce de l'opium.
    Un roman d'aventures passionnantes à travers les mers !
    EXTRAIT
    Mon goût pour la marine acquérait chaque jour de nouvelles forces, je saisissais les moindres occasions pour rôder sur les quais, observer les différentes espèces de vaisseaux, et les reconnaître à leur gréement. Un jour que je regardais un pavillon anglais, je m'entendis appeler par mon nom ; du premier coup d'oeil je reconnus un habitant d'Halifax, et je m'enfuis à toutes jambes, dans la crainte qu'il ne m'appréhendât au corps pour me ramener chez M. Marchinton ; la peur d'être exposé de nouveau à de semblables rencontres et d'être trahi par le docteur me décida à chercher un navire. On m'envoyait au marché avec un domestique noir ; je me séparai de lui sous prétexte d'aller à l'école, et me promenai le long des quais jusqu'à ce que j'eusse aperçu un bâtiment à ma fantaisie. On l'appelait le Sterling, et il y avait sur le pont un second d'une physionomie ouverte et prévenante. Le Sterling était commandé par le capitaine John Johnston, de Wiscasset dans le Maine ; il en était propriétaire avec son père. Le second, nommé Irish, était natif de Nantucket.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Écrivain américain, James Fenimore Cooper (1789-1851), est connu pour ses nombreux romans, dont Le dernier des Mohicans. Engagé dans la Marine américaine à l'âge de dix-sept ans, il la quitte cinq ans plus tard.

  • La Mer

    Bernhard Kellermann

    • Claae
    • 23 Février 2018

    L'intégration progressive d'un allemand parmi les pêcheurs de Ouessant
    Après un séjour de quatre mois à la pointe de Pern sur l'île d'Ouessant en 1907 dans la Villa des Tempêtes - ancien bâtiment hébergeant la trompette de brume à vapeur (1885 à 1900), - Bernhard Kellermann publie en 1910 Das Meer, traduit en français en 1924. L'île (Ouessant - jamais nommée), la mer, le vent, les femmes, les hommes partis sur l'Océan sont la matière de ce roman magnifique et intemporel.
    « Nous avions tout ce que le coeur peut désirer. Nous avions des femmes à foison, nous avions à boire, nous avions des tempêtes qui tourbillonnaient à une vitesse de quatre-vingts noeuds. Nous n'avions besoin de rien : merci, passez votre chemin... Dans notre île, il n'y avait ni arbres ni buissons. Elle avait l'air d'une chaîne de montagnes tombée en ruines, et tout autour, les écueils râlaient dans le ressac. Mais nuit et jour il tonnait, écoute ! C'était la mer. Il ventait ; le vent criait continuellement, et quand un humain passait sur la lande, il ondoyait comme un drapeau en loques. À toute heure du jour et de la nuit, les mouettes stridaient. L'île et la mer leur appartenaient... »
    Un roman autobiographique captivant et juste, empli de poésie
    EXTRAIT
    Yann et moi, nous nous mettions sous pression dans un quelconque petit bar ; puis Yann me regardait avec des yeux brillants et humides, et il me bourrait les côtes :
    - Héhé ?
    - Bon, disais-je.
    Yann et moi nous nous comprenions d'une manière quasi mystérieuse.
    - Mais encore un verre ! Hé, patron, encore un verre, vivement !
    Nous démarrions. Et aussitôt nous partions à toute allure, comme si c'était une question de vie ou de mort. Nous n'avions pas une minute à perdre.
    - Seulement, pas de façons, tu entends ? disait Yann. Elles n'attendent que ça...
    - Tiens ! Disais-je, agacé de la perpétuelle tutelle de Yann. Aije fait des façons ? Sacré nom de Dieu !
    - Allons, allons ! Yann riait.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Bernhard Kellermann (1879-1951) est un écrivain allemand. Il publie tout d'abord des romans inspirés de ses voyages, puis il devient correspondant pendant la Première Guerre. À l'issue de la seconde guerre mondiale, il prône la réconciliation entre les deux Allemagne.

  • Au coeur de l'Antarctique

    Ernest Shackleton

    • Claae
    • 23 Février 2018

    Un carnet de bord qui prend vie ... pour une expédition scientifique incroyable !
    Le capitaine britannique Ernest Shackleton (1874-1922) retrace l'expédition Nimrod, première tentative pour atteindre le pôle Sud magnétique, de 1907 à 1909. Les membres de l'expédition s'arrêtèrent à moins de 200 kilomètres du pôle Sud mais pour la première fois effectuèrent l'ascension du mont Erebus et localisèrent le pôle magnétique.
    Ce récit de voyage explicatif nous démontre tout l'aspect humain d'une telle entreprise
    EXTRAIT
    La principale difficulté à laquelle se heurtent presque tous les explorateurs lorsqu'ils veulent organiser un voyage, c'est le manque d'argent. Sous ce rapport, je n'étais guère en bonne posture. L'équipement d'une expédition antarctique entraîne une dépense de plusieurs centaines de mille francs, dont le recouvrement demeure très aléatoire. Bien que mon programme eût été établi sur des bases aussi économiques que possible, pendant plus d'un an je ne pus réussir à trouver les sommes nécessaires. Les recommandations que j'avais obtenues pour des gens fortunés demeuraient sans effet et mes efforts pour les persuader de l'importance de l'oeuvre que je me proposais d'entreprendre restaient vains. Malgré ces insuccès, je persistai dans ma résolution. C'est seulement, en décembre 1906, que quelques amis personnels me promirent leur appui financier. Encouragé par cette confiance, je commençai de nouvelles démarches ; le 12 février 1907, enfin, j'avais des promesses de souscription assez nombreuses pour pouvoir annoncer mon projet.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Ernest Shackleton, né le 15 février 1874 à Kilkea en Irlande, et mort le 5 janvier 1922 dans l'île de la Géorgie du Sud, est un explorateur britannique, considéré comme l'une des principales figures de l'âge héroïque de l'exploration en Antarctique et même, par un expert en leadership tel que le britannique John Adair, comme le plus grand leader (civil) du XXe siècle.

  • Capitaines courageux

    Rudyard Kipling

    • Claae
    • 23 Février 2018

    Un roman d'aventures passionnant à bord d'un bateau de pêche !
    Harvey Cheyne est le fils gâté et arrogant d'un millionnaire américain. Lors de la traversée de l'Atlantique qui le mène vers l'Europe, le jeune garçon tombe à la mer. Un pêcheur le récupère à bord d'un morutier. Harvey est aussitôt enrôlé pour la saison de pêche qui bat son plein...
    À l'origine, ce récit a été publié sous la forme d'un feuilleton dans le Pearsons Magazine, entre 1896 et 1897, puis traduit et publié en français en 1903.
    Retrouvez un roman d'initiation peu connu, écrit par l'un des plus grands romanciers britanniques du XIXe siècle.
    EXTRAIT
    La porte du fumoir exposée au vent venait de rester ouverte au brouillard de l'Atlantique Nord, tandis que le grand paquebot roulait et tanguait, en sifflant pour avertir la flottille de pêche.
    « Ce petit Cheyne, c'est la peste du bord », dit, en fermant la porte d'un coup de poing, un homme en pardessus velu et frisé. « On n'en a nul besoin ici. Il est par trop impertinent. »
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Une histoire sympathique dans la lignée des romans de Jules Verne et qui a le charme des grands récits d'aventures qu'on peut lire à l'adolescence. - Sandrine57,Babelio
    Rudyard Kipling nous offre une vive critique de l'insouciance des plus fortunés envers la fragilité et la richesse humaine de tous ceux qui les font vivre. - nico6358, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Rudyard Kipling (1865-1936), romancier et poète anglais, a été souvent considéré comme un « prophète de l'impérialisme britannique », selon l'expression de George Orwell. Il fut, en 1907, le premier auteur de langue anglaise à recevoir le prix Nobel de littérature, et le plus jeune auteur récompensé en son temps. Cette édition a été établie par Francis Lacassin.

  • Sur les traces d'un explorateur célèbre
    François Vivez (1744-1828), chirurgien-major de l'Etoile, a accompagné Bougainville dans son voyage autour du monde (1766 à 1769). Ce récit fourmille de détails notés au jour le jour et complète la version officielle - donc nécessairement mesurée - de Bougainville. « Le journal de M. François Vivez est très curieux par les détails qu'il rapporte et que Bougainville a passés sous silence dans sa relation officielle... » - Resté longtemps inédit, ce témoignage original, « pris sur le vif », fut rassemblé en 1892 par un descendant de la famille.
    Cet ouvrage présente une version inédite du voyage de Bougainville autour du monde !
    EXTRAIT
    Sur la fin du mois, M. de Bougainville jugea à propos d'acheter un bâtiment marchand portugais pour nous alléger et porter des vivres pour la traversée de la mer du Ouest ; il en fit la demande au gouverneur, qui le permit facilement et s'en dédit de même, quand le vaisseau fut acheté, ce qui commença à mettre du trouble entre nous. Le vice-roi, ayant peur que nous n'eussions quelque dessein d'attaque à former chez lui, nous défendit, pour cet effet, d'envoyer nos bateaux descendre dans d'autre endroit que devant son gouvernement et défendit de rester à terre passé le soleil couché, faisant arrêter ceux qu'il rencontrait dans les rues après cette heure. Il y avait un officier, Français de nation, à son service, nommé M. Porchet, qui venait nous voir fort souvent ; le vice-roi le fit mettre dans un cul de basse fosse l'accusant d'espion.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    François Vivez (1744-1828), chirurgien-major de l'Etoile, a accompagné Bougainville dans son voyage autour du monde (1766 à 1769).

  • Samuel Champlain

    Gabriel Gravier

    • Claae
    • 23 Février 2018

    Portrait du « Père de la Nouvelle-France » par Gabriel Gravier
    Cet ouvrage est une biographie de Samuel Champlain, le Père de la Nouvelle-France, réalisée à partir des archives des mémoires de Champlain et des récits de ses contemporains, par l'historien Gabriel Gravier (1827-1904). A travers Samuel Champlain, c'est l'exploration du Canada et la naissance de la Nouvelle-France qui sont évoqués ici, notamment les difficultés d'établissement des colons, le désintérêt de la monarchie française envers ces « quelques arpents de neige », les rivalités - déjà - avec les Anglais pour le contrôle de ce vaste territoire et les relations complexes avec les Indiens. Champlain noue en effet des relations privilégiées avec les « Sauvages », Montagnais, Algonquins, Hurons..., qu'il aide à se protéger de leur terrible ennemi, les Iroquois.
    L'ouvrage rapporte une foule d'informations sur la vie des Indiens et leur organisation sociale, recueillies par Champlain lui-même. Fondateur de Québec (1608), Samuel Champlain y meurt en 1635 alors qu'il préparait la création de la ville de Montréal.
    Une magnifique biographie qui retrace à la fois le parcours d'un homme ambitieux et celui d'une nation.
    EXTRAIT
    Christophe Colomb, qui ne riait jamais et pontifiait toujours, ne nous apprend-il pas que les sujets du puissant roi Magon ou Mangon naissaient avec une longue queue et qu'ils la dissimulaient sous une tunique qui leur tombait sur les talons ? À la vérité, les sujets du roi Magon avaient une longue queue, mais elle n'était pas attachée où le disait Colomb ; en bon chinois qu'ils étaient, ils la tressaient soigneusement et se la laissaient pendre dans le dos.
    Au moment où Jean Alfonse écrivait son Hydrographie, Copernic découvrait que le soleil est au centre de l'infini, comme assis sur un trône, et qu'il fait tourner en cercle, despotiquement, sa famille d'astres. Cette découverte modifiait notre horizon cosmographique.
    On retrouvait alors un nouveau monde. La vieille Europe tressaillait, lisait avec enthousiasme les récits des marins, les descriptions de constellations, de terres, de mers, d'hommes, d'animaux, de plantes inconnus. L'homme comprenait les harmonies de la nature, admirait, et son ambition ne connaissait plus de limites.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Gabriel Gravier (né le 19 mars 1928 à Villers-Robert- mort le 25 avril 1996 à Colmar) est un écrivain autodidacte et un ancien inspecteur d'assurances français.

  • Voyages au coeur de l'Amérique !
    Ce livre renferme des détails curieux sur les moeurs, usages, cérémonies religieuses, le système militaire, etc. des Cahnuagas, des Indiens des Cinq et Six Nations, Mohawks, Connecedagas, Iroquois, etc., des Indiens chippeways, et autres Sauvages de diverses tribus... avec un état exact des postes situés sur le fleuve Saint-Laurent, le lac Ontario, etc.
    John Long, interprète de langue indienne, est engagé pour les besoins de sa profession, à vivre longtemps au milieu des Indiens ; doué de cet esprit d'observation nécessaire à celui qui visite des climats habités par les hommes de la nature, il ne s'est pas borné à des détails de commerce, quoique fort intéressants par eux-mêmes : son journal est rempli d'instructions utiles sur les moeurs, usages, opinions religieuses et politiques, les cérémonies, les jeux de diverses tribus de ces peuples parmi lesquelles il a vécu. On y lira, non sans beaucoup d'intérêt, l'histoire simple de ces hommes qui doivent à l'orgueil des nations de l'ancien continent, plus peut-être qu'à leur vie grossière, le nom de Sauvages, et dont la plupart démentent souvent par des actions nobles et touchantes, cette injurieuse dénomination.
    Découvrez la collection Pérégrination de La Découvrance : de courts récits de voyageurs à travers le monde et le temps...
    EXTRAIT
    Ayant pris, fort jeune encore, l'engagement de me rendre dans l'Amérique septentrionale en qualité de commis, je quittai Gravesend le 10 avril 1768, à bord du Canada, capitaine Smith, chargé pour Québec et Montréal. Notre voyage fut agréable jusqu'au moment où nous touchâmes les côtes d'Amérique. Le temps devint alors contraire, et nous fûmes obligés de relâcher à Terre-Neuve où nous restâmes quatorze jours. Il ne nous y arriva rien de remarquable, si ce n'est qu'une partie de nos gens étant allée à terre pour chasser. L'un d'eux, M. Jourdan, passager chargé pour Montréal, qui se trouva très fatigué, resta dans les bois. Les autres revinrent à bord vers le soir, non sans inquiétude sur le sort de leur compagnon. Après quatre jours d'une pénible attente, ne pouvant avoir aucune nouvelle de lui, nous perdîmes toute espérance de le revoir ; et comme la neige était fort épaisse sur terre, et le nombre des bêtes féroces, très considérable, nous présumâmes, ou qu'il était mort de froid, ou qu'il avait été dévoré par les animaux. À l'instant où le capitaine se disposait à remettre à la voile, vint à bord un Indien auquel nous nous efforçâmes d'expliquer notre embarras. Il parut nous comprendre, et nous fit signe que son intention était d'aller à la recherche. Nous lui donnâmes quelques coups de rhum pour l'encourager : il descendit dans son canot et rama vers la terre. Le capitaine différa de quelque temps, par humanité, de poursuivre le voyage ; mais l'Indien ne revenant point, nous quittâmes Terre-Neuve, et après une ennuyeuse traversée de près de onze semaines, nous arrivâmes à Québec, capitale du Canada.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    L'auteur anglais, John Long, commença par travailler pour la Hudson's Bay Company en 1768. Trafiquant de fourrure, il circula ensuite pendant près de vingt ans parmi les Indiens d'Amérique du Nord.
    Jean-Baptiste Billecocq (1765-1869), le traducteur, était avocat et écrivain parisien. On lui doit des traductions de voyageurs britanniques essentiellement.

  • Les naufragés

    François-Édouard Raynal

    • Claae
    • 23 Février 2018

    Le témoignage, étape par étape, de la survie d'un groupe de marins perdus sur une île déserte
    Dans la nuit du 2 au 3 janvier 1864, le Grafton sombre au large de la Nouvelle-Zélande. Les cinq hommes qui composent l'équipage, tous de nationalités différentes, trouvent refuge sur une île inhabitée.
    François Édouard Raynal (1830-1895) écrira cette aventure à son retour en France après une vie aventureuse d'une vingtaine d'années. Jules Verne s'inspirera de ce récit pour écrire L'Île mystérieuse.
    Dans la lignée de Robinson Crusoé, inspiré de l'expérience d'Alexandre Selkirk, ce roman autobiographique nous entraîne à l'aventure, dans des conditions extrêmes
    EXTRAIT
    C'était en 1863. J'étais à Sydney, guéri enfin des suites de l'accident que je viens de raconter, mais découragé par les fatigues trop peu récompensées de la rude vie que je menais depuis onze ans dans les mines, et n'ayant plus qu'un désir, celui de revoir la France et mes parents. J'étais parfaitement décidé à quitter l'Australie et je songeais déjà au départ, quand une proposition me fut faite, qui changea tout à coup mes plans et me jeta dans de nouveaux hasards.
    Un de mes amis, Charles Sarpy, que j'avais connu autrefois en France et que j'avais retrouvé établi à Sydney, où il faisait, avec un autre négociant, le commerce des draperies, me communiqua un projet qu'il avait conçu depuis peu et que ni lui ni son associé n'avaient encore confié à personne. Il me déclara en même temps qu'il ne le mettrait à exécution qu'à la condition que j'y prisse part.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    François-Édouard Raynal est un navigateur, écrivain et fonctionnaire français, né le 8 juillet 1830 à Moissac et mort le 8 mai 1895 (ou 1898) à Valence-d'Agen. Il est l'auteur du récit autobiographique Les Naufragés, ou Vingt mois sur un récif des îles Auckland.

  • Les Gais Lurons

    Robert Louis Stevenson

    • Claae
    • 23 Février 2018

    Un roman d'aventures débordant de nostalgie...
    Un jeune homme débarque sur l'île d'Aros pour rendre visite à son oncle et à sa cousine. Il rêve de trouver l'épave de l'Espiritu Santo, un navire qui a fait naufrage sur les récifs et dont la cargaison mettrait sa famille à l'abri de tous les soucis. Il ne recherche aucune richesse personnelle, seulement le bonheur des siens. Face à lui, un oncle moins candide qui a récemment fait main basse sur une épave et un butin. Et puis il y a la mer qui impose sa présence, ses colères, les vents...
    Un récit de Robert Louis Stevenson, le pèlerin de la mer !
    EXTRAIT
    Ce fut par une belle matinée de la fin de juillet que je me mis en route vers Aros pour la dernière fois. Une barque m'avait déposé la veille à Grisapol ; je déjeunai tant bien que mal à la petite auberge, y laissai tout mon bagage, en attendant une occasion de revenir le chercher par mer, et commençai d'un coeur léger la traversée du promontoire.
    J'étais loin d'être natif de ces parages, car mon ascendance provenait exclusivement des basses terres. Mais un mien oncle, Gordon Darnaway, dont la jeunesse fut dure et pauvre, avait navigué quelques années, avant d'épouser une jeune femme des îles. Celle-ci s'appelait Mary Maclean ; elle était l'unique héritière de sa famille ; et lorsqu'elle mourut en donnant le jour à une fille, la ferme entourée par la mer, Aros, demeura en la possession de son mari. Ce domaine lui rapportait juste de quoi vivre, comme je le savais très bien ; mais mon oncle était un homme que le mauvais sort avait toujours poursuivi ; encombré qu'il était de ce jeune enfant, il n'osait tenter de recommencer sa vie ; et il restait en Aros, à se ronger les ongles, face à face avec son destin. Les années s'accumulèrent sur sa tête dans cet isolement, sans lui apporter ni aide ni réconfort.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    « Stevenson, trois syllabes qui tanguent sur l'horizon. Dans leur sillage, une cargaison de romans saturés d'embruns où l'on découvre un chasseur d'absolu, un voleur de feu auprès duquel tant d'écrivains - de James à Borges et à Le Clézio - sont venus faire provision de lumière. « Le dehors guérit », répétait Stevenson. Au générique, une longue nouvelle (Les Gais Lurons) où l'on comprend pourquoi la mer est « voisine de l'enfer ». » (L'express)
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    L'auteur Robert Louis Stevenson (1850, Édimbourg - 1894, Samoa) voyageur et écrivain écossais issu d'une famille de bâtisseurs de phares et de marins, est connu pour le roman L'île au trésor (1883), la nouvelle l'Étrange cas du docteur Jekyll et de M. Hyde (1886) et le récit Voyage avec un âne dans les Cévennes (1879).

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