Buchet/Chastel

  • Le livre Marthe vit à la ferme avec ses parents et son frère Léonce. Le père est mutique et violent, mais l´amour de la mère, l´enfance de Léonce et la chaleur des bêtes font tout le bonheur de vivre.

    À seize ans, elle rencontre Florent et découvre que les corps peuvent aussi être doux. Deux ans plus tard, le drame survient. Les fleurs sont piétinées, mais la catastrophe laisse intacts l´amour du petit frère et celui des mots.

    Une histoire bouleversante et charnelle, une langue d´une puissance étincelante : la voix de Marthe, musicale et nue, accompagnera le lecteur pour longtemps.

    « Je voulais une mère avec des épaules pour poser mes joues brûlantes. Je voulais un père avec une voix pour m´interdire de faire des grimaces à table. Je voulais un chien avec un passé de chat pour ne pas oublier qui j´étais. [...] Je n´ai pas eu tout ce que je voulais mais je suis là, avec mes zéros, ma vie soldée du jour qui vaut bien ma vie absente d´avant. Je tombe rond ; mon compte est bon. »   L'auteur Nicolas Clément est né en 1970 à Bourgoin-Jallieu. Agrégé de philosophie, il enseigne en lycée et en classes préparatoires.

  • Djibouti

    Pierre Deram

    « Soudain ils ne furent plus rien, pas même un soldat et une putain, mais deux enfants perdus au milieu du monde, serrés l´un contre l´autre sur ce matelas sale, roulant à moitié inconscients, le sang rapide, les yeux brillants, roulant si loin de tout, roulant à n´en plus finir au fond de l´indicible comme deux bagnards sautant d´un train en marche. » « C´est demain, se répète Markus, que je rentre à Paris... » Pour sa dernière nuit africaine, le jeune militaire se jette à corps perdu dans Djibouti, son implacable désert, son désordre étourdissant, ses putains redoutables, et sa faune de soldats fous d´ivresse et de solitude. Entre violence brute et errance onirique dans les bas-fonds de la ville, Pierre Deram met à nu la bouleversante férocité des rapports humains.
    À Djibouti, berceau de l´humanité et barque de perdition, prostituées et légionnaires sont les mêmes enfants de la violence et de la beauté...

    Pierre Deram est né en 1989 dans le Pas-de-Calais. Diplômé de l´école Polytechnique, dans le cadre de laquelle il a séjourné en Afrique, il vit et travaille à Paris. Djibouti est son premier roman.

  • À la mort de son père, Jeannot est contraint de quitter dans l´urgence l´Algérie et la guerre : c´est à lui, désormais, de s´occuper de la ferme, de sa mère et de sa soeur Paule. Cette famille du Béarn, réduite à un trio fusionnel, va progressivement se couper du monde et s´enfoncer dans un délire paranoïaque dont témoigne, aujourd´hui encore, le « Plancher de Jeannot », exposé à l´entrée de l´hôpital Sainte-Anne à Paris.
    La voix de Paule, brute et poétique, s´élève pour nous faire entendre le récit de cette tragédie familiale, librement inspiré d´une histoire vraie. Dans une langue envoûtante, ce monologue aux résonances antiques nous mène aux frontières du silence pour nous hanter durablement.

    Née en 1980, Ingrid Thobois a passé plusieurs années à l´étranger entre voyages, missions de développement et documentaires radio. Couronnée par le prix du Premier roman pour Le roi d´Afghanistan ne nous a pas mariés (Phébus, 2007), elle a publié depuis L´Ange anatomique (Phébus, 2008), Le Simulacre du printemps (Le bec en l´air, 2008) et Sollicciano (Zulma, 2011) qui a obtenu le prix Thyde Monnier de la SGDL. Elle écrit également pour la jeunesse.

  • À Tel-Aviv, un homme apprend par courrier le suicide de sa grand-mère, Vera Kaplan, dont il ignorait l'existence. La lettre, venue d'Allemagne, est accompagnée de l'ultime témoignage de la défunte et d'un terrifiant manuscrit : son journal de guerre, celui d'une jeune Juive berlinoise qui, d'abord pour sauver ses parents puis simplement pour rester en vie, en est venue à commettre l'impensable - dénoncer d'autres Juifs, par centaines.
    Dans un récit sans complaisance, librement inspiré du destin véritable de Stella Goldschlag, Laurent Sagalovitsch dresse le portrait d'une victime monstrueuse dévorée par une pulsion de vie inhumaine.
    Laurent Sagalovitsch est né en 1967.
    « Elle a voulu vivre. Vivre malgré tout. Vivre dans l'ombre de la mort de ses amis. Vivre en trahissant la confiance de ceux dont le seul crime était de lui ressembler. »

  • Russie, années 1950. Aliocha, jeune homme désoeuvré, est envoyé en camp de travail. Là-bas, il est subjugué par « le garçon », charismatique et déterminé. Aliocha règle alors son pas sur lui, l'imite en tout et l'accompagne jusqu'au bout... Après sa libération, à Moscou, une jeune femme l'entraîne de nouveau sur les traces du garçon. Aliocha le « suivant » n'est-il qu'un suiveur ? Ou saura-t-il, à son tour, inventer sa vie et son destin ? Dans un souffle limpide, l'auteur nous plonge dans la destinée de ce personnage humble et tenace, qui cherche comment habiter le monde. Sébastien Ménestrier est né en 1979.

  • « Roman d'un tout nouveau genre, Les Animaux sentimentaux est un baromètre, aussi drôle que perplexe, de l'amour 2.0. Où les écrans se touchent autant que les peaux. C'est un texte osé et généreux, âme et cul, toujours honnête, toujours vrai. A la fois étrange et familier. Personne n'avait encore aussi bien capturé notre monde ultramoderne.

  • À New York New York, deux jeunes artistes au chômage se grisent de vernissages underground, de soirées drague et de poésie sonore. On reconnaîtra peut-être, derrière ces personnages, l´image réinventée d´Andy Warhol et de John Giorno, l´unique acteur du film Sleep. Mais ce n´est qu´un détail dans cette histoire de sommeil, d´art plastique et de poésie.
    Une épopée comique où s´entend, en sourdine, une inquiétude sur le devenir de l´art et de la littérature.

  • Une fois de plus, il n´a pas remporté le Prix ! Celui pour lequel il travaille sans relâche, celui qui fait tout le sens de son existence... Nous voilà plongés dans l´esprit tourmenté d´un sculpteur de « Ropfs » - étranges créatures mi-organiques, mi-artisanales qui surgissent de son nombril. Son désir d´absolu se heurte aux perpétuelles demandes d´amour et d´attention de sa femme et de son fils Mouflet. Que dire alors de la naissance de Remouflet qui s´annonce, et va de nouveau tout bouleverser, jusqu´au drame...
    À travers un monologue intérieur halluciné et cocasse, l´auteur nous embarque dans une épopée domestique où le réel s´évertue à battre en brèche la volonté d´exister pour soi. Et pose des questions qui nous concernent tous : comment concilier vie familiale, professionnelle, quotidienne, et vie intérieure ? On rêve parfois aux grandes choses qu´on accomplirait, si l´on vivait dans la solitude... Mais que ferions-nous vraiment, séparés de ceux qui nous entourent, nous encombrent et nous aiment ?
    Un premier roman à l´humour ravageur, illuminé d´éclairs de tendresse.

    Née en Suisse en 1979, Antoinette Rychner a été technicienne de spectacle et scénographe. Après des études à l´Institut Littéraire Suisse (Haute École des Arts de Berne) de 2006 à 2009, elle se consacre à l´écriture dramatique et romanesque. En 2013, elle a obtenu le prix SACD de la dramaturgie de langue française pour Intimité Data Storage (Les Solitaires Intempestifs) ; pour la rédaction du Prix, elle a été lauréate du Grand Prix Culturel de Migros Neuchâtel-Fribourg et a bénéficié d´une bourse d´écriture d´une année.
    Après cinq pièces de théâtre, un recueil de nouvelles (Petite collection d´instants-fossiles, éditions de L´Hèbe, 2010) et un roman épistolaire (Lettres au chat, éditions D´autre part, 2014), Le Prix est son premier roman.

  • Victor Crescas a perdu depuis des années la trace de son fils Tom, aujourd'hui lycéen. Il le retrouve et s'immisce, sans se dévoiler, dans le cercle de ses proches. Se tissent alors entre tous des liens, complexes et fragiles, de famille, d'amour et d'amitié. À plusieurs centaines de kilomètres de là, on découvre le corps calciné d'une jeune fille, assassinée par un monstre de dix-sept ans et demi. Le drame du Chambon-sur-Lignon choque la France entière et s'introduit dans la vie de ce groupe atypique jusqu'à en bouleverser le cours. Un roman haletant, qui explore d'une écriture subtile et poétique les arcanes du mal. Laurence Werner David est née à Angers en 1970. Elle vit à Paris, dans le 13e arrondissement. Elle a déjà publié deux livres dans la collection « Qui Vive » : Le Roman de Thomas Lilienstein (2011) et À la surface de l'été (2013). Elle est également l'auteur de deux romans aux éditions Verticales (2003 et 2006). Son premier recueil de poésie, Éperdu par les figures du vent (Obsidiane, 1999), a reçu le Prix de la Fondation Bleustein-Blanchet. Son deuxième recueil, Est-ce, si loin ?, est paru aux États-Unis en octobre 2010 dans la revue The Bitter Oleander. Un dossier préparé par Patrick Chatelier lui est consacré sur le site remue.net. (http://remue.net/spip.php?mot467)

  • Tu

    Sandrine Soimaud

    Dans la blancheur ouatée d'une clinique, une femme est harcelée par sa mémoire. Entre des pilules censées offrir l'oubli, des infirmières faussement affectueuses, un médecin peut-être salvateur, Lisa lutte en vain contre le souvenir. Le je, le tu, le on se succèdent dans un vertige identitaire où se mêlent l'obsession du désir et les ombres du passé. Jusqu'à l'ultime révélation, c'est toute une existence qui se dévoile par pans, opaque et charnelle.
    Sandrine Soimaud prête vie à Lisa et à ses fantômes, dans un ballet hypnotique qui s'offre au lecteur comme une véritable expérience.

  • Mikel aime Thomas Lilienstein, un paysagiste obstinément en voyage. Elle l'attend à Khila où elle entreprend d'écrire le roman de leur amour, tandis qu'il se perd dans la quête des plans du dernier jardin imaginé par sa mère. Mikel explore la vie des amis de Thomas, décrypte leur géographie intime et le mystère des liens qui les unissent, pour composer peu à peu le portrait de son insaisissable compagnon.

    Une oeuvre en forme de labyrinthe, aussi savamment désordonnée qu'un jardin anglais.

  • Paris, aujourd'hui. Une milice renverse le gouvernement. Elle s'attaque aux patrons et aux grandes figures de la culture et des médias. Tout est redistribué : les bourgeois sont relogés dans les appartements des habitants des cités, tandis que les plus défavorisés investissent les quartiers huppés. Les voix des oppresseurs et des opprimés s'élèvent tour à tour, prises dans ce tourbillon insurrectionnel qui renverse les hiérarchies sociales, inverse les rôles et les vies. Une fiction révolutionnaire qui balade le lecteur entre rêve, rire et terreur. « J'étais dans le bureau de Marlène avec Zoé, on s'engueulait à cause des contrats du défilé Isabel Marant, tout à coup on a entendu du bruit [...], la porte a explosé. [...] Celui qui était sans arme a dit : « Vous nous suivez. » Comme on restait sans réaction, il a incliné la tête et souri d'une manière super flippante, et il a ajouté : "Eh ouais, c'est fini la fête !" » Jérémie Lefebvre est écrivain, auteur-compositeur et comédien. Il vit à Paris. Comédien, il a travaillé régulièrement avec la compagnie d'Alberto Lombardo, auteur et metteur en scène. Dans la chanson, il collabore avec Lio et Pascale Borel. Il est également compositeur de musiques de films. Jérémie Lefebvre a déjà publié trois romans : La Société de consolation (Sens&Tonka, 329 pages, 2000), Danse avec Jésus (Lunatique, 361 pages, 2011) et Le Collège de Buchy (Lunatique, 120 pages, 2015).

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