Buchet/Chastel

  • Le yoga est le chemin qui cultive le corps et les sens, épure le mental, affine l'intelligence et repose l'âme. Il implique l'humain dans tout son être.
    B. K. S. Iyengar a régulièrement traversé les cinq continents et a offert des cours, des conférences, des interviews et des démonstrations pour présenter le yoga authentique. Il nous fait ici un exposé clair et simple de son approche, de sa pratique et de la meilleure manière de l'intégrer à la vie quotidienne. Cet ouvrage d'initiation est également une source d'inspiration pour les adeptes chevronnés. On y découvre un peu de la richesse et de la profondeur du yoga qui nous emmène de la surface de la peau au tréfonds de l'âme.
    B. K. S. Iyengar est né dans le sud de l'Inde le 14 décembre 1918. Adolescent chétif, il est pris en charge par le mari de sa soeur qui dirige une école de yoga. Il s'est alors consacré corps et âme à cette discipline. En 1952, Yehudi Menuhin devient son élève et le fait connaître dans le monde occidental où le yoga se met rapidement à rayonner. Il est mort le 20 août 2014 à Pune, en Inde, à l'âge de 95 ans.

  • La philosophie du yoga fut exposée pour la première fois dans les Yoga Sutra, collection d'aphorismes écrits il y a plus de deux mille ans par le sage indien Patañjali.
    Les Sutra constituent la première enquête sur le psychisme humain. Patañjali y décrit l'énigme de l'existence humaine et indique comment nous sommes en mesure de nous transformer, grâce à la pratique du yoga. Nous pouvons maîtriser notre mental et nos émotions, et surmonter les obstacles à notre évolution spirituelle afin d'atteindre le but du yoga : kaivalya, la libération vis-à-vis des désirs de ce monde et de nos actions, et l'union avec le divin.
    Les Sutra sont commentés par B. K. S. Iyengar à la lumière de sa propre sagesse et de son expérience. Il en résulte un ouvrage fort accessible qui sera d'une grande aide aux étudiants de philosophie indienne et aux pratiquants de yoga.

    B. K. S. Iyengar est né dans le sud de l'Inde en 1918. Adolescent chétif, il est pris en charge par le mari de sa soeur qui dirige une école de yoga. Il se consacre depuis corps et âme à cette discipline. En 1952, Yehudi Menuhin devient son élève et le fait connaître dans le monde occidental où le yoga se met rapidement à rayonner. Il est mort le 20 août 2014 à Pune, en Inde, à l'âge de 95 ans.

  • « Tu dois changer ta vie ! » Tels sont les mots énigmatiques qu'écrit Rainer Maria Rilke à la fin d'un poème consacré à un torse antique du Louvre. Quitter l'horizontalité du système actuel, affronter de nouveau la verticalité, tenter de nous grandir par l'exercice, construire pour l'homme et pour la terre un bouclier immunologique qui lui permettra d'échapper à la fatalité. La crise est devenue cette instance, autrefois représentée par Dieu, qui nous impose un impératif absolu : « cela ne peut pas continuer ainsi » - ce serait en effet la fin de notre idée de l'homme et la destruction progressive de la terre qui nous nourrit.
    Un changement radical s'impose donc, qui doit trouver sa source dans un engagement pra¬tique et responsable dont le résultat dépend de l'intensité de la volonté et de l'effort fourni. Tels sont les objectifs que Peter Sloterdijk fixe à la pratique rigoureuse d'un exercice permettant à l'homme de se former et de s'élever lui-même.
    Un parcours passionnant à travers l'histoire des idées et des hommes et une porte philosophique ouverte sur le futur.


  • Préface de Yehudi Menuhin

    Le pranayama dpika est un guide digne de foi qui s'offre à tous ceux qui désirent progresser dans l'art de la respiration yogique. L'élève y trouvera un cours complet progressif étendu sur 200 semaines avec mention particulière des difficultés et des dangers à éviter dans la pratique, ainsi qu'une vue d'ensemble de la philosophie du yoga et des sujets tels que les nads, les bandhas, les chakras et les bja-mantras.
    Avec 190 photographies et 20 dessins anatomiques, ce livre est indispensable à tous ceux qui cherchent à approfondir leur connaissance et leur pratique du yoga.
    Comme l'écrit Yehudi Menuhin dans sa préface, « avec ce livre, B. K. S. Iyengar, mon guru en yoga, a ajouté une nouvelle dimension, plus vaste, à la vie des Occidentaux... ».

    B. K. S. Iyengar est né dans le sud de l'Inde en 1918. Adolescent chétif, il est pris en charge par le mari de sa soeur qui dirige une école de yoga. Il se consacre depuis corps et âme à cette discipline. En 1952, Yehudi Menuhin devient son élève et le fait connaître dans le monde occidental où le yoga se met rapidement à rayonner. Il est mort le 20 août 2014 à Pune, en Inde, à l'âge de 95 ans.


  • Préface de Sa Sainteté le dalaï-lama
    Si Patañjali a établi et structuré le système du yoga, ce livre est une restructuration des sutra et des concepts des Patañjali Sutra afin d'éclairer les aspects cachés et les liens non apparents présents dans son texte. Les Yoga Sutra sont le centre ou le coeur du sadhana, et le chef-d'oeuvre de Patañjali doit être considéré comme un abrégé de tout l'héritage spirituel et littéraire de l'Inde classique.
    À la lumière de son expérience et de la sagesse qu'il a acquises depuis sa jeunesse, B. K. S. Iyengar considère, dans cet ouvrage, les liens cachés dans le texte de Patañjali afin d'en dévoiler l'essence du sens, c'est-à-dire le coeur des sutra. Il s'agit donc à la fois de mieux comprendre la philosophie profonde des sutra, les liens qui les unissent, et de saisir leur sens afin d'apprendre à les mettre en pratique. C'est d'ailleurs cette pratique, ininterrompue pendant quatre-vingts ans de sa vie, qui est le fondement à partir duquel Iyengar a réévalué son travail précédent sur les sutra et réétudié l'oeuvre de Patañjali.

    « Nous avons besoin d'un bon coeur, d'un mental discipliné et d'un corps en bonne santé. Nous ne nous transformerons pas simplement en faisant des voeux pieux, mais en travaillant dur pendant longtemps. La vitalité de B. K. S. Iyengar à 93 ans et son attitude envers ses élèves sont une source d'inspiration pour tous. »
    Sa Sainteté le dalaï-lama, 4 août 2011

  • Automne 2015. Raphaël Krafft, journaliste indépendant, est à la frontière franco-italienne des Alpes-Maritimes, entre Menton et Vintimille. Il réalise un reportage sur les exilés bloqués là dans l'attente de passer en France pour demander l'asile ou de continuer vers un autre pays.
    Il rencontre tour à tour des militants, des policiers, des fonctionnaires, une avocate spécialiste des Droits de l'homme pour constater le drame de la situation. Et décide, par un acte de désobéissance civile, d'aider deux Soudanais, « Satellite » et Adeel, à franchir la frontière.
    A pied, Raphaël Krafft, son ami Thomas et les deux réfugiés entreprennent une ascension dans le parc du Mercantour, jusqu'au col de Fenestre, qui culmine à 2 474 mètres, pour atteindre la France.
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  • Faire la biographie de Václav Havel est chose complexe, car il s'agit de tracer le portrait tout à la fois de l'iconoclaste, de l'intellectuel, de l'artiste auteur dramatique, du leader politique, du dernier président de Tchécoslovaquie, du premier président de la République tchèque. Il y a l'enfance heureuse de Havel à Prague, ses origines familiales bourgeoises, ses premières pièces. Puis il y a Havel le dissident qui participe activement au printemps de Prague, celui de la Charte 77, qui passe cinq ans de sa vie dans les geôles communistes au début des années 1980, celui qui conduit dans la paix la Révolution de velours en 1989. Enfin il y a le président, quatorze années durant.
    Václav Havel est l'un des hommes politiques les plus fascinants du dernier siècle. Il a joué un rôle décisif dans l'enterrement d'une des utopies les plus séduisantes, et les plus meurtrières, de tous les temps, et a mis en oeuvre l'une des métamorphoses majeures de l'époque récente.
    Michael Zantovský, ancien porte-parole de Havel et ami de dissidence depuis la fin des années 1970, fut un témoin privilégié de toutes ces années. L'ouvrage qu'il nous livre ici est tout autant le portrait d'un homme qu'un document historique majeur pour la compréhension d'une époque pas si lointaine qu'il y paraît.
    Homme de lettres, spécialiste de psychologie sociale, Michael Zantovský (né en 1949) est ambassadeur de la République tchèque au Royaume-Uni. Il a contribué, dès les années 1970, à la presse d'opposition au régime communiste de Tchécoslovaquie. Au côté de Václav Havel, il a pris des responsabilités politiques puis diplomatiques. De 1992 à 1997, il a été l'ambassadeur de la République tchèque aux États-Unis, puis de 2003 à 2009 en Israël. Il a également traduit de nombreux auteurs anglais et américains vers le tchèque (Norman Mailer, Nadine Gordimer ou Toni Morrison).


  • Le livre


    National Book Award 2012


    PEN/John Kenneth Galbraith Award 2013

    À Annawadi, bidonville qui jouxte l'aéroport international de Mumbai, 3 000 personnes s'entassent dans quelque 300 masures étayées de ruban adhésif et de cordes. Avec Abdul, jeune trieur de déchets épris de justice et de pureté, avec Asha, la reine des magouilleuses, et sa fille Manju, qui fonde son avenir sur la lecture de Mrs Dalloway, ou encore avec Fatima l'unijambiste, indicible figure de l'horreur, Katherine Boo rappelle ce qu'être misérable veut dire. Pendant quatre ans, elle a suivi les habitants de ce bidonville ordinaire pour comprendre pourquoi, dans une Inde en pleine expansion économique, certains s'en sortent et d'autres non.
    Si l'histoire personnelle des individus ne suffit pas à tout expliquer, on pénètre pourtant d'autant mieux ce pays que l'auteure nous en apprend davantage sur la vie de chacun. Sans jamais tomber dans la caricature ni dans la leçon de morale, elle restitue de manière inoubliable ce lieu grouillant de vie en tentant de répondre à cette question : pourquoi nos sociétés inégales n'implosent-elles pas ?

    L'auteur

    Katherine Boo est rédactrice pour le New Yorker, ancienne journaliste au Washington Post et lauréate du prix Pulitzer en 2000. Ces dernières années, elle a partagé son temps entre les États-Unis et l'Inde. Pour cet ouvrage, elle a remporté le prestigieux National Book Award en novembre 2012.


  • Le livre

    En décembre 2009, Raphaël Krafft s'engage dans l'armée française pour aider la Légion étrangère à créer une radio communautaire dans une région reculée d'Afghanistan. Pour cela, il est incorporé dans le 2e Régiment étranger d'infanterie.
    Journaliste devenu officier de Légion, situation inédite, il observe les interactions de l'armée française et des Afghans. À Radio Surobi, voulue par la Légion comme une radio libre en langue pashtô, le capitaine Krafft devient « Captain
    Teacher » pour les Afghans qu'il forme au journalisme. La création de ce média leur permettra de libérer leur parole et d'offrir un nouveau regard sur leur pays.
    Après le départ de la Légion, Raphaël Krafft, resté en Afghanistan, doit défendre la liberté éditoriale de Radio Surobi face à une armée française désireuse de la prendre en main. Son récit témoigne des paradoxes de la liberté d'expression en temps de guerre.
    L'auteur
    Raphaël Krafft, né en 1974, est journaliste indépendant. Il alterne reportages au long cours et voyages à vélo dont il tire des livres et des émissions de radio.

  • Depuis la fin de l'année 2010, la légitimité des pouvoirs en place a été mise à mal dans de nombreux pays arabes. Des manifestations de masse ont cherché, avec plus ou moins de réussite, à défaire la violence d'État devenue, au fil du temps, une procédure naturelle de gouvernement des hommes. Mais ces soulèvements populaires ne doivent pas être interprétés comme des « réveils », des « printemps » ou des « révolutions ».
    Éloigné des thèses idéologiques sur la « glaciation islamiste » ou sur les « révolutions arabes » comme nouveaux modèles d'émancipation, cet ouvrage analyse les transformations en cours dans cette région du monde d'abord comme des transgressions symboliques produisant un effet émancipateur, parce qu'elles font croire à l'incroyable et permettent de penser l'impensable.
    Quelles sont les conditions qui doivent être réunies pour que ces sociétés, que l'on dit arabes, inventent en chacune d'elle un espace démocratique ? Tel est l'enjeu fondamental des derniers soulèvements. La tâche actuelle est aussi immense qu'urgente, puisqu'il s'agit de comprendre ce qui est arrivé et d'anticiper sur le probable ou l'inévitable.

  • Shanghai, c'est la ville mythique par excellence. Capable de se renouveler cycliquement, de se rebâtir continuellement, on pourrait la croire dans un présent absolu, comme absente à son histoire, récente ou non, comme sans mémoire.
    Mais ce qui était vrai au début des années 2000 ne l'est peut-être plus aujourd'hui. Ville à l'avant-garde, ville laboratoire, elle a connu des bouleversements majeurs. Les grands travaux ayant pris fin, la ville se tourne vers d'autres chantiers, se réapproprie son histoire en même temps que son territoire. Et la société participe au premier chef à ces nouvelles aventures qui sont comme les prémices du visage de la Chine elle-même dans quelques années.
    Au cours de cette traversée des années 1980 à nos jours, Françoise Ged nous guide dans cette ville où l'ordinaire et l'exceptionnel sans cesse se côtoient. Les photographies de Yang Hui Bahai scandent son récit comme des voyants, des indices d'une époque en train de disparaître, remplacée par un temps pas encore tout à fait là.
    Françoise Ged est responsable de l'Observatoire de l'architecture de la Chine contemporaine à la Cité de l'architecture & du patrimoine.

  • Pour « quitter » l'Union soviétique, il ne suffit pas de la désagrégation d'un « bloc », d'un putsch raté et de déclarations de souveraineté. Des murs tombent et des traités sont bons à jeter, mais quels épisodes un État nouveau traverse-t-il en quelque vingt années, fût-il en quête de démocratie et de valeurs européennes ?
    L'Ukraine aura fait figure de pionnière en matière de subversion - révolution démocratique, révolution civile, « révolution orange » -, elle n'en est pas moins confrontée à toutes les difficultés propres aux pays issus de l'Union soviétique : bataille avec les structures de l'ancien régime, lutte contre la corruption, mutation dans les mentalités. La population parfois freine, puis prend de l'avance sur ses dirigeants qui se comportent comme des nouveaux riches de la politique, davantage soucieux d'exhiber le droit que de l'appliquer...
    Annie Daubenton explore le kaléidoscope ukrainien en juxtaposant des approches qui touchent à l'histoire, à la vie de la société, à l'analyse des pouvoirs anciens ou nouveaux, sans oublier le caractère romanesque des égarements d'un État qui se cherche. Il en ressort un livre qui éclaire un pays mal connu, sinon sous la forme de quelques clichés - la « révolution orange », Viktor Iouchtchenko, le président au visage grêlé, ou Ioulia Tymochenko, Premier ministre, auréolée d'une natte - pour entrer dans les méandres d'un État en construction où parfois l'absurde le dispute au paradoxe ou à une forme d'idéalisme.
    Annie Daubenton est journaliste, essayiste, chercheur indépendant. Après avoir séjourné en Pologne, et avoir été correspondant permanent de Radio France à Moscou puis conseiller culturel à Kiev, elle est reconnue comme l'une des meilleures spécialistes de l'Ukraine.

  • Gda´nsk, rue Polanki. Les cars de touristes ralentissent systématiquement aux abords du numéro 54. Il y a là une maison à étage qui ressemble à un manoir. Rue Polanki : une maison, un jardin - l'endroit dont Danuta Walesa dit : « C'est mon endroit, c'est ici que je me suis établie, c'est ici que je suis heureuse. »
    Avant cela, le 10 décembre 1983, lors de la cérémonie de remise du prix Nobel de la paix à Lech Walesa, empêché de se déplacer à Oslo par le pouvoir polonais, le monde découvre Danuta, son épouse. C'est elle qui, ce jour-là, prononce le discours d'acceptation.
    Une quinzaine d'années auparavant, à la fin des années 1960, elle avait quitté Krypy, dans la campagne polonaise, pour travailler à Gda´nsk, désireuse de sortir de sa condition paysanne. C'est là qu'elle rencontre Lech, alors qu'elle vend des fleurs dans un kiosque. Après leur mariage en 1969, leur premier enfant naît en 1970. Sept autres suivront.
    Danuta Walesa, mère et épouse, participe dans l'ombre à la carrière politique de son mari, jusqu'à l'accession de celui-ci à la présidence. C'est elle qui a assuré, dans les coulisses, le quotidien du foyer.
    Avec ces mémoires, Danuta prend à son tour sa part de lumière et raconte sa vie, ordinaire et exceptionnelle, nous replongeant en même temps dans un pays sous le joug du communisme et la férule de Moscou. C'est l'histoire d'une femme simple dont le destin s'est finalement conjugué à celui de la Pologne.
    Danuta Walesa, épouse de Lech Walesa, est née en 1949.
    Cet ouvrage a été rédigé par Piotr Adamowicz, journaliste et ancien correspondant de l'AFP à Varsovie dans les années 1980. Ami de la famille Walesa, il donne une voix à celle qui est longtemps demeurée dans l'ombre de son mari.

  • Delhi Capitale est un récit puissant et lyrique qui embrasse à la fois les origines et les implications de l'explosion urbanistique et démographique de Delhi. De capitale à capitalisme il n'y a qu'un pas, et c'est cette métaphore que file avec érudition et talent Rana Dasgupta : il dresse ici un portrait saisissant de la mégapole, et de l'arrogante classe aisée qui la domine aujourd'hui. Mais Dasgupta s'aventure aussi au-delà de ce portrait socio-économique et c'est en écrivain qu'il interroge la violence - réelle, symbolique - au coeur du processus de croissance gigantesque et imparable qui travaille sans relâche la capitale indienne. À la fois balade littéraire et réflexion philosophique, Delhi Capitale se démarque très nettement des récits de voyage comme des pamphlets militants pour développer une complexité de réflexion aussi vertigineuse que les espaces urbains évoqués.
    Rana Dasgupta est un écrivain et essayiste indo-britannique. Né en Grande-Bretagne en 1971, il y grandit et y fait ses études. Il s'installe ensuite à Delhi, en Inde, le pays d'origine de sa famille. Il est l'auteur de deux romans remarqués, Tokyo : vol annulé (Buchet/Chastel, 2005) et Solo (Gallimard, 2011). Delhi Capitale est son troisième livre publié en France.

  • Le livre papier est-il voué à disparaître au profit de sa version numérique ? En même temps pourquoi une nouvelle technologie détrônerait-elle la précédente ? La querelle des livres aura-t-elle lieu ?
    Dépassant les prophéties et les clivages qui enflamment les débats actuels, Olivier Larizza s'interroge sur ce qui fragilise ou au contraire consolide notre désir de livre tel qu'il se manifeste depuis plus de cinq siècles.


  • Le livre

    Afghanistan, Irak, Liban, Palestine, Caucase, Afrique... la guerre est de retour même si elle n'a plus grand-chose à voir avec la bataille de Verdun ou le Débarquement. Le front n'est plus devant, mais « autour », et les civils font souvent les frais de ces conflits qui ne disent pas leur nom.
    Sur le terrain, la haute technologie se heurte à la kalachnikov, à la bombe artisanale et aux kamikazes. La puissance militaire permet de gagner des batailles, mais n'offre pas nécessairement la victoire. C'est la leçon des conflits modernes menés contre des ombres, civiles le jour, guerrières la nuit. Ces nouveaux insurgés ne craignent pas la mort - ils l'espèrent -, et jouent en maîtres de la mondialisation de l'information, du choc des images et du poids des mots.
    La guerre a changé de visage. Pour l'expliquer, Pierre Servent, l'un des meilleurs experts en questions militaires, emmène le lecteur sur le terrain, aux côtés des hommes au combat, au coeur de ces nouveaux conflits qui donnent une prime à l'insurgé rustique face au soldat bardé d'électronique. Son livre illustre, avec de nombreux exemples de première main, des récits inédits, des témoignages et des portraits sans concession, les défis lancés aux démocraties occidentales.
    L'auteur
    Pierre Servent, ancien journaliste de La Croix et du Monde est spécialiste des questions de « défense et de stratégie » pour un grand nombre de médias audiovisuels et écrits, français et étrangers. Auteur de plusieurs ouvrages politiques et historiques, il a réalisé différents reportages durant la guerre du Liban et la première guerre du Golfe. Il enseigne au Collège Interarmées de Défense (ex-École de guerre). Colonel de réserve, il a servi comme officier dans les Balkans, en Afghanistan et en Afrique.

  • Le 21 mai 1864, dans la vallée de Krasnaïa Poliana, le Grand-duc Michel Nikolaïevitch offrait un banquet pour célébrer la fin de la conquête du Caucase par la Russie tsariste, là même où les tribus circassiennes venaient d'être massacrées. Cent cinquante ans après exactement, en février 2014, s'ouvrent les XXIIe Jeux olympiques d'hiver à Sotchi, dont une partie des compétitions se déroulent précisément à Krasnaïa Poliana. C'est là que Vladimir Poutine, en héritier de la Russie impériale, invite le monde entier à un nouveau banquet. Quel symbole !
    Car le Caucase est bien le lieu, pour Poutine, de l'affirmation de la force et de la grandeur de la Russie. La guerre en Tchétchénie, le soutien aux indépendantismes d'Ossétie du Sud ou d'Abkhazie, allant jusqu'à la guerre contre la Géorgie, et aujourd'hui les JO à Sotchi, ne visent qu'à replacer la Russie sur le devant de la scène internationale.
    Et, finalement, la trêve olympique de Sotchi pourrait rester dans l'histoire comme un nouvel épisode des interminables conflits du Caucase, comme une façon de poursuivre la guerre par d'autres moyens en tâchant de sceller symboliquement les victoires du passé.
    Spécialiste de l'ancien espace soviétique, c'est à un véritable voyage au Caucase que nous convie Régis Genté, dans les pas des grands dirigeants russes, des derniers Tsars à Vladimir Poutine.

    Journaliste indépendant, Régis Genté est installé depuis plus de dix ans à Tbilissi, capitale de la Géorgie située au coeur du Caucase. Il couvre l'actualité du Caucase et de l'Asie centrale pour Radio France Internationale, Le Figaro, France 24, ou encore le Bulletin de l'Industrie Pétrolière.

  • Sur les grandes places du Caire, de Madrid, d'Athènes ou de New York, des mouvements de contestation et d'opposition au capitalisme financiarisé se font jour.
    Ils sont la marque, selon David Harvey, d'une revendication, toujours renouvelée, du « droit à la ville ». Car la ville, en tant que centre par excellence d'accumulation du capital, est également la ligne de front des luttes pour le contrôle de l'accès aux ressources urbaines. Promoteurs immobiliers, banquiers et financiers dictent ainsi la qualité et l'organisation de la vie quotidienne d'une population tenue à l'écart des décisions les concernant au premier chef.
    Villes rebelles place la cité au coeur de la réflexion sur le capitalisme et la lutte des classes. À travers la Commune de Paris, Occupy Wall Street ou les émeutes de Londres, Harvey s'interroge : dans quelle mesure peut-on construire des villes socialement plus justes et écologiquement plus rationnelles ? Ne sont-elles pas le foyer d'une résistance anticapitaliste ? Mais aussi le lieu d'une réappropriation révolutionnaire du tissu urbain ?
    David Harvey, géographe britannique, enseigne à l'université de la Ville de New York. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur la ville, la justice sociale, le capitalisme et ses limites, parmi lesquelsBrève histoire du néolibéralisme (Les Prairies ordinaires, 2014) ou encore Le capitalisme contre le droit à la ville : néolibéralisme, urbanisation, résistances (Amsterdam, 2011).

  • Comment redonner confiance en l'Union européenne, alors même que l'Europe traverse une crise sans précédent, et que les politiques comme les citoyens de ses États membres ne cessent de la défier ?
    C'est la question à laquelle s'attelle Robert Menasse dans cet essai instructif, souvent drôle et franchement vivifiant. Européen convaincu, Menasse décide de plonger en ethnologue au coeur des institutions de l'Union et enquête à Bruxelles auprès des hommes et des femmes qui travaillent à la réalisation du projet européen. C'est de cette faune cosmopolite et engagée que l'auteur s'inspire. Il livre ici un vibrant plaidoyer pour que l'Europe, née au lendemain de la Seconde Guerre mondiale dans une volonté de dépasser les nationalismes, mais surtout ses citoyens ne perdent jamais de vue la paix durable et la prospérité que ces institutions supranationales nous ont assurées.
    Défense de l'Europe dans ses fondements, Un messager pour l'Europe, loin de se limiter à un projet hagiographique, aide à penser les enjeux de la construction européenne et son avenir.
    Robert Menasse, né en 1954, est un écrivain et essayiste autrichien. Célèbre pour ses romans tel La Pitoyable Histoire de Léo Singer (Verdier, 1991) ou encore Don Juan de la Manche (Verdier, 2007), il publie également très régulièrement des essais sur la politique autrichienne et les affaires européennes.

  • Qu'est-ce que la dignité ? En quoi cette notion apparemment abstraite est-elle en réalité fondatrice de notre rapport aux autres, au monde et à nous-mêmes, jusque dans les actions et les événements les plus infimes de notre quotidien ?
    L'auteur envisage la dignité sous divers aspects. Elle peut se confondre avec l'autonomie de la personne, sa capacité à exercer son libre arbitre ; elle peut également se construire à travers le regard de l'autre, qui me confirme en tant que sujet ou au contraire m'annihile ; elle peut être l'envers de l'humiliation, et dépendre du respect dans lequel on tient ou non mon intimité ; elle est enfin liée au sens que l'on décide d'accorder ou non à sa propre vie.
    Les questions traversées par la notion de dignité vont du plus intime au plus universel : qu'est-ce qui fait qu'on est vraiment soi-même ? Qu'est-ce qui nous menace, qu'est-ce qui nous fait éprouver les limites du soi ? En définitive, où commence et où finit l'humanité ? A travers une réflexion étayée par des références littéraires et cinématographiques, Peter Bieri nous entraîne dans un vagabondage philosophique à la fois accessible et rigoureux, sérieux et iconoclaste.
    Peter Bieri est né en 1944 à Berne et vit aujourd'hui à Berlin où il enseigne la philosophie. Il a publié en 2011 La Liberté, un métier. A la découverte de sa volonté propre chez Libella - Maren Sell.
    Il est également l'auteur, sous le pseudonyme de Pascal Mercier, de plusieurs romans parus chez le même éditeur : Train de nuit pour Lisbonne (2006), L'Accordeur de pianos (2008), Léa (2010) et Le Silence de Perlmann (2013).

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