Belfond

  • Au bord de la nuit est un livre unique, inoubliable. Publiée en Allemagne en 1933, interdite par le régime nazi, injustement oubliée, saluée par Patrick Modiano, une oeuvre d'une infinie délicatesse et d'une écriture subtilement poétique, à redécouvrir d'urgence.
    " Là-bas, à l'extrémité du jardin, sous les grandes feuilles de la tonnelle, monsieur Hennicke, le maître de géographie, et ses deux fils étaient assis. Une lampe à pétrole, placée au milieu de la table, répandait une chaude lueur jaune. De temps en temps elle filait et monsieur Hennicke, d'une main légère, diminuait alors la flamme. Il avait un livre ouvert devant lui et lisait à haute voix. La tête dans les mains, ses deux fils, collégiens de première année, blonds et dégingandés, aux visages moites et boutonneux, buvaient ses paroles. Leurs regards étaient fixes, perdus dans l'obscurité du jardin ou en une contrée plus lointaine encore. "La vie d'un quartier de Brême, celui du port, entre le crépuscule et la nuit. Une succession de tableaux intimistes, d'instants de vie brefs et attendrissants, de destins qui se croisent et se défont, se mêlent encore, en plein coeur d'une ville qui s'endort, enveloppée par les ténèbres.

  • Ce livre est une délicieuse plongée pimentée et pleine d'humour dans le Londres des années 1960 ; un contrepied à la norme et aux convenances fort bienvenu. Barbara Pym est aussi vintage que moderne ! Dulcie Mainwaring vient de rompre ses fiançailles avec Maurice... Bien déterminée à ne pas laisser cet échec sonner le glas de ses aspirations romantiques, cette pimpante trentenaire décide de se rendre à un colloque, histoire de se changer les idées et, pourquoi pas, faire des rencontres.
    Et ça marche ! Sitôt arrivée, elle tombe sous le charme du séduisant Aylwin Forbes, rédacteur en chef d'une revue littéraire. Mais elle n'est pas seule : Viola, jeune femme fougueuse, un brin pimbêche, est elle aussi éprise du bellâtre.
    L'union fait la force. Avec pour alibi, une ambitieuse entreprise d'indexage d'ouvrages savants, Dulcie et Viola se lancent dans une enquête aussi comique que risquée afin d'en savoir plus sur leur bien-aimé. Tout cela en rêvant secrètement de mariage... ou pas !

  • Original, cru, provocateur, tendre, joyeux, désespéré, un roman puissant, entre Les Valseuses et Le Dernier Tango à Paris, par un des plus grands écrivains hollandais.
    A Amsterdam, dans les années 60.
    " Deux pigeons s'aimaient d'amour tendre...
    Cette histoire a été racontée sur tous les tons, sur tous les temps. Mais voici que de Hollande nous arrive une passion folle et grave, érotique et drôle, tragique et délirante.
    Les Délices de Turquie sont à la littérature ce que
    Le Dernier Tango à Paris fut au cinéma : une entreprise raisonnée de dérèglement de tous les sens. Si l'amour fou du jeune peintre et d'Olga la Rousse rappelle celui de Mona et d'Henry Miller dans
    Sexus, il respire le vin et les canaux d'Amsterdam, les draps de lit froissés et les crépuscules où l'on se serre l'un contre l'autre. Un livre de nos chevets les plus intimes. "
    4e originale de l'édition de 1976, tout est dit !

  • Après le Lys de Brooklyn et La Joie du matin, le retour de Betty Smith, l'icône de la littérature américaine, dans la collection Vintage !Â
    " Il ne peut y avoir au monde un endroit où il fasse plus froid, où l'onÂÂ soit plus seule, se disait Margie Shannon, que dans ce coin désert de Brooklyn, et un samedi soir ! " Arrivée à l'angle de la rue, elle serra plus fort son manteau, déjà étroitement boutonné. Pourquoi était-elle dehors ? Pourquoi marchait-elle par les rues glacées à cette heure tardive ? Tout simplement parce qu'elle avait dix-sept ans et un emploi, qu'elle était maintenant indépendante, et non plus obligée de rentrer à neuf heures chez ses parents. Voilà ! Quitte à périr de froid dans les rues, Margie Shannon estimait qu'elle se devait d'user de cette liberté chèrement payée. Avec son titre joliment prometteur,
    Tout ira mieux demain n'est pas seulement un roman culte et un chef-d'oeuvre intemporel, c'est l'histoire tendre, bouleversante de Margie Shannon, une jeune femme douce et travailleuse qui, armée de son indéfectible optimisme, essaie d'échapper à une vie de pauvreté et de violence dans le Brooklyn des années 1920 pour se forger un destin.
    Publié aux États-Unis en 1948 et chez Hachette en 1950,
    Tout ira mieux demain est à découvrir et redécouvrir au plus vite !
    ÂÂ

  • En 2020, le féminisme est vintage ! Olivia Curtis, jeune anglaise de dix-sept ans, s'apprête à assister son tout premier bal chez Lord et Lady Spencer. A mi-chemin entre Downton Abbey et les comédies douces-amères de Nancy Mitford, un roman d'apprentissage, drôle et poignant, par l'une des plus belles plumes de la littérature anglaise Tout à coup le paisible fox-trot changea d'allure, saisi d'un transport convulsif : " Connaissez-vous John Peel ? "... triste, gai, endiablé... Oh ! tous ces pieds qui galopent, quel vacarme ! Et ces cris ! Plus vite. Plus vite. Little Compton, 1920. Olivia Curtis, tout juste dix-sept ans, est folle de joie. Elle et sa soeur Kate sont invitées à leur premier bal chez Lord et Lady Spencer, les parents de sa grande amie Marigold. Entre les robes à essayer, les carnets de bal à remplir et l'excitation générale, les préparatifs sont frénétiques et joyeux. Très vite pourtant, les deux soeurs déchantent : leur mère leur a dégoté comme chaperon un aspirant pasteur aussi ennuyeux qu'empoté. Mais il en faut plus pour décourager la jeune et timide Olivia, bien décidée à entrer dans la danse...
    A la fois drôle et poignant, un roman d'apprentissage sur le passage à l'âge adulte. Un portrait de (jeune) femme lumineux et inoubliable.

  • En 2020, le féminisme est Vintage ! Dix ans après L'Invitation à la valse, Olivia a divorcé, mûri, quand son chemin recroise celui de son premier amour. Cèderont-ils à leur passion commune ? Dans ce second volet des aventures d'Olivia Curtis, l'émotion, l'invitation à l'amour, les vertiges de la liberté sont toujours là, mais avec une tonalité plus grave, plus profonde.
    En effet, pourquoi faire tant d'histoires ? Une petite fêlure, un malentendu regrettable, oublié maintenant. Il ne faut rien exagérer. Avec une douce insistance, il répétait : -; Nos gentils petits déjeuners, ils me manqueraient, savez-vous... Et à moi donc ! Ils étaient charmants. -; Et nos promenades... Ah ! oui, nos promenades... elles étaient charmantes. Pourquoi pas un déjeuner, une promenade, par-ci, par-là, discrètement, quand il en aurait envie ? Tout cela était charmant. Londres, 1930. Dans le train qui la ramène chez ses parents, Olivia Curtis reconnaît immédiatement Rollo Spencer, frère de sa camarade d'enfance Marigold, mais elle hésite à lui adresser la parole. Le riche fils de Lord Spencer a épousé la brillante Nicole, elle-même s'est mariée avec Ivor puis l'a quitté en dépit de la réprobation muette des siens et vit maintenant seule à Londres dans une situation financière précaire.
    C'est Rollo qui fait les premiers pas, qui renoue avec entrain les liens d'autrefois -; et Olivia se laisse reprendre par la fascination qu'exerçait naguère sur elle la famille Spencer. Alors que Rollo souhaite la revoir, alors qu'il dit l'aimer, comment pourrait-elle résister ? Elle sait bien pourtant que rien d'autre n'est possible entre eux que la clandestinité, les coups de téléphone en cachette, les chambres d'hôtels anonymes...
    Malgré tout ça, elle se lance. Avec lucidité mais avec aussi cet espoir fou de voir ses rêves de jeunesse se réaliser et l'amour s'offrir à elle.

  • La saison du soleil Nouv.

    Lauréat du prestigieux prix Akutagawa en 1955, objet d'un véritable culte au Japon, La Saison du soleil a été l'oeuvre de référence de la génération d'après-guerre qui s'est reconnue dans les portraits dressés par Shintaro Ishihara. Un texte singulier, paru en France chez Julliard en 1958, jamais réédité depuis.
    Riches et désoeuvrés, des adolescents se baladent sur les plages affublés de lunettes noires et de chemises hawaïennes ; ils passent leurs journées à boire et à courir les filles, leurs nuits à se bagarrer ; ils s'adonnent à la violence, au sexe, au vol. Défiant leurs parents, ils réclament d'être libres, oisifs et insouciants, pour mieux masquer leurs angoisses et leur désespoir.
    Une jeunesse en quête d'elle-même, en révolte ouverte contre l'autorité, les générations précédentes et la société dans son ensemble, où ils ne trouvent pas leur place.

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