Armand Colin

  • « Démunis » , « exclus » , « nouveaux pauvres »... À l´heure où les conséquences économiques et sociales de la crise financière fragilisent ceux qu´un ministre avait un temps désignés comme « La France d´en bas », Philippe Alonzo et Cédric Hugrée reviennent sur les travaux et enquêtes sociologiques qui ont forgé la catégorie de « classes populaires » et en ont fait un outil pour décrire et comprendre le monde social.  Cet ouvrage retrace tout d´abord les débats sociologiques liés à la définition du « populaire ». Il revient ensuite sur les approches et les enquêtes qui ont analysé les transformations et permanences de ces milieux sociaux : depuis leurs rapports au politique, en passant par le travail et l´emploi, sans oublier leurs styles de vie et l´école.

  • Comment comprendre le « retour » du religieux ? Religions et modernité ne seraient donc pas incompatibles ? Qu´est-ce qui a changé depuis les temps de la sécularisation et de la laïcité triomphante ? Faut-il chercher la réponse du côté d´une étonnante faculté d´adaptation des religions ou des angoisses sociales et des désarrois individuels ?  Cette 2e édition refondue propose des grilles de lecture et d´interprétation aptes à cibler les interactions du social et du religieux. C´est à ce besoin que la sociologie des religions s´est efforcée de répondre, dans la diversité de ses approches et de ses terrains. Comment s´est-elle développée depuis Durkheim et Weber ? Quels sont ses grands représentants actuels, ses débats, ses acquis ? Que dit-elle du phénomène religieux dans nos sociétés contemporaines ?  Olivier Bobineau est enseignant-chercheur, membre du Groupe Sociétés, Religions, Laïcités (CNRS/EPHE).  Sébastien Tank-Storper est chargé de recherche au CNRS, membre du Centre d'études interdisciplinaires des faits religieux (CNRS-EHESS).

  • Traduit de l´anglo-américain, le concept de genre s´est progressivement imposé en France au cours des quinze dernières années. Il recouvre désormais un corpus incluant d´autres concepts qui l´ont précédé, tels que « rapports sociaux de sexe » ou « domination masculine ». L´objectif de ce manuel est de mieux cerner la polysémie du genre et d´introduire aux recherches prolifiques qui sont rassemblées sous sa bannière.  Tous les travaux de la sociologie du genre ont en commun une problématique : la construction sociale de la différence hiérarchisée des sexes et/ou des sexualités ; une histoire, commencée dans les années 1970, ancrée dans une critique féministe de la sociologie de l´époque qui voyait dans la classe sociale le seul clivage pertinent pour analyser les relations sociales ; une ambition : faire la preuve, enquête après enquête, de la transversalité des rapports de sexe et de sexualité dans le monde social, et convaincre de la nécessité de leur prise en compte dans l´élaboration de n´importe quel objet sociologique.  Isabelle Clair est sociologue, chargée de recherche au CNRS, au sein de l'équipe « Genre Travail Mobilités » du laboratoire CRESPPA (UMR 7217, CNRS, Paris 8).

  • Première synthèse introductive à cette thématique. Permet un lien entre la connaissance du social et les nombreuses formations et  métiers qui y sont attachés. Fait le point sur les débats autour de la "métamorphoses du social."

  • C´est en faisant référence à sa crise supposée que l´on aborde le plus souvent, en France, la question du lien social.  Les bouleversements que traversent les sociétés européennes du XIXe siècle sont l´occasion de réfléchir aux fondements d´un lien individu/société qui, aujourd´hui, ne va plus de soi.  Après avoir présenté les apports les plus récents de la sociologie des réseaux et des réflexions en termes de capital social, l´ouvrage dresse un tableau nuancé de la réalité française. Le lien social moderne, parce qu´il est fondamentalement de plus en plus électif, est aussi plus fragile. Il est sans doute moins mis en danger par les transformations qui touchent la sphère privée que par les problèmes de cohabitation, notamment dans les espaces publics, qui s´imposent à chacun. Cette 2e édition a été mise à jour avec les données les plus récentes.  Pierre-Yves Cusset est agrégé de sciences économiques et sociales.

  • L'ethnologie est définie par la pratique de terrain : celui-ci est à la fois lieu, objet, tradition et forme d'enquête où l'ethnologue entre en contact direct avec ses interlocuteurs.
    Un séjour de longue durée, une familiarité culturelle et linguistique font de l'« observation participante » l'instrument d'une contextualisation permanente des comportements individuels et collectifs, et surtout des cultures de l'oralité, matériau originel de l'ethnologie.  L'enquête de terrain devient ensuite série de textes (notres, entretiens, articles ou ouvrages) qui évoque autant les manières de faire de l'ethnologie que les coutumes des sociétés étudiées.
    Cette 2e édition prend en compte les nombreux travaux récents sur le sujet.Jean COPANS est professeur d'ethnologie à l'Université Paris Descartes.

    Sous la direction de François de Singly.
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  • Focus groupes, "groupes de discussions", interventions sociologiques, etc. : les entretiens collectifs sont de plus en plus utilisés dans le secteur des études de marché mais aussi en sciences sociales. Le présent ouvrage retrace l'histoire du concept spécifique d'entretien collectif, des différents usages de ces derniers et des enjeux que soulève leur pratique.Les auteurs font le tour des questions relatives à la réalisation des entretiens (sélection et recrutement des participants, principes et ressorts de l'animation, etc.) et consacrent autant d'attention aux problèmes relatifs à leur analyse. Par l'association d'un aperçu des débats scientifiques, d'éléments de repérage et de connaissance des usages effectifs, et de conseils pratiques, ce petit livre s'offre comme un véritable "tout en un".

    Sophie Duchesne est chargée de recherche au CNRS.
    Florence Haegel, chargée de recherche au CEVIPOF, enseigne à la FNSP.


    Sous la direction de François de Singly.

  • Etude des mécanismes de construction sociopolitique du problème des banlieues. Le point sur les modes de vie et les sociabilités dans les quartiers, les violences urbaines et les délinquances. Analyse des réponses institutionnelles et politiques au problème des banlieues. Cette nouvelle édition traite des émeutes de 2005, de la rénovation urbaine et de la politique de la ville.

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