Albin Michel

  • L'Evangile selon Thomas fut découvert en 1945 aux environs de Nag Hammadi.
    C'est une collection de 114 logia ou "paroles nues" attribuées à Jésus le Vivant.
    Cet Evangile fut diversement reçu parla critique, si bien qu'à peine sorti de terre, il fut de nouveau recouvert par le sable mouvant des gloses et des polémiques...

    Mais la parole respirait sous la cendre...
    II importait d'y retrouver l'étincelle cachée afin d'y réveiller - comme au jour de Pentecôte - le feu de son âme.

    Cette nouvelle traduction, suivie de son commentaire, n'a pas d'autre but. Elle est dédiée à tous ceux pour qui Evangile signifie Amour et Connaissance, invitation à la Liberté.

  • Également appelée Les chatons des sagesses (car les " formes " spirituelles des différents prophètes sertissent la sagesse divine, comme le chaton sertit la pierre précieuse), cette oeuvre a marqué l´histoire du soufisme et de l´islam profond. Chaque chapitre est dédié à un des prophètes mentionnés dans le Coran, en commençant par Adam - considéré en islam comme prophète - jusqu´à Mahomet qui " scelle " la prophétie universelle. La chaîne coranique des prophètes comprend aussi le Christ et certains prophètes des anciens peuples d´Arabie, comme Salîh et Hûd, que les écritures judéo-chrétiennes ne connaissent pas. La base et le point de départ de chaque chapitre est un passage de l´écriture, le plus souvent une parole que le Coran prête à l´un des prophètes. La sagesse des prophètes constitue le testament spirituel de celui que tous les soufis nomment le " vivificateur de la religion ".

  • Shrî Râmakrishna (1836-1886) est unanimement considéré comme l'un des plus grands maîtres indiens de tous les temps ; certains voient en lui un avatar de Vishnou. Initialement dévoué à Kâlî, il a été initié dans toutes les branches de la religion indienne et a même effectué des incursions dans le christianisme et l'islam, se conformant aux rituels et aux croyances de chacune. " Tous les chemins mènent à Dieu, mais les chemins ne sont pas Dieu ", avait-il coutume d'affirmer : message qui va plus loin que la tolérance, affirmant la légitimité pleine et entière de toutes les grandes traditions religieuses. Gandhi disait de lui : " Sa vie nous permet de voir Dieu face à face. " Le présent recueil, augmenté au fil des rééditions, constitue aujourd'hui le texte de référence sur la pensée de ce maître.

  • Du fond de sa retraite, dans son Ashram de Pondichéry, Shrî Aurobindo, l'homme en qui Romain Rolland a salué le plus grand penseur de I'Inde d'aujourd'hui, dirigeait un grand nombre de disciples de toutes races, de toutes religions, de tous âges, se consacrant entièrement au déueloppement spirituel tel que le concevait le Maître. Aux questions nombreuses et infiniment variées posées constamment par tous ces disciples, Shrî Aurobindo répondait toujours par des explicafions et des instructions précises, envoyées dans des lettres personnelles.
    Nous donnons ici une traduction complète faite par La Mère et approuvée par l'auteur, sont traités plus particulièrement certains problèmes immédiats devant lesquels se trouvent un jour ou l'autre fous ceux qui veulent pratiquer un vrai yoga.

  • Tchouan Tseu (Zhuangzi), philosophe taoïste du IVe siècles avant J.-C., est l'auteur d'une oeuvre, le Zhuangzi, qui est encore considérée comme l'une des plus riches que nous ait léguées la Chine. Elle a marqué non seulement le taoïsme, mais le confucianisme et le bouddhisme chinois et, par son style concis et subtil, a influencé toute la littérature de l'Extrême Orient.

    De cette oeuvre, Marc de Smedt a tiré ce recueil qui restitue l'originalité de la pensée taoïste. Les jeux de langage auxquels se livre Tchouang Tseu traduisent l'aspect ludique de la vie : elle est gratuite, sans autre but qu'elle-même ; elle n'engage à rien et offre des possibilités infinies.
    Tchouang Tseu est le philosophe du devenir et du changement par excellence. Il est aussi l'un de ceux qui a le mieux compris que l'humour est plus efficace et dévastateur qu'un long discours.

  • Juif de culture hellénistique, Philon d'Alexandrie, contemporain du Christ, est très représentatif des mouvements spirituels d'un milieu où se côtoient les syncrétismes les plus audacieux et les sectarismes les plus virulents.

    Précurseur d'Origène, il est surtout connu pour son "art de l'interprétation" des rêves et des textes sacrés, qui n'est pas sans rappeler la psychologie des profondeurs au XXe siècle.

    Dans son livre Les Thérapeutes, présenté et commenté par Jean-Yves Leloup, Philon se fait le chantre d'une communauté dont on connaît mal la nature, mais qui se caractérise par son hospitalité et son attention à l'Être dans toutes ses dimensions : corps, âme et esprit. Les Thérapeutes, par cette vision globale de l'Homme, enracinée dans l'anthropologier biblique, préfigure déjà les psychologies contemporaines ouvertes aux domaines du corps et de la spiritualité.

  • Le Livre divin est un des monuments de la poésie mystique persane des XIIe et XIIIe siècle de notre ère. Cinq siècles après avoir été conquise et convertie par l'islam, et au seuil des nouvelles épreuves que lui apportaient les invasations mongoles, la Perse retrouva à cette époque son génie propre pour léguer au patrimoine spirituel de l'humanité l'une des plus grandes contributions qu'il ait jamais reçues.

    Le Livre divin est une longue composition poétique qui chante les thèmes variés de la voie soufie à travers une tapisserie de récits, menés souvent avec la prolixité orientale et qui culminent toujours dans la nostalgie de l'appel, dans la concision de l'Instant : l'instant sacré de la rencontre avec le divin.
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  • L'art chevaleresque soufi est un trait sur la futuwah, c'est--dire l'ensemble
    des traditions, coutumes et pratiques qui constituaient le code de la vie
    chevaleresque musulmane au Moyen ge. II s'agit ici de la chevalerie entendue
    au sens spirituel et thique, et non de son aspect militaire, lequel est trait
    plutt dans des "manuels du parfait cavalier" ou dans des crits concernant
    l'art de la guerre. Comme en Occident mdival, l'initiation guerrire avait
    des rapports troits avec l'initiation proprement spirituelle et l'initiation
    des mtiers. Mais en Islam, il n'y avait pas d'organisation officielle de ces
    institutions initiatiques qu'on puisse comparer aux institutions occidentales
    telles que les ordres monastiques, chevaleresques ou les guildes
    professionnelles.

    L'art chevaleresque soufi est la traduction commente d'un texte arabe d un
    auteur d'origine persane du Xe-Xle sicle, Ab Abd al-Rahman ibn al-Husayn al-
    Sulam.


  • A l'heure où l'Occident s'interroge sur ses racines spirituelles, les cosmologies visionnaires du Moyen Age suscitent un regain d'intérêt. C'est ainsi que l'oeuvre mystique d'Hildegarde de Bingen, trop longtemps oubliée, resurgit dans toute sa splendeur, témoignant d'une puissance poétique et d'une profondeur spirituelle rarement égalée.
    La sainte allemande du XIIe siècle, contemporaine des Croisades, de Bernard de Clairvaux et de l'empereur Barberousse, répond à travers Le Livre des oeuvres divines, son ultime écrit, à la confusion de son siècle et du nôtre. Véritable prophétesse chrétienne, elle lance, en dix grandioses visions, le pari lumineux et cohérent de l'ordre de Dieu, de la nature et de l'homme.

  • Fruit d'une collaboration étroite entre Shrî Aurobindo et Jean Herbert, ce volume rassemble l'Ishâ Upanishad et le Kena Upanishad, commentés par le fondateur de l'âshram de Pondichéry, ainsi que sa traduction du Mundaka Upanishad. Ces trois textes majeurs de l'hindouisme forment à la fois le complément et le prolongement des études du grand sage indien sur la Bhagavad- Gîtâ, publiées dans cette même collection.

    Puissent ces réflexions montrer aux Occidentaux à la fois le but et la méthode que doivent avoir les recherches sur les textes sanskrits classiques si l'on veut les comprendre, tant dans la signification que leur donnaient leurs auteurs que dans la valeur pratique qu'ils ont aujourd'hui encore pour tous les Hindous.

  • D.T. Suzuki (1870 - 1966) a consacré sa vie à l'étude du Zen. Universitaire de renommée internationale, il a entretenu un dialogue fécond avec les plus grands philosophes, et a largement contribué à la diffusion de la pensée zen dans le monde occidental du XXe siècle. Les Essais sur le Bouddhisme Zen, aujourd'hui des classiques, constituent le coeur de son oeuvre.

    Suzuki y présente la voie du Zen comme une discipline de l'être tout entier consistant à se libérer des jougs qui nous maintiennent dans l'illusion.
    Apprendre à maîtriser les énergies du corps et à dépasser les cadres mentaux qui nous empêchent de vivre pleinement l'instant, tel est le chemin du Zen vers la liberté intérieure.

    Rassemblée pour la première fois en un seul volume, cette fresque encyclopédique demeure l'ouvrage de référence sur une tradition qui a structuré historiquement la civilisation japonaise, et qui a bouleversé depuis quelques décennies notre vision du monde.

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