Albin Michel

  • Au moment où l'on s'inquiète du Syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles, disparition massive et inexplicable de ces insectes pollinisateurs indispensables, la réédition de Vie et moeurs des abeilles de Karl von Frisch confirme que ce grand classique de l'éthologie n'a rien perdu de son actualité. Dans cette somme, fruit de trente années de recherches et d'observations rigoureuses, Frisch expose ses découvertes fondamentales sur la perception du monde extérieur (vision, odorat), mais aussi sur le comportement des abeilles, dévoilant la signification de leur fameuse « danse », dont la forme (en « rond » ou en « huit ») et l'intensité renseignent sur la localisation et la qualité des sources de nourriture. Ce mode de communication unique et original a même inspiré de grands linguistes dans leur étude du langage humain.
    Récit alerte et passionnant, Vie et moeurs des abeilles plonge le lecteur dans le monde fascinant de la ruche ; véritable « sentinelle » de l'environnement, l'abeille y apparaît comme un acteur-clé de notre écosystème.
    Karl von Frisch (1886-1982) fut professeur de zoologie en Allemagne (Munich) et en Autriche (Graz). En 1973, il a partagé le prix Nobel de physiologie et de médecine avec Konrad Lorenz et Nikolaas Tinbergen.

  • Les hommes ne le savent peut-être pas, mais ce dont la plupart des femmes préfèrent parler entre elles, ce n'est pas d'eux : c'est de leur mère. En effet, si les femmes ne deviennent pas toutes mères, si les mères n'ont pas toutes des filles, toutes ont une mère. S'interroger sur la relation mère-fille est donc leur lot commun. C'est aussi celui des hommes, impliqués, qu'ils le veuillent ou non, dans cette relation. À partir de cas empruntés à la fiction (romans et films), Caroline Eliacheff et Nathalie Heinich reconstituent l'éventail de toutes les relations possibles, montrant comment s'opèrent la transmission des rôles et la construction des identités, de génération en génération. Ainsi se dessinent les conditions d'une bonne relation. Car, dans l'expérience délicate qui consiste à être une fille pour sa mère et éventuellement une mère pour sa fille, il est sans doute des voies plus praticables que d'autres.

  • Quels secrets cachent nos cellules ? Comment fabriquons-nous l'énergie que nous dépensons ? Comment les gènes déterminent-ils notre hérédité ? Comment passe-t-on d'une cellule à un organisme entier ? Comment fonctionne notre cerveau ? Comment partageons-nous le monde avec les microbes ? Autant de questions fondamentales et actuelles face aux prodigieuses avancées de la science.
    Si tout commence avec le génome et ses modulations, la biologie moderne nous enseigne que c'est dans la cellule que se trouvent les clés conduisant à l'individu : clés énergétiques, clés des échanges et des interactions intra et intercellulaires, clés des synthèses chimiques. Les cellules déterminent ainsi la façon dont, à partir d'un oeuf, se développent des êtres dotés de sensations et doués de pensée.
    /> De telles découvertes et avancées scientifiques, issues du raffinement des techniques d'observation et d'expérimentation, n'auraient pas été possibles sans les apports progressifs des grands précurseurs de notre époque actuelle. En nous contant l'histoire de ces découvertes, Jean-Pierre Henry nous entraîne au coeur de l'infiniment petit et des mécanismes secrets du corps humain. Ce voyage passionnant nous permet de saisir les clés du vivant et d'en apprendre davantage sur nous-mêmes.

  • En quoi notre vie sera-t-elle transformée par les découvertes à venir ? Parviendrons-nous à mieux comprendre les mécanismes du vivant et de la conscience ? Pouvons-nous envisager un renouvellement des théories de la matière et de l'univers et l'avènement d'une nouvelle informatique ? Quels besoins de la société auront un impact sur la recherche (nouvelle robotique, révolution des neurosciences, thérapies géniques, innovations dans l'énergie, dans l'alimentation, etc.). La recherche, vecteur de l'« économie de la connaissance », échappera-t-elle à la dictature du temps court et rendra-t-elle le monde plus lisible par le débat sur les choix technologiques et la dimension éthique des enjeux ?
    C'est à ces nombreuses questions que l'auteur, fort de sa double expérience de chercheur et de responsable de la politique scientifique française, tente ici de répondre de façon claire et passionnante. Cette réflexion prospective sur la science et la technologie nous apporte des réponses rigoureuses, à travers des scénarios du futur.
    Physicien, Professeur émérite à l'École Supérieure de Physique et Chimie Industrielles de Paris (ESPCI), Pierre Papon a dirigé le Cnrs puis l'Ifremer (Institut français de Recherche pour l'exploitation de la mer) ; il est président d'honneur de Observatoire des Sciences et des Techniques.

  • La biodiversité de crise en crise Nouv.

    Chaque jour, des espèces, animaux et plantes, disparaissent de la surface de la terre. La biodiversité actuelle est en péril. Faut-il s’en inquiéter ? En réalité, l’extinction en cours n’est pas une nouveauté ! C’est la sixième qui frappe notre planète. La plus célèbre, à la fin du secondaire, a provoqué la disparition des dinosaures, dont il ne subsiste aujourd’hui que les oiseaux. Pourtant, celle qui marqua la fin de l’ère primaire, bien plus méconnue, fut largement plus catastrophique puisque par exemple 95% de la faune marine y a disparu.Changements climatiques, volcanisme, catastrophes naturelles, lutte entre espèces… En quatre milliards d’années, la biodiversité terrestre a ainsi alterné crises destructrices et apparition explosive de nouvelles espèces. Mais l’extinction que nous connaissons n’a-t-elle pas l’espèce humaine pour principal élément déclencheur ?Comprendre l’histoire de la biodiversité, c’est comprendre la nécessité qu’il y a, de nos jours, à la protéger ; c’est aussi se prémunir contre les dangers de l’émotion et revenir à une approche scientifique fondamentale. Comme l’écrit dans sa préface Allain Bougrain-Dubourg, « c’est dans ce climat, plus empreint d’inquiétude que de curiosité que les scientifiques doivent sortir de leur laboratoire… Patrick De Wever et Bruno David en font la preuve dans cet ouvrage qui nous invite à explorer la fantastique épopée du vivant... soit quelque 3 500 millions d’années ! »

  • Nos vies se déroulent sur une petite planète confortable, la Terre, qui tourne autour d'une étoile parmi d'autres, le Soleil. Il existe deux cents milliards d'étoiles comme la nôtre dans la Galaxie, et nous savons à présent que beaucoup d'entre elles sont entourées de planètes. Parce que cette prise de conscience à l'égard de notre environnement est primordiale pour le devenir de l'humanité, Sylvie Vauclair entreprend depuis des années de mettre les dernières découvertes scientifiques à la portée du grand public. Elle retrace ici l'histoire de la Terre avant de nous emmener visiter des espaces lointains, d'où notre planète n'est plus qu'un point bleu, perdu dans l'immensité des cieux. À quoi ressemblent les planètes observées autour des étoiles du ciel ? Existe-t-il de la vie quelque part ailleurs dans l'espace ? Comment les mondes disparaissent-ils ? Chaque avancée engendre d'autres questionnements, qui ouvrent eux-mêmes de nouvelles perspectives à la pensée humaine.

  • Dans ce récit qui mêle adroitement l'exposé scientifique aux aventures humaines (des rencontres inattendues avec les rebelles ougandais ou les mineurs des gisements diamantifères de Namibie à la confrontation avec un lion mangeur d'hommes), Brigitte Senut nous emmène à la découverte des êtres vivants qui peuplaient l'Afrique équatoriale et australe à la fin de l'ère tertiaire et au début du quaternaire. Par son travail de terrain, elle reconstruit pour nous, telle une détective, les environnements et les conditions de vie des lignées pré-humaines peu après leur séparation avec celles des grands singes. C'est ainsi qu'au cours de fouilles dans le Rift kenyan elle a mis au jour les restes d'Orrorin tugenensis. Incontestablement bipède, ce premier hominidé s'est révélé deux fois plus âgé que la célèbre Lucy (6 millions d'années), ce qui a bousculé bien des idées reçues sur la nature même de l'humain.
    Ce témoignage passionnant d'une paléontologue de renommée internationale apporte un éclairage sur le mélange de haute technicité et d'improvisation qui fait le quotidien des scientifiques de haut niveau.

  • L'univers est-il accessible à la connaissance humaine ?
    Malgré d'extraordinaires progrès, la science n'est pas parvenue, jusqu'ici, à apporter de réponse rationnelle à cette question - pire, elle a fini par obscurcir la notion de réel, qui paraissait pourtant évidente, remettant très profondément en cause les conceptions de base de la physique classique.
    D'où la question que l'on ne peut plus éviter aujourd'hui : quel est vraiment le contenu, c'est-à-dire la signification, d'une théorie physique fondamentale ? C'est tout le problème de l'interprétation qui est ici discuté par Marceau Felden, professeur de physique à l'Université de Paris XI-Orsay et à l'École supérieure d'Électricité.
    Une analyse critique rigoureuse de la physique actuelle mène l'auteur à mettre en évidence trois discontinuités qui conduisent irréductiblement à distinguer physiquement trois domaines complémentaires : le microcosme, le mésocosme et le mégacosme. Il montre que l'analyse de leurs spécificités respectives nécessite des descriptions différentes. Dès lors, le concept de réel- en fait de nature ontologique, mais en n'oubliant pas que c'est l'homme observateur-ne peut plus avoir la même représentation ni la même signification, dans chacun de ces trois domaines. Ce qui, entre autres conséquences, permet de poser en termes nouveaux le problème de l'interprétation de la physique quantique.
    Cet examen critique, qui est fondamentalement celui de nos possibilités d'accès à la connaissance scientifique, conduit finalement à remplacer la question initiale par la suivante : " Que peut-on connaître de l'univers? ".

  • Qui n’a jamais été saisi par le chant des baleines se répondant à travers l’immensité des océans, par le spectacle des dauphins jouant à l’étrave des bateaux ou par le regard attendrissant des bébés phoques sur la banquise ? Dans notre imaginaire, les mammifères marins sont des animaux attachants. Mais que savons-nous de la réalité des menaces qui les guettent et les font lentement disparaître de nos fleuves et de nos océans ? Ces animaux contribuent activement à la richesse de la biodiversité de notre planète ; leur déclin serait une tragédie. Photoreporter animalier et journaliste scientifique, Jean-Pierre Sylvestre est un aventurier de la science naturaliste. Dans cet ouvrage passionnant, à la fois inventaire détaillé des espèces et carnet de voyage, le lecteur est invité à parcourir le monde et à observer patiemment ces espèces qui, de l’ours blanc à la baleine, sont en danger de disparition. 

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