Entreprise, économie & droit

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    Réunions interminables, séminaires sportifs, inflation des process : l'entreprise est devenue le lieu de l'absurde. Julia de Funès et Nicolas Bouzou partent en croisade contre l'absence de sens qui paralyse nos sociétés et proposent des solutions concrètes.
    Pourquoi le management vire-t-il souvent à la tragicomédie ? Pourquoi les entreprises s'évertuent-elles à bâtir des organisations qui font fuir les meilleurs alors que leur principal objectif devrait être d'attirer les talents ? Comment remédier concrètement à ces dysfonctionnements insensés, sources de burn-out, bore-out et autres brown-out ?
    Pour la philosophe et l'économiste, défenseurs acharnés de la libre-entreprise, il est urgent de laisser les salariés exprimer librement leur intelligence critique et redonner du sens à leur travail.
    Ce n'est pas avec des babyfoots, des formations ludiques, des documents PowerPoint à n'en plus finir ou des Chief Happiness Officers que l'entreprise de demain sera le lieu de l'innovation, de la performance et du progrès !

  • La désinformation, devenue notre quotidien, pénètre partout et exerce une emprise croissante sur les esprits.  Pourtant, la combattre est possible. Pour mener la lutte, il faut d'abord connaître l'ennemi, comprendre le fonctionnement de la fabrique du mensonge, les mécanismes de la montée aux extrêmes, les mutations du paysage de l'information sur lesquelles prospère le faux.  La riposte, elle, a plusieurs visages : responsabilisation des plateformes sur les contenus qu'elles diffusent, démonétisation de la désinformation, correction des effets pervers des algorithmes, intensification du fact-checking, travail d'investigation sur les réseaux et les stratégies de désinformation, défense et promotion d'une information de qualité accessible à tous, renforcement des moyens de lutte contre la haine en ligne. Fabrice Fries apporte ici le regard du praticien. Il dirige en effet l'Agence France-Presse, aujourd'hui reconnue comme le média qui dans le monde est le plus engagé dans la lutte contre la désinformation. Observateur privilégié de ce mal du siècle, il ne s'arrête pas au constat mais propose une stratégie de combat.  

  • « Journaliste depuis trente ans au Figaro, j'ai croisé, au fil des ans, à ce poste d'observation de premier plan, bien des "monstres". Des beaux et des laids. Des petits et des grands. Des femmes et des hommes. Des monstres évidents et des monstres charmants et virevoltants, cachant bien leur jeu. Certains bien plus fragiles qu'ils en avaient l'air, presque vulnérables ; d'autres bien plus "monstrueux" que leur réserve ou leur apparente bonhomie ne le laissait présager. Tous monstres parce que plus "grands", plus volontaires, et toujours en quête de lumière. De reconnaissance, d'un amour renouvelé, de postérité, voire d'éternité, même, pour certains, soucieux de laisser une trace dans l'histoire.

    Tenter de mettre au jour si ce n'est le "vrai visage", en tout cas un autre visage, une forme de vérité de l'instant derrière l'apparence, la quête narcissique, les images retouchées qui construisent des espèces de marionnettes médiatiques. Essayer de cerner les failles, notamment celles de l'enfance si souvent éclairantes. Mettre en lumière les stratégies pour s'affranchir de filiations pesantes, d'histoires familiales compliquées ou de conventions sociales contraignantes. Voilà ce qui m'a motivée dans cette espèce d'attirance que j'ai toujours eue pour des personnages qui sortaient du commun. »

  • "En portant leur duel fratricide du terrain des affaires sur celui des arts, les milliardaires Bernard Arnault et François Pinault sont devenus mécènes.

    Donations, fondation, musées, collections largement ouvertes au public témoignent de leur contribution. En retour, l'art a anobli leurs affaires, dopé leurs bénéfices, sculpté leur statue. Renforcé aussi leur volonté de décrocher le titre de nouveaux Médicis. 
    Le soleil de cette philanthropie a pourtant sa part d'ombre. Déclaration d'amour de Bernard Arnault à l'art contemporain, la Fondation Vuitton est aussi un formidable outil marketing. Ce « cadeau aux Parisiens » et sa collection profitent d'abord au premier groupe mondial du luxe, avec un retour sur image inouï. 
    Ami et promoteur d'artistes d'avant-garde, François Pinault est un grand collectionneur. Mais pourquoi ce refus obstiné de créer une fondation pour sa collection ? La Bourse de Commerce est-elle le musée d'un passionné ou la vitrine d'un homme d'affaires, parfait connaisseur du marché de l'art ?
    Dans un pays détestant la réussite et l'argent des autres, mais avec un État sans discours et sans moyens, l'affrontement des deux milliardaires a ouvert leurs concitoyens à la création contemporaine. Mais il révèle aussi les ambiguïtés de ce nouveau mécénat."

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    Comment renforcer les liens sociaux, protéger l'environnement, améliorer l'éducation et développer son potentiel ?En créant une entreprise ! « Libérées », « conscientes », « apprenantes », « inclusives », « hybrides »... : de nouvelles entreprises voient le jour, qui permettent à chacun de se réaliser en favorisant la créativité et en développant l'intelligence collective. Elles tiennent compte de toutes les parties prenantes concernées par leurs activités, et non des seuls actionnaires, et créent une triple valeur ajoutée : humaine, économique et environnementale. Ces entreprises sont parmi les seules structures capables aujourd'hui d'accompagner le changement de civilisation en cours qui, comparable au passage du monde agraire à la société industrielle, provoque l'effondrement de nos repères traditionnels (syndicats, partis politiques, religions, cellules familiales). Une autre forme de capitalisme, d'organisation du travail, d'économie de marché est donc possible, l'enquête minutieuse de l'auteur dans plusieurs pays, allant de la PME à la grande entreprise d'État, le démontre. Sa généralisation est essentielle car c'est la seule réponse que nous pouvons apporter à la montée du populisme et aux crises suscitées par l'agonie irréversible de l'« ancien monde ». Un ouvrage qui redonne espoir en l'avenir.

  • Nicolas Gardères est, par curiosité humaniste, l'avocat des marginaux, des infréquentables. La liste des clients de Nicolas Gardères n'est pas politiquement correcte, loin de là. L'atypique avocat a défendu des figures de l'extrême droite. Sans y voir de contradiction, il a également plaidé pour la Ligue de défense judicaire des musulmans ou le Syndicat du travail sexuel. Dans ses voyages en terres hostiles, en particulier au sein de l'extrême droite, il raconte ce qu'il a ressenti, compris, dans cet environnement où les gens-de-progrès ne s'aventurent pas. Pour l'homme de droit, fervent militant de gauche, le dialogue est toujours supérieur à son absence. Ni cynisme ni opportunisme : seule l'application du droit. Que défend alors Nicolas Gardères ? Les libertés fondamentales. Celles des infréquentables, qui sont aussi les nôtres. La possibilité d'exister et de s'exprimer, y compris pour dire le pire. Une société a tout à perdre à accepter la censure. Les victoires du juge pénal sont, pour nous tous, des défaites politiques.

  • La télévision va-t-elle disparaître ? La voici confrontée à la concurrence des fictions proposées sur Netflix, des vidéos dispo-nibles sur YouTube, des recommandations postées sur Facebook et des opinions diffusées sur Twitter. Pourtant, elle n'a jamais été aussi présente.


    Les plateformes et les réseaux sociaux qui transforment la société poussent la télévision à se réinventer. À l'ère de la révolu-tion numérique, l'enjeu est de taille : rester un média puissant et fédérateur, offrir des programmes originaux, variés et de quali-té, s'aventurer sur des terrains inédits, redéfinir son rapport avec ses publics.


    Balayant les idées reçues, Simone Harari Baulieu interroge l'importance d'un audiovisuel fort et en particulier d'un service public universel renouvelé, dans ses missions comme dans son financement, pour relever les défis contemporains. Elle rappelle l'importance des mass médias dans la vie quotidienne de chacun comme face aux grands enjeux collectifs. La télévision n'est plus ce petit écran poussiéreux qui trônait dans le salon. Aujourd'hui, elle s'exporte en ligne, sur smartphones et tablettes : elle est audacieuse, ambitieuse, conquérante.

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    Non, le travail n'est pas près de disparaître !
    À chaque période de mutation de l'économie, les craintes sur la fin du travail resurgissent. Beaucoup d'entre nous pensent que le numérique, la robotique et l'intelligence artificielle menacent nos emplois.
    Ces craintes sont infondées : aucun chômage dans le monde n'est aujourd'hui lié à l'utilisation des nouvelles technologies qui, bien au contraire, constituent un fantastique vecteur de progrès et d'emplois ! À condition de faire du travail humain une question intellectuelle et politique prioritaire, et de trouver enfin le courage de réformer en profondeur notre marché du travail et notre système de formation, seuls coupables du chômage de masse que connaît la France.
    Ne laissons pas nos sociétés se transformer en colonies d'esclaves humains désargentés et malheureux. Et jouons au plus fin avec l'intelligence artificielle : elle ne sait pas que, tant que l'homme travaillera, c'est lui qui sera le maître du monde... !

  • L'extraordinaire prospérité matérielle qu'a connue notre monde au cours des deux derniers siècles s'est construite sur l'idéal d'un homme libre, doté d'une Raison absolue. Un progrès indéniable. Mais cette promesse d'une souveraineté individuelle a accouché d'un monde de plus en plus marqué par la dilution des cultures, l'affaiblissement des nations, l'interdépendance économique et politique. Un monde où chacun ne serait qu'un rouage interchangeable d'une mécanique globale qui ne servirait qu'elle-même.
    Inévitablement, les questions d'identité, de liberté et de sens se posent donc à nouveau - la résurgence des nationalismes, le retour de l'obscurantisme religieux, l'essor de l'idéologie transhumaniste apparaissent de fait comme des réactions extrêmes à cette globalisation du monde, héritage de l'esprit des Lumières.
    Pour l'économiste Pierre Bentata, face à ces désillusions de la liberté, une nouvelle sagesse est à construire, qui réconcilie racines et Raison, pluralisme et universalisme, avant que le monde ne se défasse.

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