Arts et spectacles

  • Catherine Deneuve et François Truffaut, Gérard Depardieu et Patrick Dewaere, Isabelle Adjani et Jean-Paul Belmondo, Alain Resnais et Romy Schneider, Sophie Marceau et Vincent Lindon... : tous et toutes ont été les clients d'Artmedia, l'une des plus prestigieuses agences artistiques, qui a inspiré à Dominique Besnehard - son agent vedette - la série à succès Dix pour cent. Agence mythique, Artmedia a révolutionné le métier d'impresario, celui d'acteur et le septième art, composant au plus haut de sa gloire 80 % des génériques français. Mais plus qu'une agence, Artmedia est à la fois la pierre angulaire et l'âme du cinéma. Créée par Gérard Lebovici en 1970, elle est rapidement devenue incontournable.  Ce que l'on connait moins, c'est le destin incroyablement romanesque de cette institution, qui est indissociable de celui de ses dirigeants : le « roi Lebo », son fondateur, fils de déportés sans qui aucun film n'était possible ou presque dans les décennies 1970 et 1980, et dont le meurtre mystérieux, en 1984, ne fut jamais élucidé. Jean-Louis Livi, enfant d'ouvrier immigré, ami et agent des plus grands devenu un producteur français majeur. Et Bertrand de Labbey, descendant d'aristocrate peu fortuné, comptant parmi les plus puissants entrepreneurs de la musique et du cinéma, avec à ses côtés Julien Clerc, Jamel Debbouze, ou aujourd'hui Jean Dujardin. Trois destins qui retracent l'histoire du cinéma, et nous offre un ticket d'entrée inédit dans ses coulisses, au-delà des projecteurs, là où tout se décide et se joue. Plus de cinquante ans après sa création, Jean-Louis Livi et Bertrand de Labbey ont accepté de se livrer sur ces années pour raconter leur Artmedia, au côté d'une quinzaine d'agents, sortis de l'ombre pour l'occasion, et des grands noms du métier : Fanny Ardant, Nathalie Baye, Francis Huster, François Ozon, Thierry Frémaux, Francis Veber, Xavier Beauvois ou Kad Merad, et plus encore.   

  • « La littérature m'aide à supporter le réel. »
    « Ariane est une amoureuse du verbe, une lectrice passionnée et intranquille, une sauvée par la littérature, elle sait que la fiction dit le réel, que le mensonge littéraire est vérité, que la vérité est vertige, et elle joue comme on survit, elle lit comme elle respire, elle nous raconte des histoires, elle se raconte des histoires, car c'est ainsi depuis la nuit des temps, c'est ainsi que l'on vient au monde et que l'on y survit.
    Ces entretiens ne disent que cela, comment la petite Ariane, par la littéra-ture a inventé son monde, comment elle l'a construit, habité corps et âme par-delà les obstacles, les déterminismes, et les injonctions de tous ceux qui ne savent pas que le salut naît dans un recoin minuscule et obscur où une enfant s'est réfugiée, emportant en cachette un livre, et en cachette l'ouvrant. »

    Véronique Olmi

    À travers cette conversation avec Véronique Olmi, à qui elle est liée par l'amitié autant que par la littérature, Ariane Ascaride éclaire le rôle vital qu'ont joué les livres dans son parcours de comédienne, de femme et de citoyenne engagée.

  • Ils viennent d'ici, autant qu'ils viennent de loin. Ils en sont comme ils en viennent, et ils n'oublient rien. Des quartiers populaires, de leurs origines, de leur passion pour le hip-hop, Hamé et Ekoué ont tracé leur propre chemin, transformant la boue en or. À travers eux, La Rumeur vibre depuis vingt ans. Elle a son public. Elle a ses ennemis.
    Avec des albums devenus mythiques, L'Ombre sur la mesure, Du coeur à l'outrage, et un film salué par la critique, Les Derniers Parisiens, La Rumeur n'est pas seulement musicale. Elle est un monde. Leur ambiance est poétique, leur langage cinématographique, leur regard politique. La Rumeur ne se cherche pas, elle agit et se raconte, sans se cacher, sans circonvolutions. Toujours du côté des damnés de la terre, elle règle ses comptes avec les restes du colonialisme, avec cette Françafrique aux relents toxiques.
    Hamé et Ekoué tiennent leur ligne, coûte que coûte. Ils durent, sans rien céder ni de leurs convictions ni de leur intégrité. L'argent ? Un moyen incontournable. Le succès ? Un public fidèle. La drogue ? Une hécatombe autour d'eux.
    Ce livre dresse le portrait d'une passion artistique forgée dans le feu du peuple et le grouillement créatif des premières heures du hip-hop en France. Aujourd'hui, La Rumeur rappe. La Rumeur filme. La Rumeur n'en a pas fini.

  • "Il doit falloir une énergie et un courage immenses pour construire à coups de crayon une entreprise, une marque et un nom qui rayonnent dans le monde entier. C'est sans doute ça le style, c'est sans doute ça le talent : faire avec des petits riens un grand tout." ISABELLE ADJANI
    On ne saurait rendre plus bel hommage à la personnalité et au parcours exceptionnels de la célèbre styliste qui, de sa naissance dans une famille bourgeoise versaillaise pendant la guerre à son projet d'ouverture d'un grand centre artistique au coeur de Paris, se confond avec cinquante ans d'histoire intellectuelle et culturelle française.
    Dans les pas d'Agnès Troublé - devenue Agnès b. après son mariage avec l'éditeur Christian Bourgois -, revivez l'effervescence créatrice des années 1960 et 1970. Où l'on côtoie Gilles Deleuze, Roland Barthes, Patti Smith, Alberto Giacometti, Jean-Michel Basquiat, Keith Haring..., qui influencèrent à jamais la jeune femme, incarnation de la rébellion de mai 68.
    Découvrez aussi l'extraordinaire success story de sa marque ; sa passion jamais démentie pour l'art contemporain, dont elle est l'une des plus grandes collectionneuses et mécènes françaises ; et, à travers les engagements humanitaires sans faille de cette "catholique de gauche", cinquante ans de lutte contre le mal-logement, le sida, ou encore la violence faite aux femmes.

  • Bande dessinée et séries télévisées. Romans-fleuves et jeux de rôle. Obélix et Sherlock Holmes. Lovecraft et Romain Gary.
    Pour Joann Sfar, le plaisir de lire et de raconter une histoire ne tolère aucune forme de classification ou de hiérarchie entre les arts.
    Dans une promenade ludique qui rend ses lettres de noblesse à la culture populaire et célèbre le pouvoir subversif des livres, il donne pour la première fois les clés de son rapport à la création. Quelle différence entre écrire et dessiner ? Comment inventer sans se répéter ? La distinction entre lecteur et auteur a-t-elle un sens ? Telles sont les questions auxquelles l'écrivain aux multiples talents tente de répondre dans ces réflexions personnelles et joyeuses.
    Si, dans l'univers de Joann Sfar, les super-héros côtoient (et tutoient) Platon, c'est parce qu'une seule voix ne suffit pas : la littérature est une affaire collective, un banquet festif auquel nous sommes tous conviés.
    Titulaire d'une maîtrise de philosophie, dessinateur, scénariste de bande dessinée, romancier, scénariste et réalisateur, Joann Sfar est notamment l'auteur du best-seller Le Chat du rabbin et du roman Comment tu parles de ton père. Il a reçu le César du meilleur premier film pour Gainsbourg, vie héroïque et celui du meilleur film d'animation pour son adaptation du Chat du rabbin.
    Philosophe, productrice des Chemins de la philosophie sur France Culture, Adèle Van Reeth est l'auteure de plusieurs essais.

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