Éditions de l'Observatoire

  • « Sommes-nous encore en démocratie ? Aujourd'hui, le fait même de poser la question est jugé indécent : les citoyens n'ont aucune raison de se plaindre, eux qui vivent librement, ne sont pas en dictature. Elle paraît même suspecte, comme si s'interroger sur l'état de notre modèle démocratique signifiait en imposer un autre, autoritaire. Voilà à quoi est réduit le débat en France ; la juste mesure est la chose au monde la moins bien partagée. 
    Face à la crise sanitaire et économique, notre vieille démocratie a certes tenu. Mais on ne mesure pas assez la défiance des peuples, comme si à aucun moment il ne fallait envisager qu'elle pût s'expliquer par le fait que ce serait la démocratie qui aurait joué contre eux. Dès lors que la révolte populaire, dont les Gilets jaunes ont constitué une première manifestation, a éclaté, nous ne pouvons ignorer la crise de la représentation que traverse notre pays ; et devons lancer une révolution raisonnable, pour faire tomber les nouvelles Bastille. » Natacha Polony  

  • «?Jadis, les rois de France étaient souvent affublés d'un surnom. Tantôt flatteurs, Philippe le Bel ou Louis XV le Bien-Aimé, tantôt moins agréables, Louis le Bègue ou Charles le Chauve. Il est tentant d'accoler aux présidents si monarchiques de la Ve République un tel surnom. Le général de Gaulle n'aura pas dédaigné de se voir honorer d'un Charles le Grand?; François Mitterrand aurait pu prétendre à François le Hutin à l'instar de Louis X ou encore Nicolas Sarkozy à Nicolas le Batailleur. Pour le président actuel, Emmanuel le Hardi semble le plus appro­prié. On aurait pu envisager aussi bien un Emmanuel le Téméraire, tant son élection relevait d'une audace presque impudente, tant son mandat se déroule sous le signe du risque perpétuel et des tensions permanentes. Mais qualifier le jeune président de «?hardi?» semble plus juste, puisque après tout la partie n'est pas jouée, l'échec n'est pas avéré, l'impasse n'est pas inévitable. Macron chevauche la stratégie du risque extrême mais aussi longtemps qu'il n'a pas renoncé, qu'il se bat, il subsiste une part de chance?; hardi plus que téméraire, même si la distance tient parfois à un fil. Car la France reste ce grand pays enviable aux orages non désirés. Y être président, c'est être impopulaire et être impopulaire, c'est être entravé. Voilà la malédiction présidentielle qu'Emmanuel Macron a la prétention d'affronter et de vaincre. Avec son courage et son énergie. Avec ses fautes et ses bourdes. Déterminé à réformer, donc en sursis perpétuel. Hardi.?» A.D.  

  • 2 mai 1923. Comme chaque jour, Clemenceau s'installe à sa table de travail. Malgré ses 82 ans, il n'a rien perdu de sa flamboyance ni de son orgueil. À l'aube du XXe siècle, alors que la République l'a remercié, le « Père la Victoire » ignore ce matin-là qu'il se prépare à vivre ses années les plus passionnées. Marguerite Baldensperger, éditrice de quarante ans sa cadette, s'apprête à passer sa porte pour lui proposer d'écrire un livre. Dès lors, leurs destins seront liés. Pourtant, tout les oppose. Elle aussi réservée et discrète que le « Tigre » est colérique et tempétueux. Mais dès leur rencontre, un pacte les unit : « Je vous aiderai à vivre , vous m'aiderez à mourir. » Marguerite surmontera ainsi le grand chagrin de sa vie et reprendra goût à l'existence. Clemenceau puisera dans sa présence une vigueur nouvelle pour le combat politique et retrouvera la fougue de ses anciennes batailles. Malgré les années qui les séparent, ils vont s'aimer, chacun à leur façon. 
    Par sa plume enlevée, réjouissante et ironique, Nathalie Saint-Cricq fait revivre la grande figure de Georges Clemenceau, son terrible caractère, ses mots d'esprit dévastateurs, et, avant tout, son coeur ardent.  

  • C'est fatiguant, la liberte Nouv.

    Pour Jean-Claude Kaufmann, la crise sanitaire est révélatrice d'un possible "glissement civilisationnel" vers une forme de vie plus simple et tranquille, au risque d'abandonner certaines de nos libertés. Les confinements ont été de plus en plus pénibles à vivre pour certains, piégés dans leur appartement surpeuplé, mais pas pour tout le monde. Une majorité de personnes a même trouvé quelques agréments discrets dans le fait de se laisser un peu aller, de dormir davantage, de faire moins d'efforts vestimentaires. L'existence toute simple avec les siens, n'était-ce pas là l'essentiel?? Ces événements ont agi comme un révélateur personnel. Et comme révélateur de tendances longues de notre société, qui nous entraînent vers un désir toujours plus grand de lenteur, de douceur, de silence, de mollesse existentielle, alternative à une société trépidante et exténuante, qui perd parfois le sens de son agitation.  Jean-Claude Kaufmann analyse comment l'élargissement continu du pouvoir de décision des individus a fini par accumuler une surcharge mentale. Et pourquoi devoir décider de tout, sans cesse, par soi-même, n'est pas une sinécure. Mais serions-nous véritablement prêts à abandonner certaines de nos libertés pour une vie plus tranquille ? Pour le sociologue, le nouveau pays de Cocagne dont rêvent certains est traversé par des contradictions qui dessinent les enjeux politiques à venir.

  • "L'islamisme, l'idéologie la plus puissante à l'oeuvre dans le monde contemporain, a privé l'islam de parole, manipulant la religion, pour s'insinuer pleinement dans la société française, pour la combattre et finalement s'en séparer. Voici comment des millions de musulmans se trouvent pris en otage par les militants politiques islamistes. Voici comment notre modèle républicain, laïc et social se découvre sournoisement miné, laissant aux élites le soin de mettre tardivement à jour ce que le peuple ressent depuis un certain temps.
    Le présent manifeste s'inscrit dans le constat et les solutions esquissées par le président de la République. Il espère éclairer le lecteur sur la situation d'urgence que notre pays connaît. Il n'a pas d'autre ambition que celle, comme d'autres avant lui, d'aider à cerner notre ennemi : l'islamisme, terreau du terrorisme. 
    Une prise de conscience est aujourd'hui nécessaire, vitale même. Elle est de salut public. Puisse cet argumentaire venir exposer au lecteur les raisons profondes qui nous ont conduits au texte de loi confortant le respect des principes de la République."
    G. DARMANIN   

  • « On est tous des additionnés », affirmait Romain Gary dans Pseudo. Rachel Khan ne le sait que trop bien. Noire, gambienne, d'origine musulmane et catholique par son père, blanche, juive et française par sa mère, elle est fière de se dire « racée ». Mais comment vivre cet excès de « races » à l'heure des replis identitaires où seule la radicalité importe ? Comment se positionner avec ce « pedigree » alors que l'injonction est de choisir un camp ? À travers une série de mots, notions et expressions « politiquement correctes », Rachel Khan pose un regard tant critique que malicieux sur notre époque idéologisée qui interdit toutes formes de nuances. Elle condamne les « mots qui séparent » ? souchien, racisé, afro-descendant, intersectionnalité, minorité... : présentés comme des outils indispensables pour combattre le racisme, ils enfoncent en fait le couteau dans les plaies qu'ils prétendent cicatriser. Puis les « mots qui ne vont nulle part » : vivre-ensemble, diversité, mixité et non-mixité, etc., qui appauvrissent le langage et, dans une « bienveillance inclusive », alimentent la haine et les silences. Mais elle défend avec force les « mots qui réparent » ? intimité, création, désir ? qui, eux, rétablissent le dialogue, favorisent la pensée non unique et unissent notre société, gangrénée par les crispations identitaires et les oppositions stériles entre les genres.  

  • «?Le 19 novembre 2018, j'ai été arrêté à ma descente d'avion à l'aéroport de Tokyo. Emprisonné le soir même, sans qu'on m'ait permis de dire le moindre mot et de prévenir qui que ce soit, je resterai enfermé cent trente jours au centre de détention de Kosuge. Ce livre raconte l'histoire de cet éloignement imposé, la tempête que mon épouse et moi-même avons traversée loin l'un de l'autre pendant presque un an.?»  Carlos Ghosn « Je n'en crois pas mes yeux?: l'arrestation de Carlos est sur toutes les chaînes sans exception et ouvre chaque nouvelle édition. Dans la réalité, il est déjà entre les mains du procureur et va bientôt prendre le chemin de la terrible prison de Kosuge à Tokyo. Tout est trop rapide, trop violent. Je ne sais pas ce qui nous arrive, je ne sais pas ce qu'on veut à mon mari pour le traiter ainsi. Je suis comme choquée, le plus grand choc que j'ai éprouvé de toute ma vie. »  Carole Ghosn   Dans ce témoignage exceptionnel, Carole et Carlos Ghosn font le récit des épreuves qu'ils ont traversées, de l'arrestation de l'ancien grand patron jusqu'à sa fuite spectaculaire ; de leur résistance inouïe face à l'injustice ; de leur inlassable combat à dénoncer le fonctionnement du système pénal japonais, un scandale humain dont personne ne parle.  Une plongée saisissante dans l'intimité de ce couple fusionnel hors norme, ensemble, toujours.    

  • Les fossoyeurs de la republique - islamo-gauchisme : l'enquete inedite Nouv.

    Dans cette enquête saisissante, Mohamed Sifaoui lève le voile sur l'islamo-gauchisme et ses adeptes, qui, des médias aux universités en passant par le monde politique et associatif, piétinent depuis un demi-siècle les valeurs de la République au profit d'une idéologie totalitaire. Un livre essentiel de réarmement intellectuel. Marches contre l'« islamophobie » en 2019, accusations non-fondées envers l'État à la suite de la dissolution du CCIF, refus de soutenir le monde enseignant soumis à la pression séparatiste... Non, l'islamo-gauchisme n'est pas une « injure rhétorique » que des intellectuels s'envoient à la figure pour disqualifier leurs contradicteurs. C'est une réalité politique et sociologique, véritable menace pour notre démocratie. Dans cet essai, fruit de longs mois d'enquête, Mohamed Sifaoui revient sur l'histoire de cette convergence entre l'islamisme et le gauchisme qui s'est affirmée, en France, à la fin des années 1970. Il en explique les fondements idéologiques et en décortique les différents comportements et discours. Il cible, de manière méthodique, les promoteurs de l'islamo-gauchisme, et démontre leur fonctionnement et leurs alliances, de ces élus locaux qui, dans certains quartiers populaires, misent par cynisme et par calcul sur des associations islamistes, aux militants tels Mediapart ou les Indigènes de la République et leurs alliés, en passant par La France insoumise.  Ceux qui se réclament sincèrement de la gauche doivent ouvrir les yeux sur ces renoncements au modèle républicain et laïque qui trahissent les valeurs universelles pour se complaire dans des compromissions plus que douteuses. Ce livre apporte une voix essentielle au débat.  

  • Artmedia, une histoire du cinéma français Nouv.

    Catherine Deneuve et François Truffaut, Gérard Depardieu et Patrick Dewaere, Isabelle Adjani et Jean-Paul Belmondo, Alain Resnais et Romy Schneider, Sophie Marceau et Vincent Lindon... : tous et toutes ont été les clients d'Artmedia, l'une des plus prestigieuses agences artistiques, qui a inspiré à Dominique Besnehard - son agent vedette - la série à succès Dix pour cent. Agence mythique, Artmedia a révolutionné le métier d'impresario, celui d'acteur et le septième art, composant au plus haut de sa gloire 80 % des génériques français. Mais plus qu'une agence, Artmedia est à la fois la pierre angulaire et l'âme du cinéma. Créée par Gérard Lebovici en 1970, elle est rapidement devenue incontournable.  Ce que l'on connait moins, c'est le destin incroyablement romanesque de cette institution, qui est indissociable de celui de ses dirigeants : le « roi Lebo », son fondateur, fils de déportés sans qui aucun film n'était possible ou presque dans les décennies 1970 et 1980, et dont le meurtre mystérieux, en 1984, ne fut jamais élucidé. Jean-Louis Livi, enfant d'ouvrier immigré, ami et agent des plus grands devenu un producteur français majeur. Et Bertrand de Labbey, descendant d'aristocrate peu fortuné, comptant parmi les plus puissants entrepreneurs de la musique et du cinéma, avec à ses côtés Julien Clerc, Jamel Debbouze, ou aujourd'hui Jean Dujardin. Trois destins qui retracent l'histoire du cinéma, et nous offre un ticket d'entrée inédit dans ses coulisses, au-delà des projecteurs, là où tout se décide et se joue. Plus de cinquante ans après sa création, Jean-Louis Livi et Bertrand de Labbey ont accepté de se livrer sur ces années pour raconter leur Artmedia, au côté d'une quinzaine d'agents, sortis de l'ombre pour l'occasion, et des grands noms du métier : Fanny Ardant, Nathalie Baye, Francis Huster, François Ozon, Thierry Frémaux, Francis Veber, Xavier Beauvois ou Kad Merad, et plus encore.   

  • « Je montre le visage nu d'un hypocrite, un maître de la mascarade, un opposant irréductible au pouvoir, acclamé dans le monde entier qui, entre quatre murs, s'est révélé être un tyran domestique, un dictateur, un gardien de prison, utilisant tous les ressorts du pouvoir qu'il combattait. Il m'a tenue en laisse pendant des années. Sous le couperet de la peur, j'étais obéissante. Je me suis tue tout ce temps, personne ne savait ce qu'il se passait dans notre foyer.  Je tiens à montrer la fracture entre deux mondes, dans lesquels j'ai évolué douze ans durant. On me connaît comme femme sûre d'elle, capable d'agir, une amie combattive, la mère de deux enfants merveilleux. J'étais une femme effrayée, tétanisée, n'osant dire un mot de trop à son maître. »  
    Avec des mots d'une rare justesse, Oksana Shalygina nous plonge dans l'horreur d'une intimité marquée par le contrôle, la destruction systématique de l'estime de soi, les sévices moraux, physiques et sexuels. D'une sensibilité poignante, son témoignage est aussi un message d'espoir pour toutes celles qui, comme elle, vivent l'enfer de l'emprise.    
    Traduit du russe par Valentine Mikhaïlova.      

  • 149 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint en 2019. Une situation qui aurait pu être évitée sans la léthargie des institutions étatiques, assène Luc Frémiot, ancien juge d'instruction et procureur de la République spécialiste de la lutte contre les violences intrafamiliales.  Victimes silencieuses de leur conjoint violent, les femmes sont trop souvent contraintes de fuir le domicile familial pour des centres d'hébergement précaires, une solution toujours temporaire. Et ce fléau n'épargne pas non plus les enfants, à la fois victimes, témoins et otages d'une violence reçue en héritage.  Éviction des maris brutaux du domicile suivie d'une prise en charge dans des structures d'encadrement adaptées sous le contrôle de psychiatres et de psychologues, suppression des mains courantes... Luc Frémiot propose des solutions concrètes, qui ont fait leurs preuves, à ce drame qui ne cesse de s'aggraver. Et prévient : tant que politiques et pouvoirs publics ne feront pas appliquer les dispositions législatives existantes permettant de réduire drastiquement la récidive des auteurs de violences, les statistiques ne baisseront pas. Entre incompétence des pouvoirs publics, faiblesse des décisions des magistrats et inertie trop fréquente des forces de l'ordre, les femmes battues restent en effet trop souvent livrées à elles-mêmes.  

  • L'écrivain... quel être mystérieux ! Pourtant, à interroger ses chats, on le comprendrait bien mieux. Au travers des voix de ses alliés aux pattes de velours, Muriel Barbery dévoile les coulisses de la création littéraire. Chacun de ses quatre chartreux a son caractère : Ocha, le chef de bande, un dur au coeur tendre ; sa soeur, l'affectueuse Mizu, avec ses pattes tordues ; le placide et raffiné Petrus, qui aime les fleurs ; enfin, la narratrice, la gracieuse Kirin. Mais chacun a aussi son rôle à jouer dans la bataille de l'écriture : car, mécontents de n'être que des compagnons de délassement, les chats de l'écrivaine ont poussé le dévouement jusqu'à apprendre à lire, devenant, dans l'ombre, les conseillers littéraires de leur maîtresse. Un texte délicieusement léger sur l'éternelle poésie du quotidien, pétillant d'humour félin et de philosophie nippone, accompagné des illustrations raffinées et aériennes de Maria Guitart.

  • Les essentiels de la République ; comment la Covid-19 a changé la consommation des Français Nouv.

    Une plongée passionnante dans les coulisses de la crise, de sa gestion commune par les politiques et les entreprises à son impact sur notre consommation et nos modes de vie. Des leçons pour le futur ?  « En trente-cinq années de métier, j'ai connu nombre de crises sanitaires ou alimentaires. Mais celle de la Covid-19 restera incomparable par son ampleur et par notre impréparation collective à y faire face.  Quand la France bascule dans le confinement le 17 mars 2020 à midi, rien n'est prêt. Les commerçants, "petits" et "grands", sommés de rester ouverts, deviennent des personnels "essentiels". Pour assumer leur mission, ils vont devoir inventer en quelques heures des solutions aux centaines de problèmes qui vont se poser, et tendre la main à une foule d'interlocuteurs déboussolés.  Des cohues en magasin pour sauver un paquet de pâtes aux bagarres dans des aéroports chinois pour sécuriser l'achat de masques, des batailles de communication aux échanges informels avec les politiques, ce récit est une plongée inédite dans les coulisses de la gestion de crise. Et puisque tout le monde ne parle que du "monde d'après", il est nécessaire de se demander ce que la pandémie va vraiment changer dans notre façon de produire et de consommer, ainsi que sur nos manières de travailler. » Michel-Édouard LECLERC  

  • La crise sanitaire voit nombre de praticiens devoir prendre des décisions inédites, engager leur responsabilité, faire face au doute. Mais ont-ils pour autant le droit à l'erreur ? Que doivent-ils faire quand celle-ci se produit ? Des questions encore taboues, dont les réponses imposeront au monde médical de profondes mutations. Au cours d'une opération bégnine, Éric Vibert, expert reconnu de la chirurgie du foie, commet une erreur, sans s'en rendre compte, qui entraîne sur son patient nombre de complications inattendues. Il réalise alors qu'il est temps de changer le rapport des praticiens à leurs erreurs. Tous gagneraient à les communiquer, les comprendre afin d'éviter qu'elles ne se reproduisent. Or, ce n'est pas ainsi que fonctionne le monde médical. C'est même, en l'état actuel, contraire à la pratique. Le manque de transparence règne en maître. L'erreur est passée sous silence, rarement analysée, jamais enseignée. Pourtant, n'est-elle pas inévitable ? Tout simplement humaine ?  En associant à cette réflexion inédite le récit de ses expériences au bloc opératoire, le professeur Vibert brosse le portrait d'une profession en quête de progrès. Et milite pour que le sacro-saint système de mandarinat qui rend souverain le corps médical soit enfin entièrement réinventé. La perception qu'ont eue les Français de ce doute omniprésent depuis des mois aurait assurément été différente si ce droit à l'erreur avait existé. Avec courage, humilité et une remarquable compétence, l'auteur pose les termes de ce débat citoyen, et invite à repenser la place du chirurgien et plus largement des praticiens dans notre société.

  • Face aux séparatismes et à la lâcheté de nombreux décideurs, Lydia Guirous plaide pour une réponse politique forte et courageuse : l'assimilation républicaine. Les polémiques autour de la question de l'islam et des revendications identitaires des jeunes de confession musulmane sont incessantes et lassantes. Au même moment, l'indigénisme, le racialisme, le décolonialisme, l'intersectionnalité gangrènent les lieux de savoir et d'influence... Infusés dans les esprits, ils diffusent le poison de la haine de notre pays.  Ne nous voilons plus la face : l'« intégration » est un échec, qui nous renvoie au délitement de nos liens républicains et à une inéluctable désintégration sociale et sociétale. Il nous faut résoudre collectivement ce problème majeur pour que la France reste la France et que chacun s'y sente à sa place, uni, en toute égalité et patriote. La solution ? L'assimilation. Tabou dans le débat public, totem que l'on laisse lâchement à l'extrême droite, elle est un appel au sursaut plutôt qu'à la résignation face à la montée du communautarisme islamique. Ce livre invite à rompre avec ce tabou qui nous paralyse. Celui de la peur d'assumer une nécessaire assimilation républicaine pour être pleinement français. N'oublions pas : l'intégration réussie s'appelle l'assimilation, l'intégration ratée, le communautarisme.  

  • Le changement est le mot d'ordre de notre époque. Dans cette course perpétuelle, l'entreprise oublie souvent l'essentiel?: l'humain. Et si c'était par là qu'il fallait justement commencer ? Pourquoi les plans de transformation échouent-ils si souvent dans les organisations?? Toujours plus parfaits, plus sophistiqués et plus irréfutables, ils butent toutefois sur un détail, comme un caillou dans la chaussure?: le facteur humain. Si souvent ignoré, minoré, voire regardé par les «?experts en changement?» comme ce qui empêche d'avancer, celui-ci est au contraire ce qui rend tout véritable changement possible. Fruit de nombreuses expériences et découvertes, ce livre nous invite à titre individuel et collectif à emprunter de nouveaux chemins pour se réinventer. Il propose un ensemble de recommandations concrètes et surprenantes qui tire un parti ingénieux des derniers apports en sciences humaines, cognitives et comportementales. Notre vision de la transformation s'en retrouve transformée.  De quoi nourrir la confiance en l'avenir dont nous avons tant besoin aujourd'hui.  

  • « Voici le moment d'une pause. Avant d'aller plus loin. Qu'ai-je voulu dire en 80 romans, essais, pièces de théâtre, biographies, mémoires ? Ai-je fait oeuvre d'écrivain ? Mes concepts et prévisions ont-ils été, sont-ils, utiles ?
    Frédéric Taddeï a bien voulu se prêter à la lecture rigoureuse, exigeante et critique de l'intégralité de mes livres, d'en chercher les conclusions, d'y déceler les failles, et d'en décrypter le lien avec mon action. J'ai aimé lui répondre. Parce que rien n'est pire que le narcissisme et rien n'est plus salutaire, pour soi et les autres, qu'un exercice d'autocritique.»
    Jacques Attali

  • Insoumission francaise - decoloniaux, ecologistes radicaux, islamo-compatibles... : les veritables m Nouv.

    « Une civilisation meurt juste par lassitude, par dégoût d'elle-même », écrit Michel Houellebecq. Alors que l'effondrement civilisationnel nous guette, Sonia Mabrouk passe au scalpel idéologique les acteurs qui menacent notre équilibre sociétal et propose un nouveau Sacré autour duquel se retrouver : la France. Autrefois minoritaires, six groupes mettent en péril la société telle que nous la connaissons et l'avons construite, en étendant de manière tentaculaire leur influence à la fois politique, théorique ou théologique : les décoloniaux, les anti-sécuritaires pavloviens, les féministes primaires, les écologistes radicaux, les fous du genrisme et les islamo-compatibles. Au-delà de leurs simples revendications qui occupent aujourd'hui de plus en plus l'espace public, Sonia Mabrouk s'inquiète de la façon dont la rapide jonction de ces groupes et la convergence de leurs intérêts amenuisent le débat démocratique et accélèrent à vitesse grand V la machine à fabriquer des tensions identitaires. Car l'État, autrefois fort et intransigeant, recule devant cette conscience victimaire et révolutionnaire grandissante au détriment de l'intelligence collective et du bon sens. Face à ce « renoncement civilisationnel », Sonia Mabrouk sonne la fin de l'insoumission et en appelle au peuple français : il temps de s'opposer à ces « déconstructeurs » en renouant avec l'Histoire et le goût de la fierté et en exaltant la part de sacré qui existe en chacun : l'âme de la France.  

  • La culture nous sauvera Nouv.

    L'homme est un animal culturel. Et la France doit être la patrie de la culture. Pour les auteurs, retrouver une ambition en la matière est à la fois une exigence civilisationnelle et une ardente nécessité sociale.  Christophe Tardieu et David Lisnard sont formels : si la culture ne peut à elle seule remettre la société française sur un chemin vertueux de cohérence et de prospérité, elle peut fortement y participer. Car elle est à la fois une source d'épanouissement individuel, de lien collectif, de dévelop-pement économique, de sentiment d'appartenance locale et nationale, d'utilisation raisonnée des technologies numériques, de transmission. À condition de faire des choix : éducation artistique et culturelle (EAC) généralisée et de qualité, définition et préservation d'un patrimoine culturel français commun, souveraineté face aux GAFA, liberté d'initiatives et responsabilité locales, stimulation de la création, juste rémunération des artistes...  Face à la crise profonde que traverse notre nation, la culture est une arme absolue.  

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