Éditions Triptyque

  • Ce petit livre reproduit deux discours. Celui prononcé par Joël Des Rosiers lors de son intronisation comme membre de l'Académie des lettres du Québec précédé du discours que Pierre Ouellet a livré pour présenter la candidature de Joël Des Rosiers.
    En termes très poétiques, Pierre Ouellet rend d'abord hommage à l'oeuvre majeure de l'écrivain élu à l'Académie des lettres du Québec, puis le nouveau membre de l'Académie qui, en plus d'être écrivain est médecin, rapproche dans un texte documenté, senti et touchant les deux principales activités de sa vie : la littérature et la médecine. Très ancré dans l'histoire du Québec ainsi que dans l'histoire littéraire, ce texte est une véritable pièce d'anthologie digne des meilleures pages de son auteur.
    Un livre qui fait honneur aux lettres québécoises. Il inaugure aussi la nouvelle collection t minuscule des Éditions Triptyque.

  • « J'écrivais ceci encore abasourdi par un accident cérébral. Ce témoignage a-t-il un intérêt hors de moi-même ? J'étais trop étourdi pour convoquer le regard des autres, mesurer la lecture qu'ils pourraient en faire. La vision trouble, la marche entravée, j'écrivais sur le vif, à la recherche d'une trame symbolique pour réparer ma vie intérieure fracassés par l'accident silencieux. Soudain je regardais les choses comme une énigme, les êtres naturels comme des prodiges. J'étais devenu ma propre énigme, plus précisément, j'entrevoyais mes facultés, pour peu qu'elles me permettaient de respirer et de penser, de parler et de marcher, comme des mécanismes précieux et fragiles. »

  • « J'ai été en contact avec la maladie mentale dans ma jeunesse, tel un témoin au regard vierge. Rendre compte de cette expérience et surtout tâcher de comprendre pourquoi elle m'habite encore après une dormance de plusieurs décennies, me pressent. Quelles fibres intimes vibrent avec insistance, et pourquoi ? L'idée de reconstituer un parcours de vie est alors tentante, quoique répandue. Fiction ou réflexion ? Qu'importe. Ni l'une ni l'autre ne se fait linéaire, bien que se dessine petit à petit le destin d'un personnage. Dans le cas d'une réflexion sur soi, la gageure consiste à deviner qui l'on est. »

  • L'amour guerrier
    qui jette sur le fer
    les camarades du voyage du sommeil
    les frères errants et les chiens maigres
    s'efforce à mouiller rouge la terre
    on le regarde au loin entraîner les saisons
    on refuse sa croisade d'enfants mal enchantés

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