Éditions Nota bene

  • Un peu de marge ; Houellebecq poète

    Olivier Parenteau

    • Éditions nota bene
    • 11 Mars 2020

    Cet essai est le tout premier livre entièrement consacré à l'oeuvre poétique de Michel Houellebecq. Les poèmes écrits par l'auteur français le plus lu et médiatisé du moment sont très étonnamment méconnus. Et pourtant, la poésie houellebecquienne, écrite dans une langue simple et d'emblée compréhensible, a tout pour piquer la curiosité des lecteurs d'aujourd'hui : non seulement est-elle attachée à représenter le désarroi d'un sujet lyrique qui apparaît sous les traits d'un homme ordinaire, esseulé et désespérément en quête d'amour, mais, en plus, elle ne recule devant aucun sujet et ose s'immiscer dans tous les lieux, y compris les plus banals, tels que l'hypermarché et le village de vacances. La mise en poème de ces non-lieux, en elle-même très atypique, n'engage pas le poète à développer, comme on s'y attendrait, un discours visant à vouer aux gémonies de tels endroits : elle lui permet surtout de souligner son désir de conformité, son souhait - jamais exaucé - d'arriver à se déplacer normalement dans ces espaces pourtant dûment balisés et organisés en vue de faciliter la circulation de leurs usagers. S'il est un grand thème qui structure pour ainsi dire tous les recueils de Houellebecq, c'est bien celui de l'amour. Chez ce poète, la force de ce sentiment trop rarement vécu est telle qu'elle coupe les amants du monde réel, les projetant dans un espace purifié et clarifié.
     

  • La vie des normes : sociologie des conversations quotidiennes

    Lisandre Labrecque-Lebeau

    • Éditions nota bene
    • 3 Mars 2021

    Tout le monde converse, constamment. Tout se dit, mais l'on ne dit pas tout. On ne parle pas aujourd'hui des mêmes choses qu'hier, et on n'en parle pas de la même façon dans toutes les sociétés. Il y a des sujets privilégiés et des manières valorisées de les aborder. Les conversations quotidiennes, de l'échange le plus banal à la discussion décisive, sont donc « travaillées » par l'ensemble des manières de faire, de dire, de réagir que l'on tient collectivement pour bonnes, convenables et signifiantes.
    Plus largement, ces échanges constituent le grand flot constant de la socialisation, de la reproduction des rapports sociaux, bref, la société même. Celle-ci d'ailleurs, qu'est-elle d'autre, au fond, que ces milliers d'interactions quotidiennes qui reproduisent inlassablement, jour après jour, de manière assez banale, nos rapports à nous-mêmes et aux autres ?

  • L'objet de cet essai porte sur les témoignages de personnes qui ont vécu l'horreur des camps nazis et qui en sont revenues. Celles et ceux qui en reviennent peinent à se définir comme des survivants : ce sont des spectres, des revenants, hantés par le souvenir des morts qu'ils ont laissés derrière eux.

  • Le roman français de l'extrême contemporain ; écritures, engagements, énonciations

    Collectif

    • Éditions nota bene
    • 26 Janvier 2011

    Peut-on encore parler du roman français au singulier aujourd'hui ? Une recherche attentive sur les esthétiques principales ou singulières du roman dit de l'extrême contemporain permet de constater qu'aucune école ou aucun groupe ne domine l'univers romanesque, et qu'aucun mouvement n'impose profondément sa marque sur la scène littéraire. Cela ne signifie pas pour autant qu'il ne reste que des oeuvres disparates et qu'il soit impossible d'organiser une cohérence en arrêtant des corpus.
    Dans de tels cas, c'est moins chercher du côté d'un projet romanesque bien circonscrit que du côté de certaines pratiques transversales. Dans cet ouvrage collectif, le point de départ ne consiste pas à se demander si le roman conserve une pertinence en tant que témoin privilégié
    de la littérature aujourd'hui - cela semble relever de l'évidence -, mais plutôt à identifier ce qui lui confère cette légitimité.

    Cet ouvrage vise aussi à appréhender la notion de contemporanéité à partir de la littérature, du roman. Plus globalement, sans tenter d'offrir un vaste panorama du roman français d'aujourd'hui, son objectif consiste à mieux saisir la pertinence du roman grâce à un ensemble d'études conçues à partir d'axes précis (les idées, le réel, le jeu, le soi) sur les possibles du roman, qu'il adopte une forme fragmentée ou théâtralisée, qu'il préconise un savant collage ou un métadiscours narrativisé, qu'il puise abondamment dans l'autobiographie ou l'essai. Le postulat au fondement de cet ouvrage défend l'idée qu'il existe des romans français importants ou singuliers à notre époque et que nous devons les découvrir et mieux les comprendre.

  • Monsieur rhesus

    Hebert Robert

    • Éditions nota bene
    • 14 Mai 2019

    Monsieur Rhésus réfléchit aux illusions des hommes, aux grands systèmes des idées monomanes ou collectives, aux religions, aux politiques sur l'épaissie brochette des calendriers. L'humanité préfère encore croire à des mondes réellement possibles sans accidents. Sans évènements donc. Mais, corps mous ou élastiques, les êtres humains sont foncièrement lourds et faillibles. Alors où mettre exactement sa bombe artisanale sans se faire fracasser la boîte crânienne ?

  • Ceci est mon corps

    Smith Michael V.

    • Éditions nota bene
    • 2 Octobre 2019

    Ceci est mon corps relate l'éducation sentimentale d'un jeune garçon homosexuel issu d'un milieu socioéconomique défavorisé de l'Est ontarien. Le texte traverse les frontières de genre (littéraire et sexuel), d'orientation sexuelle, de langue, de race et de classe en proposant d'analyser la décomposition d'une famille et la recomposition d'une autre, la chosen family queer qui permettra au personnage de s'épanouir de manière saine et authentique. Maniant les théories queer et le genderfuck, abordant la honte, la dépression, la maladie, la solitude et le sexe compulsif, Michael V. Smith crée, avec Ceci est mon corps, une oeuvre complexe, écrite dans une langue accessible permettant à un vaste lectorat d'entrer en relation avec son histoire, racontée sans fard, afin d'y trouver quelque chose comme une forme queer d'humanité, construite à partir de la vulnérabilité la plus totale.

    « Je me suis souvent promis, au fil des ans, de tempérer mon ardeur pour le sexe en public, le sexe anonyme, les petites vites, le sexe ailleurs que dans un lit, mais à mesure que passaient les semaines solitaires, ma détermination finissait par chanceler. J'avais l'impression que tout le monde sauf moi avait percé le code secret gay puisque j'étais incapable de convaincre qui que ce soit de me fréquenter. Le sexe en public me permettait de trouver un réconfort physique et d'oublier les soirées en solitaire. »

  • L'ecrivain prehistorique

    Hetu Julie

    • Éditions nota bene
    • 12 Août 2020

    Quand on pose les questions « Depuis quand parlons-nous ? » ainsi que « Depuis quand écrivons-nous ? » et qu'on examine plus en profondeur les origines de l'écriture et de la parole, l'évidence de la réponse se perd en conjectures. Certains diront que nous avons commencé à écrire il y a 3 500 ans, au moment de l'invention de l'alphabet hiéroglyphique égyptien et de l'alphabet cananéen/phénicien ougaritique (écriture cunéiforme). Nous aurions alors lié l'apparition de l'écriture au facteur urbain, d'une part, et aux nécessités de la comptabilité, d'autre part. D'autres affirmeront plutôt qu'il ne fait pas de doute que les formes totalement abstraites, qui abondent dans la plupart des ensembles préhistoriques de toutes les périodes et de toutes les régions depuis le Paléolithique moyen (entre 250 000 et 35 000 AP), constituent les premiers véritables symboles graphiques, les premières écritures ou inscriptions si l'on veut user de prudence.
    Le présent essai réaffirme l'importance de l'art pour le genre Homo et nous amène sur les traces des premières écritures, avec comme principal outil le chant. L'auteure ouvre cet espace-temps historique en conviant le lecteur à la découverte de la grotte de Niaux, ornée de chefs-d'oeuvre créés par nos ancêtres il y a plus de 14 000 ans.

  • Cinéma critique ; Adorno, de Francfort à Hollywood

    Ludvic Moquin-Beaudry

    • Éditions nota bene
    • 6 Octobre 2017

    La position d'Adorno à l'égard du cinéma a souvent été assimilée à un rejet total, motivé par une conception élitiste, voire bourgeoise, qui refuse de considérer pertinente la participation du septième art à l'effort d'émancipation humaine. Premier livre en langue française portant spécifiquement sur le cinéma chez Adorno, le présent essai s'efforce plutôt de montrer que la pensée adornienne nous incite à trouver un intéressant juste milieu entre deux positions également excessives : le mépris catégorique de la culture populaire, qui ferme les yeux sur ses facettes les plus fécondes, et le regard ébahi et rampant porté sur cette culture, qui nourrissait les esprits à l'époque d'Adorno et alimente aujourd'hui les travaux d'un nombre croissant de philosophes, d'écrivains et de chercheurs.

  • Le beau risque d'écrire ; entretiens littéraires

    Karin Schwerdtner

    • Éditions nota bene
    • 23 Février 2018

    Écrire, publier, parler de son oeuvre, tout cela comporte parfois des risques qu'écrivains et intellectuels acceptent d'assumer. Ces risques sont-ils les mêmes pour les femmes et pour les hommes ? Et s'ils sont différents, en quoi le sont-ils ? Pour les femmes qui écrivent, quels thèmes, quelles figures donnent corps à l'idée du risque ?

  • A1.1. la bibliothèque de Réjean Ducharme

    Jacinthe Martel

    • Éditions nota bene
    • 7 Octobre 2020

    L'établissement de cet inventaire descriptif vise d'abord à mettre en valeur la bibliothèque de Réjean Ducharme. L'accès à cette extraordinaire collection (plus de 1 800 titres, dont 175 disques) devrait également infléchir les études consacrées à l'oeuvre. C'est du moins dans cet état d'esprit que nous avons élaboré cet outil de recherche qui propose une sorte de portrait de l'atelier de travail de Réjean Ducharme.

    La structure de l'inventaire rend compte de son « dispositif intellectuel ». Chaque livre s'est vu attribuer une cote alphanumérique, qui correspond à son emplacement précis dans le bureau de Ducharme, dans la bibliothèque de chevet ou encore dans diverses étagères de sa maison de la rue Quesnel, la dernière qu'il aura habitée. Le premier livre de la bibliothèque porte donc la cote A1.1.

  • Carole frechette, dramaturge

    Gilbert David

    • Éditions nota bene
    • 8 Janvier 2018

    Voix unique dans le paysage théâtral de notre époque, l'écriture de Carole Fréchette s'inscrit dans ce qu'il convient d'appeler un « théâtre de la comparution » par lequel les personnages ont la responsabilité de se mettre à nu devant nous, de nous prendre à témoin, de nous interpeller. À même une parole imprégnée de sensations à fleur de peau et d'incisifs questionnements, la dramaturge québécoise n'a eu de cesse d'explorer la difficulté d'être chez ses contemporains aux prises avec leurs désirs et leurs contradictions dans leur recherche d'une vie à la fois plus lucide et plus juste. Amorcée en 1989, cette oeuvre compte aujourd'hui une quinzaine de pièces, distinguées par des prix prestigieux et une réception critique élogieuse à la suite d'un grand nombre de productions tant au sein de la francophonie qu'ailleurs dans le monde en pas moins de dix-sept langues.
    Pourtant, la dramaturgie de Carole Fréchette n'avait encore jamais fait l'objet d'une analyse fouillée sous forme de livre. Le présent ouvrage comble cette lacune en rassemblant des textes de seize chercheurs provenant des deux côtés de l'Atlantique. Ces spécialistes ont répondu à l'invitation de réfléchir sur l'oeuvre qui constitue l'imaginaire original de la dramaturge en tant que « théâtre sur le qui-vive ». À ces études et ces essais s'ajoutent une préface de l'écrivaine Madeleine Monette, un texte introspectif de Carole Fréchette elle-même et une ample bibliothéâtrographie de son oeuvre. Une telle initiative éditoriale permet enfin de (re)découvrir dans toute leur amplitude les spécificités poétiques et civiques d'une dramaturgie au féminin à nulle autre pareille.
    Avec des textes de : Hélène Beauchamp, Marion Boudier, Karine Cellard, Denise Cliche, Gilbert David, Francis Ducharme, Louise H. Forsyth, Carole Fréchette, Hervé Guay, Marie-Aude Hemmerlé, Sylvain Lavoie, Barbara Métais-Chastanier, Madeleine Monette, Nicole Nolette, Stéphanie Nutting, Pascal Riendeau, Lucie Robert, Jean-Philippe Roy et Sara Thibault.

  • S'il est une notion dans l'air du temps, c'est bien celle de responsabilité. Aujourd'hui, tout doit être responsable, de la conduite automobile au chocolat que nous savourons, en passant par les pratiques des puissantes entreprises ou les économies investies en vue de la retraite. Mais paradoxalement, la responsabilité semble en même temps s'effriter et devenir plus diffuse que jamais, en raison de la complexification de nos sociétés et de la diminution significative de notre déférence envers l'autorité.
    Ce paradoxe plaide en faveur d'un réexamen des approches traditionnelles de la responsabilité, à la lumière des pratiques actuelles. Il s'agit donc, ultimement, de répondre à la question qui anime cet ouvrage collectif : quels lendemains pour la responsabilité ? On ne peut y répondre sans un élargissement de la perspective dans laquelle nous envisageons la notion de responsabilité, pour l'inscrire dans des approches résolument multidisciplinaires et ancrées dans la pratique. C'est à un tel exercice prospectif, à la fois exigeant et essentiel, que se sont livré les neuf chercheurs dont les réflexions sont ici réunies.

  • La respiration de thomas bernhard

    Simon Harel

    • Éditions nota bene
    • 25 Mars 2019

    - « Je parle à voix basse, je parle lentement. Je parle sans effort mais je ménage mes efforts, me disant que l'oeuvre de Thomas Bernhard le requiert, car quand on la lit longtemps, on finit par avoir peur de s'essouffler, de mourir asphyxié avant d'avoir pu vider son sac. On ressent, comme l'auteur, l'urgence de dénoncer les travers du monde, les scandales de la vie. L'urgence vindicative de Bernhard avait des spécificités biographiques : il a connu la Seconde Guerre mondiale enfant dans une Autriche qu'il détestait, a aimé la musique avec passion, voyagé beaucoup avant de se cloîtrer dans sa ferme, à Ohlsdorf. Cet homme-là a passé sa vie à chercher à respirer, à retrouver son souffle - au sens propre comme au sens figuré -, d'où son style si particulier qui coule comme une rivière, en un déploiement de phrases qui n'en finissent pas, se séparent en ruisseaux ou s'enroulent sur elles-mêmes tels des serpents de mer. Et cette rivière charrie inlassablement ses déchets : la petitesse des esprits, le système éducatif et politique, les bourgeois, la maladie, la mort... C'est pourquoi lire Bernhard ne peut que se faire avec lenteur ; en parler, que dans un souffle. Le souffle de Bernhard lui-même. »
    C'est ainsi que Simon Harel ouvre cet essai intimiste sur Thomas Bernhard. Au lecteur d'y entrer.

  • Les lieux de Marie-Claire Blais

    Marie-Claire Blais

    • Éditions nota bene
    • 22 Janvier 2020

    Après avoir vécu son enfance à Québec où elle a amorcé son oeuvre, Marie-Claire Blais a habité quelques lieux qui ont eu une énorme importance dans son écriture. Après Québec, il y eut Montréal, Cape Cod, Paris puis, jusqu'à maintenant, Key West, en Floride.

  • Ecrire, aimer, penser

    Gaudet Gerald

    • Éditions nota bene
    • 1 Janvier 2020

    Avec ces méditations qui sont des « promenades accompagnées », selon une belle expression de Robert Lalonde, l'essayiste sait aussi, d'expérience et par ses lectures, ne plus être seul. Il formerait avec les siens, selon un mot de Jan Patocka retenu par Étienne Beaulieu dans L'âme littéraire, la « communauté des ébranlés ». Au lieu d'être le seul « penseur de soi-même par l'entremise de la culture », il devient « un penseur de la culture s'étant égaré lui-même ».

  • Seize chercheurs du Québec, des États-Unis, de la Belgique, de France, du Royaume-Uni, de la Suisse et de l'Australie s'interrogent ici sur la poétique de la liste - et par extension sur l'énumération, la série, la litanie, l'inventaire, la collection, etc. - dans la littérature contemporaine française et francophone.
     
    Au programme (en vrac) : la liste et les sciences ; la liste et le doute ; la liste et l'animal ; la liste et le nom ; la liste et l'encyclopédisme ; la liste et l'écriture de soi ; la liste et le récit ; la liste et la contrainte ; la liste et la voix ; la liste et le musée ; la liste et les ruines ; la liste et l'idiotie ; la liste et le Tour de France ; la liste et le politique ; la liste et la syntaxe ; la liste et le temps ; la liste et le quotidien ; la liste et la bande dessinée ; la liste et la scène ; la liste et dada ; la liste et le réel...
     
    Des textes consacrés, en tout ou en partie, à Anne-James Chaton, Éric Chevillard, Thomas Clerc, Hergé, Édouard Levé, Gérard Macé, Michèle Métail, Henri Michaux, Fiston Mwanza Mujila, Valère Novarina, Georges Perec, Marc-Antoine K. Phaneuf, Christian Prigent, Nathalie Quintane, Pierre Senges, Daniel Spoerri, Christophe Tarkos, Jules Verne et - comme l'écrivait Charles Baudelaire - à bien d'autres encore.
     

  • Elements pour une esthetique de la chair

    Tailly Martin

    • Éditions nota bene
    • 5 Septembre 2019

    Un livre, selon le mot de Kafka, doit être comme la hache qui brise la mer gelée en nous. C'est à une pareille exigence que répond cet essai, coup porté à notre pensée endormie, à notre chair morte, viande sans plus d'affect. L'auteur ne s'épargne lui-même jamais, dans une volonté d'ébranler toujours à la fois sa pensée et son écriture. À partir d'oeuvres - littéraires, picturales, cinématographiques, musicales - dont la cruauté et la violence rendent possible, chez le lecteur-spectateur, une prise de conscience critique, Martin Tailly développe ici une théorie esthétique de la chair, qui, en sa constellation d'éléments même, cherche à conserver de la chair mortelle le mouvement inquiet. Fidèle à l'exigence esthétique et critique des premiers romantiques allemands, son écriture privilégie, par la pratique du montage et de la digression, à la fois le heurt et l'expression des mots et des idées, et participe ainsi formellement - charnellement - de sa propre esthétique, arrachant le langage à la sclérose de l'habitude et lui redonnant ce pouvoir d'ouvrir, de la pensée, re-suscités, les yeux de chair.

  • La voix, entre l'audible et le visible

    Chevarie-Lessard Guy

    • Éditions nota bene
    • 21 Août 2019

    Je me suis posée. J'ai tenté de retracer le chemin que j'ai suivi pour arriver jusqu'ici. Ici, je ne sais pas ce que c'est. Je sais seulement qu'il n'y a pas de coïncidence possible avec l'objet de mon désir : la voix. Cette voix, elle guide mon geste à l'atelier depuis l'origine. Je ne peux la nommer, je peux seulement l'espérer d'une oeuvre à l'autre. Dans cette quête, entre création et réflexion, je me suis aperçue que je n'étais pas seule. Ce que je tentais de dire concernait tout un chacun du lieu de sa propre expérience. J'ai aussi compris que cette recherche est sans compromis ; que d'y renoncer, c'est s'y perdre soi-même.

  • Le jardin parle

    Issenhuth Jean-Pierr

    • Éditions nota bene
    • 16 Septembre 2019

    Le lecteur trouvera dans Le jardin parle - ou retrouvera, si d'aventure les carnets de Jean-Pierre Issenhuth lui sont familiers - les principaux thèmes qui composent l'imaginaire de ce dernier : le jardinage, la nature, le bricolage, l'éducation, la lecture, la débrouillardise, l'essor spirituel au coeur de la vie active, l'harmonie... L'éventail des textes réunis ici est large, passant de la lettre au poème, de la nouvelle à la note. On y retrouve cependant à l'oeuvre une même économie, celle de la brièveté. Elle procède d'un rapport prudent au langage, mais donne avant tout à l'intelligence de l'écrivain un véhicule rapide, efficace, propice aux traits d'ironie punissant la bêtise, de même qu'aux éclairs de la surprise ou aux embellies de la plénitude. En bon essayiste, l'auteur, léger comme l'abeille, fait butin de tout et de rien. Il mène ses explorations à contretemps, c'est-à-dire à bonne distance de l'actualité où toute capacité de présence se dilapide. Car en fin de compte, c'est de cela qu'il est question : savoir habiter le monde. Se révèle ainsi, en filigrane de ce livre comme partout ailleurs chez Issenhuth, une aspiration morale mise en lumière par une constante attention à « la conduite de la vie ».

  • La rhetorique de la seduction. du texte a la toile

    M'Faddel Rachida

    • Éditions nota bene
    • 11 Octobre 2019

    De tout temps, l'humain n'a cessé d'adapter la rhétorique de son discours aux différents moyens de communication mis à sa disposition afin d'atteindre ses objectifs. Mais qu'en est-il de la rhétorique de la séduction dans le discours amoureux, particulièrement celui de l'écrit ? Le nouveau support de communication qu'est Internet a transformé la rhétorique de ce discours grâce aux interactions qu'offre le numérique. En effet, la prolifération des réseaux sociaux propose de nouvelles occasions de tisser des liens. Dans ce contexte, il n'est pas surprenant de constater l'amplification de la rhétorique sur la Toile.

    Cet ouvrage explore le pouvoir de la rhétorique dans le discours amoureux en tant qu'arme de conquête et de manipulation. L'auteure montre comment le discours amoureux se construit autour de la rhétorique en comparant la rhétorique de la séduction à l'oeuvre dans la lettre et dans la messagerie électronique. L'analyse est fondée sur deux romans : Un homme à distance, de Katherine Pancol, en ce qui concerne la lettre et Quand souffle le vent du nord, de Daniel Glattauer, pour ce qui est du message électronique.

  • Le rapt ontologique. penser l'etre des singularites

    Thomas Dommange

    • Éditions nota bene
    • 11 Octobre 2019

    Ce qui est, est deux fois : une fois comme être générique, une fois comme être singularisé par ses manières. Mais tant que les manières d'être continuent de renvoyer à un être qui les possèdent, tant qu'elles ne sont pas substantialisées, hypostasiées, pour devenir le tout de l'être, la singularité se perd comme se perdent les vagues qui ne se soulèvent au-dessus de la mer que pour mieux y retomber. Pour saisir chacune d'elles dans la singularité de son roulement, il faut voler à l'océan sa substantialité pour la confier à la seule écume qui en déforme la surface. Ce qui suit est l'histoire de ce rapt ontologique. Il consiste à arracher les manières à l'être auquel elles semblent appartenir de droit, pour les charger du poids ontologique qui d'ordinaire revient à la substance.

  • Interieurs d'helene lenoir

    Xanthos Nicolas

    • Éditions nota bene
    • 1 Octobre 2019

    Malgré une oeuvre conséquente, dense, exigeante, Hélène Lenoir reste encore pour une part dans l'ombre de plusieurs figures de proue de la littérature contemporaine. Pourtant, son travail romanesque sur l'univers familial, la parole, les affects ou la représentation des femmes, pour ne parler que de ces aspects, mérite à plus d'un égard la réflexion critique pour que soit enfin reconnue une écrivaine qui n'a cesse, par son inventivité formelle et la complexité des imaginaires qu'elle déploie, de questionner ce qui constitue notre temps présent et d'y donner sens au quotidien comme dans ses ramifications intimes ou collectives. C'est à oeuvrer dans cet espace critique encore peu investi et à le baliser que s'emploie cet ouvrage collectif. Les contributions qui le composent constituent toutes à leur manière une invitation à découvrir et à explorer une oeuvre riche dont les multiples facettes sont autant de manières de rendre visibles nombre d'aspects discrets et douloureux, effectifs et cachés, présents et impensés, de nos propres intériorités.

  • Explorer, creer, bouleverser

    Kateri Lemmens

    • Éditions nota bene
    • 11 Octobre 2019

    L'essai littéraire, c'est bien sûr une manière d'écrire, mais aussi de voir et d'être, une présence au monde accrue, subtile et ambiguë, qui convoque les savoirs pour les révoquer immédiatement au nom de l'expérience. L'essai littéraire s'écrit comme pour son fondateur, Montaigne, dans un espace fermé, une chambre à soi, ici une chambre claire, où l'amitié des voix permet de révéler, au sens quasi photographique du terme, la présence des autres au sein de la solitude.

    Les textes rassemblés dans ce livre interrogent l'art de l'essai et témoignent de façons de lire et de différentes manières d'être et de se tenir devant la pensée, la création et le savoir. En s'emparant de ce qui se joue dans l'essai, ils offrent à lire et à entendre des voix singulières, libres, résistantes et ouvrent ainsi de nouveaux espaces habitables pour la recherche-création.

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