Eres

  • Dans le domaine de la violence intrafamiliale où les expériences se situent au-delà du représentable de par la gravité des faits et la sévérité des traumatismes, rigueur et créativité sont indispensables pour pouvoir rester thérapeutiques tant pour les victimes que les agresseurs et leurs proches. Cette clinique de la transgression nécessite d'évaluer précisément la violence, son impact et la capacité des personnes impliquées d'en avoir conscience mais aussi d'instaurer un indispensable travail de réseau qui court toujours le risque d'être clivé.

    Après dix années de pratique clinique auprès d'enfants, d'adolescents, d'adultes, de personnes âgées, de couples et familles, mais aussi de collaborations en réseaux, les auteur.e.s  partagent les outils d'évaluation et d'analyse qu'ils/elles ont développés au sein du centre Les Boréales autour de la maltraitance et des violences conjugales avant et après séparation, de l'attachement, de la psycho-traumatologie et des neurosciences. Ils/elles décrivent le travail thérapeutique mené avec des patient.e.s polytraumatisé.e.s, où l'approche verbale est peu fructueuse, voire contre-productive. Des techniques analogiques mobilisant les ressources du cerveau droit sont illustrées avec de nombreux exemples cliniques et permettent de comprendre combien cette clinique nécessite de la créativité pour aider les patient.e.s à reprendre les rênes de leur vie.

  • Comment aider une personne qui accepte une aide sous la menace, la contrainte ou au bénéfice d'un tiers ? à travers sa pratique dans le domaine de la protection de l'enfance, l'auteur décrit et analyse les interventions alternatives qu'il a mis en oeuvre. Les éducateurs, les travailleurs sociaux et les psychologues doivent souvent aider, à la demande ou au profit d'un tiers, des personnes qui ne souhaitent pas toujours l'être. Décrivant sa pratique au travers de situations et de fragments d'entretiens, l'auteur met à plat l'inconfort de sa position et analyse la double contrainte à laquelle elle conduit. Il montre comment il est possible d'inciter les personnes concernées à quitter leur attitude d'opposition et à s'impliquer dans la relation. Guy Hardy est assistant social, formateur certifié en PNL (programmation neurolinguistique) par le New York Training Institute, membre de l'association européenne des thérapeutes familiaux. Il anime de nombreuses formations en France, en Belgique et au Canada.

  • Olivier Real Del Sarte met en perspective les ressources de l'épistémologie génétique de Jean Piaget, la théorie de l'évolution, la cybernétique avec la pensée et la pratique systémique. Dans ce cadre théorique intégrateur, il entame un dialogue à la fois constructif et critique avec les neurosciences et les sciences cognitives. Comment s'en inspirer tout en évitant de réduire la phénoménologie tant mentale que sensori-motrice de la conduite du sujet à la seule activation des circuits de neurones du cerveau ? La complexité du fonctionnement du sujet humain nous oblige à ouvrir « l'homme neuronal » sur une articulation esprit-cerveau-corps-monde.

    À travers des vignettes cliniques, l'auteur présente le travail thérapeutique comme un art, une science et une éthique où s'exercent les ressources et les compétences créatrices des patients. Il montre l'intérêt de l'utilisation de ce que les systémiciens appellent « la sculpture » pour susciter l'expression somatique de leur problématique et construire des récits de vie ou de survie à partager.

    Le cadre théorique et pratique proposé entend répondre aux défis actuels des nouveaux champs de savoir et de pratiques posés aux thérapeutes et aux formateurs.

  • Face à la complexité croissante du mouvement systémique et des thérapies familiales, ce livre offre des repères théoriques largement illustrés par la pratique des auteurs. Pour chaque modèles de thérapie familiale, six rubriques : les concepts-clefs ; sur quoi porte l'intervention ; comment le problème est-il défini ; l'objectif de l'intervention ou de la thérapie ; les outils utilisés ; la position de l'intervenant ou du thérapeute. Muriel Meynckens-Fourez est psychiatre ; Marie-Cécile Henriquet-Duhamel, est psychologue (Centre Chapelle-aux-Champs, Bruxelles).

  • Le concept de parentification est largement utilisé dans le champ thérapeutique et social, et néanmoins très mal connu. L'objectif de l'ouvrage est de décrire précisément ce phénomène et de proposer des critères d'identification à partir de situations cliniques et de la recherche. Qu'est-ce qu'un enfant parentifié ? Quels sont les éléments organisationnels et éthiques qui concourent au processus de parentification ? Peut-il être source de maturation ou est-il principalement source de souffrance ? La complexité rencontrée dans la clinique avec les enfants et les familles nécessite de répondre clairement à ces questions car le maintien d'un flou conceptuel risque aussi bien de gommer la gravité de certaines situations que d'en dramatiser d'autres qui ne l'exigent pas.

  • Des groupes comme agents thérapeutiques La thérapie multifamiliale (TMF) consiste à rassembler plusieurs familles autour d'une pathologie donnée dans un contexte thérapeutique. Elle constitue un outil thérapeutique novateur qui mérite d'être mieux connu des thérapeutes familiaux et des professionnels de santé mentale et physique : très appréciée des familles, elle s'avère particulièrement efficace avec certaines pathologies psychiatriques et somatiques. Cet ouvrage rassemble des expériences internationales de thérapie multifamiliale relevant de théories et de pratiques plurielles et issues de contextes cliniques et culturels également très divers (hôpitaux, cliniques, PMI, cabinets de généralistes, écoles, foyers, prisons...). Se refusant à tout dogmatisme, il donne aux cliniciens francophones désireux de se lancer dans l'expérience multifamiliale le cadre et les outils de base pour le faire. Solange Cook-Darzens est docteur en psychologie, thérapeute familiale, psychologue référente de l'Unité des troubles des conduites alimentaires du service de pédopsychiatrie de l'hôpital Robert Debré à Paris.

  • « Thérèse Steiner, en tant que pédopsychiatre, reçoit des enfants et des adolescents en difficulté et les situe toujours dans leur contexte de vie.  Ainsi elle se centre sur les interactions du jeune avec sa famille, ses enseignants, ses éducateurs, ses copains. Elle peut être amenée à rencontrer les uns ou les autres en fonction des contextes et des patients.

    Comment ses jeunes patients imaginent-ils une vie plus agréable, une vie qui leur convienne mieux ? Que font-ils déjà qui va dans ce sens ? Le plus souvent les solutions n'ont pas de liens avec les problèmes.

    Pour autant, cet intérêt pour les solutions ne rend pas les thérapeutes phobiques des problèmes. Leur regard sur les problèmes est différent. Ils y perçoivent les exceptions, c'est-à-dire les moments où le problème est moins prégnant, et les capacités de résilience, les façons dont les patients font face aux difficultés de la vie. Cette perception facilite l'affiliation à la souffrance du patient et permet de coconstruire d'emblée un socle de compétences.

    Thérèse Steiner évoque à de nombreuses reprises l'expertise du patient et en donne de nombreux exemples tirés de séances de thérapie.

    La thérapie orientée vers les solutions a été construite et se construit toujours de façon pragmatique et déductive. Il ne s'agit pas de l'application d'une théorie à la thérapie. Thérèse Steiner nous montre comment elle s'est appropriée les principes généraux du modèle, comment elle les a confrontés et adaptés mais aussi comment elle a intégré de nouvelles techniques venues parfois d'autres champs. Chaque praticien souhaitant appliquer ce modèle a à faire la même démarche. » Marie-Christine Cabié

  • Est-il possible d'aider valablement des personnes en leur offrant des prises en charge de courte durée ? L'auteur s'attache à répondre à cette question en tentant d'expliciter et de clarifier le champ systémique. Il dégage un modèle de thérapie brève systémique qui repose sur trois axes essentiels d'intervention qu'il développe sous forme de principes et techniques thérapeutiques clairs susceptibles d'aider les clients à dépasser leurs difficultés dans un temps court. De très nombreuses vignettes cliniques illustrent comment ce modèle produit du changement tant dans le cadre de consultations ambulatoires qu'au sein d'institutions. Docteur en psychologie, Stephan Hendrick est psychothérapeute, thérapeute de famille et de couple, formateur, superviseur d'équipes. Il enseigne à l'université de Mons-Hainaut (Belgique).

  • Depuis la parution de cet ouvrage en 2004, les violences conjugales ont été mises sur le devant de la scène : affaire Trintignant, campagnes de communication... Ce n'est pas pour autant que les réponses à ces violences ont progressé. Malgré les lois, les circulaires qui peuvent faire penser que les violences (conjugales) sont une cause nationale, l'Etat ne cesse de se désengager - suppression de crédits aux associations de prévention et de traitement, aux centres d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) augmentation du niveau d'incohérence due au fonctionnement de la Justice... La réédition des travaux menés par une équipe de thérapeutes familiaux de Marseille s'est alors imposée, d'autant qu'elle bénéficie du bilan qu'ils ont tiré de leur expérience. Ils nous incitent à penser la complexité des phénomènes violents pour ne pas céder au manichéisme - qu'il soit individuel, familial, social, politique ou scientifique - qui engendre lui-même les violences. Micheline Christen est assistante de service social (13), Charles Heim, Michel Silvestre et Catherine Vasselier-Novelli sont psychologues (13).  

  • Le génogramme est un outil qui permet de représenter graphiquement une famille dans son histoire. Il crée une forme contenante qui rassemble les souvenirs épars, les histoires partielles, les liens de toute nature. Son maniement technique est simple et il peut enrichir considérablement le travail clinique. Il se travaille en famille et individuellement. Cet ouvrage présente la multiplicité de son utilisation, incitant le lecteur à construire son approche personnelle.
    Anne-Marie Garnier est pédopsychiatre (Vincennes), Francesca Mosca est psychologue clinicienne.

  • L'objet de ce livre est de faire connaître les expériences de formation en thérapie familiale impliquant directement la famille d'origine des étudiants, leur conjoint et parfois aussi quelques amis importants. Tous sont pris comme témoins de la vie personnelle de l'étudiant, de son choix professionnel et des changements advenus en cours de formation. Les auteurs italiens, belges, français, anglais et sud-américains, offrent un panorama international des modalités de rencontre directe avec les familles d'origine : convocation des membres significatifs de la famille d'origine de l'étudiant, le récit de son génogramme, ateliers multifamiliaux en résidence devant le groupe de formation, rencontres avec les membres de la famille de thérapeutes expérimentés. Ils illustrent l'esprit d'initiative et de recherche qui anime le mouvement de la thérapie familiale.

  • Lire l'entretien avec l'auteur (propos recueillis par Audrey Minart)

    Aujourd'hui, chacun sait qu'il vit dans un monde « complexe » composé de multiples « systèmes ». Mais ces mots de « complexité » et de « systèmes » servent le plus souvent davantage à opacifier les débats qu'à les clarifier. La complexité se confond alors avec le compliqué, réservé aux experts, ou bien elle devient un concept simpliste, un écran de fumée qui nourrit des sentiments d'irresponsabilité et d'impuissance.

    « Penser complexe » est à la portée de tous. Au prix de la remise en question de quelques habitudes paresseuses...

    En laissant ici de côté les débats théoriques des chercheurs en complexité, François Balta met à la portée de tout un chacun des éléments qui lui permettront de repérer si, face à un problème précis, la complexité de la situation est réellement prise en compte.

    L'enjeu est d'importance : nous ne devons pas nous laisser dépouiller de la part de responsabilité, et donc de pouvoir, qui nous appartient dans cette co-construction du monde. Y renoncer, ce serait nous soumettre à des hommes dits providentiels, ou à des mécanismes anonymes, et dans tous les cas, participer à une déshumanisation du monde.

  • La supervision est un outil pour aider les acteurs du travail relationnel, éducatif, social et psychologique, acteurs de terrain ou cadres de service, à faire face aux difficultés de leurs métiers. Dans cet ouvrage, les auteurs analysent cette pratique qui vise à démêler les fils des situations complexes, à rechercher le sens de l'intervention psychosociale, avec l'aide de personnes extérieures, dans des espaces tiers. Ils esquissent un référentiel théorique et méthodologique pour la conduite de la supervision. Paule Lebbe-Berrier est psychologue, superviseur en travail social, thérapeute de famille et de couple, elle collabore avec l'Ecole des parents et des éducateurs de la Marne.

  • La vie conjugale peut-être une source d'évolution formidable pour l'individu et la famille. A condition que la coopération se fasse dans une réciprocité équitable qui donne du plaisir à être ensemble et à partager. Le thérapeute de couple intervient dans des situations où les circuits d'échange interpersonnels ont été bloqués. Dans quelle mesure les couples vont-ils participer activement à l'élaboration de leur processus de changement ? L'action du thérapeute va être déterminante et suppose une formation à la fois théorique et clinique, qui s'élabore dans des partages multiples avec d'autres thérapeutes. L'auteur présente ici un modèle de coopération qui s'appuie sur les possibilités ouvertes par la technologie internet : à travers un site protégé et sécurisé, les thérapeutes sont invités à échanger entre eux sur des situations cliniques − appelées vignettes de savoir d'expérience − afin de favoriser l'engagement du professionnel dans ce qu'il fait, par une meilleure formalisation de ce qui se passe dans le processus de rencontre thérapeutique. Jacques Beaujean est psychologue analyste (C.G. Jung), thérapeute de famille et de couple (EFTA), formateur-fondateur du Centre de formation à la thérapie de famille (Liège), membre-fondateur du Groupement belge des formateurs systémiques (Bruxelles.

  • Eduquer sans punir

    Roland Coenen

    Cet ouvrage démontre que l'usage de la menace et de la punition est souvent un exercice inutile et contre-productif pour les adolescents placés en institutions spécialisées. L'auteur montre comment transformer une contrainte, apparemment étouffante (le placement institutionnel d'un jeune en difficulté par l'autorité judiciaire), en un moteur de créativité et de survie. Ainsi l'équipe du Tamaris, confrontée à d'importants paradoxes institutionnels, développe de nouveaux rituels, de nouvelles symboliques, bref une nouvelle culture lui permettant de rendre opérationnelle une pensée riche et originale. Roland Coenen, directeur du centre sociothérapeutique pour adolescents en grande difficulté le Tamaris à Bruxelles.

  • Cet ouvrage offre un cadre pour penser la clinique, notamment autour des processus qui font et défont les couples. L'originalité de l'approche de l'auteur tient à son utilisation du constructivisme de Jean Piaget pour soutenir une démarche clinique dans le champ de la thérapie systémique. De nouveaux concepts tels que ceux d'équilibration majorante et d'hétérarchie permettent d'aborder la complexité des échanges intersubjectifs et en particulier les échanges coopératifs. Cet ouvrage à la fois théorique et clinique enrichit notre compréhension de l'humain et dote les thérapeutes d'outils immédiatement applicables dans leur pratique. Mise en vente le 20 mai 2010.

  • Cet ouvrage est un manuel complet de thérapie familiale pour les troubles du comportement alimentaire de l'enfance et de l'adolescence. Il est le fruit de l'expérience clinique, d'enseignante et de chercheure de l'auteur. L'auteur se propose de réhabiliter la famille de l'enfant ou de l'adolescent souffrant de troubles du comportement alimentaire avec l'ambition que celle-ci quitte son rôle de copatient pour trouver sa place du côté des soignants en tant que cothérapeute dans le long parcours qu'elle va partager avec eux. Son modèle de thérapie familiale intégré tient compte des recherches les plus récentes et s'appuie sur différents courants théoriques et pratiques.

  • Cet ouvrage consacré à l'ethnologue, sociologue, psychothérapeute, épistémologue anglo-américain Gregory Bateson (1902-1980) constitue une introduction à son oeuvre humaniste, scientifique et clinique et aux modèles relationnels qu'il a mis au point dans les années 1950, à Palo Alto (Etats-Unis). Ceux-ci ont eu une grande influence sur des modes de soins psychiques dans le traitement des troubles relationnels, affectifs et mentaux, utilisant l'appui des proches familiaux. Un vaste mouvement conceptuel et soignant a trouvé là ses bases théoriques. Jean-Claude Benoit est psychiatre, ancien chef de service en psychiatrie publique, ancien directeur d'enseignement clinique, président d'honneur de l'Institut d'étude des systèmes familiaux, à Versailles. Il anime depuis sa création la collection " Relations ".

  • Nous connaissons tous, ou avons dans nos familles, des parents qui vont finir leur vie dans cette situation de dépendance psychique, avec ou sans maladie d'Alzheimer. Ce chemin est long, douloureux, et remet en cause des certitudes sur la vie et son sens. Des professionnels réfléchissent à la manière d'accompagner au mieux familles et patients dans cette épreuve. Philippe Guillaumot est psychiatre responsable d'un département de gérontopsychiatrie (Pau).

  • Les patients viennent consulter les psychothérapeutes parce qu'ils ne savent plus comment se sortir de leurs difficultés. Ils se sentent paralysés ou aveuglés par la souffrance qu'ils éprouvent.

    Le modèle développé dans cet ouvrage combine une vision systémique à une approche respectueuse des limitations des patients et s'oriente plutôt vers les solutions que vers les problèmes. S'inspirant des travaux de Steve de Shazer, de Milton Erickson et de Gregory Bateson, il permet des interventions pragmatiques et efficaces qui ouvrent des perspectives concrètes et pleines d'espoir.

    Les auteurs partent du principe que les patients ne demandent qu'à coopérer avec le thérapeute. Il incombe à ce dernier de découvrir le mode de coopération spécifique à chaque patient. La notion de résistance perd son sens. Le thérapeute devient un créateur de contextes évolutifs : contexte de choix, de solutions, de créativité.

  • Penser la schizophrénie se heurte à l'impensable, face à ce qui apparait d'abord comme des provocations mais aussi un déraillement d'un être en croissance, cet être proche devenant présent et absent, attachant et déroutant. Les paradoxes s'accumulent et le désarroi gagne la famille qui voit ses ressources affectives s'épuiser. Grâce à ses équipes soignantes spécialisées, la psychiatrie publique, dite de secteur , assure des soins hospitaliers et ambulatoires aux patients dans leur environnement proche. L'implication des familles dans les soins s'avère positive et préventive, en particulier grâce à l'appui des techniques groupales dites systémiques, quand le collectif soignant est formé à ces pratiques. Dans cet ouvrage ancré dans la clinique, l'auteur présente ce type de soins, les progrès ainsi obtenus et l'originalité de la démarche. Jean-Claude Benoit est psychiatre, ancien chef de service en psychiatrie publique, ancien directeur d'enseignement clinique, président d'honneur de l'Institut d'étude des systèmes familiaux, à Versailles.

  • Cet ouvrage singulier traite d'une question qui concerne bon nombre de professionnels de la relation d'aide, à savoir : Comment notre impuissance à aider suffisamment notre propre famille nous a amenés à développer des compétences particulières pour prendre soin des autres, de nos patients, de nos clients.

    Conçu comme un récit qui se déploie à travers de multiples bifurcations, ce livre est d'abord  la révélation d'un drame familial qui va droit au coeur du lecteur. C'est ensuite l'histoire de la création d'une association, « Parole d'enfants », qui transforme la douleur en une passionnante aventure collective. C'est enfin, 20 ans plus tard, la question de la confiance et de la transmission au moment de passer le relais aux plus jeunes.

    En dévoilant les difficultés rencontrées comme intervenant lorsqu'il s'agit d'aider des familles en grande difficulté, l'auteur partage avec le lecteur différentes stratégies thérapeutiques originales et de nouveaux outils d'intervention concernant différentes problématiques : la négligence grave et le déficit de protection, les abus sexuels,  les deuils compliqués, les conduites délinquantes, les conflits chroniques opposant des parents et dont les enfants sont les otages, etc.

    Un beau partage d'humanité et un plaidoyer pour une clinique de l'engagement, de l'audace, de la créativité !

  • Impliquant chaque famille où se révèlent les violences, l'auteur étudie et aborde avec elle les interactions qui conduisent à la maltraitance. Les aspects sexuels de ces abus conduisent à des interventions judiciaires qui mettent fin au processus lui-même le plus souvent, mais les résultats ne sont durables que lorsque l'abuseur et les complicités qui favorisent ces actes violents deviennent également l'objet d'un travail psychologique approprié. La dimension familiale de tels troubles légitime ces approches actuelles avec tous les participants vivant sous le même toit comme avec l'environnement éducatif, médical et judiciaire. Le pragmatisme des théories et des interventions systémiques offre des succès fréquents dans ce domaine si difficile.

  • Ce livre permet des allers et venues entre l'universel des contes et des métaphores et le singulier de la rencontre. Écrit à quatre mains, par deux cliniciennes qui les utilisent quotidiennement, cet ouvrage présente de nouveaux outils pour travailler la relation dont tout intervenant auprès d'enfants, d'adolescents ou d'adultes, seuls, en couple ou en famille peut s'emparer. Les auteurs mettent en dialogue la technique de formation élaborée par Edith Tilmans-Ostyn autour des métaphores, des sculptures, du dessin et des contes (qui est le fruit de trente ans de réflexion sur le rapport au changement, ses freins et ses ressources) et leur pratique clinique. Alessandra Duc Marwood est psychiatre et psychothérapeute pour enfants et adolescents, thérapeute de famille, médecin-responsable de l'unité d'enseignement du centre d'étude de la famille à l'Institut universitaire de psychothérapie et médecin-responsable de l'unité les Boréales (unité de prise en charge de la maltraitance familiale), département universitaire de psychiatrie, Lausanne, Suisse, coformatrice dans la postformation proposée par Edith Tilmans-Ostyn à Lausanne. Camille Labaki est psychologue, psychothérapeute, formatrice au CEFORES, Chapelle-aux-Champs, UC, membre de l'ABIPFS, de l'EFTA et du Groupement belge de formateurs de psychothérapeutes systémiques. Elle exerce diverses activités de formation à Nantes, Valenciennes, Lausanne et au Luxembourg. Elle a publié divers articles dans la revue Thérapie familiale ainsi que dans plusieurs ouvrages collectifs dont le récent Se construire comme sujet entre filiation et sexuation, sous la direction de Karl-Leo Schwering (érès, mars 2012).

empty