Gallimard (réédition numérique FeniXX)

  • Qui était Miss Harriet Howard, la "femme qui fit un empereur" ? C'est ce que Simone André-Maurois, après s'être livrée à un véritable travail de "détective littéraire", dévoile dans ce livre d'histoire qu'elle a su rendre plus captivant qu'un roman. En fait, la comtesse de Beauregard, née Howard, ne s'appelait ni Harriet, ni Howard, ni Beauregard. Elle fut la maîtresse de Napoléon III pendant sept ans, de 1846 à 1853. Elle avança au Prince-Président des sommes énormes (qu'elle tenait du père de son fils, un aristocrate anglais), sommes qui permirent de financer en grande partie les campagnes électorales de 1848 et de 1851. En 1853, au moment du mariage avec Eugénie de Montijo, Napoléon III la chassa complètement de sa vie, non toutefois sans l'avoir complètement remboursée. Miss Howard avait alors trente ans, et c'était une des plus belles femmes d'Europe. Elle se retira dans le domaine de Beauregard, près de Paris, et y mourut en 1865, âgée de quarante-deux ans, sans avoir jamais aimé d'autre homme que celui que les Républicains appelaient Badinguet. L'existence de Miss Howard, actrice anglaise, devenue comtesse d'Empire Français, abonde en péripéties inattendues. L'imminente destruction du château de Beauregard et la création projetée du XXIe arrondissement de Paris sur l'immense domaine où elle finit ses jours, donnent à cette étrange figure un relief curieusement actuel.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Joubert occupe une place très particulière dans la littérature française. Il n'a rien publié de son vivant. Il a été obscur, sauf pour ses plus proches amis. Il n'a laissé que des Pensées et elles sont d'une qualité, d'une subtilité, d'une ingéniosité telles qu'on hésite à le ranger parmi les moralistes de tradition. André Billy, à qui ses biographies de Diderot, de Balzac, de Sainte-Beuve, de Mérimée, d'Hortense Allart, des Goncourt, d'Apollonis Sabatier ont fait un juste renom, a voulu jeter sur la figure de Joubert une lumière que celui-ci semble avoir refusée de parti pris. Quel homme était Joubert ? Au témoignage de ceux qui l'ont approché et surtout à celui de Chateaubriand, il a été un ami incomparable. Mais encore ? Sa vie et son caractère laissent beaucoup à deviner, sinon à imaginer. Son évolution du jacobinisme révolutionnaire au catholicisme conservateur échappe à l'analyse. Son mariage, puis son amitié amoureuse pour Pauline de Beaumont et pour Mme de Vintimille, relèvent d'une psychologie qui lui est propre et dont la clé reste à trouver. Bref, Joubert, que l'on a qualifié de divin comme son maître Platon et qu'André Billy se contente d'appeler le délicieux, attache autant qu'il trouble ses admirateurs. Il y a une énigme Joubert dont André Billy propose les données à la sagacité du lecteur.

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  • Dans la collection "Leurs figures", Monseigneur Georges Grente, de l'Académie française, Archevêque-Évêque du Mans, nous présente le Père Joseph du Tremblay, capucin de Paris, plus connu sous le nom de l'Éminence grise, qui fut conseiller et ami de Richelieu.

  • Édouard Krakowski nous présente le comte Jean (Jan) Potocki (1761-1815), infatiguable voyageur et conteur, mal connu de notre époque alors qu'il fut un fervent disciple des Encyclopédistes, un témoin des Lumières et qu'il a laissé de très nombreux contes et récits de voyage.

  • Disciple et collaborateur du grand historien A. Mathiez, Louis Jacob, après une thèse monumentale sur la terreur à la frontière, s'est consacré exclusivement à l'étude de la Révolution, dont il est actuellement un des meilleurs spécialistes. L'ouvrage qu'il présente aujourd'hui constitue une révolution dans « l'Histoire de la Révolution ». Aulard s'est penché sur les assemblées révolutionnaires ; Mathiez a étudié Robespierre, Danton... il a montré, sur les événements, l'importance de l'économique. Aucun n'a eu le temps de descendre jusqu'à la foule, jusqu'aux Sans-Culottes. Les Sans-Culottes, particulièrement ceux de Paris, Louis Jacob les suit à l'action. Son volume n'est pas une réhabilitation du farouche Père Duchesne, guide et chef du peuple parisien. C'est davantage l'étude du rôle joué par un journal durant les années explosives de 1792-1793 et 1794. Stupéfiante période ! Les Révolutions de Paris, du citoyen Prudhomme écrivent « ... qu'après quatre années de révolution, deux années de guerre contre l'Europe coalisée, la France faisant face à tout... travaille à une constitution la plus parfaite qui ait jamais existé... qu'à Paris on bâtit dans toutes les rues, que l'officier municipal suffit à peine à la quantité des mariages, que les femmes n'ont jamais mis tant de goût et plus de fraîcheur dans leurs parures, que toutes les salles de théâtre sont pleines... » Grâce à son Père Duchesne, dont certains numéros, affirme Michelet, furent tirés à 600 000 exemplaires, Hébert passe au premier rang. Paganel, régicide repenti, reconnaît au Père Duchesne un pouvoir magique sur les foules, et même un attrait sur les gens de la Société. Les Concourt, tièdes admirateurs de la Révolution, consignent cependant dans leur journal, au sortir d'un dîner chez Magny : « ... Nous avons failli nous faire lapider pour soutenir que Hébert, l'auteur du Père Duchesne - que personne n'avait lu - avait du talent ». Ils ajoutent aussi : « Ne vous laissez pas tromper par les bougres et les foutres... un jour viendra où l'on reconnaîtra esprit, originalité, éloquence même, peut-être la seule de la Révolution aux « Pères Duchesne » et surtout à Hébert ». Après six années de recherches dans les Archives, à la Bibliothèque Nationale, après un examen scrupuleux des documents et une lecture patiente des 350 numéros du Père Duchesne, Louis Jacob se refuse, à la suite de partisans mal informés, à guillotiner une seconde fois Hébert et ses amis. Il laisse le lecteur, affranchi du parti pris, juger en toute objectivité.

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  • Qui était Pierre-Joseph Proudhon, cet "aventurier de la pensée", qui fut tour à tour historien, théoricien, philosophe ? En quoi sa pensée, son testament politique et son oeuvre considérable sont-ils encore d'actualité : voici les questions auxquelles tente de répondre ce livre publié par Édouard Dolléans en 1948.

  • Guillaume Dupuytren, fils de métayers, est né le 5 octobre 1777 à côté de Limoges. Envoyé en 1789 à Paris pour y suivre des études, ses années de collège prirent fin dès 1794. Son père décida alors que le jeune rebelle aux véléités patriotiques de devenir soldat, serait plutôt chirurgien et l'inscrivit derechef à l'École médico-chirurgicale de l'hôpital Saint-Alexis de Limoges : c'est ainsi qu'"une grande carrière allait commencer sans l'appel d'aucune vocation".

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  • Aucun travail d'ensemble, ressuscitant la personnalité complexe d'Agrippa d'Aubigné, n'a été tenté depuis la parution de la thèse d'Armand Garnier, il y a quelque trente ans. En ce moment où, sous prétexte d'oecuménisme, on essaie par des concessions, que d'Aubigné eût sévèrement jugées, de concilier des positions adverses, il est intéressant de rappeler les luttes du XVIe siècle pour la liberté de conscience. Il convient surtout, dans notre époque où les hautes valeurs humaines furent si peu respectées, de méditer sur la vie de lutte, de courage et la rare noblesse qui fut celle de d'Aubigné, qui sut dédaigner de tirer profit de son long compagnonnage avec Henri IV et préféra l'exil aux restrictions apportées à sa liberté. Dans cette étude Jeanne Galzy a tenté de replacer l'oeuvre énorme et multiple d'Agrippa d'Aubigné (elle s'étend du pamphlet et de la farce à la plus haute poésie) dans le contexte d'une vie mouvementée qu'elle nous présente comme un passionnant roman d'aventures. Inégal, violent et illuminé, d'Aubigné a pu être à la fois l'auteur jovial de La Confession de Sancy et des Aventures du Baron de Faeneste, le poète amoureux et ronsardisant - mais parfois douloureusement sincère - du printemps, l'historien déjà européen de l'Histoire universelle. Mais ce qui le rend grand parmi les plus grands et unique dans notre littérature, ce sont Les Tragiques, cette épopée où il passe du réalisme aux visions dantesques, et nous donne, bien avant Hugo, Baudelaire et Valéry, les images les plus saisissantes, le style le plus brûlé de passion et les vers les plus neufs, les plus inspirés et les plus beaux. Jeanne Galzy, qui a déjà écrit dans cette collection une Catherine de Médicis et une romanesque Margot, reine sans royaume, a choisi d'Aubigné pour compléter cette sorte de fresque d'un siècle foisonnant d'idées et de passions. On y trouve, à travers d'Aubigné, les problèmes qui, à peine transposés, sont les nôtres ; et une oeuvre qui, par ses hardiesses d'expression et d'images, peut nous être toujours matière d'admiration et d'enseignement.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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