Yves Verneuil

  • Née en 1766, l'agrégation en est venue à incarner un des volets de l'« exception française ». Au départ simple remplaçant, l'agrégé est devenu ensuite le seul professeur titulaire des lycées et le candidat préférentiel à un poste en faculté. Après l'âge d'or de l'entre-deux-guerres, il s'est retrouvé critiqué aussi bien dans le second degré que dans l'enseignement supérieur. L'impératif de l'harmonisation européenne des diplômes a compliqué encore la donne.

    L'agrégé est-il professeur d'élite ou bien professeur pour les élites, lauréat d'un des plus prestigieux « concours républicains » ou bien « privilégié » bénéficiant d'horaires amoindris ? Et où doit-il enseigner ? Dans le second degré, comme le suggère l'« agrégation des lycées » ? Dans l'enseignement supérieur, comme le croirait volontiers le béotien se fiant à l'appellation d'« agrégé de l'Université » ? Pourquoi des professeurs d'université mentionnent- ils leur qualité d'agrégé sur les ouvrages qu'ils publient ? Pourquoi les « soixante-huitards » ont-ils voulu supprimer l'agrégation ? À quoi sert la Société des Agrégés ?
    Autant de questions qui suggèrent que l'agrégation et les agrégés sont l'enjeu de controverses passionnées.

  • Alors que la question de l'enseignement reste plus que jamais discutée, ce volume offre un panorama exceptionnel sur l'histoire de l'enseignement de la maternelle à l'université, de l'époque napoléonienne jusqu'à nos jours.
    Il présente les structures, les pratiques, les réformes, les innovations et les contestations qui ont marqué plus de deux siècles d'activité enseignante.
    L'ouvrage interroge les méthodes préconisées et leurs applications en replaçant le fait éducatif dans ses dimensions politiques, économiques, sociales, culturelles nationales, voire internationales.
    Exhaustif et sans parti pris, il sera utile à tous ceux, acteurs ou témoins, qui interrogent les nouveaux défis de l'enseignement en France.
     

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