William Somerset Maugham

  • Le grand Bildungsroman de Somerset Maugham.Voici le
    Bildungsroman de Somerset Maugham par lequel il s'est imposé en 1915 et qui reste incontestablement l'un des grands romans anglais de ce siècle. C'est toute l'histoire d'un homme vite éloigné des joies et des certitudes de l'enfance, tôt confronté aux questionnements de l'existence comme à ses incohérences et qui à toute force veut donner un sens à sa vie. Contraint de renoncer à la peinture où il a cru un moment trouver son salut, il deviendra médecin malgré de grandes difficultés matérielles, et finira par rencontrer l'amour. Éludant tout lyrisme incongru dans ce roman où il a mis beaucoup de sa propre vie, Somerset Maugham a prouvé avec ce chef-d'oeuvre qu'il avait bien mérité des lettres anglaises.

  • " Seuls l'amour et l'art rendent l'existence tolérable " : Maugham raconte six relations amoureuses qui sortent de l'ordinaire, tout en finesse et élégance.Il n'est, pour apprécier l'oeuvre de Somerset Maugham à sa juste valeur, que d'écouter ses pairs. Chacun l'a loué, de George Orwell à Patricia Highsmith, pour qui ses nouvelles " semblent englober toute l'expérience humaine en quelques pages. " C'est pourquoi, mieux que d'autres, Maugham franchit comme avec allégresse l'écueil du temps : son art tout de transparence, de retenue et de mesure - même dans l'indicible - l'a, d'ores et déjà, porté au rang de ces classiques qu'il admirait tant.

  • Médecin de formation, grand voyageur et agent secret, Somerset Maugham mit à profit ses diverses expériences pour en tirer la matière de son oeuvre d'écrivain. Raymond Chandler et George Orwell ont dit tout haut l'admiration qu'ils vouaient à ce formidable raconteur d'histoires. Ses très nombreuses nouvelles, en particulier, ont fait de lui l'un des auteurs les plus populaires de sa génération et lui ont valu le surnom de " Maupassant anglais ". Voici le premier d'une série de quatre livres regroupant, selon un plan établi par Maugham lui-même, l'intégralité de ces nouvelles. On y suit en voyeur les trajectoires d'individus en proie à un destin toujours fertile.

  • Quand un jeune Anglais très convenable rencontre une jeune femme russe dans un de ces bordels parisiens des années 20 et que, de surcroît, l'héroïne est la femme d'un bagnard auteur d'un crime crapuleux, on pourrait s'attendre au pire roman de gare. Tout l'art de Somerset Maugham (1874-1965) est de transformer ce mélo en un petit chef-d'oeuvre d'ébénisterie littéraire. On comprend l'admiration sans bornes que le grand Evelyn Waugh, plutôt avare en compliments, portait à son confrère : " En termes de pure réussite technique, Vacances de Noël est son meilleur livre. "

  • " De mémoire, nous pouvons tous citer une palanquée de grands romanciers ; pour ce qui est des nouvellistes, en revanche, c'est plus compliqué, ils se comptent (au mieux) sur les doigts d'une main. William Somerset Maugham est de cette famille précieuse, et il en est même un peu le patron. " Le Point
    Écrivain-voyageur s'il en fut, Somerset Maugham nous a fait la grâce de donner vie dans ses nouvelles à une galerie de personnages tous plus pittoresques les uns que les autres, que son humeur vagabonde lui a permis de rencontrer et d'observer en Europe aussi bien qu'en Amérique ou en Asie. C'est ainsi tout un monde, dont le souvenir aujourd'hui s'estompe mais dont plus d'un voyageur contemporain peut être nostalgique, qui s'offre à notre regard de lecteurs et de curieux dans ce recueil. Avec en prime l'humour teinté parfois d'une pointe de cruauté qui est la marque de fabrique de ce grand raconteur d'histoires. Peut-être le plus grand.

  • - 55%

    " Ce recueil s'inspire de mon expérience d'agent secret pendant la guerre, mais remaniée au service de la fi ction. Car la réalité est un piètre conteur. Elle entame ses récits au petit bonheur, en général bien avant le début de l'action, marche à l'aventure et décroche avant d'avoir dénoué les fi ls de l'intrigue... " Somerset Maugham a démontré, avant Ian Fleming et John Le Carré, que littérature et espionnage pouvaient faire excellent ménage. Somptueusement écrites, riches de descriptions et de poésie, ces nouvelles nous emmènent d'un pays à l'autre de l'Europe en guerre, brossant au passage des portraits corrosifs et drôles des personnages qu'Ashenden croise au gré de ses aventures, et qui tous - ou presque - se révèlent être des espions. Après Les Trois Grosses Dames d'Antibes et Madame la Colonelle, ce troisième volume de nouvelles est l'occasion de retrouver l'univers anticonformiste et cosmopolite de Maugham, le plus français des grands écrivains anglais du XXe siècle. " Conteur hors pair, Somerset Maugham a poussé le genre de la nouvelle jusqu'à la perfection. " Le Monde

  • " Conteur hors pair, Somerset Maugham a poussé le genre de la nouvelle jusqu'à la perfection. " Le Monde
    Dans la nouvelle-titre de ce recueil, on croise le chemin de quatre marins qui parcourent les mers du Pacifique et dont la solide amitié fait l'admiration de tous, jusqu'à l'arrivée d'une jeune Malaisienne à bord... Ici et dans les quelque trente textes qui suivent, ayant toujours la Malaisie pour décor, Somerset Maugham se fait l'analyste impitoyable de tous les secrets que peut receler le coeur humain en affublant ses héros, des Européens qui ont fait le choix des îles, d'un trait psychologique qui va bouleverser leur vie ou en introduisant dans ses histoires un événement fortuit qui va irrémédiablement changer le cours des choses. Ainsi les passions peuvent-elles éclater...

  • Mrs. Craddockest le premier tourbillon annonciateur du maelstrm des veuves où s'engouffre l'oeuvre de Somerset Maugham. La future Mrs. Craddock, Bertha Ley, jouit d'un vaste domaine, d'une belle rente et d'un nom illustre.
    Elle vit seule avec une tante dont l'esprit n'a rien à envier à Madame du Deffand. Bertha Ley se nourrit de Montaigne, de Marc Aurèle et de Madame de Sévigné; elle s'est mis en tête d'épouser un de ses métayers, Mr. Craddock, parce qu'il a des mains fortes et viriles, parce que ses botte font naître en elle un frisson de plaisir, par leur seule taille, qui suggère une fermeté de caractère et une autorité des plus rassurantes.
    Sommerset Maugham se révèle d'une rosserie réjouissante. Peu à peu il distille un acide cynique qui ronge les pages d'abord imprégnées de niaiserie sentimentale. Les belles bottes de Mr. Craddock broient
    une à une toutes les illusions de son épouse. [...] Et Sommerset Maugham de laisser entendre que souvent, dans un roman d'amour, le livre de la vie pour l'un est écrit en italiques, pour l'autre, il est composé en grosses lettres capitales.Linda Lê

  • Recueil de portraits et d'essais qui sous la plume d'un autre que l'auteur du Fil du rasoir et de La Comédienne auraient pu s'avérer fastidieux, L'Humeur passagère tient tout au contraire d'une conversation de salon à l'heure du five o'clock tea avec un vieux gentleman plein d'esprit et de cet humour anglais qui sait dissimuler l'érudition sous la causticité du style. Qu'il s'agisse de l'histoire vraie du héros d'un snobisme en voie d'extinction, de Zurbaran, de Kant ou du roman policier, Maugham conserve une clarté dans l'expression qui en fait un guide culturel à nul autre semblable. À ce recueil s'ajoute son texte sur « L'Art de la Nouvelle » où l'on lira notamment d'admirables pages sur celui qui fut son modèle: Anton Tchekov, ainsi que sur Maupassant, Katherine Mansfield et Henry James.

empty