Victor Hugo

  • One of Victor Hugo's finest works, Les Miserables is a monumental classic dedicated to the oppressed, the underdog, the laborer, the rebel, the orphan, and the misunderstood. Les Miserables is a rich, emotional novel that captures nothing less than the entirety of life in nineteenth-century France. This great humanitarian work encourages compassion and hope in the face of adversity and injustice. It is also an historical novel of great scope, and provides a detailed vision of nineteenth-century French politics and society.  Sensational, dramatic, packed with rich excitement and filled with the sweep and violence of human passions, Les Miserables is not only a superb adventure, but a powerful social document. The story of how the convict, Jean-Valjean, struggles to escape his past and reaffirm his humanity, in a world brutalized by poverty and ignorance, became the gospel of the poor and the oppressed.Optimized for Kindle devices and featuring Panel Zoom facility.From its beginnings in the 1940's to today, Classics Illustrated continues to encourage a love of reading and adventure in youthful minds through beautifully-illustrated comic book adaptations of the world's most beloved stories by the world's greatest authors.A collection of Classics Illustrated books is an inviting start to any young person's library.

  • « Condamné à mort. » Depuis que la sentence est tombée, son esprit s'épouvante à cette idée. De son nom et de son crime, le lecteur ignore tout. Il assiste en revanche, impuissant, aux dernières pensées et à l'affolement d'un individu qui crie son humanité et son désir de vivre. Et découvre les rouages implacables d'une institution aveugle, qui a pour nom « Justice ».
    Indigné par le spectacle d'une exécution à la guillotine, Victor Hugo écrit ce court roman comme un réquisitoire impitoyable contre la barbarie judiciaire doublé d'un véritable manifeste humaniste.

  • Les misérables t.2

    Victor Hugo

    Tome 2. Ce roman, un des plus populaires de la littérature française, a donné lieu à de nombreuses adaptations au cinéma. Victor Hugo y décrit la vie de misérables dans Paris et la France provinciale du xixe siècle et s'attache plus particulièrement aux pas du bagnard Jean Valjean qui n'est pas sans rappeler le condamné à mort du Dernier Jour d'un condamné ou Claude Gueux. C'est un roman historique, social et philosophique dans lequel on retrouve les idéaux du romantisme et ceux de Victor Hugo concernant la nature humaine. L'auteur lui-même accorde une grande importance à ce roman et écrit en mars 1862, à son éditeur Lacroix : « Ma conviction est que ce livre sera un des principaux sommets, sinon le principal, de mon oeuvre ». Jean Valjean, un ancien forçat condamné en 1796, trouve asile, après avoir été libéré du bagne et avoir longtemps erré, chez Mgr Myriel, évêque de Digne. Il se laisse tenter par les couverts d'argent du prélat et déguerpit à l'aube. Des gendarmes le capturent, mais l'évêque témoigne en sa faveur et le sauve. Bouleversé, Jean Valjean cède à une dernière tentation en détroussant un petit Savoyard puis devient honnête homme. En 1817 à Paris, Fantine a été séduite par un étudiant puis abandonnée avec sa petite Cosette, qu'elle a confiée à un couple de sordides aubergistes de Montfermeil, les Thénardier. Elle est contrainte de se prostituer...

  • "Qu'est-ce que Les Contemplations ? C'est ce qu'on pourrait appeler, si le mot n'avait quelque prétention, Les Mémoires d'une âme.
    Ce sont, en effet, toutes les impressions, tous les souvenirs, toutes les réalités, tous les fantômes vagues, riants ou funèbres, que peut contenir une conscience, revenus et rappelés, rayon à rayon, soupir à soupir, et mêlés dans la même nuée sombre. C'est l'existence humaine sortant de l'énigme du berceau et aboutissant à l'énigme du cercueil ; c'est un esprit qui marche de lueur en lueur en laissant derrière lui la jeunesse, l'amour, l'illusion, le combat, le désespoir, et qui s'arrête éperdu "au bord de l'infini". Cela commence par un sourire, continue par un sanglot, et finit par un bruit du clairon de l'abîme.
    Une destinée est écrite là jour à jour."
    Victor Hugo.

  • Emprisonné pour avoir volé du pain, Claude Gueux finira condamné à mort après avoir tué à coup de hache le directeur de sa prison.
    Basé sur des faits réels, Claude Gueux est un court texte incisif et puissant dans lequel Hugo, cinq ans après la parution du réquisitoire abolitionniste Le Dernier jour d'un condamné, dénonce violemment le système carcéral de son siècle. Il témoigne de l'engagement d'Hugo contre la peine de mort, et dénonce les conditions d'emprisonnement qui avaient cours à son époque.
    « Cette tête de l'homme du peuple, cultivez-la, défrichez-la, arrosez-la, fécondez-la, éclairez-la, moralisez-la, utilisez-la ; vous n'aurez pas besoin de la couper. » Victor Hugo

  • Hernani

    Victor Hugo


    LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

    Dans une Espagne de folie et de grandeur, Hernani, seigneur castillan devenu chef de bande et proscrit, dispute au roi Don Carlos - le futur Charles Quint - l'amour de Doña Sol, qui doit épouser son vieil oncle Don Ruy Gomez. Il ne recule devant aucun défi, aucune vengeance, ni aucune trahison. Il est " cette force qui va ", prêt à mourir pour sa belle.
    Toutes les frontières du théâtre et de la réalité éclatent dans cette pièce. Hernani est un drame rêvé où les machinations rocambolesques conduisent à de bouleversantes scènes d'amour. Hugo veut être " Shakespeare ou rien ". Cette pièce fera de lui le dieu de la génération romantique...
    @ Disponible chez 12-21

    L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE

  • BnF collection ebooks - "Ursus et Homo étaient liés d'une amitié étroite. Ursus était un homme, Homo était un loup. Leurs humeurs s'étaient convenues. C'était l'homme qui avait baptisé le loup."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.

  • Notre-Dame de Paris

    Victor Hugo

    Le chef-d'oeuvre de Victor Hugo.
    En 1831, Victor Hugo réinvente le Moyen Âge et élève un monument littéraire aussi durable que l'oeuvre de pierre qui l'a inspiré. Sous la silhouette noire et colossale de la cathédrale fourmille le Paris en haillons des truands de la Cour des Miracles. Image de grâce et de pureté surgie de ce cauchemar, la bohémienne Esméralda danse pour le capitaine Phoebus et ensorcelle le tendre et difforme Quasimodo, sonneur de cloches de son état. Pour elle, consumé d'amour, l'archidiacre magicien Claude Frollo court à la damnation.
    De cette épopée hallucinée, ces monstres et ces figures s'échappent pour franchir les siècles, archétypes de notre mythologie nationale, de notre art et de notre Histoire.

  • Un roman de Victor Hugo en numérique.
    Les Travailleurs de la mer est un roman de Victor Hugo écrit à Hauteville House durant l'exil du poète dans l'île anglo-normande de Guernesey et publié en 1866. Le roman est précédé de la présentation de l'édition de 1883 : L'archipel de la Manche.
    Découvrez une oeuvre d'un des plus grands écrivains de langue française, écrite pendant son exil.
    EXTRAIT
    L'Atlantique ronge nos côtes. La pression du courant du pôle déforme notre falaise ouest. La muraille que nous avons sur la mer est minée de Saint-Valery-sur-Somme à Ingouville, de vastes blocs s'écroulent, l'eau roule des nuages de galets, nos ports s'ensablent ou s'empierrent, l'embouchure de nos fleuves se barre. Chaque jour un pan de la terre normande se détache et disparaît sous le flot. Ce prodigieux travail, aujourd'hui ralenti, a été terrible. Il a fallu pour le contenir cet éperon immense, le Finistère. Qu'on juge de la force du flux polaire et de la violence de cet affouillement par le creux qu'il a fait entre Cherbourg et Brest.
    Cette formation du golfe de la Manche aux dépens du sol français est antérieure aux temps historiques. La dernière voie de fait décisive de l'océan sur notre côte a pourtant date certaine. En 709, soixante ans avant l'avénement de Charlemagne, un coup de mer a détaché Jersey de la France. D'autres sommets des terres antérieurement submergées sont, comme Jersey, visibles. Ces pointes qui sortent de l'eau, sont des îles. C'est ce qu'on nomme l'archipel normand.
    Il y a là une laborieuse fourmilière humaine.
    A l'industrie de la mer qui avait fait une ruine, a succédé l'industrie de l'homme qui a fait un peuple.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Victor Hugo est un poète, dramaturge, prosateur et dessinateur romantique français, né le 26 février 1802 à Besançon et mort le 22 mai 1885 à Paris. Il est considéré comme l'un des plus importants écrivains de langue française.



  • « Le poète est penché sur les berceaux qui tremblent;
    Il leur parle, il leur dit tout bas de tendres choses,
    Il est leur amoureux, et ses chansons ressemblent
    Aux roses. »

    Victor Hugo

  • Été 1793, la Révolution française s'enfonce dans la Terreur et la Vendée se soulève. Ils sont trois : le marquis de Lantenac, vieil aristocrate chevillé à l'ordre ancien ; l'implacable Cimourdain, homme du peuple et de la justice révolutionnaire ; et le clément Gauvain, noble passé à la République, neveu du premier et fils spirituel du second... Dans le noeud sanglant des événements, leur lien, fatalement, va se défaire, leurs destins s'affronter violemment. Par conviction de rang, par raison, ou par idéal - une certaine idée de la loyauté qui conduira chacun à l'héroïsme, ou à la mort.
    Écrite dans l'écho de la Commune de 1871, cette fresque épique et tourmentée est le dernier roman de Victor Hugo. C'est une vision de l'Histoire, sans partisannerie, où le retour de la violence n'interdit pas l'espérance. Une ultime tribune, empreinte des préoccupations sociales et humanistes du poète légendaire, et une formidable invitation à relire son oeuvre puissante.

  • Ruy Blas

    Victor Hugo

    Espagne, fin du XVIIe siècle. Don Salluste, marquis disgracié pour avoir fréquenté une servante, nourrit une terrible vengeance. Lorsqu'il apprend que son valet, Ruy Blas, est amoureux de la reine, il lui propose d'endosser l'habit de son cousin, Don César, pour la séduire. Cependant, le royaume chancelle. Les ministres s'enrichissent et profitent des circonstances, sans pitié pour le pays. La reine, charmée par l'intégrité de Ruy Blas qu'elle prend pour Don César, lui déclare son amour. Mais le piège élaboré par Don Salluste se referme inéluctablement sur les deux amants...
    Ce drame en cinq actes, composé en alexandrins, est un chef-d'oeuvre du romantisme et fi gure parmi les pièces les plus représentées du dramaturge.

    Illustration de couverture : Henry Mayer, sociétaire de la Comédie-Française, dans le rôle de Don César de Bazan. Huile sur bois, 1909.
    Paris, Musée Carnavalet © Musée Carnavalet / Roger-Viollet

  • Lucrèce Borgia

    Victor Hugo

    Indifférente à la haine de l'Italie entière, Lucrèce Borgia parade au carnaval de Venise. Qui pourrait inquiéter cette femme de pouvoir qui baigne dans l'adultère, l'inceste et le crime ? Elle a peur cependant, et tremble pour un simple capitaine qu'elle cherche parmi la foule. Il se nomme Gennaro. Il est amoureux d'elle, lui qui tient les Borgia en aversion et insulte leur blason. Or Gennaro n'est autre que son fils, né de ses amours incestueuses avec son propre frère, et le jeune homme ignore tout de son passé et de ses origines. Lucrèce est un monstre, mais aussi une femme et une mère. Comment protéger son enfant, comment le soustraire à la fureur d'un mari qui le croit son amant ?
    En 1833, ce mélodrame tragique surpasse tous les triomphes de Victor Hugo.



  • « Le plus lourd fardeau, c'est d'exister sans vivre. »

    Victor Hugo

  • Dans un XIXesiècle encore à écrire, un jeune écrivain du nom de Victor Hugo s'insurge de la destruction de l'ancienne France et de ses monuments. Texte de jeunesse qui témoigne de l'acuité précoce de son auteur, Guerre aux démolisseursnous met face à un homme engagé dans les débats de son temps, et dont le diagnostic sévère laisse le lecteur toujours aussi dubitatif. Quelle place pour la protection du passé dans une époque obsédée par le progrès industriel ?
    Victor Hugo met ici toute sa verve pour répondre à cette question et se fait le défenseur de ce qui constitue rien de moins que l'âme et l'histoire d'un pays : ses monuments. Le texte d'Hugo fascine en ce qu'il pose les jalons d'un débat ancien de presque deux siècles, qui reste aujourd'hui encore plus que jamais d'actualité.

    Faut-il le rappeler ? Victor Hugo (1802-1885) est le fameux auteur de Notre-Dame de Paris et des Misérables...

  • L'aurore apparaissait ; quelle aurore ? Un abîme
    D'éblouissement, vaste, insondable, sublime ;
    Une ardente lueur de paix et de bonté.
    C'était aux premiers temps du globe ; et la clarté
    Brillait sereine au front du ciel inaccessible,
    Étant tout ce que Dieu peut avoir de visible ;
    Tout s'illuminait, l'ombre et le brouillard obscur ;
    Des avalanches d'or s'écroulaient dans l'azur ;
    Le jour en flamme, au fond de la terre ravie,
    Embrasait les lointains splendides de la vie ;
    Les horizons pleins d'ombre et de rocs chevelus,
    Et d'arbres effrayants que l'homme ne voit plus,
    Luisaient comme le songe et comme le vertige,
    Dans une profondeur d'éclair et de prodige ;
    L'Éden pudique et nu s'éveillait mollement ;
    Les oiseaux gazouillaient un hymne si charmant,
    Si frais, si gracieux, si suave et si tendre,
    Que les anges distraits se penchaient pour l'entendre ;
    Le seul rugissement du tigre était plus doux ;
    Les halliers où l'agneau paissait avec les loups,
    Les mers où l'hydre aimait l'alcyon, et les plaines
    Où les ours et les daims confondaient leurs haleines,
    Hésitaient, dans le choeur des concerts infinis,
    Entre le cri de l'antre et la chanson des nids.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Le 7 novembre 1831, un certain Claude Gueux, emprisonné pour un petit larcin, tue le directeur de sa prison. Il est condamné à mort et guillotiné en juin 1832. Le fait divers, relayé par la presse, inspire Victor Hugo. L'auteur du Dernier Jour d'un condamné s'empare de l'histoire de cet homme ordinaire que la souffrance et le désespoir ont transformé en meurtrier. Réquisitoire contre la peine de mort et plaidoyer pour l'éducation du peuple, cette nouvelle met en scène avec brutalité une société sclérosée, une justice inique et l'État indifférent qui ont poussé un individu honnête à commettre un crime.
    Claude Gueux est suivi d'autres textes contre la peine de mort, dont la Préface au Dernier Jour d'un condamné et le Discours à l'Assemblée constituante du 15 septembre 1848.

  • Bug-Jargal

    Victor Hugo

    En 1818, l'auteur de ce livre avait seize ans et il paria qu'il écrirait un volume en quinze jours. Il fit Bug-Jargal. C'est un roman d'aventures décrivant les péripéties de Léopold d'Auvernay, jeune officier de l'armée française, qui part pour Saint-Domingue, colonie française à l'époque, pour retrouver sa promise, fille d'un colon français, et l'épouser. Cependant la veille de son mariage les esclaves, menés par le mystérieux Bug-Jargal, se révoltent contre la domination des colons, et sa future épouse se fait enlever par un esclave, de qui Léopold pensait être l'ami. Commence ensuite pour Léopold une course-poursuite à travers l'île pour retrouver sa bien-aimée et pour assouvir sa vengeance...

  • William Shakespeare

    Victor Hugo

    • Myriel
    • 7 Juillet 1905

    Commencé comme une biographie à mettre en préface à une nouvelle traduction des oeuvres de l'auteur anglais, William Shakespeare est une incarnation lumineuse du génie hugolien. Car le cadre restrictif de la préface a bien vite emprisonné la fougue de l'auteur des Misérables. A un tel auteur il fallait bien plus qu'une préface alors Hugo s'enflamme, Hugo s'emporte. Et sur plusieurs centaines pages le voilà partisan du romantisme et défenseur du génie de Shakespeare. Et l'emportement est fort !
    Pour l'incarner Hugo fait montre d'une érudition proprement effrayante. Il a tout lu de ce qui pourrait expliquer l'inspiration de Shakespeare. Et tout y passe des influences bibliques aux inspirations hellénistes de l'auteur d'Hamlet. Mais Shakespeare, c`est aussi un héritage, alors Hugo porte sa réflexion jusqu'à la critique des contempteurs du génie de Stratford-upon-Avon.
    William Shakespeare est ainsi bien plus qu'un simple livre. C'est une ode au génie shakespearien et à son humanisme. C'est aussi une défense remarquable d'un art nécessairement engagé et engageant. Hugo atteint des immensités stylistiques dans ce texte en forme d'éloge à l'adresse de ceux qui, comme Shakespeare, sont de « grands hommes » du simple agissement d'une plume sur du papier.

  • Le roi s'amuse

    Victor Hugo

    Qui mieux que Victor Hugo pouvait présenter une de ses plus belles pièces : « La pièce est immorale ? croyez-vous ? Est-ce par le fond ? Voici le fond. Triboulet est difforme, Triboulet est malade, Triboulet est bouffon de cour - triple misère qui le rend méchant. Triboulet hait le roi parce qu'il est le roi, les seigneurs parce qu'ils sont les seigneurs, les hommes parce qu'ils n'ont pas tous une bosse sur le dos. Son seul passe-temps est d'entre-heurter sans relâche les seigneurs contre le roi, brisant le plus faible au plus fort. Il déprave le roi, il le corrompt, il l'abrutit - il le pousse à la tyrannie, à l'ignorance, au vice - il le lâche à travers toutes les familles des gentilshommes, lui montrant sans cesse du doigt la femme à séduire, la soeur à enlever, la fille à déshonorer. Le roi dans les mains de Triboulet n'est qu'un pantin tout-puissant qui brise toutes les existences au milieu desquelles le bouffon le fait jouer. Un jour, au milieu d'une fête, au moment même où Triboulet pousse le roi à enlever la femme de monsieur de Cossé, monsieur de Saint-Vallier pénètre jusqu'au roi et lui reproche hautement le déshonneur de Diane de Poitiers. Ce père auquel le roi a pris sa fille, Triboulet le raille et l'insulte. Le père lève le bras et maudit Triboulet. De ceci découle toute la pièce. Le sujet véritable du drame, c'est la malédiction de monsieur de Saint-Vallier. Écoutez. Vous êtes au second acte. Cette malédiction, sur qui est-elle tombée? Sur Triboulet fou du roi? Non. Sur Triboulet qui est homme, qui est père, qui a un coeur, qui a une fille. Triboulet a une fille, tout est là. Triboulet n'a que sa fille au monde - il la cache à tous les yeux, dans un quartier désert, dans une maison solitaire. Plus il fait circuler dans la ville la contagion de la débauche et du vice, plus il tient sa fille isolée et murée. Il élève son enfant dans l'innocence, dans la foi et dans la pudeur. Sa plus grande crainte est qu'elle ne tombe dans le mal, car il sait, lui méchant, tout ce qu'on y souffre. Eh bien ! la malédiction du vieillard atteindra Triboulet dans la seule chose qu'il aime au monde, dans sa fille. Ce même roi que Triboulet pousse au rapt, ravira sa fille, à Triboulet...» La présentation ci-dessus est extraite d'un texte que Victor hugo écrivit en défense de sa pièce qui fut interdite dès le soir de la première représentation, la monarchie de Juillet ne tolérant pas plus qu'une autre et malgré la révolution de 1830, qu'on représente un roi dominé par la luxure. Quelques années plus tard, Verdi composera Rigoletto, sur un livret fidèlement adapté de cette pièce et son opéra connaîtra le même sort.

  • L'année terrible

    Victor Hugo

    Toulon, c'est peu ; Sedan, c'est mieux.L'homme tragique.Saisi par le destin qui n'est que la logique,
    Captif de son forfait, livré les yeux bandés
    Aux noirs événements qui le jouaient aux dés,
    Vint s'échouer, rêveur, dans l'opprobre insondable.
    Le grand regard d'en haut lointain et formidable
    Qui ne quitte jamais le crime, était sur lui ;
    Dieu poussa ce tyran, lave et spectre aujourd'hui,
    Dans on ne sait quelle ombre où l'histoire frissonne,
    Et qu'il n'avait encore ouverte pour personne ;
    Là, comme au fond d'un puits sinistre, il le perdit.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Cromwell

    Victor Hugo

    « Cromwell » est une pièce de théâtre dramatique de Victor Hugo écrite en 1827. C'est la première oeuvre connue du jeune Hugo, une pièce injouable, mais pourtant monumentale dans l'histoire du théâtre français, une pièce devenue célèbre pour sa préface, censée définir les grands principes du Romantisme tels que les conçoit Hugo.

  • Claude Gueux
    Victor Hugo
    Suivi de Le Dernier jour d'un Condamné et de deux Discours de Victor Hugo : "Plaidoyer contre la peine de mort" et "Détruire la misère"
    Texte intégral. Cet ouvrage a fait l'objet d'un véritable travail en vue d'une édition numérique. Un travail typographique le rend facile et agréable à lire.
    Claude Gueux est un bref roman de Victor Hugo paru en 1834 et dénonçant la peine de mort. L'histoire est en partie fondée sur des faits réels.
    Victor Hugo achève la dernière préface du Dernier Jour d'un condamné en 1832. Quand il découvre dans la Gazette des tribunaux du 19 mars 1832, le compte rendu du procès d'un certain Claude Gueux condamné à mort pour meurtre, il y découvre comme un écho de son plaidoyer contre la peine de mort et décide alors d'en faire un roman. Il retranscrit donc la vie de Claude Gueux dès son entrée dans la prison jusqu'à son exécution en passant par les motifs de son crime et son procès. Suit ensuite une longue réflexion de Victor Hugo sur les rôles et les devoirs de la société face au criminel.
    « Mais pourquoi cet homme a-t-il volé ? Pourquoi cet homme a-t-il tué ? » sont les questions que Claude Gueux pose au tribunal. Victor Hugo répond :
    « Le peuple a faim, le peuple a froid. La misère le pousse au crime ou au vice, selon le sexe. »
    Selon Victor Hugo, le peuple est malade mais la société n'utilise pas les bons remèdes et il conclut
    « Cette tête de l'homme du peuple, cultivez-la, défrichez-la, arrosez-la, fécondez-la, éclairez-la, moralisez-la, utilisez-la ; vous n'aurez pas besoin de la couper. » Source Wikipédia
    Retrouvez l'ensemble de nos collections sur http://www.culturecommune.com/

  • La fin de Satan

    Victor Hugo

    La fin de Satan est le vaste poème épique et religieux de Victor Hugo (5 700 versets). Si les parties les plus anciennes datent de 1854, elles n'étaient pas encore considérées comme un tout particulier et Hugo pouvait encore songer à les inclure dans ses Petites Epopées. À partir de 1855, Hugo conçoit sa vision, qu'il annonce dans la préface de la première série de La Légende des Siècles: ce n'est que la première partie d'un énorme ouvrage contenant les deux autres ouvrages, La Fin de Satan et Dieu, qui sera publié prochainement, mais en fait ils sont encore inachevés. Après y avoir travaillé à nouveau en 1860-1862, Hugo n'y retournera pas et le poème sera publié à titre posthume en 1886.

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