Romans & Nouvelles

  • Un homme sans nom dont on ne sait rien, pas même le crime, vient d'être condamné à la guillotine : il ne lui reste plus que quelques jours à vivre. Dans l'attente de son exécution, il consigne ses dernières pensées et sensations. Son journal suit le flot chaotique de sa conscience, avec des moments de panique, des sursauts d'espoir ou de révolte, et une hantise - celle de la mort qui vient.
    Texte d'une inaltérable actualité et premier acte d'un combat dont Hugo demeurera le symbole, Le Dernier Jour d'un condamné (1829) est, d'après son auteur, « la plaidoirie générale et permanente pour tous les accusés présents et à venir ». Et reste sans doute le plus grand réquisitoire jamais écrit contre la peine de mort.

    Dossier
    1. Genèse et réception du Dernier Jour d'un condamné
    2. Écrits de Victor Hugo contre la peine de mort
    3. Le motif obsédant de la guillotine

  • Claude Gueux est un voleur récidiviste condamné à une lourde peine. Le 7 novembre 1831, il tue le directeur des ateliers de sa prison. Ce crime le conduit à l'échafaud : il est guillotiné en juin 1832.
    De ce fait divers, Hugo retient le caractère exemplaire : la misère et la souffrance ont transformé un individu pacifique et « philanthrope » en meurtrier ; la justice, aveugle et implacable, l'a condamné à la peine capitale.
    Ce texte, s'il confirme l'engagement de l'écrivain contre la peine de mort, dénonce aussi violemment une société dont le système judiciaire et pénal est contraire à toute idée de progrès social.

    L'édition : découvrir, comprendre, explorer
    questionnaire de lecture
    parcours de lecture dans l'oeuvre
    groupements de textes la description réaliste, arme de la critique Hugo et la peine de mort
    pour aller plus loin l'abolition de la peine de mort en France
    culture artistique cahier photos : histoire des arts un livre, un film : à la découverte des Évadés (Frank Darabont)
    enquête sur le web

  • Paris, 1482. Autour de la belle bohémienne Esmeralda, dont la danse résonne sur le parvis de Notre-Dame, gravitent trois prétendants prêts à tout pour la conquérir : Phoebus, noble capitaine, Claude Frollo, prêtre sans foi, et le célèbre Quasimodo, bossu au grand coeur... Surplombant le roman, la cathédrale, vivifiante Babel, lieu de refuge et d'épouvante aussi, voit se presser autour d'elle le peuple, acteur de l'Histoire en marche.
    Récit historique à la langue pittoresque et roman noir tout de meurtres et de mystère, Notre-Dame de Paris connaît, aujourd'hui encore, une popularité sans égale. Ainsi que l'écrivait Lamartine à l'auteur en 1831 : « C'est une oeuvre colossale, une pièce antédiluvienne. [...] Je ne vois rien à comparer dans nos temps à Notre-Dame. C'est le Shakespeare du roman, c'est l'épopée du Moyen Âge, c'est je ne sais quoi ; mais grand, fort, profond, immense, ténébreux comme l'édifice dont vous en avez fait le symbole. »
    Dossier :
    1. L'histoire de l'oeuvre
    2. Victor Hugo : le patrimoine en débat
    3. Roman historique et roman noir
    4. Les adaptations de Notre-Dame de Paris

  • Pour obtenir la main de celle qu'il aime, le pêcheur Gilliatt, solitaire et contemplatif, honni des autres hommes, entreprend de sauver le moteur de la Durande, bateau échoué au large de l'île de Guernesey. Engageant une lutte à mort avec l'océan, il devra braver la fureur des flots, plonger dans les abîmes et vaincre les créatures cauchemardesques qui peuplent les fonds marins... Roman d'amour narrant la quête tragique d'un héros herculéen et damné, épopée sublime de la mer et du progrès, Les Travailleurs de la mer est aussi une puissante méditation sur les pouvoirs du songe et les mystères de la création. D'une plume virtuose, Victor Hugo y explore «l'innommable, le grouillement des formes, les profondeurs insondables ; il interroge le ciel nocturne, les météores. Il pose la question du sens de l'univers et de la destinée. Et il le fait avec un rare frisson d'authenticité.» Patrick Grainville

  • Quatrevingt-treize

    Victor Hugo

    Le marquis de Lantenac, vieil aristocrate aux moeurs austères, est l'âme de l'insurrection vendéenne ; Cimourdain, issu du peuple, fait montre du stoïcisme intraitable des délégués de la Convention ; Gauvain, neveu du marquis et fils adoptif de Cimourdain, est un noble qui a rejoint les rangs du peuple. À travers l'histoire de ces trois hommes condamnés à s'affronter, les péripéties sanglantes de la Révolution sont rachetées par l'intégrité morale de quelques-uns. Quatrevingt-treize, ou l'épopée de la Révolution française...

empty