Littérature argumentative

  • Edition enrichie (Préface, notes, notes historiques, chronologie, bibliographie, index)Le 15 décembre 1840, lors du transfert des cendres de Napoléon aux Invalides, Hugo se trouve parmi la foule ; le 22 février 1848, quand commence ce qui sera une révolution, il quitte la Chambre des pairs pour assister aux affrontements de la place de la Concorde. Mais ce dont Hugo est témoin, c'est aussi l'agonie de Balzac dont il serre une dernière fois la main inerte, et de nombreux événements de toute nature, dont, hélas, les plus tragiques : la folie de sa fille Adèle et la disparition de ses deux fils, Charles et François-Victor. C'est en 1887, deux ans après sa mort, que son ami Paul Meurice puise dans ses papiers et carnets la matière d'un premier volume de Choses vues qui plus tard s'accroîtra. Des Mémoires ? sans doute non. Une sorte de Journal, plutôt, mais qui accueille à la fois des pages écrites a posteriori et de simples notes très diverses : un ensemble de fragments à la fois historiques et intimes, où l'écrivain, souvent placé comme en retrait, nous propose, si l'on veut, sa chronique d'un demi-siècle.

  • Édition enrichie de Benedikte Andersson comportant une préface d'Adrien Goetz et une chronologie établie par Samuel S. de Sacy.

    Composé de grandes scènes, de morceaux de bravoure, de descriptions de personnages devenus mythiques - Esmeralda, Quasimodo, Frollo... -, Notre-Dame de Paris ressemble à une architecture de statues, de frises, de reliefs sculptés, tous susceptibles d'être isolés et admirés pour eux-mêmes. Cette anthologie propose à tous les lecteurs de s'approprier ce monument littéraire.

  • Edition enrichie de Patrice Boivin comportant des illustrations autographes de l'auteur, une préface et un dossier sur le roman.

    De 1853 à 1855, en exil à Jersey, Victor Hugo se livre quasi quotidiennement à des séances de spiritisme. Il discute avec les esprits les plus illustres, Jésus-Christ, Dante, Molière, Shakespeare, ou les formes les plus abstraites (l'Ombre du sépulcre, le Drame ou l'Idée). Les séances sont consignées sur des procès-verbaux qui serviront à établir Le Livre des Tables dont Hugo envisageait une publication posthume. Quatre cahiers manuscrits forment Le Livre des Tables ; seuls deux d'entre eux nous sont parvenus, dont un inédit.
    Cette édition reproduit pour la première fois les quatre cahiers en s'appuyant, pour les deux cahiers perdus, sur les procès-verbaux originaux et inédits, que nous avons retrouvés. Tout grand esprit fait dans sa vie deux oeuvres : son oeuvre de vivant et son oeuvre de fantôme, affirme l'esprit de la Mort. C'est un Victor Hugo rare et mystérieux qui se dévoile ici.

  •   « Ô mes lettres d'amour, de vertu, de jeunesse, / C'est donc vous ! Je m'enivre encore à votre ivresse, / Je vous lis à genoux ! ». C'est à 70 ans que Victor Hugo écrit ces vers alors qu'il se replonge dans les lettres de sa jeunesse, les lettres d'amour qu'il écrivit à Adèle Foucher, celle qui sera son épouse pendant 46 années. S'y exprime un jeune garçon lucide, confiant dans son amour autant que dans son génie, qui pauvre, jure à celle à qui il veut donner son nom de lui assurer, sinon la fortune, du moins la vie. Cette correspondance offre un éclairage savoureux sur la genèse d'un génie et d'un grand amoureux.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Victor Hugo. Invité par son ami François Arago, directeur de l'Observatoire de Paris, Victor Hugo découvre la lune au télescope, assistant notamment à un lever de soleil sur le Promontorium somnii, l'une des montagnes volcaniques lunaires. Pour l'auteur des Contemplations, le récit de cette expérience, véritable vision fondatrice qu'il souhaitera inclure dans un livre consacré à Shakespeare, constitue le point de départ d'une profonde méditation sur la poésie et la science, le réel et le rêve. "Les poètes ont créé une lune métaphorique et les savants une lune algébrique. La lune réelle est entre les deux."

  • Figure tutélaire et conscience éclairée de son temps, Victor Hugo fut de toutes les luttes. La première d'entre elles ? La liberté de la presse.Dès 1819, il fonde Le Conservateur littéraire, qu'il rédige avec ses frères et plusieurs jeunes écrivains romantiques. Il y critique les dernières parutions ou y éreinte de mauvais dramaturges. Sa plume est allègre et audacieuse : il va jusqu'à encourager un Lamartine de douze ans son aîné ! Ses convictions, il les exprima d'abord dans la presse. Devenu républicain, il stimulera sans relâche la création de nouvelles feuilles et soutiendra les journalistes opprimés.La présente anthologie entend mettre à l'honneur l'oeuvre de Hugo journaliste. Celle-ci est marquée par d'importants combats - pour la justice, contre la peine de mort... -, et par d'autres qui montrent parfois un grand homme soucieux de l'image qu'il destine à la postérité. Si Hugo prit quelquefois ses distances avec le journalisme, qu'il estime trop rivé aux faits, il comprit très vite l'importance du phénomène journalistique, qu'il a vu naître et s'amplifier. Pour lui, la mission de la presse n'est rien de moins qu'une mission civilisatrice. Contre l'anecdotique, il veut restaurer la primauté de l'Idée. Une leçon de journalisme.

  • Au terme de la sinistre Semaine sanglante qui court du 21 au 29 mai 1871, l'expérience politique et insurrectionnelle de la Commune de Paris est écrasée par les forces versaillaises en collaboration avec l'armée allemande d'invasion.
    Des milliers de Parisiens sont tués pendant ces quelques jours. Les purges qui suivent voient les exécutions se multiplier, à la mitrailleuse parfois car il s'agit d'aller vite. Ce qui n'est pas tué est enfermé dans des purgatoires : le camp d'internement de Satory devient un mouroir infect où ne règne que la violence sans frein des militaires ; on transporte, dans des wagons à bestiaux, quelques vingt mille prisonniers sur des pontons dans les ports de l'ouest. En 1872, les survivants sont majoritairement déportés en Nouvelle-Calédonie.
    Mais dès cette année-là, des propositions d'amnistie commencent à se succéder. La présente proposition, portée par Victor Hugo, est de mai 1876.
    Notre édition s'appuie sur la mise à disposition en 2013 par le Sénat français de la copie numérisée du manuscrit original de Victor Hugo. Les passages raturés par l'auteur ont été enlevés, ses modifications enregistrées. Le texte prononcé sera légèrement différent, surtout dans son introduction. Je l'ai mis à la suite, car il n'est pas inintéressant de connaître quels passages Hugo a finalement fait sauter. Il est disponible dans : Hugo, Victor, Actes et paroles, XXXII, L'amnistie au Sénat.
    Extrait :
    http://www.elpediteur.com/auteurs/malle/hugo_1876_amnistie.html#aextrait
    Commentaire par Laurendeau :
    http://www.elpediteur.com/auteurs/malle/hugo_1876_amnistie.html#aprez

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