Valerie Gaudreau

  • On lui reproche d'être gris et froid. Pourtant, le béton possède de nombreuses qualités qui ont persuadé les bâtisseurs de l'ère industrielle de l'adopter. Ce qui les a conquis? Sa résistance, son caractère ignifuge, la variété de formes qu'il pouvait adopter et la simplicité de sa mise en place. En plus d'être solide et économique, le béton a provoqué la création de nouveaux styles inscrits dans le mouvement moderne. Par sa popularité et son caractère unique, il a considérablement influencé le développement des villes, de l'architecture et même de l'art public. Ce numéro de Continuité espère redorer le blason de ce matériau qui mérite soin et reconnaissance.

  • Si vous avez parcouru les routes du Québec cet été, vous avez certainement remarqué le florilège de bâtiments secondaires qui émaillent nos paysages ruraux : granges, étables, porcheries, hangars, fournils, silos, forges, fumoirs... De même, vous avez sûrement rencontré des croix de chemin, grottes, chapelles de procession et autres expressions d'une foi actuelle ou passée. De ces patrimoines, qu'on qualifie souvent de petits, on devrait surtout retenir le caractère essentiel. Ils participent à la spécificité de nos paysages, en plus de témoigner de modes de vie et de savoir-faire d'autrefois. Mais comme tous ne perçoivent pas l'importance de ces repères visuels et identitaires, nous avons décidé de l'exposer dans le dossier de notre numéro d'automne. Devant la disparition graduelle de ces éléments distinctifs, il devient urgent de susciter la volonté de les préserver.

  • En une de ce numéro de printemps, un père et son fils, également maçon et apprenti. Qui de mieux placé pour incarner l'enjeu crucial qu'est la transmission des savoir-faire en ce qui attrait aux métiers d'art liés au bâtiment ? En une vingtaine d'années, le nombre d'artisans québécois aurait chuté de 2500 à 300. Et les apprentis ne se bousculent pas au portillon... Fort heureusement, un dynamisme renouvelé anime le milieu depuis quelques années. Le dossier de ce numéro de printemps nous fait découvrir de quelles façons les efforts investis commencent à porter leurs fruits, notamment grâce à la reconnaissance des artisans par le Conseil des métiers d'art du Québec et par la formation de la relève, avec des projets comme les Chantiers-apprentissage de la Fondation Saint-Roch.

  • Les musées regorgent d'oeuvres d'art et d'objets révélateurs. Grâce à eux, on se souvient de la vie de nos ancêtres, de l'inventivité dont ils ont fait preuve, des savoir-faire qu'ils possédaient, des traditions qu'ils ont perpétuées, des événements qui les ont marqués. Avec ce numéro d'hiver, Continuité a voulu nous faire découvrir quelques-uns de ces artéfacts en demandant à 22 institutions muséales de partout au Québec de lever le voile sur leurs objets les plus intéressants. Hors dossier, un bilan du chemin parcouru depuis la reconnaissance du Vieux-Québec comme site du patrimoine mondial, il y a 30 ans, un article sur l'acquisition par la Ville de Mascouche du manoir seigneurial qui se trouve sur son territoire et une chronique sur la restauration de la carte polaire du capitaine Bernier, ce grand explorateur du Nord.

  • Les attraits touristiques d'une ville ou d'une région sont souvent définis par leur offre d'activités culturelles ou sportives, mais la beauté des lieux, sa nature et son caractère distinctif sont des incontournables lorsque vient le temps, par exemple, de choisir une destination vacances. Pour profiter pleinement de ce qu'une ville ou une région ont à offrir, les belvédères, qu'ils soient naturels ou aménagés, surprennent, impressionnent et émeuvent. Mais au-delà du plaisir des yeux, ces observatoires participent à la mise en valeur et à la préservation des paysages. Voilà pourquoi Continuité a voulu leur consacré un dossier. Ailleurs dans ce numéro, des projets de conversion intéressants au coeur du patrimoine industriel de Shawinigan, la restauration de l'église Saint-Damase, dans la Matapédia, et une chronique sur l'évaluation d'un bâtiment ancien, entre autres.

  • Continuité, le magazine du patrimoine au Québec depuis 1982, met le cap sur le Saint-Laurent pour son numéro d'automne. C'est donc au patrimoine maritime que son dossier, composé de textes signés Brigitte Trudel, Valérie Gaudreau, Jeanne Corriveau, Josianne Desloges et Josiane Ouellet, s'intéresse. Voie de transport, ressource, écosystème, objet de contemplation et d'inspiration artistique, le Saint-Laurent fait partie de notre ADN. Pourtant, plusieurs éléments de son patrimoine se trouvent aujourd'hui dans une situation précaire. De grands projets de développement menacent également son intégrité et ses paysages. Quels sont les enjeux les plus criants et les plus actuels dans le domaine? Vous pourrez les découvrir au sein d'une revue qui fait peau neuve pour célébrer son 150e numéro : une nouvelle grille graphique, élégante et épurée, et davantage de textes journalistiques. Continuité vous propose également quelques recensions de publication ainsi qu'un article sur la restauration de bâtiments patrimoniaux de l'Université McGill, notamment.

  • Les toponymes servent, bien sûr, à situer et à orienter. Mais s'ils constituent un patrimoine, c'est parce qu'ils ont pour autre objectif de témoigner, de commémorer. Ils parlent du territoire et rappellent le passé. Au fil du temps, nos ancêtres ont créé un riche héritage qui mérite d'être célébré et exploré avec curiosité. Le dossier du numéro d'hiver de Continuité, « Patrimoine toponymique. S'inscrire dans le territoire », cherche à le mettre en valeur en faisant découvrir des appellations remarquables, dont certaines carrément insolites. Mais ce n'est pas tout. Nous avons la responsabilité collective de continuer à nommer les lieux. Or, pour mener à bien cette mission, il faut connaître l'état de la situation, s'interroger sur le legs que nous souhaitons transmettre aux générations futures et mettre en place de bonnes pratiques. Dans cette optique, le dossier de Continuité explore aussi les enjeux actuels touchant ce patrimoine, comme les tendances qui se dessinent sur le terrain, les questions entourant les changements d'appellations et les gestes posés pour corriger certains oublis du passé.

  • Continuité aborde dans ce numéro printanier, un patrimoine dans la fleur de l'âge : les églises modernes. Elles furent érigées dans l'effervescence d'un renouveau liturgique, architectural et démographique, alors que les banlieues étaient en plein essor. Mal aimées parce que mal comprises, ces églises ont toutefois besoin d'être reconnues et appréciées afin d'en assurer l'avenir. C'est donc dans cette perspective que Continuité vous propose le dossier « Églises modernes. OEuvres de pionniers ». Les faire aimer et connaître, les journalistes et les spécialistes invités France Vanlaethem (Docomoco), Marie-Dina Salvione (UQAM) et Denis Boucher(Conseil du patrimoine religieux du Québec) s'y emploient en explorant leur richesse historique et architecturale. Louis Lapierre, pionnier de l'architecture moderne au Québec et concepteur de l'église Saint-Gaëtan de Montréal, qui a accepté de prendre la pose pour la couverture, nous livre un entretien captivant. Enfin, grâce à un don de diapositives de l'historien Lévis Martin, certaines constructions vous sont présentées dans l'éclat de leur jeunesse.

  • Avec le dossier de son numéro d'été, le magazine Continuité vous invite à découvrir les variétés végétales anciennes. Enracinées dans nos régions depuis des décennies, ces plantes s'avèrent bien adaptées au terroir québécois. Comme il est possible d'en récolter les graines et de les planter l'année suivante, elles permettent de s'affranchir des grandes compagnies et de lutter contre la perte de diversité inhérente à l'industrialisation où fruits et légumes ont été développés en fonction de critères comme leur résistance au transport, leur uniformité et leur capacité de conservation. La mise en valeur du patrimoine semencier favorise de belles découvertes tant gastronomiques qu'historiques. Dans ce numéro, il est aussi question du métier de forgeron, d'un atelier original pour faire découvrir les maisons anciennes de l'Île d'Orléans aux enfants, de comment protéger le bois à l'extérieur, de la restauration d'un moulin à vanner et des travaux d'une maison de ferme du comté d'Hemmingford.

  • Avec son numéro d'été « Chemins anciens. Des voies à explorer » ,Continuité attire l'attention sur cet héritage plutôt discret, mais fascinant, en explorant son histoire et les enjeux liés à sa préservation. Situés à l'écart des grandes voies de circulation, parsemés d'habitations ancestrales et présentant des parcours sinueux, les chemins anciens ont contribué à structurer nos paysages. Aujourd'hui, ils les révèlent dans toute leur splendeur. D'ailleurs, existe-t-il meilleure façon de voir du pays que de troquer la grand-route pour la vieille route? N'empêche, si quelques passionnés étudient et valorisent ce patrimoine, il demeure généralement peu connu et protégé. À lire aussi, des trouvailles étonnantes lors d'une étude sur l'évolution architecturale du monastère des Augustines de l'Hôpital général de Québec, un portrait de Julien Hébert, fondateur du design moderne québécois, le jardin de François des Petites Franciscaines de Marie de Baie-Saint-Paul, le patrimoine de la MRC d'Antoine Labelle et les invasions fenianes de 1866 et 1870 dans la région de Brome-Missisquoi.

  • Pour son numéro d'automne, Continuité se penche sur notre patrimoine funéraire, les enjeux qui le touchent et les initiatives participant à sa conservation. Au cours des dernières décennies, les pratiques et les mentalités ont bien changé dans le domaine funéraire. Résultat : l'avenir des cimetières et des monuments qui s'y trouvent se voit menacé. Pourtant, ce patrimoine, dont on préfère souvent éviter de parler pour ne pas aborder la délicate question de la mort, constitue une grande richesse. Par leur aménagement, l'architecture de leurs tombeaux, dalles, stèles, caveaux et mausolées, les oeuvres d'art qui les parsèment et les informations inscrites sur leurs pierres tombales, les cimetières sont des centres d'archive et des musées à ciel ouvert. Heureusement, des intervenants de ce milieu en mutation s'activent à trouver et à mettre en oeuvre des solutions afin d'assurer la pérennité de ce legs, qui, s'il rend d'abord hommage aux défunts, joue aussi un rôle essentiel pour les vivants.

  • À l'heure de l'urbanisme participatif et tactique, le dossier du numéro d'automne de la revue Continuité se penche sur les liens entre patrimoine et participation citoyenne. Le magazine explore le rôle que chacun peut jouer dans la préservation de notre héritage collectif et de la qualité de nos milieux de vie, mais aussi, sur la manière d'amener monsieur et madame Tout-le-monde à passer à l'action. Car, en patrimoine, la participation citoyenne prend diverses formes : une communauté se mobilise pour sauver un bâtiment qui lui tient à coeur ou pour dénoncer un projet qu'elle juge inapproprié, des gens s'impliquent dans un processus de consultation publique ou un projet de codesign, des voisins décident d'animer un espace vacant de leur quartier. Dans les autres rubriques, découvrez des faits surprenants de l'histoire des Augustines de l'Hôpital général de Québec et voyez comment une rare harpe-cithare a été restaurée.

  • Dans son édition hivernale, Continuité s'intéresse à l'avenir du patrimoine bâti. Alors que la Loi sur le patrimoine culturel fête son cinquième anniversaire et que le gouvernement travaille au renouvellement de sa politique culturelle, la Table de concertation des acteurs nationaux en patrimoine bâti du Québec a organisé un grand sommet cet automne. Son objectif ? Réunir les forces vives du milieu afin de partager des expériences, de dresser un état des lieux, d'identifier les enjeux actuels du domaine et de proposer des actions pour l'avenir. Continuité profite de l'occasion pour rendre hommage à ces organismes et explorer avec eux le contexte dans lequel ils oeuvrent à la sauvegarde et à la mise en valeur de notre héritage bâti. Également au sommaire, une chronique sur la sauvegarde par la Société d'histoire de Charlevoix de la forge Riverin à La Malbaie, et une enquête sur le patrimoine immatériel de la MRC des Basques.

  • Intensification des sécheresses, fonte des glaciers, multiplication des inondations et des phénomènes météo extrêmes, érosion des berges, les dérèglements climatiques font peser diverses menaces sur le patrimoine mondial, que l'on pense à la statue de la Liberté, Stonehenge ou encore Venise. Et même si la situation au Québec sera moins catastrophique que dans certains coins du globe, sommes-nous prêts ? L'édition printanière de Continuité se penche sur la question et tente d'un même élan de mieux comprendre comment certains phénomènes météorologiques affecteront notre patrimoine bâti et paysager et les choix, parfois difficiles, qui devront être faits. Lisez aussi sur la restauration d'une statue de la Vierge rongée par des insectes, conservée au Musée des Maîtres et Artisans du Québec, sur l'aménagement du Centre d'archives Mgr-Antoine-Racine dans la chapelle Pauline, sous la cathédrale Saint-Michel de Sherbrooke et contemplez les aquarelles de Gilles Matte rendant hommage à un ancien moulin à scie de Saint-Augustin-de-Desmaures.

  • La saison des vacances débute, les touristes affluent. Nombreux sont ceux qui visiteront des lieux patrimoniaux. C'est donc un numéro estival de circonstances que propose la revue Continuité en explorant la relation entre tourisme et patrimoine. Ils se nourrissent mutuellement, s'allient bien souvent, mais quels sont les avantages et les inconvénients découlant de l'alliage tourisme et patrimoine ? Quelle est la place des attractions de moindre envergure dans l'offre de l'industrie touristique ? Comment innover dans la mise en valeur des vestiges de notre passé ? Continuité vous offre quelques pistes de réflexion. Ce numéro vous propose également un coup d'oeil sur la conversion de la maison Merry à Magog en lieu de mémoire citoyen, vous narre l'histoire derrière les traces étranges que portent un rocher sur la grève de la Rivière-Ouelle et vous offre un éclairage sur l'évolution des sentiers anciens avec Nathalie Coz, autrice du livre Le Québec à 5 km/h.

  • Pour son numéro du printemps, le magazine Continuité transcende les façades pour aller à la découverte des intérieurs patrimoniaux. Peu savent que la Loi sur le patrimoine culturel protège aussi l'intérieur des immeubles classés. Les enjeux les touchant sont toutefois différents. Il importe alors de se questionner sur la manière de les apprécier, de les protéger et de les préserver sans les dénaturer. Le dossier spécial de ce numéro offre d'intéressantes pistes. Également au sommaire, les origines de la Dame Blanche que l'on peut parfois voir sur la grève de l'île d'Orléans ou près des chutes Montmorency, la première édition du Festival de la banquise visant à sensibiliser les adeptes de canot à glace au patrimoine maritime de Portneuf, la restauration des finis intérieurs de la maison Étienne-Paschal-Taché à Montmagny et le rôle fondamental des propriétaires de maisons anciennes et les défis auxquels ils font face.

  • Le numéro d'hiver du magazine Continuité propose de regarder de près ce qui se passe à l'échelle locale sur le plan de la préservation du patrimoine bâti. Comment réussir à préserver les bâtiments significatifs dans nos communautés ? De quels moyens les villes disposent-elles pour ce faire ? Quels ingrédients catalysent les forces en présence ou font cruellement défaut ? Le dossier aborde ces questions, en plus de les ancrer dans la réalité en donnant plusieurs exemples d'initiatives inspirantes mises en oeuvre par des municipalités autant que par des citoyens. Également, Anne-Sophie Desprez, gagnante de la bourse d'écriture Première Ovation - Patrimoine 2019 de la Ville de Québec, propose une réflexion sur le traitement médiatique du patrimoine. La chronique Conservation raconte l'histoire d'un baril jeté à la mer en 1910 et les interventions réalisées sur une des lettres qui s'y trouvaient. Enfin, la chronique Point de mire aborde la question des paysages culturels patrimoniaux.

  • Cet été, le magazine Continuité vous invite à « Boire du pays ». Les microbrasseries et microdistilleries d'ici, de plus en plus nombreuses, suscitent un vif engouement. Plusieurs de ces entreprises ancrent leurs produits dans le passé et le terroir de leur coin de pays. Histoire et héritage collectif deviennent alors des attraits, des sources d'inspiration, voire des repères identitaires pour des projets actuels. Le dossier de ce numéro s'intéresse à la production et à la consommation des boissons alcooliques à travers le temps, à la mise en valeur de certains lieux qui témoignent de la prohibition ainsi qu'au collectionnement d'objets racontant l'épopée de la bière au Québec. Également au sommaire, la restauration de la croix de procession de Mgr Laval, les travaux effectués sur le décor peint par Napoléon Bourassa pour la chapelle Notre-Dame-de-Lourdes, la remise à neuf d'un vitrail de l'église Ste-Agnès à Lac-Mégantic et les difficultés liées à l'assurance habitation pour les propriétaires de maisons anciennes. (Source : Continuité)

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