Éditions Nota bene

  • Cet ouvrage mesure la portée de l'ironie dans les poèmes de Jean-Aubert Loranger, Hector de Saint-Denys Garneau, Roland Giguère et Jacques Brault. Définie à partir du romantisme allemand et de ses diverses médiations, leur ironie s'attache au rêve d'une poésie qui soit absolument conscience. Elle révèle une expérience de soi, du monde et de la poésie qui fait place à la distance et donne ainsi du jeu à l'intelligence, tour à tour rieuse, analytique, fantasque, corrective, transformatrice. De Loranger à Brault, l'écriture montre qu'une telle distance, plus radicale qu'un simple retrait, donne lieu à une véritable aventure intérieure. C'est cette aventure que Thomas Mainguy retrace et donne à voir.

  • Pour opérer son passage entre l'univers de la revue et celui du livre, Contre-jour propose ici non pas un bilan de son existence en tant que cahiers littéraires, mais plus intimement un album de famille. En feuilletant ce regroupement d'essais, le lecteur reconnaîtra (ou découvrira) l'esprit de Contre-jour. Même s'il a ruisselé sur des pentes et en des directions diverses, cet esprit possède une même source : la croyance qu'il se cristallise dans la littérature quelque chose de mystérieux et de puissant, quelque chose qu'on ne se lasse pas d'interroger puisqu'on sent qu'une part de nous, et du monde, nous y attend.
    Tous les collaborateurs de ce livre, qui ont fait partie du comité de rédaction des cahiers littéraires à un moment ou un autre, ont choisi eux-mêmes un texte que les années, la lassitude, la lente répudiation de ce qu'on a été n'ont pas encore réussi à épuiser.

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