Littérature générale

  • Professeur de littérature comparée, critique et écrivain, Philippe Chardin (1948-2017) avait fait sienne la célèbre formule de Robert Musil, « Vivre comme on lit ». Son enseignement et ses livres ont fait rayonner sa confiance passionnée dans les pouvoirs de la littérature. Ce volume lui rend hommage. Parcourant les genres, les époques et les cultures européennes, cet ouvrage interroge les représentations changeantes du livre et de la lecture et revient sur la notion de réception créatrice chère à Philippe Chardin : ce mystérieux processus qui « transforme, de manière diffuse, dans un inconscient littéraire d'écrivain, de la lecture en écriture ».

  • Ce travail est l'aboutissement collectif de quatre universitaires comparatistes qui, par ce manuel, répondent aux besoins créés par le développement des études théâtrales à l'université, en s'appuyant sur leur expérience d'enseignants et leur connaissance de la littérature dramatique et des arts du spectacle. Il s'agit à la fois de faire partager le goût du théâtre et de répondre aux exigences académiques pour des étudiants confrontés à l'étude des textes :
    Comment situer un auteur dans l'histoire du théâtre -- Comment lire le texte en l'intégrant dans une réflexion esthétique -- Disposer d'indications méthodologiques -- Rappeler le sens exact de quelques termes fondamentaux

  • 1886, l'année de la signature de la Convention de Berne pour la protection des oeuvres littéraires et artistiques - y compris les oeuvres traduites - est-elle une année décisive pour les traductions en langue française ? C'est à cette question que cet ouvrage tente de répondre. En 1886 le paysage littéraire français est transformé par l'irruption du roman russe, à la suite de l'essai d'E. de Vogüé, mais aussi par l'introduction du vers libre, grâce à la traduction de Walt Whitman par Laforgue. Le roman américain fait une percée dans la littérature pour la jeunesse, avec la première traduction de Huckleberry Finn de M. Twain. En sciences humaines paraît la première traduction « laïque » de la Bible, tandis que la littérature indienne classique, qui avait fait le bonheur des écrivains romantiques, devient objet d'études savantes. Quant aux traductions d'historiens étrangers, elles suivent les fluctuations de la politique extérieure de la France. Dans les pays francophones, la situation est contrastée : la Suisse est encore sous l'emprise des éditeurs français, alors que les symbolistes belges se révèlent de grands traducteurs, notamment des littératures germaniques. Au Canada, la traduction est affaire d'État, et même de vie ou de mort : un traducteur sera pendu pour avoir défendu avec trop de passion les intérêts de la communauté francophone... En croisant données bibliométriques et études de cas, L'Appel de l'étranger dresse le bilan d'une année foisonnante, caractéristique des évolutions d'une fin de siècle très cosmopolite.

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