Stephen Horne

  • Comment inscrire l'art public dans la ville autrement? Pour analyser la question, Jacques Doyon dirige un dossier réunissant trois artistes aux approches fort différentes : la sculpture-installation de Nicolas Baier créée pour le 50e de la Place Ville-Marie, les graffitis urbains de Dominique Auerbacher et les fresques photographiques de Patrick Dionne et Miki Gingras. La section « Focus » de la revue s'attarde sur ­Anticoste­ de Richard Baillargeon, une mosaïque de photos et d'objets hétéroclites rassemblés comme autant de fragments à recomposer pour « lire » l'histoire de l'île, et sur la récente exposition d'Omer Fast, ­Continuous Coverage­, à la galerie d'art contemporain The Power Plant. La revue clôt ses pages avec un entretien de Jacques Doyon avec Bonnie Rubenstein, directrice artistique du festival de photographie CONTACT de Toronto.

  • Ciel variable numéro 97 nous présente une « Galerie de portraits » bien particulière. En effet, que peuvent bien avoir en commun les portraits de ces gens ici rassemblés (gitans, mineurs, aristocrates, modèles, noctambules...), si ce n'est que les moyens mis en oeuvre par les photographes leur confèrent une certaine dignité? Les trois artistes présentés ici - Pierre Gonnord, Christian Tagliavini, Gabriel Coutu-Dumont - sont aussi unis par une démarche singulière : le croisement de références et de savoir-faire photographiques et picturaux qui s'incarne dans les clairs-obscurs, les cadrages, les poses, les textures et le drapé des vêtements, les ports de tête et, par-dessus tout, les regards. Reposant sur une grande maîtrise des moyens, le travail de ces artistes témoigne d'un regard aigu et sensible sur la multiplicité des existences.

  • Depuis quelque temps deja, plusieurs expositions d'arts visuels font la part belle aux objets. Non pas les objets qui ont deja une valeur esthetique inherente a ce qu'elle represente au sein du monde de l'art, mais plutot ceux qui partagent notre quotidien et qui s'accumulent autour de nous, alors que certains, devenus inutiles, pourraient etre detruits. Mais pourquoi s'y interesser dans le domaine de l'art contemporain ? Est-ce une facon de resister au systeme des objets voue a la deterioration programmee ? Est-ce pour combattre l'esthetique de l'immaterialite, en soulignant l'importance de s'entourer de choses qui, en tant qu'objet d'affection, participent de notre subjectivite ? En leur offrant une « seconde vie », ce phenomene de reinscription d'objets au sein d'une ecologie de la conservation est-il si eloigne de ce que l'on entend par objet-fetiche?

  • Le numéro hivernal de la revue Ciel variable s'articule autour d'expérimentations chromatiques dans la pratique de Yann Pocreau, Jessica Eaton et Bert Danckaert. De la manipulation de la lumière (par filtration, combinaison, diffraction) jusqu'au travail sur ses surfaces d'inscription (pellicules, papiers photo, surfaces murales) en passant par le repérage de compositions picturales dans les rues de la ville, un espace d'exploration s'ouvre pour la photographie autour des diverses manifestations de la couleur. Il en résulte des images qui mettent en question nos perceptions. Le référent de ces travaux est souvent la peinture abstraite et sa longue tradition d'expérimentation, mais le réel aussi comporte sa part d'ambiguïté perceptuelle quant à l'impact des couleurs. On retrouvera également dans ce numéro des articles de fond sur l'exposition récente de Marisa Portolese au Musée McCord et la dernière édition des Rencontres Internationales de la Photographie en Gaspésie de même qu'une réévaluation de l'exposition Camerart, présentée à la galerie Optica en 1974.

  • Le magazine Ciel variable propose une édition automnale autour du thème des trans-identités. Le dossier thématique rassemble les travaux récents des artistes Kent Monkman, JJ Levine et Erasmus Schrter dans de grands portfolios richement illustrés soutenus par les textes de Dayna McLeod, Charles Guilbert et Andreas Hll. Les oeuvres sélectionnées abordent différents enjeux liés aux frontières de l'identité sexuelle et à leur transgression. Ce numéro propose également des articles de fond sur le travail photographique du Canadien Dave Heath, sur la 23e édition du festival de photographie CONTACT de Toronto, sur le webdocumentaire installatif de Martin Bureau, entre autres. La section Actualité regroupe, quant à elle, des comptes rendus de publications récentes et des recensions d'expositions des artistes Ansley West Rivers, Myriam Jacob-Allard, Guy Tillim, Denis Rioux, Barbara Breitenfellner, Michelle Bui, Steve Leroux, ainsi que de l'exposition collective Intimate Portraits. En conclusion, lisez avec une entrevue d'Audrey Genois, directrice générale et co-commissaire de MOMENTA 2019

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