Cahiers de théâtre Jeu inc.

  • On les connaît peu, on en parle rarement : travaillant dans l'ombre, scénographes, concepteurs et conceptrices de costumes, de marionnettes, d'éclairages, d'univers sonores, de vidéo et de projections en scène sont pourtant indispensables à la création des oeuvres. Ce sont des artistes à part entière, et la revue JEU a voulu, avec le dossier sur les métiers de la scène de son numéro du printemps, leur rendre hommage en leur donnant la parole. Alors que ces professions sont souvent dominées par la gent masculine, les femmes occupent ici une place prépondérante, un heureux hasard qui est peut-être le signe de changements plus profonds. Aussi au sommaire : les identifiants d'artistes en ligne : métadonnées et présence sur les réseaux, une carte blanche à Angelo Barsetti, parler de tolérance et de liberté d'expression en Russie et mutualisation de ressources et de savoir-faire en danse contemporaine avec Circuit-Est.

  • Trop souvent dépréciée par rapport à un art plus sérieux, la comédie exige pourtant des techniques de jeu d'une grande précision, du rythme et de la surprise, mais aussi des mots et des situations pouvant susciter l'hilarité. Toutes sortes d'humour amènent des rires différents de la part du public : de l'art clownesque au théâtre de l'absurde, de la comédie classique au stand up comique, quelles sont les ficelles à tirer pour obtenir l'effet recherché? Le dossier « Rire » du numéro d'automne de JEU, revue de théâtre contient des témoignages et réflexions de grandes pointures de l'humour sur scène : Marie-Hélène Thibault et Didier Lucien (en couverture), Christian Vanasse, Catherine Léger, le Projet Bocal et Philippe-Audrey Larrue-St-Jacques, notamment. Ce numéro propose aussi un regard sur la place des femmes afrodescendantes sur les scènes des théâtres québécois, une incursion dans les coulisses du théâtre citoyen et la dramathérapie : une discipline à développer chez les francophones, entre autres.

  • Petit public, petit théâtre? Certainement pas! La vitalité du milieu des arts pour les jeunes publics n'est plus à prouver, la création se porte bien, et la diffusion fait voyager nos artistes en Europe, en Asie, dans les Amériques. Saluons leur persévérance et leur ingéniosité, qui viennent combler le manque de moyens. Parce que, même si le «petit» théâtre se comporte et fonctionne comme un grand, son financement et son image de marque restent en dessous de ceux du «grand» théâtre. Près de 15 ans après le dernier dossier de la revue JEU consacré à ce sujet, quelle évolution (ou non) pouvons-nous observer? Il sera question ici d'audace, de censure et d'autocensure, de théâtre pour bébés ou pour ados, de transmission et de relève, au Québec et en France. Vous lirez aussi avec intérêt un portrait de Damien Bouvet, artiste irrévérencieux. (source : JEU)

  • Source d'information, d'émerveillement, de plaisir et de stimulation intellectuelle, la littérature s'avère un filon considérable d'inspiration pour les artistes des arts vivants. C'est pourquoi l'édition printanière de Jeu se consacre au rapport entre scène et littérature. À la une, Fanny Britt et Jean-Philippe Baril Guérard, tous deux dramaturges et romanciers, livrent un échange épistolaire sur les spécificités du geste d'écrire, pour la scène ou pour le livre. Pierre Yves Lemieux, lui, expose sa démarche d'adaptation d'oeuvres littéraires, qu'il qualifie de « transcréation ». Puis, Marie-Christiane Hellot tente de cerner en quoi la figure de l'écrivain constitue une matière théâtrale inspirante. Hors dossier, James Oscar pose la question de la diversité au Festival TransAmérique et Jeu présente une enseignante au secondaire, qui utilise le théâtre pour faciliter l'intégration d'élèves en classes d'accueil, et un metteur en scène new-yorkais qui, par le biais de la tragédie grecque, favorise la résilience de toxicomanes, de soldats et de victimes de catastrophes naturelles.

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