Solange Lefèbvre

  • La première partie de ce livre est l'occasion de revenir sur l'un des aspects les plus controversés du rapport: la « crise » signifiait-elle que les fondements de la vie collective au Québec étaient menacés, ou s'agissait-il au contraire d'une crise des perceptions, le symptôme d'un décalage entre les perceptions générales de la population et les pratiques ayant cours sur le terrain, lui-même largement amplifié par certains « excès médiatiques »? Le rapport soutenait en effet qu'il n'y aurait sans doute jamais eu de crise des accommodements si la population avait été mise devant « la version documentée des accommodements plutôt qu'à la version stéréotypée » (p. 76). Ce qui pose la question suivante : la crise était-elle avant tout imputable à un traitement médiatique inadéquat?
    Les journalistes Alain Saulnier, Rima Elkouri, Jeff Henrich et Josée Boileau ont eu l'occasion de se saisir de cette question lors d'une table ronde organisée le 19 octobre et animée par Maryse Potvin.

  • La religion se trouve-t-elle désormais reléguée dans la sphère privée ? Les contributions rassemblées dans cet ouvrage montrent qu´il n´en est rien et que le discours de la modernité qui tente de minimiser l´effet des communautés de sens dans la sphère publique n´est pas aussi neutre qu´on pourrait d´abord le croire. Les auteurs témoignent ici de l´ambivalence de la société, qui oscille entre la reconnaissance de l´importance du religieux et la marginalisation de celui-ci. Dans les milieux de l´éducation, de la santé et à travers les politiques publiques, la « séparation entre la religion et l´État » reste une problématique complexe qui nécessite une compréhension en profondeur du phénomène religieux ainsi qu´une formation des professionnels et intervenants qui doivent faire face aux nouveaux défis posés par nos sociétés contemporaines sur cette question.
    Collaborateurs:
    Jean-Marc Aveline, Institut de science et théologie des religions.
    Alex Battaglini, Direction de la santé publique et des services sociaux.
    Peter Beyer, Université d´Ottawa.
    John Biles, Projet Metropolis.
    François Bousquet, Institut de science et théologie des religions.
    Marie-Pierre Bousquet, Université de Montréal.
    Patrice Brodeur, Université de Montréal.
    Conrad Brunk, Victoria University (Colombie-Britannique).
    Christine Cadrin-Pelletier, Secrétariat aux affaires religieuses, ministère de l´Éducation, du Sport et du Loisir du Québec.
    Dianne Casoni, Université de Montréal.
    Douglas Farrow, Université McGill. Gilbert Gariépy, Centre des sciences de la santé (Winnipeg).
    Denise Helly, Université du Québec.
    Claude Langlois, Institut européen des sciences religieuses.
    Solange Lefebvre, Université de Montréal.
    Myer Siemiatycki, Ryerson University (Toronto).
    Sophie Therrien, Gouvernement du Québec.

  • Les grands thèmes abordés dans cet ouvrage présentent une réflexion sur les interrelations entre mondialisation et religions, les rôles des religions sur la scène mondiale, les tensions interreligieuses et internationales au Moyen-Orient, le pluralisme religieux en Amérique du Nord et ses groupes fondamentalistes et intégristes, les transformations du religieux en Asie. Ce livre engage une réflexion systématique sur la place du phénomène religieux à l'échelle globale.

empty