CNRS Editions

  • Les nouveaux réactionnaires » : l'appellation trouve sa source principale dans un bref pamphlet paru en 2002 sous ce titre. La polémique, aussitôt très vive, n'a pas cessé, depuis, d'envenimer l'espace médiatique et intellectuel français.
    Quoi de commun pourtant entre la pensée d'un Marcel Gauchet et les best-sellers d'un Éric Zemmour ? Entre la phraséologie aristocratique d'un Richard Millet et le parler-peuple d'un Robert Ménard ? Entre la mélancolie indignée d'un Alain Finkielkraut et le dandysme désabusé d'un Michel Houellebecq ?
    Un tempérament réfractaire sans doute, articulant transgression et conservatisme ; une même volonté d'en découdre avec le « politiquement correct » et la « police de la pensée » ; une même propension, aussi, à se penser en représentants minoritaires d'une majorité opprimée, sur fond de désenchantement démocratique et de hantise du déclin. Romanciers, philosophes, intellectuels « médiatiques », historiens, journalistes : le spectre des « néo-réactionnaires » est large, au risque de la confusion et de l'amalgame. Les auteurs réunis dans cet ouvrage entendent contribuer à un examen dépassionné de cette nébuleuse, en soulignant la diversité des champs d'appartenance et des registres d'expression de ceux qui la composent ou s'y trouvent rangés à leur corps plus ou moins défendant.

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