Langue française

  • Les Mémoires d'un vieux con offrent la parodie définitive et sonnent le glas d'un « genre littéraire » qui est une véritable plaie : les mémoires prétentieuses. Une oeuvre de salubrité publique !

  • Comment ridiculiser son cancer ou arrêter de fumer pour de bon ? En se suicidant, bien sûr !
    « La vie augmente, la mort reste abordable », constate à juste titre Roland Topor dans ce recueil de cent aphorismes aussi cyniques qu'amusants.
    Ces Cent bonnes raisons pour me suicider tout de suite sont suivies d'un précieux guide détaillant Douze possibilités d'échapper à Noël, à travers des solutions originales et tout aussi radicales, comme « Devenir bouddhiste ou musulman » ou « Perdre la mémoire en se tapant sur la tête ».
    Un pétillant recueil inédit de mauvais esprit et d'humour noir, signé par le grand rire de Topor.


    Roland Topor (1938-1997) : dessinateur, peintre, écrivain, dramaturge, poète, chansonnier, cinéaste, acteur, photographe, etc. Remarqué pour ses étranges dessins au graphisme original (dans Arts, Bizarre et Hara-Kiri), il reçoit le prix de l'Humour noir dès 1961 et cofonde le mouvement Panique. Son premier roman, Le Locataire chimérique (1964), sera adapté au cinéma par Roman Polanski ; il écrira aussi des recueils de nouvelles, des pièces de théâtre et des livres concepts.
    Du long-métrage d'animation La Planète sauvage (avec R. Laloux, prix spécial du Jury à Cannes en 1973) au meilleur film sur Sade, l'étonnant Marquis (avec H. Xhonneux, 1988), en passant par les émissions télévisées Merci Bernard, Palace et Téléchat, il marquera également de son empreinte le cinéma et l'audiovisuel. Certaines de ses images ont fait le tour du monde, toujours relevées d'un humour noir féroce.

  • Le nouveau venu est timide. Ses voisins pourtant le prennent en grippe et, sans motifs apparents, s'acharnent sans qu'il ne puisse jamais les voir. Des rideaux s'écartent, on cogne à sa porte, les injures volent derrière les murs. Le propriétaire lui-même fait état de plaintes et le moindre bruit domestique déclenche l'hystérie. Folie de l'immeuble ? Paranoïa ? Les scènes effarantes vues dans la cour intérieure existent-elles réellement ? L'ancienne locataire, elle, c'est une certitude, a pourtant bien essayé d'en finir en se jetant par une fenêtre...
    Dans ce roman où le quotidien alimente le cauchemar, l'auteur dépeint un monde étouffant où le grotesque côtoie le drame. La description faite du piège - réel ou non - destiné à conduire un homme à sa perte, convie à une vision « panique » de l'univers.

  • Dans une ville inconnue d'Europe de l'Est, un homme esseulé et exilé de Paris, qui ne comprend pas la langue locale, erre par les rues... Honteux de sa corpulence, il fait pourtant diverses rencontres féminines, qui vont le conduire à se blesser le pied gauche. De cette plaie purulente, il ne tarde pas à tirer un étrange plaisir : car dans ce pied apparaît Suzanne, son amour disparu... Ce conte noir à l'ambiance « kafkaïenne » (on pense ici au Château) bascule alors dans une histoire d'amour fou très « toporienne ».

    Après Le Locataire chimérique (1964) et Joko fête son anniversaire (1969), Portrait en pied de Suzanne (1978) vient clore dans l'oeuvre de Topor sa « trilogie noire » romanesque, placée sous le signe de Kafka.

    Dessinateur, peintre, écrivain, dramaturge, poète, cinéaste, acteur, etc., Roland Topor (1938-1997) dessine pour Hara-Kiri, reçoit le prix de l'Humour noir dès 1961 et cofonde le mouvement Panique. Son premier roman, Le Locataire chimérique, sera adapté au cinéma par Roman Polanski ; il écrira aussi des recueils de nouvelles et des pièces de théâtre. Du film d'animation La Planète sauvage à Marquis, en passant par Palace et Téléchat, il marquera de son humour noir le cinéma et l'audiovisuel.


  • Préface de Marcel Moreau
    Dessins originaux de l'auteur


    En plus d'être une maladie, Angine est une petite fille ; une princesse qui a abandonné le royaume de ses parents aux mains des ennemis pour aller se réfugier chez son oncle. Elle taille la route à bord d'un camion-éléphant vantant les bienfaits du thon à l'huile, accompagnée par le Duc des Vitamines, son fidèle chancelier, très alcoolique et un peu poète. En chemin, elle rencontre Jonathan qui embarque avec eux pour ce long trajet les menant de Lourdes à Jérusalem en passant par La Mecque, dont le but est de mettre la main sur l'oncle introuvable. Mais le voyage ne sera pas de tout repos, une princesse et son trésor ne peuvent que susciter les convoitises...
    Angine fait irrésistiblement songer à une petite soeur d'Alice de Lewis Carroll. Un conte noir, tendre et loufoque qui brouille l'espace temporel.

    Roland Topor (1938-1997), artiste complet et atypique, à l'humour à la fois tendre et cruel et à l'oeuvre foisonnante, fut écrivain, poète, chansonnier, illustrateur, peintre et cinéaste. Il est, entre autres, le co-auteur, avec son complice de toujours Jean-Michel Ribbes, de l'émission télévisée culte Palace.

  • 43 recettes de cuisine cannibaleEn ces temps de haro sur la viande, la gastronomie française se devait de réagir en défendant le mets le plus goûteux pour cet admirable prédateur qu'est l'homme : lui-même. Mais de quelle manière le cuisiner avec art ? Mâle ou femelle, jeune ou vieux, inconnu ou familier, chacun demande un soin particulier, sans parler du choix des morceaux...De la « Tête de patron dans la purée » à la « Maman aux roses blanches », en passant par le « Pâté de campagnard » et la « Soupe aux fous », vous saurez désormais grâce à ce livre de recettes très originales comment mieux accommoder, servir et apprécier votre prochain.Dédiée au précurseur Jonathan Swift, La Cuisine cannibale lève avec humour le dernier grand tabou culinaire, ce qui ne manquera pas de réjouir (outre les zombies) tous les vrais gourmets.

  • « Le regard des vaches, tout le monde dit qu'il est bête. Il n'est pas seulement bête. Il est méchant. Un regard de tueur comme on en décrit dans les Série noire. Une vache noire sortirait un flingue et vous arroserait de pruneaux sans même cesser de mâcher son chewing-gum. Sans états d'âme et sans remords. Un contrat comme tant d'autres, pour le fric, voilà comment elles sont, les vaches noires.Saloperies ! »Composé par l'auteur lui-même en 1996, Vaches noires est le dernier livre de Roland Topor. Ce recueil de trente-trois nouvelles inédites concentre les thèmes qui lui sont chers : l'aliénation par les choses et l'argent, la déchéance physique, jusqu'au démembrement et au morcellement, la hantise du temps qui file et de la mort qui rôde. Le tout baigné dans cet humour noir grinçant, ce sens inné du grotesque, cette fantaisie tantôt blagueuse, tantôt inquiétante, qui furent la marque de l'auteur. Quinze ans après sa mort, Topor rit encore !

  • Bienvenue au Café Panique ! Soit trente-huit histoires, véridiques et loufoques, récoltées par Topor dans les bistrots, où se mêlent anecdotes, légendes urbaines et mythologies de comptoir. Dans ce grand Barnum des clowns humains, on écoutera l'histoire d'Attends-la-Suite, le comique le plus triste du monde, celle de Double-Face, l'inventeur d'un cocktail qui transforme les hommes en femmes, ou encore celle de Poney-Express et Vodka-aux-herbes, dont les scènes de ménage sont si explosives que l'ONU doit envoyer un casque bleu !
    Ces contes grotesques, burlesques et tragi-comiques, distillés par l'imagination panique de Topor, sont autant de fables cruelles sur lesquelles planent les ombres de Gogol, Kubin et Ambrose Bierce.
    Ce classique de la littérature de comptoir est suivi du rare Taxi Stories, quinze histoires recueillies par Topor dans les taxis. En route pour le Café Panique, bien entendu.

  • Jusqu'où faut-il s'humilier pour travailler ? Jeune homme honnête et soutien de famille, Joko va travailler à la citerne de la ville, comme tous les matins, lorsqu'un inconnu bondit subitement sur son dos et lui ordonne de le porter jusqu'à l'hôtel, contre rémunération. D'abord outré d'être pris pour une bête de somme, Joko ne tarde pas, comme ses collègues, tous attirés par l'appât du gain, à changer d'avis et à se vendre. Mais la dépendance entre le porteur Joko et ses clients va prendre des formes tout à fait étranges et monstrueuses, l'entraînant avec ses proches dans un véritable cauchemar...Relecture Panique de la théorie du maître et de l'esclave, fable kafkaïenne d'un comique cruel sur l'« ubérisation » généralisée, Joko fête son anniversaire est un des romans les plus noirs et les plus féroces de Topor, récompensé par le prix des Deux-Magots en 1969.« Il sera peu question de fêtes ou de loisirs dans Joko mais beaucoup de travail : un travail traité avec un humour carnavalesque sombre, un grotesque "gothique" très drôle et très triste... Joko est un roman, entre autres, sur les véritables raisons de l'exploitation des hommes : ni la nécessité structurelle, ni l'organisation sociale, ni les froides raisons économiques, ni même l'impression de supériorité d'une partie de la planète, mais le plaisir de faire souffrir d'autres hommes. Oui, seulement ça. » (Extrait de la préface de Pacôme Thiellement)Roland Topor (1938-1997). Dessinateur, peintre, écrivain, dramaturge, poète, chansonnier, cinéaste, acteur, photographe, etc. Remarqué pour ses étranges dessins au graphisme original (dans Arts, Bizarre et Hara-Kiri), il reçoit le prix de l'Humour noir dès 1961. En 1962, avec Fernando Arrabal et Alexandro Jodorowsky, il crée le mouvement Panique. Son premier roman, Le Locataire chimérique, sera adapté au cinéma par Roman Polanski ; il écrira aussi des recueils de nouvelles, des pièces de théâtre et des livres concepts. Du film d'animation La Planète sauvage à l'étonnant Marquis, en passant par les émissions télévisées Merci Bernard, Palace et Téléchat, il marquera de son empreinte le cinéma et l'audiovisuel. Certaines de ses images ont fait le tour du monde, toujours relevées d'un humour noir féroce.

  • « Le nonsense est plus proche du réel que la raison, qui ne sert qu'à l'endurer. » (Topor) Un homme viril se retrouve soudain affublé d'une paire de seins admirables ; deux copines font du shopping pour acheter des amants virtuels, qu'elles paient en nature ; un dentiste doit soigner le comte Dracula en personne ; par défi, un couple va régler ses engueulades sur les pires champs de bataille du monde... Sans oublier quelques clients du regretté Café Panique, qui reviennent le temps de raconter une dernière histoire pas piquée des hannetons. Dans ce recueil de plus de cinquante nouvelles, initialement paru en 1986, l'imagination débridée de Roland Topor se déploie en un feu d'artifice de loufoquerie, de cruauté, de grotesque, pour finir en un grand éclat de rire, d'un humour noir salvateur.

empty