Roger Dupuy

  • Nouvelle histoire de la France contemporaine1. La Chute de la monarchie (1787 - 1792), M. Vovelle2. La République jacobine (10 août 1792-9 Thermidor an II), M. Bouloiseau3. La République bourgeoise (de Thermidor à Brumaire, 1799-1815), D. Woronoff4. L'Épisode napoléonien. Aspects intérieurs (1799-1815), L. Bergeron5. La France napoléonienne. Aspects extérieurs (1799-1815), R. Dufraisse et M. Kérautret6 et 7. La France des notables (1815-1848)1. L'évolution générale, A. Jardin et A.-J. Tudesq2. La vie de la nation, A. Jardin et A.-J. Tudesq8. 1848 ou l'Apprentissage de la République (1848-1852), M. Agulhon9. De la fête impériale au mur des fédérés (1852-1871), A. Plessis10. Les Débuts de la IIIe République (1871-1898), J.-M. Mayeur11. La République radicale ? (1898-1914), M. Rebérioux12. Victoire et Frustrations (1914-1929), J.-J. Becker et S. Berstein13. La Crise des années 30 (1929-1938), D. Borne et H. Dubief14. De Munich à la Libération (1938-1944), J.-P. Azéma15 et 16. La France de la IVe République (1944-19858)1. L'ardeur et la nécessité (1944-1952), J.-P Rioux2. L'expansion et l'impuissance (1952-1958), J.-P Rioux17 et 18. La France de l'expansion (1958-1974)1. La République gaullienne (1958-1969), S. Berstein2. L'apogée Pompidou (1969-1974), S. Berstein et J.-P Rioux19. Crises et alternances (1974-2000), J.-J. Becker avec la collaboration de P. Ory20. La France du XXe siècle. Documents d'histoire, présentés par O. Wieviorka et C. Prochasson

  • La chose est entendue : l'État se définit, entre autres, par le monopole légitime de la violence. Il s'est pourtant trouvé une exception majeure, en France : la Garde nationale.
    Cette garde bourgeoise et armée sera de tous les grands événements, de l'aurore de la Révolution en juillet 1789 à la Commune de Paris, en mai 1871. Fondée sur l'image mythique du citoyen soldat, cette institution, à la fois incarnation et garant de la souveraineté nationale, tenant du civil et du militaire, en éclipsa d'autres momentanément - l'armée, la gendarmerie, la police.
    Phénomène social massif et unanimiste, elle fut étroitement liée à la prépondérance politique de Paris depuis 1789 mais également à la force du droit à l'insurrection et de l'unité du tiers état, héritage de la Révolution.
    L'étude, pionnière, de sa composition et de son fonctionnement des commencements à la dissolution éclaire le phénomène de l'insurrection urbaine (chaque fois la Garde fut, en 1789, 1792, 1830, 1848 et 1871, partie prenante et déterminante) ; elle explique sa longévité institutionnelle par la nécessité pour les classes moyennes de préserver leurs biens mais surtout de contrôler la rue devenue l'expression politique de l'opinion.

  • Au départ de ce livre, un constat : le mépris dans lequel les historiens français, toutes tendances confondues, ont tenu le peuple. À l'exception de Michelet, tous ont estimé qu'avant le choc de la Révolution française le peuple était incapable d'exprimer spontanément un véritable projet politique. À l'inverse, Roger Dupuy entend montrer que dès l'Ancien Régime une « politique du peuple » existait bel et bien : juxtaposant conservatisme et égalitarisme, elle déterminait le comportement de 80 % de la population du royaume. C'est pourquoi, paradoxalement, sans-culottes et paysans vendéens traduisent les deux versants contradictoires d'une même politique populaire que l'on voit resurgir en 1830, en 1848 et en 1870.
    En effet, avec la consolidation du régime républicain jaillit épisodiquement une contestation dite populiste, qui prétend vouloir imposer la voix véritable du peuple et un régime fort contre un parlementarisme corrompu et impuissant. Le général Boulanger, les Ligues de la Belle Époque et de l'entre-deux-guerres, le poujadisme et, aujourd'hui, le Front national, mais aussi, à leur manière, les grèves de juin 1936, la Résistance et le gaullisme ont pu incarner cette volonté de dépasser les appareils traditionnels des partis.
    S'inscrivant en faux contre les thèses récentes et à la mode du « peuple contre la démocratie », Roger Dupuy soutient, au contraire, qu'il y a eu plus souvent insuffisance démocratique contre le peuple, et que cette« politique du peuple » n'est ni forcément réactionnaire ni nécessairement « basse politique ».

  • La noblesse est apparue, très tôt dans l'Ouest, surtout en Bretagne, comme fondamentalement et massivement hostile à la Révolution. Elle hésite entre le complot et l'émigration et, finalement, l'insurrection paysanne de mars 1793 lui fournit les troupes qui lui manquaient et lui permet d'entrer dans la légende. Mais désormais, sous la Terreur, et même au-delà, la République ne lui réserve que la mort sur les champs de bataille, au coin d'un bois ou devant le peloton d'exécution. La noblesse est condamnée à l'exil ou la mort. Aussi, quand Bonaparte lui offrira le pardon, l'oubli et des places dans son administration et dans son armée, la noblesse aura quelque peine à repousser la tentation et souvent, elle oubliera momentanément les Bourbons.

  • Vous aimez être surpris, voire dérangés ? Ce petit ouvrage est écrit pour vous...
    « Seul dans la nuit, un vieux monsieur, astronome amateur, scrute le ciel.
    Un soir, une silhouette avance vers lui, comme pour surprendre sa proie.
    Bonsoir m'sieur !
    - Tu m'as fait peur ! Bonsoir jeune homme, mais qui es-tu ?
    - J'peux pas vous l'dire !
    - Pourquoi ?
    - Pa'ce que j'dois pas vous l'dire !
    Très discret, ce visiteur inattendu harcèle de questions l'astronome, trop heureux d'expliquer simplement les curiosités du cosmos.
    Grâce aux étoiles, des interrogations pleines de bon sens vont établir entre ces deux personnages de forts liens d'amitié.
    »
    Mais un soir, brutalement, les visites du jeune homme s'interrompent...
    /> Intrigue et sensibilité se mêlent aux découvertes scientifiques étonnantes mais bien réelles.

  • La Révolution française suscita d'emblée de vives résistances qui furent longtemps considérées comme une simple réaction à l'initiative révolutionnaire, un phénomène nostalgique mineur. Cependant, il convient de ne pas réduire la Contre-Révolution au négatif pur et simple de la Révolution. Sans nier l'oeuvre de 1789, il est temps de restituer à ces « résistances » leur diversité, leur complexité et leur signification. Dans la perspective d'un inventaire nuancé, une cinquantaine d'historiens, spécialistes éminents de la période, sont réunis ici pour analyser les grands problèmes posés par la Contre-Révolution en France et en Europe, et les bouleversements idéologiques, économiques et sociaux qui l'accompagnèrent. Dans un domaine trop souvent abandonné au débat partisan, cet ouvrage constitue un véritable événement historiographique.

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