Robert Colonna D'Istria

  • Trahir est un art.

    Napoléon a été entouré de traîtres dont les machinations ont toutefois été des chefs-d'oeuvre : Talleyrand, Fouché mais aussi Marmont, Murat, Bernadotte... pour ne citer qu'eux.
    L'empereur des Français a su prévenir certains de ces agissements. Il a su en déjouer d'autres.
    Mais les traîtres finalement l'ont vaincu.
    Car si l'Empire a fini, si l'oeuvre de Napoléon est restée inachevée, c'est que ses serviteurs, dignitaires, ministres, maréchaux, partisans, membres de sa famille ont, à leurs attitudes et leurs courtes vues, par paresse ou par vice, contribué à en provoquer la chute.
    Si le Premier Empire s'est éteint, c'est que Napoléon a été trahi.

    Ce livre invite à réfléchir sur la trahison politique et dresse une série de portraits des traîtres - aussi admirables que méprisables, parfois hauts en couleurs, truculents, fascinants - qui ont fait trébucher Napoléon est précipité sa fin.
    L' AUTEUR.
    Historien, écrivain, Robert Colonna d'Istria a notamment publié Une famille corse (Plon, coll. « Terre humaine »), Le Secret de Napoléon (Les Équateur), Moi, Napoléon Bonaparte (TohuBohu éditions).

  • A quoi sert le baccalauréat ? A-t-il encore un sens ? Pour répondre aux questions au coeur du débat public, Robert Colonna d'Istria retrace 200 ans d'histoire du plus symbolique des diplômes français et qui sert de repère dans notre société. Un ouvrage vivant, rigoureux et on ne peut plus d'actualité ! Créé en 1808 par Napoléon, le baccalauréat a traversé tous les régimes politiques, s'est adapté à chacune des transformations de la société, aux divers changements culturels et démographiques, et continue de servir de repère dans la société française.
    La première promotion de bacheliers comptait 32 lauréats. Ils sont aujourd'hui 500 000, garçons et filles, à être titulaires d'un bac général, technologique ou professionnel. Au XIXe siècle, le baccalauréat, qui n'était obtenu que par une infime partie des Français, était un " brevet de bourgeoisie ", garantissant l'accès à de confortables conditions de vie. Au XXe siècle, il a été l'un des vecteurs de la démocratisation de la société.
    Actuellement au coeur d'un grand débat, le baccalauréat est-il complètement dévalué? A-t-il encore un sens ? Faut-il le conserver ou le supprimer ? En quoi pourrait consister une
    réforme du diplôme et que penser de celle avancée actuellement par Jean-Michel Blanquer ? Comment envisager le bac de demain ?
    La Grande Histoire du baccalauréat est un livre vivant composé de la somme des histoires de tous ceux, candidats, lauréats, enseignants, recteurs, ministres, surveillants, qui, depuis plus de deux cents ans, participent à la notoriété, à la valeur symbolique et au bon fonctionnement de ce diplôme. Il est enfin le fruit d'un engagement pour rendre au baccalauréat la place et le prix qu'il a su s'acquérir et qu'il est peut-être en train de perdre.

  • Dix jours avant sa mort, par le biais du prêtre corse qui lui tenait compagnie à Sainte-Hélène, Napoléon fait passer un pli scellé à la comtesse de Kilmannstegge, son admiratrice, son agent plus ou moins secret en Saxe et en Prusse. À la même personne, il avait déjà remis deux ans plus tôt une autre enveloppe scellée, tout aussi mystérieuse. Ces plis étaient destinés au roi de Bavière et au tsar. Que pouvaient-ils bien contenir ? Et s'il s'agissait du secret de Napoléon, du but ultime de sa politique et des actions gigantesques qui, pendant vingt ans, l'ont conduit aux quatre coins de l'Europe ? Aucun historien ne s'est jamais penché sur cette question. Robert Colonna d'Istria a décidé de partir en quête de cette énigme. Avec l'intuition que le secret de Napoléon résidait dans sa vie même et ses actions. Sans se départir jamais d'un regard critique, il s'est engagé, en Italie, en Égypte, en Autriche, en Allemagne, en Russie, en Belgique dans une traque qui confine à la quête métaphysique. Un récit de voyage mené tambour battant, au rythme de l'épopée impériale.

  • « Moi, Napoléon Bonaparte, le plus illustre personnage de l'histoire de France, je vais vous raconter mon histoire, mon histoire vraie, pas la légende. Sainte- Hélène : je viens de dicter les Mémoires, la version officielle de ma vie, mais je rédige secrètement pour la postérité, un autre texte. Destiné à n'être publié que longtemps après ma mort, ce récit dit toute la vérité sur mon épopée. »
    L' AUTEUR :
    Historien, écrivain, Robert Colonna d'Istria a notamment publié Une famille corse (Plon, coll. « Terre humaine »), et Le Secret de Napoléon (Les Equateurs).

  • La Corse a donné à la France un nom commun, le maquis. Le couvert végétal de l'île est devenu le symbole universel de la résistance aux occupations et aux tyrannies.
    Au coeur de l'Europe, au milieu de la Méditerranée, la Corse a longtemps subi son histoire, réduite à une suite ininterrompue de tentatives de conquête et d'invasions étrangères. Les habitants y ont alors acquis une solide expérience dans la résistance. Depuis les origines jusqu'à nos jours, Robert Colonna d'Istria brosse le récit de leur tumultueuse histoire. On y retrouve des grands hommes, réels ou légendaires : Giudice de Cinarca, Vincentello d'Istria, Sampiero Corso, Pascal Paoli, Napoléon Bonaparte... Mais sont aussi là tous ceux, moins illustres, qui furent phéniciens, étrusques, grecs, romains, sarrasins, pisans, génois, aragonais, anglais, français, et qui réussirent l'exploit, à travers les tourments de l'histoire, de savoir avant tout rester eux-mêmes.

  • La première trace écrite de la famille Colonna remonte à l'an 816. 1200 ans de solitude raconte cette famille, sur la très longue distance, et à travers elle, l'histoire de toute la Corse. Un nouveau Terre Humaine consacrée à une des régions françaises qui possède la plus forte identité.Du temps des mythes au IXe siècle aux Compagnons de la Libération, en passant par les chevaliers médiévaux, les révolutionnaires, les corsaires et les aventuriers dans les colonies, le projet de
    1200 ans de solitude est de raconter l'histoire d'une famille, sur la très longue distance. De rappeler les faits, les personnages, ceux qu'on connaît et ceux qu'on a oubliés, de tenter de reconstituer la vie quotidienne, les joies et les peines des uns et des autres, de comprendre ce qui n'est plus, d'essayer de trouver ce qui demeure. Et à travers l'histoire de cette famille, de relire l'histoire du monde.
    En récompense de ses services, un excellent chevalier, Ugo Colonna, aurait reçu de Charlemagne la Corse en fief. Peu importe l'authenticité des faits qui fondent cette origine ; la légende est indissolublement liée à l'histoire de cette famille. Au fil des âges, les Colonna vont tenter de s'illustrer, s'efforçant chacun de prendre le meilleur de son époque : une ribambelle de seigneurs au Moyen-âge puis deux vice-rois de Corse, aux siècles suivants des gentilshommes et hobereaux. A l'époque contemporaine, on trouve une foule de gens honorables, convenablement ambitieux, qui, vaille que vaille, essayent de prendre leur place dans le train du monde. Avec, depuis deux cents ans, quelques personnages saillants : un évêque, des collections d'officiers, magistrats, artistes, médecins, avocats, et notamment deux compagnons de la Libération.
    A travers l'histoire de la famille Colonna, c'est toute celle de la Corse et des Corses qui nous est contée ici.

  • Cet ouvrage n'est pas un essai, pas un roman, pas unepièce de théâtre. Il n'a rien à voir avec de la poésie, n'est pas un dictionnaire,pas une encyclopédie. Il ne s'apparente à aucun genre connu.Concept hors-norme, objet littéraire non identifié(OLNI) autoproclamé et vérifié, ce Testament du bonheur se penche sur lathématique de la création et joue avec le registre de la satire. Après une miseen bouche qui assure de son sens de la dérision, il plonge le lecteur à ladécouverte d'une cinquantaine de chroniques fictives permettant d'aborderthèmes, genres, sujets, styles, écrivains qui n'ont de limite que l'imaginationdébordante de l'auteur... Sa prouesse ? Parvenir à faire regretter que ces livres n'existentpas.Mais, tour de force supplémentaire, ce sont les lecteurs in fine quiprennent la main, et peuvent voter pour celui de ces cinquante-deux ouvragesqu'ils aimeraient voir publier. Robert Colonna d'Istria est à leur disposition...Robert Colonna d'Istria est l'auteur de nombreuxouvrages historiques (Histoire de laCorse, Mémoires de Napoléon...), littéraires (Bernanos, Bosco), derécits de voyage (Hexagone Trotter), d'essais (Ils sont fous cesCorses...), ou bien d'enquêtes, État. Le grand naufrage ou Le Sénat: enquête sur les super-privilégiés de la République (Le Rocher).

  • « La France a mal à la Corse. C'est un mal dont la douleur se réveille souvent, mais auquel nous finissons aussi par nous habituer - mauvaise habitude, qui ronge nos valeurs, notre sens de la justice, notre respect de nous-même. Mais le mal est d'abord vécu en Corse. C'est là que la souffrance est la plus vive, que l'habitude est la plus nécessaire pour surmonter la souffrance, et qu'elle est aussi la plus démoralisante. Il ne faudrait donc pas s'étonner que nous vienne de Corse (...) l'analyse la plus sensible, la plus subtile et la plus profonde du mal corse. Et pourtant... L'un des effets de la tragédie actuelle est de paralyser la liberté de l'esprit, de saturer le regard par tel ou tel aspect de la réalité, de piéger le langage. Il faut beaucoup de courage pour prendre la distance sans laquelle on ne voit plus l'ensemble. Robert Colonna d'Istria a trouvé ce courage dans la qualité de sa culture historique. Il nous a donné naguère une superbe histoire de Corse. Nous comprenons avec ce livre-ci que c'était pour lui comme une préparation mentale. La Corse a une histoire. C'est dans cette histoire que s'inscrivent les trente dernières années. (...) Il nous fait comprendre, c'est son grand mérite, ce qu'a eu de dramatique pour la Corse l'interaction entre une société de méfiance et un système français qui n'était pas non plus celui de la confiance. Au lieu de faire entrer la Corse dans un grand mouvement qui aurait pu la libérer des structures claniques et patriarcales, nous l'avons enfoncée en elle-même. (...) Robert Colonna d'Istria donne finalement le sentiment que la confiance n'est pas absurde. Au-delà de la violence, du dérèglement, des complicités, de la démission de l'État, il y a une vitalité nouvelle, un renouveau culturel, une prise de conscience telle que la Corse ne peut plus se satisfaire de mythes. Il pose les repères d'un chemin pour sortir du cauchemar. De toutes les raisons de reprendre confiance, la moindre n'est pas qu'ait pu être écrit ce livre, où l'on ne sait ce qui l'emporte, de la distance ou de l'engagement. C'est le langage d'une Corse adulte. Puisse-t-il annoncer le printemps ! » Alain Peyrefitte

  • L'oeuvre de Georges Bernanos est une source intarissable d'espérance. Sa vie, dans le chaos et les errements de son siècle - le nôtre -, a été un témoignage d'une rectitude morale, d'une clairvoyance et d'un courage qui forcent l'admiration. « Il suffit, écrivait Philippe Soupault, d'un seul être aussi exceptionnel, aussi profondément sincère que Georges Bernanos pour ne pas désespérer. » Son oeuvre, par un phénomène singulier, qui est le signe de sa qualité, se rapproche de nous : c'est pour nous que Bernanos a écrit, pour aujourd'hui et pour demain... « Il fut le plus grand romancier de son temps », affirmait André Malraux : c'est dire qu'il est le plus grand romancier de notre temps. Quant à l'oeuvre du polémiste, écrite en réaction à quelques-uns des événements du XXe siècle, les guerres mondiales, la montée des fascismes, la bombe atomique ou la naissance de la société de consommation, elle surprend par sa justesse et sa modernité. C'est la vie et l'oeuvre de Georges Bernanos, ses engagements, ses idéaux, sa foi, ses colères, son inépuisable générosité qui sont la matière de ce livre. Il est une invitation à découvrir, à connaître, à lire ou à relire celui en qui Albert Camus saluait « un écrivain de race qui mérite le respect et la gratitude de tous les hommes libres ».

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La mégalomanie et les caprices des élus, les sièges d'administration pharaoniques, les politiques de communication ruineuses : c'est la partie visible de la gabegie des vingt-six conseils régionaux. Chaque année, 10 pour cent de leur budget, soit presque 3 milliards d'euros, sortent pour rien de la poche du contribuable. En examinant les grands postes de dépense de ces conseils (transports ferroviaires, entretien des lycées et formation professionnelle), les auteurs ont voulu savoir, à l'heure des élections régionales de mars 2010, si les habitants de ces régions en avaient pour leur argent. Diagnostic : le gaspillage est colossal, qu'il s'agisse par exemple du ramassage des ordures ménagères, de la réalisation de tramways les plus chers du monde - au détriment des réseaux de métro en souffrance - ou de la mise en circulation de nombre de TER qui pourraient être remplacés à bien meilleur cout par des autobus fréquents et rapides. La cause principale de ce grand " gaspi " ? L'organisation actuelle des institutions qui, entre " mille-feuille " administratif et esprit jacobin, est à l'origine de déperditions considérables.

  • Le 5 mai 2001, à l'Assemblée nationale, Jean-Pierre Chevènement interpellait vigoureusement les députés lors du débat sur le projet de loi relatif à la Corse. En désaccord avec le gouvernement Jospin sur l'évolution des tractations, il avait démissionné en septembre 2000. L'ouvrage reproduit son discours, remarquable morceau de bravoure politique qui détone dans le consensuel climat de renoncement actuel selon lui, les accords de Matignon constituent un bricolage institutionnel qui non seulement entraînera la République " dans un engrenage mortel ", destiné à " satisfaire les exigences indépendantistes ", mais aussi livrera la Corse à des intérêts peu transparents. Car il est encore temps de mettre un terme à une trop longue dérive de la Corse et à l'abdication de l'État français devant les problèmes récurrents de l'île. Robert Colonna fustige l'attitude de celui-ci, qui les considère avec fatalité et imagine comme remèdes milliards de francs débloqués et pouvoirs délégués. Un autre traitement est possible.
    Jean-Pierre Chevènement a été ministre de l'intérieur de 1997 à2000. Robert Colonna d'Istria est historien. ii est notamment l'auteur d'une Histoire de la Corse.

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