Sciences humaines & sociales

  • Un dépôt de bilan peut se consigner dans la bonne humeur, avec clins d'oeil et sourires. C'est cette variante teintée d'humour, rarement pratiquée au tribunal de commerce, qu'a choisie Régis Debray, dans cette lettre d'un père à son fils bachelier, en quête de conseils sur la filière à suivre. Littérature, sociologie, politique, sciences dures? En empruntant le langage entrepreneurial, celui de notre temps, l'auteur lui expose les bénéfices qu'un jeune homme peut dorénavant attendre de ces divers investissements.
    En lui recommandant instamment d'éviter la politique.
    Bien au-delà de simples conseils d'orientation professionnelle, ce livre-testament voudrait faire le point sur le métier de vivre dans le monde d'aujourd'hui, sans rien sacrifier aux convenances. Beaucoup d'adultes et quelques délurés sans âge particulier pourront sans doute y trouver leur compte.

  • «Pour mieux comprendre ce qui lui reste d'emprise sur les esprits, il faut rendre à l'idée sublime d'Union européenne son aura d'origine. Et rappeler à ceux de ses vingt-sept membres qui l'auraient oublié d'où vient la bannière bleue aux seulement douze étoiles d'or : du Nouveau Testament, Apocalypse de saint Jean, 12. L'emblème qui flotte au-dessus de nos têtes qui ne croient plus au Ciel remonte à l'an 95 de notre ère et célèbre l'imminent avènement du Royaume. Vision mystique engrisaillée, projet politique encalminé : les deux ne sont pas sans rapport.»
    Régis Debray

  • Le nouveau pouvoir

    Régis Debray

    Comment comprendre l'événement Macron ? L'apparent changement politique marque en fait une profonde mutation culturelle. En un essai fulgurant, Régis Debray, directeur de la revue Médium, montre en quoi la France du catholicisme et de la République

  • Dégagements

    Régis Debray

    L'essentiel, qui est un certain style, se niche dans les détails. C'est le ton de l'écrivain, celui qui vivifie les mots et stylise la vie.
    Régis Debray joue aux quatre coins avec les accidents de la vie. Entre figures tutélaires (Julien Gracq ou Daniel Cordier), et artistes redécouverts (Andy Warhol ou Marcel Proust), entre cinéma et théâtre, expos et concerts, le médiologue se promcne en roue libre, sans appret ni a priori. Reveries et aphorismes cruels se melent aux exercices d'admiration. Les angles sont vifs, la lumicre crue, mais souvent, ´r la fin, tamisée par l'humour.
    Ainsi l'exige la démarche médiologique, tout en zigzags et transgressions, selon la définition un rien farceuse qu'en donne l'auteur : TUn mauvais esprit assez particulier qui consiste, quand un sage montre la lune, ´r regarder son doigt, tel l'idiot du conte.t

  • « Les déclarations d amour marquent rarement un tournant historique, mais nos annales retiendront sans doute le J aime l entreprise lancé par un éphémère Premier ministre au Medef un jour d août 2014. Les cris du c ur ont leur ambiguïté. Celui-ci est à longue portée. Comment l interpréter au juste ? » R.D

  • Pendant la commémoration du 10e anniversaire de Mai, au printemps 1978, Régis Debray écrit dans le feu des (auto)célébrations un texte vigoureux qui cherche à dessiller tous ceux qui sont encore/toujours pris dans les « illusions lyriques » (l´expression est de lui). Il donne son manuscrit à François Maspero qui le fait paraître immédiatement. Pour résumer succinctement son propos, il montre que « Mai 68 est le berceau de la nouvelle société bourgeoise », que celle-ci est déjà advenue, que ceux qui se présentent comme les « ayants droit » de 68 ont capté pour eux-mêmes les postes dans les médias, qu´ils sont aux manettes, et que les révolutionnaires romantiques ont été et sont souvent encore les dupes d´un néo-capitalisme qui a vécu dans ces événements sa crise d´ajustement : le capitalisme ne pouvait que se conjuguer qu´avec des moeurs libérales pour franchir une étape... vers le néo-libéralisme (qu´il nomme néo-capitalisme). En cet épisode de contre-révolution s´est nouée l´alliance objective entre les libertaires et les libéraux (« la grande trouvaille de l´après-Mai : le libéralisme économique n´est pas marié avec le conservatisme social »). La thèse est aujourd´hui assez répandue, et ce depuis la fin des années 1990. En 1978, elle claque comme un coup de tonnerre. Debray brise l´intouchable, « c´est vilain de dire du mal de ce qui fut beau » ; il est inacceptable de déclarer que les « acteurs » d´hier sont des contestataires en peau de lapin. Ceux qui entendent la charge de Régis Debray la perçoivent comme venant d´une posture tiers-mondiste : cette pseudo-révolution au Nord, qui ne bouscule en rien le système capitaliste, passe à côté de l´enjeu majeur de l´époque - qui est toujours notre actualité : réduire les écarts avec les pays du Sud, où l´on se bat encore pour une vraie révolution. En fait, l´auteur décrit assez précisément des logiques et des lignes de force qui restructurent toute la société post-68 ; il inventorie toutes les idées qui sédimenteront bien plus tard en une série de dogmes servant la pensée unique : « moins d´Etat », « la politique ne vaut rien », l´écologie et le repli sur l´individualisme, l´éloge des femmes et des minorités ; l´alignement de l´idéologie française sur l´idéologie américaine, notamment en matière économique. Par bien des aspects, le texte est séminal, il est parcouru de quelques visions fulgurantes (la « libération » des ondes et l´inondation de publicité, demain, de tous les médias). Debray avait vu juste sur la société qui allait avoir le triomphe éclatant dès le début des années 1980. Son texte n´a pas pris une ride, et il est plus éclairant que jamais.

  • La victoire aux élections ?
    Oui, tant mieux. Et puis après ?
    Préparer un autre avenir, c'est aussi engager les leçons du passé. Régis Debray se prend à rêver. Il vagabonde dans l'histoire - récente et lointaine. Et c'est stimulant, cocasse et lucide.

  • Pierre Marty (1918-1993) est le véritable fondateur de la clinique psychosomatique moderne. A partir d'une méthode d'investigation psychosomatique inspirée par la psychanalyse, Marty a développé une compréhension originale des rapports entre psyché et soma. Il a décrit, avec Michel de M'Uzan, la pensée opératoire.

  • Penser en diagonale : non pas à la va-vite mais sans suivre les lignes droites et balisées. En traversant les clôtures disciplinaires, sans respecter bienséances et nomenclatures. C´est ce que s´efforce de faire le médiologue. Pour penser quoi, en général ? Les médiations techniques de ce qu´on nomme culture. L´inconscient machinique des formes hautes de la vie symbolique et sociale. L´univers des choses tapi sous l´univers des signes. À quel propos précisément, ici, dans ces conférences ? La transmission des valeurs sur la longue durée, nos capacités d´influence sur l´opinion du jour et nos voyages quotidiens dans l´espace. Trois sujets d´actualité, qui gagnent à s´inscrire dans une certaine profondeur de temps.

  • " Le recueil qui suit est centré sur le terrorisme, les deux guerres d´Irak, la France et le droit international. Il se compose de tout ce que j´ai publié à ce propos, bref ou long - journal, magazine, colloque ou radio - entre 1990 et 2003.
    Cette séquence de dix ans, riche en événements, comme on dit - avec, en point culminant, l´énorme fait divers du 11 septembre -, offre à ces coups d´épée dans l´eau une certaine unité de lieu, de temps et d´action. "

  • " Ceci n´est pas un livre. Ce ne l´est devenu que parce qu´un insoumis a préféré s´assujettir à la règle plutôt qu´au siècle. Cette correspondance, j´en atteste, ne visait qu´au doux sommeil des tiroirs. On y déballe à la diable de l´épidermique et du philosophique, sans distinguer entre une flambée vite oubliée (les dévoiements imputés à un grand quotidien) et des brûlures autrement graves (chaudières religieuses, apathies politiques, déchaînements de l´argent). C´est le travers des bâtons rompus à fleur d´actualité que de ne pas respecter les proportions et de mal tenir la route. Je plaiderai coupable. Mon interlocuteur a changé d´horizon et de vie, et j´assumerai seul, parisianité oblige, les retombées sociales et juridiques de notre lâcher-tout. "

  • Tous azimuts

    Régis Debray

    « Penser l'Europe de la défense, n'est-ce pas respecter l'Europe d'aujourd'hui à la manière de ce que pourrait être un jour sa défense ou encore dessiner ce que devrait être l'Europe de demain pour qu'elle puisse se défendre après-demain ? Qu'on nous permette alors de reprendre, vingt ans après, une alternance pertinente qui valait alors pour la France : ou bien s'en remettre à un système priori, à une alliance et perdre toute indépendance continentale, ou bien se constituer un système propre, qui ne soit dirigé contre personne, mais mondial et tous azimuts... »

  • Médias, multimédias, autoroutes de l'information, vidéo à la demande, services télématiques : quels sont ces médias? A quelles règles sont-ils soumis? Quel pouvoir exercent-ils sur les individus et sur les sociétés? Cet ouvrage permet de comprendre le système médiatique et ses enjeux économiques et culturels.

  • « Il en va des beaux pays démocratiques comme des autres¿: l'idée qu'ils se font, et veulent donner d'eux-mêmes, correspond rarement à ce qu'ils sont en réalité. Quelques exemples de forfanteries, entendues ici et là à l'occasion de récentes et écoeurantes atrocités. » Régis Debray

  • Revenu du Festival d'Avignon 2005, déçu par des spectacles jugés tonitruants autant qu'indigents, l'auteur lui confronte ses souvenirs du Festival de 1956 avec Jean Vilar, etc. Il s'interroge sur ce qui a changé dans l'art dramatique, mais aussi dans les valeurs collectives et les aspirations. Utilisant la nostalgie comme arme révolutionnaire, il pose le problème des rapports de l'Etat avec l'art.

  • « La République n'est pas un régime politique parmi d'autres. C'est un idéal et un combat. Elle requiert non seulement des lois mais une foi, non seulement des services sociaux mais des institutions distinctes dont la première de toutes est l'École, non seulement des usagers ou des consommateurs mais des citoyens... » Un cri d'alarme, en forme de lettre ouverte « au Président respecté d'une République humiliée ».

  • Croire, voir, faire

    Régis Debray

    " Déambuler à travers champs ; susciter les rencontres entre des arts, des métiers et des hommes qui d'ordinaire préfèrent s'ignorer ; aller et venir, car les idées viennent en marchant " : telle est la méthode de Régis Debray. Passeur des savoirs, méditant sur les anges et les visages, mais aussi témoin engagé, le voici en toute liberté rebondissant sur Debord et Benjamin, le Che, Lévi-Strauss ou Malraux, sur la guerre a l'âge des réseaux et la politique de la technique, sur les métamorphoses du paysage ou encore sur le poids du livre dans nos fluidités numériques. " Ici le lecteur est invité à faire l'école buissonnière, à se donner de petites récréations en forme d'échappées, pour mieux approcher de la vérité. "

  • Transmettre

    Régis Debray

    « Il n'y a pas de culture sans transmission, l'incessant transfert d'un passé vers un avenir. Mais il n'y a pas de transmission qui ne soit une constitution d'héritage, aux conditions fixées par les moyens de transmission, où se rangent vecteurs techniques et corps politiques. Transmettre s'attache à rendre compte de ce processus complexe, parce qu'à la fois matériel et institutionnel, dont il n'est pas exagéré de dire qu'il est au principe de toute histoire civilisée. Cet ouvrage inaugure une collection intitulée « Le champ médiologique », soit la zone cruciale, encore obscure, que dessinent dans notre savoir les intersections et interactions entre Technique et Culture. « Médiologie » : sous ce terme nouveau, voudrait s'opérer la mise au clair des médiations, parfois sous-estimées, parfois inaperçues, dont dépend notre vie religieuse, artistique, idéologique ou politique. » (Régis Debray)

  • Dans ce qu'il a appelé "l'examen de conscience d'un républicain", Régis Debray dévoile sans crainte les non-dits de la République : la passion, la guerre, la patrie. Ceux que les discours pieux refoulent pudiquement. Or, que peut le code sans le glaive ? Et le droit sans l'amour ? Voilà qui remet l'Euroland à sa place, modeste, trés modeste...

  • 38 cas pratiques soumis à un examen précis et informé : Aumôneries o Autorisation d'absence o Blessure o Bureau de vote o Calendrier civil o Cantine scolaire o Caricature o Cérémonie religieuse o Cimetière o Circoncision o Cloches et muezzin o Crèche de Noël o Département concordataire o Dimanche o Édifices cultuels o Entreprise de tendance o Entreprise privée o Financement o Foulard o Funérailles nationales o Histoire et mémoire o Hommes de foi o Imams o Injure et blasphème o Jupe longue o Liberté de l'art o Mariage o Naissance et mort o Non-mixité o Nourriture o Politique et foi o Prétoire o Publicité o Sectes o Services au public o Services publics o Vues de l'étranger o Zèle (excès de)

  • « L'enseignement du fait religieux dans l'école du peuple n'exige pas moins mais plus de laïcité. C'est notre façon de poursuivre le chemin des Lumières que d'ouvrir au savoir les "mystères" du croire. Je ne sais si "le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas". Je sais seulement que fermer les yeux sur ce qu'il est déjà ne peut qu'assimiler ce qu'on appelle "la revanche de Dieu" à un retour de bâton en pleine figure. » Régis Debray « L'école a besoin de sérénité. Seul un débat apaisé et une plus grande rigueur, à l'écart des emballements médiatiques, nourriront cet enseignement de l'histoire des religions qui fortifie le citoyen et doit faire consensus, au-delà des croyances et des opinions de chacun. » Jack Lang Régis Debray est professeur de philosophie. Il est notamment l'auteur de Dieu, un itinéraire. Jack Lang, ancien ministre, est président de l'Institut du monde arabe. 

  • Pendant deux ans, Régis Debray et Zhao Tingyang se sont écrit de longues lettres avec une grande liberté de ton sur la nature humaine, la politique, la mondialisation, la Chine et l'Occident.

    Ce livre limpide et profond est le premier dialogue entre un intellectuel occidental et un philosophe chinois.

  • Du 1er au 30 aout 2009, Dominique Rousset reçoit Régis Debray pour une série d'entretiens à France Culture. Debray, avant de prendre la parole, la rend à celles et ceux qui l'ont inspiré, instruit ou contredit. Les plus pointus ou les mieux informés. Dans tous les camps et dans chaque champ. Un demi-siècle en revue. De l'école au théâtre, des maquis sud-américains aux lambris élyséens, du souci religieux au plaisir littéraire. Ces amicales confrontations remettent à chaque étape les choses et les idées en place. En mariant rigueur et bonne humeur.

  • À la manière des contes philosophiques, cet ouvrage se présente comme un échange épistolaire entre le philosophe Régis Debray et le reporter international Renaud Girard sur le déclin présumé de l´Occident.
    La diversité des expériences, des angles, des points de convergence et de divergence entre les deux auteurs fait de ce petit livre rapide et brillant la synthèse la plus stimulante qui soit sur l´un des plus grands sujets de notre avenir.

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