Sciences humaines & sociales

  • Le politiquement correct assure que la lutte des âges a remplacé la lutte des classes. Dans une France en profonde mutation, dans une société de l'individu, la question des liens entre les générations est centrale. Le discours ambiant est largement marqué par la conviction que les générations s'opposent en termes économiques et de revenus, et qu'elles s'éloignent, en particulier sous l'effet des nouvelles technologies. Enfin, l'émergence de la Génération Y, et bientôt de la Z, serait la manifestation que les générations seniors sortent de l'histoire alors que les plus jeunes inventent un autre monde. Ce livre montre que les choses sont différentes. Les générations ne sont pas opposées, les coopérations existent, les surprises viennent des deux côtés... Les auteurs mettent en exergue l'alliance des générations. Ils se placent à rebours des intuitions médiatiques. Mettre en avant la nécessaire coopération entre les générations c'est vouloir refaire de la transmission car une société a une chance d'éviter la barbarie seulement si elle sait ce qu'elle doit au passé, au monde des morts, et ce qu'elle doit à l'avenir. Cet ouvrage propose des pistes concrètes pour faire vivre l'intergénération et contribuer à faire bouger le pays : Service civique senior Interdiction du cumul mandat dans le temps Droit au répit professionnel Allocation universelle et réciprocité Erasmus de l'apprentissage Valorisation des métiers service à la personne Ministère des âges de la vie et de l'intergénération Expérience de bénévolat intergénérationnel obligatoire et noté Créer un indicateur de qualité intergénérationnelle Défiscaliser les investissements des retraités dans la création d'entreprise intergénérationelle  Penser le temps de travail sur toute la vie.

  • Voici le premier ouvrage universitaire consacré au fils du cordonnier de Fougères devenu professeur, écrivain et académicien, à l'intellectuel engagé, à l'homme qui voulut « changer la vie » pour ne plus avoir à désespérer : Jean Guéhenno (1890-1978). François Mauriac a tenu à le rappeler : « Ce petit-fils de Rousseau, ce fils de Michelet, les hommes ne sont pas venus à bout de l'amitié qu'il leur voue ». Ni à bout de son esprit de résistance qui lui fit noter, dès le 17 juin 1940, dans son Journal des années noires, « je ne croirai jamais que les hommes soient faits pour la guerre. Mais je sais aussi qu'ils ne sont pas faits non plus pour la servitude ». Les textes de littéraires et d'historiens ici rassemblés portent sur les aspects les plus forts de son oeuvre et de ses combats, 11 Novembre et 8 Mai. Tous signalent le rôle qu'y a joué ce manuscrit refusé en 1921, cette méditation sur le sacrifice, à vingt ans, de ses camarades de la Grande Guerre, qui vient d'être enfin publiée chez Claire Paulhan : cette Jeunesse morte dont toute sa vie fut hantée. Comme Jean-Jacques, comme Michelet, comme Péguy, ces hommes de vérité, ces coeurs simples qui avaient volé eux aussi le feu de la culture et qu'il a su faire revivre et aimer, Jean Guéhenno a vécu « comme tous les autres, dans l'absurdité de son temps mais dans l'entêtement et la rigueur de sa seule pensée ».

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