Sciences humaines & sociales

  • Une étude exceptionnelle sur les dessous du royaume le plus puissant et le plus secret au monde. La diplomatie religieuse de l'Arabie saoudite constitue un étrange trou noir dans l'analyse du radicalisme qui affecte l'islam aujourd'hui. Pourquoi le salafisme, mouvance la plus intolérante et sectaire de l'islam, est-il devenu si conquérant ? Parce que parmi tous les radicalismes religieux qui pourrissent la planète, il est le seul à bénéficier d'un appui constant de la part d'un pays doté d'immenses moyens : le royaume saoudien. Cette étude, dont les collaborateurs ont souhaité conserver l'anonymat, révèle comment ce royaume aux deux visages, celui conciliant de la dynastie Saoud et celui plus agressif du salafisme, propagandiste du djihad, a depuis des décennies développé une stratégie religieuse pour conquérir la communauté musulmane, mais aussi l'Occident, sans apparaître comme un ennemi grâce à un soft power original, hybride des systèmes américain et soviétique. Aujourd'hui, ce pays longtemps protégé se retrouve menacé sur son propre territoire par le salafisme djihadiste qu'il a propagé ailleurs.

  • Comment les hommes en viennent-ils à se massacrer légalement ? "Nous allons vous rendre le pire des services, nous allons vous priver d'ennemi !" avait prédit en 1989 Arbatov, conseiller diplomatique de Gorbatchev. L'ennemi soviétique avait toutes les qualités d'un "bon" ennemi : solide, constant, cohérent. Sa disparition a en effet entamé la cohésion de l'Occident et rendu plus vaine sa puissance. L'ennemi est-il une nécessité ? Il est très utile en tout cas pour souder une nation, asseoir sa puissance et occuper son secteur militaro-industriel. C'est pourquoi les États, les services de renseignements, les think tanks stratégiques et autres faiseurs d'opinion "fabriquent" consciencieusement de l'ennemi, qu'il soit rival planétaire (Chine), ennemi proche (Inde-Pakistan), ennemi intime (Rwanda), Mal absolu, ennemi conceptuel ou médiatique. Certains ennemis sont bien réels, d'autres, cependant, analysés avec le recul du temps, se révèlent étonnamment artificiels. Conséquence : si l'ennemi est une construction, pour le vaincre, il faut non pas le battre, mais le déconstruire. Il s'agit moins au final d'une affaire militaire que d'une question politique.


  • " Je ne connais pas de problèmes qu'une absence suffisamment prolongée de réponse n'ait fini par résoudre ", Henri Queuille, président du Conseil.

    L'art suprême en politique ? Ne rien décider tout en donnant l'illusion de l'action.

    CONSEILS PRATIQUES POUR SE MAINTENIR AU POUVOIR
    - Différer l'urgence
    - Contourner les obstacles
    - Ne se fâcher avec personne
    - Subventionner sans réformer
    - Créer de la complexité
    - Consulter les commissions supérieures
    Enseigner l'art ultime de ne pas prendre de décision en laissant une trace dans l'Histoire, tel est l'objet de ce petit ouvrage qui livre clés en main techniques et conseils pratiques à nos dirigeants. Le lecteur pourra s'entraîner avec des travaux dirigés (tracts pré-rédigés, sondages multiusages, clichés et platitudes prêtes pour tout discours) et jouer avec ses amis au Jeu de la non-décision.
    En polique le ridicule ne tue pas, seule la réforme est létale.
    PRIX DE L'IMPERTINENCE 2013.

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