Pierre Branda

  • Sur le confiné le plus célèbre du monde, une vue à couper le souffle.
    L'épopée napoléonienne ne s'est pas terminée à Paris avec l'abdication du 22 juin 1815. Dans un tout autre cadre, un rocher au milieu de l'Atlantique-Sud, et dans un registre intime, celui du confinement de quelques Français dans une demeure humide, elle s'est poursuivie pendant six années, dont Las Cases, dans le Mémorial de Sainte-Hélène, n'a donné qu'un aperçu biaisé sur les premiers mois. Ce ne fut pas une extinction lente et passive. Jusqu'à sa mort le 5 mai 1821, Napoléon mena un combat rude et solitaire contre la fatalité. Jamais, placé dans des circonstances exceptionnelles, il ne renonça à l'espérance et à la gloire, qui l'avaient animé toute sa vie. En dépit de la paranoia de ses geôliers et des petitesses de son entourage, il ne renonça à rien, et suscita aussi des complicités inattendues, au point que sa captivité aurait pu tourner autrement. L'empereur n'aimait pas les histoires écrites d'avance. Sans doute est-ce pour cela aussi qu'il continue de fasciner.
    A partir de sources ignorées ou inédites, Pierre Branda traite des différents aspects matériels, politiques et moraux, de l'existence de l'illustre exilé et de ce qui s'y rattache. Tous les acteurs du drame, des compagnons les plus proches aux témoins les plus humbles, des gouvernants aux anonymes, prennent consistance et mouvement, à Sainte-Hélène mais aussi à Londres, à Paris, et partout où le sort de Napoléon obsède, inquiète ou apitoie. Toutes les situations, tous les incidents, sont passés au peigne fin et rendus à leur signification véritable. Il en ressort des éclairages insolites, des portraits toujours justes et parfois sévères, des remises en perspective et, au fil de jours parfois interminables, un récit saisissant, comme si le lecteur n'en connaissait pas la fin.

  • Deux siècles de descendants de la dynastie qui a sidéré le monde !Ils sont dix-sept et auraient pu être plus nombreux. Le premier d'entre eux, Napoléon, est un géant de l'histoire. Autour de lui une famille, les Bonaparte, qui participa à son épopée mais perpétua aussi sa grandeur. Chacun, animé de ses forces et faiblesses, joua un rôle éminent dans son époque. Tous ont mené plusieurs vies, parfois loin de la France, au point d'apparaître tels d'excellents personnages de romans que n'auraient reniés ni Balzac ni Dumas.
    Pour les étudier, l'auteur a mené l'enquête à partir de sources renouvelées, d'études récentes, battant en brèche nombre d'idées reçues ou de légendes devenues vérité au fil du temps. Sur fond d'intrigues et avec une large place accordée au récit, le style vivant et alerte de Pierre Branda nous fait revivre leurs improbables et attachantes destinées.

  • Joséphine

    Pierre Branda

    La découverte d'une autre Joséphine, attachante et troublante.Au départ, elle ne s'appelait pas Joséphine de Beauharnais, mais Marie-Joseph-Rose de Tascher de La Pagerie. C'est par la grâce de Napoléon qu'elle prit le nom de Joséphine, puis le titre d'impératrice. Ce premier mystère en cache beaucoup d'autres, dont Pierre Branda lève successivement les voiles. Bien plus que de conter ses prouesses et ses trahisons amoureuses, réelles ou supposées, l'auteur, fort d'une riche documentation, éloigne la légende noire et fait apparaître la femme de réseaux, d'influence et d'argent, l'hostilité jamais démentie du clan Bonaparte à son égard, son goût pour la nature et les arts, et surtout sa relation complexe et indéfectible avec Napoléon, dont elle accompagna la vertigineuse ascension et ne connut pas la chute ultime.
    " Au-delà de l'image de la femme superficielle, l'historien Pierre Branda réhabilite l'impératrice. "
    Le Figaro littéraire." Le grand spécialiste de la période napoléonienne Pierre Branda revisite dans cette biographie novatrice un mythe féminin. "
    L'Histoire.

  • La glorieuse épopée d'un obscur lieutenant corse devenu, en quelques années, le bâtisseur d'un empire immense a de quoi fasciner les esprits les plus récalcitrants. Cependant, malgré les sommes qui lui ont été consacrées, Napoléon reste, à plus d'un titre, une énigme. Qui était-il vraiment ?Grâce à Pierre Branda, derrière le mythe perce l'homme - avec ses intuitions et ses contradictions. Le fardeau de rumeurs malveillantes quant à l'identité de son père ; la misogynie maladive d'un amoureux transi et faible ; un souci permanent du détail qui virait à l'obsession dès qu'il s'agissait de la gestion du quotidien de sa Maison ; son art consommé de la manipulation et du secret, qui en fit un chef à la fois adulé et redouté...Flamboyant, secret, impétueux, paranoïaque... Pierre Branda nous invite à découvrir les multiples facettes d'un Napoléon intime. Les manies et les défauts d'un homme d'exception peuvent-ils être ordinaires?
    Pierre Branda est historien et directeur du Patrimoine à la Fondation Napoléon. Il a consacré de nombreux ouvrages à l'empereur, dont Napoléon et ses hommes. La Maison de l'empereur (2011).

  • Avec sa redingote grise et son petit chapeau, Napoléon passe pour un personnage empreint d'une grande simplicité et peu vénal. Rien de commun entre lui et le « vil métal » qui corrompt et déshonore les hommes.
    Et pourtant l'argent fut son compagnon de route. Ne pas en tenir compte serait oublier que la Révolution française, à laquelle il devait tout, était la conséquence directe d'une crise financière que l'Ancien Régime n'avait pas su maîtriser. Ce serait ignorer que la faillite du papier-monnaie fut l'un des facteurs principaux du discrédit du Directoire et qu'indirectement elle favorisa l'avènement d'un sabre capable de rétablir l'ordre. Ce serait méconnaître que des expéditions militaires décidées ou conduites par Bonaparte l'ont été pour des raisons économiques (Italie, Saint-Domingue) ou ont échoué notamment à cause d'une cruelle insuffisance de moyens (Égypte). Mais ce serait aussi ne pas mesurer à sa juste valeur le redressement financier qui a consolidé le régime consulaire. Et si l'on en revient à l'épopée, nier le poids de l'argent serait passer sous silence l'incroyable défi relevé par Napoléon : financer quinze années de guerres sans provoquer la faillite de l'État alors que, deux décennies plus tôt, la guerre d'indépendance américaine, pourtant modeste sur le plan militaire, avait suffi à mettre à genoux une monarchie millénaire.
    Les financiers ne firent aucun cadeau à Napoléon et l'argent fut pour lui une préoccupation constante. En le «travaillant» sans relâche, il s'en fit un précieux allié capable de favoriser son destin. Il l'utilisa dans son ascension, s'en servit pour affermir son pouvoir et en fit encore une arme politique (et posthume) dans le testament de Sainte-Hélène. Il dut aussi le combattre dans sa guerre contre l'Angleterre. Les moyens furent à la hauteur de l'enjeu, c'est-à-dire considérables, presque miraculeux pour un pays dont la population était deux à trois fois inférieure à celle de la France. Dans la lutte à mort opposant les deux plus grandes puissances d'alors, il fallut donc trouver de part et d'autre de l'argent, encore de l'argent, toujours de l'argent. Et la victoire finit par sourire au pays qui possédait la plus grande surface financière. Voici une autre façon, inédite, d'étudier vingt années qui ont profondément marqué la France.

  • Ce n'est pas seulement à coup de victoires militaires, avec une propagande très efficace et une police ultra-moderne, que Napoléon est devenu le souverain le plus puissant d'Europe au XIXe siècle. Contrairement aux monarques absolus de l'Ancien Régime, il comprit qu'il ne devait dépendre de personne pour ses ressources personnelles, pour sa protection, pour ses voyages, pour son logement. Mieux valait que la fidélité de son entourage dépende de lui plutôt que du seul Etat. Avec une très substantielle casette échappant à tout contôle, et une nombreuse compétente et archi-dévouée équipe de personnes vouées à son service exclusif, il disposait, à l'intérieur de l'Etat, d'un outil dont lui seul pouvait et savait se servir. Cela explique qu'il ait si longtemps pu résister aux oppositions et aux revers qui ont accablé les dernières années du règne.

  • Neuf mois de règne d'un géant sur Lilliput : intrigues, secrets et préparatifs du retour enfin dévoilés.Napoléon resta trois cents jours à l'île d'Elbe, du 3 mai 1814 au 26 février 1815. Cette période est
    souvent considérée comme une pause dans le " roman " de sa vie. Aussi le géant semble-t-il n'avoir agi que pour réveiller les 244 km2 de son royaume de Lilliput et sa population assoupie.
    Or le séjour à l'île d'Elbe, révèle Pierre Branda, fut loin d'être celui du repos pour Napoléon. Ses faits et gestes étaient soumis à une surveillance et une pression constantes de la part des vainqueurs de 1814. En réaction, Napoléon ne cessa d'échafauder des plans et de tisser des trames, parfois hautement romanesques, pour s'en évader. Il mena ainsi une guerre secrète et pour fi nir victorieuse, puisque, au moment décisif, ses adversaires n'y virent que du feu.
    Grâce à de nombreux documents inédits ou peu utilisés, l'auteur démêle les fi ls et les intrigues, les pièges et les chausse-trapes dont se joua le grand stratège pour préparer le coup de tonnerre du débarquement au golfe Juan.

  • Au-delà des images et des caricatures toujours reproduites, la découverte d'une autre Joséphine, attachante et troublante.Elle ne s'appelait pas Joséphine de Beauharnais, mais Marie-Joseph-Rose de Tascher de La Pagerie. C'est par la grâce de Napoléon qu'elle prit le nom de Joséphine, puis le titre d'impératrice. Ce premier mystère en cache beaucoup d'autres, dont Pierre Branda lève successivement les voiles. Certes, la Créole avait la grâce du cygne, dont elle se fit un instrument efficace, au point d'être désignée comme " l'incomparable ", de sa naissance à la Martinique en 1763 jusqu'à sa mort à Malmaison en 1814. Mais, bien plus que ses prouesses et ses trahisons amoureuses réelles ou supposées, l'auteur fait valoir la femme de réseaux, d'influence et d'argent, l'hostilité jamais démentie du clan Bonaparte à son égard et envers ses deux enfants, son goût pour la nature et les arts, et surtout ce lien complexe et indéfectible avec Napoléon dont elle accompagna la vertigineuse ascension sans connaître la chute ultime. Loin de la légende noire comme des potins anecdotiques, Pierre Branda redonne vie à une femme de tête autant que de corps aux prises avec la grande histoire, dont elle sut tirer parti tout en subissant ses coups.

  • La vie de Napoléon comme on ne vous l'a jamais racontée !Découvrez Napoléon, grâce à cet album admirablement illustré qui allie la joie de l'évasion et le plaisir d'apprendre. La vie et les exploits de ce grand homme sont racontés par Vizir et Fortuné, respectivement le cheval de Napoléon et le chien de Joséphine. Les deux animaux, aux premières loges de l'Histoire, se rencontrent par hasard dans une auberge de campagne et entament une conversation autour de... Napoléon.
    Immédiatement, ils échangent leur points de vues, souvent différents pour ne pas dire opposés et reviennent sur les épisodes fondamentaux de la vie de Napoleone Buonaparte. Sa naissance en Corse en 1769 ; les campagnes d'Italie, de Russie, d'Egypte ; le sacre ; ses réformes comme la création du code pénal ou l'invention des numéros pairs et impairs dans les rues, et bien sûr l'exil.
    A mesure que la vie de ce grand homme se dessine, une amitié se crée entre Vizir et Fortuné. Leur histoire et celle de Napoléon s'entremêlent tant, qu'on peut finir par se demander qui de Napoléon, de Vizir ou de Fortuné est le héros de ce livre. Sans doute un peu les trois.

  • Oui, Napoléon Bonaparte a rétabli l'esclavage, après de longues hésitations. Oui, les généraux envoyés par lui aux Antilles ont férocement réprimé les révoltes des Noirs et des mulâtres. Mais c'est à ne pas replacer ces faits dans leur contexte que l'on perd le fil de l'histoire. C'est en oublier que le projet de Napoléon était d'abord géopolitique, que son ambition était « mondiale ». C'est ignorer que le rétablissement de l'esclavage intervient dans un monde où l'abolitionnisme balbutiait, son coût économique étant jugé insupportable par un secteur qui employait alors un Français sur dix.
    Privilégier l'hypothèse « raciste », lire l'histoire à l'envers, d'aujourd'hui à hier et - pourquoi pas ? - à avant-hier, ne peut que contribuer à une utilisation déréglée d'une mémoire pourtant si utile lorsqu'elle ne se confond pas avec le militantisme partial.
    Empoignant à bras-le-corps une affaire qui, c'est vrai, en a embarrassé plus d'un avant eux, Pierre Branda et Thierry Lentz ont repris le dossier de l'esclavage et des colonies pièce par pièce, à l'aide d'une documentation complète, parfois inédite. Comme toujours en histoire, ils en tirent un bilan qui n'a que faire des bons sentiments (sinon ils ne seraient pas historiens !).

empty