Phlippe Hrodej

  • L'esclavage est devenu un thème « très à la mode » : tant de souffrances et d'injustices au service d'une économie impitoyable, pour alimenter des métropoles volontiers aveugles et sourdes. L'odieux système oblige à un effort de mémoire. Mais, bien plus, le devoir de vérité impose aux historiens de ne négliger aucune piste, d'utiliser tous les outils, de mettre en commun leurs recherches pour apporter leur fragment de vérité. Cela implique de parler franc sans s'arrêter aux états d'âme actuels, de parler cru, de parler avec des chiffres, des mesures, des évaluations, des comparaisons. La lumière est à ce prix. Voici longtemps, dans le sillage de Gabriel Debien, Pierre Pluchon avait entrepris, entre autres études coloniales, de se saisir des tenants et aboutissants de « cette absence de sens moral ». Sa bibliographie montre qu'il a abordé tous les sujets sans tabous, tous les domaines fussent-ils mineurs avec la volonté de comprendre. Son Histoire de la colonisation française ne laisse pas de place à la négligence. Pour lui rendre hommage, plusieurs chercheurs ont accepté de s'associer. Les champs abordés montrent la complexité de la question des esclaves et de la plantation. L'esclavage, comme élément moteur de la plantation, permet d'appréhender le milieu où évolue l'esclave, les moyens de se procurer la main d'oeuvre servile, de l'utiliser dans le cadre d'une division du travail industrielle, de lui donner une origine, un genre. Progressivement, « une puissante préoccupation de l'homme se déploie, impatiente d'accomplir les profondes et justes réformes ». La noble conviction ne doit pas occulter les craquelures d'un système vacillant. Le long chemin de l'abolition est jalonné de doutes, de craintes et de nécessités. La généreuse croyance se fraie un passage parmi des considérations très matérielles et très partisanes.

  • Pour nos contemporains, l'évocation des pirates et des corsaires se résume aux aventures flamboyantes de marins dans la mer des Caraïbes ou aux attaques de farouches brigands au large de la Somalie. Moins réductrice, la réalité est à la fois multiple, passionnante et souvent plus riche que la fiction. L'Histoire des pirates et des corsaires propose un tableau de ces phénomènes maritimes sur la longue durée jalonné de fi gures emblématiques comme celles de Drake, Surcouf, Duguay-Trouin, Dragut, Barberousse, Koxinga. Elle invite à un voyage dans le temps, des pirates de la Méditerranée antique et des raids maritimes vikings au Moyen Âge à la piraterie pratiquée de nos jours en Asie du Sud-Est. Mais aussi à un voyage dans l'espace, de l'Europe aux Antilles, en passant par la mer de Chine et les rives de l'océan Indien. Un intérêt est également accordé à l'ancrage de la piraterie dans nos mémoires, à l'élaboration de mythes et à leurs prolongements dans les mondes virtuels du cinéma, de la BD et des jeux électroniques. La première histoire exhaustive des pirates et des corsaires à l'échelle mondiale.

  • Barbaresques, boucaniers, flibustiers, guerres de course, abordages, razzias, butins, partages de prises, chasses au trésor, canonnades Corsaires et pirates jalonnent de leurs exploits la vie maritime et peuplent notre imaginaire. Voici le premier dictionnaire historique sur ces aventuriers des mers : près de 600 entrées, une uvre monumentale, les meilleurs spécialistes pour faire revivre ces personnages hauts en couleur, des plus emblématiques comme Drake, Jean Bart, Surcouf, Duguay-Trouin, Dragut, Barberousse, aux oubliés de lhistoire ainsi quaux discrets mais indispensables armateurs. Un voyage dans le temps et à travers les océans où sont visités les principaux lieux associés à la course et à la piraterie, dAlger aux Caraïbes, en passant par Boston, La Rochelle, Dunkerque, Salé, Saint-Malo jusquau golfe dAden, Sainte-Marie de Madagascar et les eaux de lAsie du Sud-Est.

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