Philippe Trétiack

  • Les architectes sont-ils archi-nuls ?Beaucoup le pensent.Devant le spectacle affligeant de la Bibliothèque de France, la désolation des quartiers sur dalle, à Montparnasse, Beaugrenelle, Euralille, la prétention du ministère des Finances, la pesante médiocrité de l'Opéra Bastille, la folie des grandeurs du quartier « Odysseum » de Montpellier, la désolation des quartiers de barres et de tours..., on ne peut que faire chorus avec la foule. Nuls ? Le mot et faible.Pourtant, le jugement est expéditif. L'architecte est un bouc émissaire facile.Il y a d'autres coupables : maires mégalomanes, entreprises déficientes, fait du Prince, concours biaisés, juridiction écrasante, magouilles, pots-de-vin, inculture des maîtres d'ouvrages et poujadisme du public.Faut-il pendre les architectes ? dresse le constat sévère d'un milieu et d'un système qui n'en finissent pas de produire des erreurs monumentales. Les architectes qui s'en sortent n'en sont que plus méritants. On ne peut se prendre à leur cou.

  • O « En architecture la compétition phallique continue. » o « L'architecte qui réussit est toujours un paranoïaque. » o « La villa Sam suffit est l'horizon architectural des narcos. » o « On peut sortir Jean Nouvel du Lot-et-Garonne, on ne sortira jamais le Lot-et-Garonne de Jean Nouvel. » De l'Iran à la Chine, de Beyrouth à Rio, des îles Grecques au Texas, Philippe Trétiack parcourt le monde pour y récolter autant de règles d'architecture que d'histoires. En voici 56, échevelées, dures et exotiques, concrètes et désopilantes. Après son fameux Faut-il pendre les architectes ? nous voici pris sous le feu de snippers à Abidjan, envoûtés par une danseuse du ventre au Caire, précipités dans des émeutes à Buenos Aires, ficelés dans un side-car de compétition, terrifiés par le Président Poutine à Moscou... Manuel de globe-trotter et de déconstruction mené à cent à l'heure, L'Architecture à toute vitesse fait de l'irrévérence une vertu, et transforme l'architecture en une réflexion personnelle sur un monde absurde où les portes claquent comme des coups de feu. Architecte et urbaniste, Philippe Trétiack est grand reporter et écrivain. Depuis trente ans, il collabore au Monde, à Madame Figaro, ELLE Décoration et Beaux Arts Magazine. Il a publié une vingtaine d'ouvrages et ses reportages ont été plusieurs fois récompensés, entre autres, par le Prix Louis Hachette pour son enquête sur la mode chez les Mollahs en Iran. Il est correspondant de l'Académie des Beaux-Arts, Institut de France et membre associé de l'Académie d'Architecture.

  • Peut-on survivre sans honte dans la Roumanie d'aprs Ceausescu ? Que s'est-il pass Bhopal ? Pourquoi le Salvador est-il le pays le plus criminogne au monde ? Qui est Freddie Balnecci ?Un homme press parcourt la plante. Reporter dans un magazine, il voyage pour rpondre aux questions que l'on se pose, et celles que l'on prfre viter. Car la vraie question, celle qui ne le lche plus, concerne le sentiment croissant d'tre un imposteur. Comme si son mtier comportait une part d'illgitimit. Une zone d'ombre. Un angle mort qui fausserait tout.C'est cette zone d'ombre qu'il doit maintenant explorer. Pour y parvenir, il lui faudra d'abord retrouver tous ceux - informateurs bnvoles, tmoins anonymes, interprtes, chauffeurs de taxi intrpides, fixeurs et parfois mme victimes des pires svices - qui l'ont aid faire son travail, et que tout le monde a oublis.De notre envoy spcial est le roman de ces inconnus.Philippe Trtiack leur donne la parole.

  • Le spectre de la vulgarité hante le monde. Chaque jour elle étend son pouvoir. Virus moderne, elle contamine et se répand. Médias, sexe, politique, comportements sociaux, art, pub et mode... Tout semble céder à la provocation, à l´outrance, à la confusion, au trash. Plus c´est laid, plus c´est direct, plus c´est violent, plus ça marche. Mieux, ça court. Est-il un jour où l´on ne se répugne pas soi-même d´être de ce monde-là ? Sommes-nous tous condamnés à la vulgarité ?

    Les vulgairocrates vont-ils dominer le monde ? Comment résister au tsunami vulgaire ? Limite Vulgaire répond à toutes ces questions, fournit une grille d´analyse. Du string au sac Vuitton en passant par les frasques des « pipoles », les destinations touristiques pour troupeaux, les plaisanteries douteuses de Jean-Marie Le Pen, la gouaille de Bernard Tapie, le hard sex des films pornos, les stock-options, la mode destroy, le rap... tout est cerné, décrypté, analysé, passé au crible d´un véritable « vulgairomètre » critique.

    Drôle, tonique, sérieux, provoc, ultraprovoc... vulgaire, forcément vulgaire, cet ouvrage, agrémenté de tests et d´anecdotes vécues, signalés par des encadrés, pose, un quart de siècle après La Distinction de Pierre Bourdieu, la question de ce qui déclasse en 2007, scanne les limites d´une société d´égalitarisme revendiqué, interroge la relation entre les sexes, entre les couches sociales, entre les êtres, fait le bilan de la démocratie.

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