Philippe Garnier

  • Nous vivons dans un monde fait d'emballages de toute sorte. Emballages qui deviendront bientôt déchets. Ils font notre monde et nous ne les regardons pas. Philippe Garnier propose de décrire notre société au travers de ce qu'elle a de moins noble.

    En une série de courts textes, Mélancolie du pot de yaourt évoque ces petits objets a priori insignifiants – tubes, boites, bouteilles, sachets, flacons, pots, capsules – qui traversent notre vie et notre imagination. Ils prennent dans nos vies une place exorbitante, mais souvent à notre insu. Les regarder, les sonder, les interroger, y compris lorsqu'ils sont devenus des déchets, c'est-à-dire des fantômes : telle est l'ambition de ce livre, où le regard poétique, la réflexion et l'humour tentent de coexister. Conscient du désastre annoncé, ce texte n'est pas écrit sur le mode du pamphlet. Il compose avec cette part du monde visible que sont ces milliards de petits réceptacles éparpillés dans nos vies et sur le monde. Il revendique une position qui serait la moins blessante possible, où se mêleraient la lucidité, la contemplation et une certaine forme d'humour.

    " Un livre drôle, délicat, fragile, qui pousse à l'ombre des poèmes de Francis Ponge et des mythologies de Roland Barthes. " Philippe Lançon,
    Charlie Hebdo

    " Une plongée savoureuse dans ce monde de sachets, de tubes et de boîtes en tous genres. " Mathieu Vidard,
    France Inter

    " Une méditation brillante, passionnante et parfois hilarante sur nos emballages. Vous ne mesurez pas combien c'est emballant ! " Augustin Trapenard,
    21 cm

    " C'est à la fois humoristique, profond et écologique. " Coup de cœur d'Éric Naulleau,
    Canal +

    " Entre Le Parti pris des choses, de Francis Ponge, et Mythologies, de Roland Barthes, l'auteur nous fait découvrir la face cachée d'objets méprisés, qui nous survivront pourtant. " Sophie Benard,
    Le Monde des Livres

    " Qu'est-ce donc que ces choses, à valeur de déchets persistants, dont notre civilisation s'étouffe ? s'est demandé Philippe Garnier dans cette ontologie du pot de yaourt vagabonde et mélancolique. " Catherine Portevin,
    Philosophie Magazine

    " Sous ses dehors légers comme une chanson de Souchon, le livre de Philippe Garnier soulève des questions profondes sur notre relation au monde, à la consommation et l'impact de tout cela sur nos souvenirs. Bref cet essai a tout pour vous emballer. " Laurent Lemire,
    Livres Hebdo

    " Critique excentrique, Philippe Garnier pulvérise l'apparente vacuité des caddies pour y détecter des abîmes de réflexion. (...) Des morceaux de poésie, plus que de sociologie. "

    La Tribune de Genève

    " C'est une preuve, s'il en fallait une, qu'on peut dire des choses intelligentes, ou inattendues, à partir de n'importe quoi, y compris le plus bête emballage en carton. " Bernard Quiriny,
    L'Opinion

    " Lire La mélancolie du pot de yaourt, c'est recevoir l'assurance de ne plus jamais regarder les traces de la surconsommation avec indifférence, mais d'y chercher du signifiant joyeux à foison. Il faut imaginer le bonheur au fond de la poubelle jaune. " Vincent Edin,
    Usbek et Rica

  • Aux origines de ce récit, un inavouable secret d'enfance : le narrateur n'a jamais compris un traître mot de ce que lui disaient ses parents, chacun usant d'une langue non seulement étrangère, mais d'origine inconnue. À l'âge de trente-huit ans, lors d'une visite à sa mère, tout bascule : plusieurs mots sortis de sa bouche à elle font soudain sens. Troublé par cette révélation, il prend la fuite, recherchant qui voudra prêter une oreille attentive à son histoire. Le voilà qui dérive dans la nuit parisienne, embrasse une belle endormie au fond d'un chantier, dérobe une truffe blanche dans un hôtel cinq étoiles, subit malgré lui une IRM à l'hôpital et ressuscite un amour oublié mais salvateur.
    Avec ce troisième roman en forme d'autofiction, Philippe Garnier a choisi de partir d'une hypothèse biographique impossible. La rigueur loufoque et la gravité désinvolte de Babel nuit nous poussent à accepter la part de non-sens de cette quête existentielle, et même à y éprouver une inquiétante familiarité.

  • L'oreille d'un sourd

    Philippe Garnier

    • Grasset
    • 5 Octobre 2011

    "L´oreille d´un sourd" était le nom d´une chronique qui paraissait dans Libération durant les années 80. L´expression reflétait à la fois la vocation de dénicheur farfouilleur du journaliste, et son fonctionnement pour le moins atypique au sein d´un journal qui ne l´était pas moins. Ces "correspondances particulières" (comme les appelait le journal) étaient des articles hors norme, de longueur variée, sur des sujets variés eux aussi, comme d´obscurs festivals de cinéma, des faits divers à Los Angeles, des portraits d´écrivains oubliés et non publiés en France, des chanteurs pas encore célèbres. C´est cette relation, basée sur un qui pro quo de départ, que Garnier raconte au fil de ce livre : des balades au Wyoming dans des villes minières, une saga industrielle sur les chaussures Doc Martens, un retour sur Sunset Boulevard, un Mundial de foot au Mexique, une folle Mostra de cinéma à Venise, etc.
    Un regard "particulier" sur l´évolution d´un quotidien que beaucoup ont longtemps tenu en affection, et celle tout aussi cocasse parfois d´un journaliste au fonctionnement singulier et irrégulier.

  • Caracteres

    Philippe Garnier

    • Grasset
    • 11 Janvier 2006

    « A une époque où Mitchum est devenu une marque de déodorant pour homme, où les classiques hollywoodiens se vendent par packs de six en supermarché, et où le rayon cinéma des librairies engrange des livres de plus en plus spécialisés sur de moins en moins de sujets, la cinéphilie, ou ce qu'il en reste, ne peut être que buissonnière. Si ce livre rend hommage à des figures familières mais sur lesquelles on sait peu de choses, les personnages traités ici ne sont pas tous des acteurs secondaires, ou « de composition », comme on disait dans le temps. Mais presque tous, à défaut d'avoir connu la consécration, sont de sacrés caractères... Ainsi Eugene Pallette, Eric Blore ou Edward Everett Horton - ou, plus obscurs, Luke Askew et autres Steve Cochran... Certains ne sont même pas acteurs. Se cachent, dans ce jeu des sept studios, un monteur, un pêcheur de poissons-chats, un metteur en scène, un pétomane auteur du long-métrage le moins vu de toute l'histoire du cinéma, une femme-panthère, bon nombre d'éclopés de la pellicule, et un escroc à côté de ses pompes funèbres. En retraçant leurs carrières et leurs vies, on a parfois aussi été amené à raconter certains de leurs films, peu ou pas connus, mais dans lesquels ces acteurs d'exception donnent souvent plus leur mesure que dans les grands succès.

    L'auteur n'a d'autre ambition que d'amuser, et peut-être intriguer suffisamment pour que le lecteur se mette en quête de ces autres films, tout ce pan du cinéma américain, bon et mauvais, qui demeure ignoré, malgré le câble, les programmations institutionnelles et la pléthore de DVD sur le marché. » Ph.G.

  • "Entre 1965 et 1975 il y a eu ce moment en Amérique où les barrières semblaient tombées, les frontières ouvertes, les institutions en déroute. Dans cette faille s´est immiscé ce qu´on a appelé la presse alternative. Grover Lewis n´a passé que trois ans (71-73) au magazine "Rolling Stone", mais il en a été l´anti-héros le plus crucial, sinon le plus flamboyant. Spécialiste du reportage en immersion (souvent imbibée) sur les plateaux de cinéma, ce Texan renégat, hanté par un passé tragique, a marqué à jamais le journalisme avec une poignée d´articles sur Charlie Parker, Lightnin´Hopkins, Robert Redford, Paul Newman, Jack Nicholson, Sam Peckinpah, Robert Mitchum ou les Allman Brothers, dont certains ne se remirent jamais tout à fait. Le premier article de Lewis dans "Rolling Stone"', un long et personnel récit sur le tournage de La dernière séance, a tout bonnement changé ma vie, m´encourageant à suivre des voies pas toujours sûres dans ce qu´il faut bien appeler mon journalisme. Si quelqu´un pouvait publier sept pages sur un tournage au milieu du Texas, je voulais en être moi aussi. Je ne savais pas encore que Grover Lewis deviendrait aussi mentor et ami. Et maintenant mon sujet. Lewis étant mort avant d´avoir pu écrire son histoire, et le livre qu´on attendait de lui, Freelance est aussi une façon pour moi de remplir une autre sorte de contrat."

  • Philippe garnier explore les coulisses de hollywood de 1933 à 1945, à la poursuite des écrivains, grands ou petits, richissimes ou mal payés, qui font le quotidien de sunset boulevard. souteneurs, turfistes, acrobates, cow-boys, gagmen, libraires, pigistes, ils partent à l'assaut de la côte ouest, humiliés de la même manière par les studios, anonymes que l'histoire ne retiendra pas à côté de faulkner en tweed, ou de fitzgerald défait par l'alcool.

    Ce livre, érudit, bourré d'informations inédites, nous montre l'envers du décor. l'auteur a interrogé les survivants de l'âge d'or, dépouillé des documents, visité des endroits qui n'existent plus. c'est l'âme de hollywood, retrouvée.

  • Cet ouvrage suggère d'approfondir la notion de "science des soins" ; cette dernière permettrait non seulement de réduire les infections nosocomiales de façon non négligeable, mais également de profiter à l'économie mondiale. La "science des soins", selon l'auteur, est une "clé de voute" à double fonction, exerçant sur le long terme une maîtrise rationnelle des risques infectieux et des dépenses de tous. Rationaliser les dépenses sans rationner les soins tel est le défi des professionnels de santé.

  • Il est curieux de constater qu'après plus de deux siècle de popularité, l'Histoire de Gil Blas de Santillane a perdu bon nombre de lecteur ces dernières années. D'où vient se désintérêt pour ce roman qui fut l'un des plus gros succès de librairies aux XVIIIe et XIXe siècle ? Roman aux sources multiples, il est pourtant un texte foisonnant. Plus de 280 personnages nommés et 14 récits enchâssés : l'oeuvre de Lesage, fortement structurée toutefois, est gouvernée par un principe de retours et de répétitions. Les aventures du héros narrateur sont ponctuées par les retours de personnages, de récits intercalaires, de motifs littéraires traditionnels et de références à la mythologie antique ou à la Bible.

  • Propose un cheminement dans une géographie intime de la tiédeur. Autour de la vie quotidienne, des techniques, de la cuisine, de la vitesse, de la sexualité, du spectacle, de la conversation, mais aussi de la douleur, de la mort, de la peur ou de la vérité, ce livre expose des états de pensée et de sentiment qui sont le propre du tiède.

  • Los Angeles est une ville où les distances s'estiment à l'heure qu'il est, pas au kilométrage. Stretch s'était retranché dans cette ville qu'il habitait depuis plus de vingt ans et qu'il avait fini par ne plus voir. Il écrivait pour des magazines de musique jusqu'au jour où sa femme et son salaire le quittèrent. Engagé par la Western Exterminator, il apprécie son boulot de dératiseur et exterminateur de termites, il travaille seul dans les maisons et devient un passionné des ciments, des bardeaux, des bungalows californiens avec un porche devant, des piliers en pierre de rivière, des poutres japonisantes... Stretch était blanc, libre et vieux d'un demi-siècle. Son ancien métier : disquaire dans l'univers secret et compliqué des collectionneurs de disques aux coins coupés. Cette marque indiquait qu'ils étaient soldés et ne pouvaient être commercialisés dans les réseaux traditionnels. Stretch voit passer entre ses mains toute la production des années 50 et 60, puis dès 70, il vit le rock et le punk de l'intérieur. Si les disques sont le fil conducteur de ce récit, avec les trafic, les folies et les convoitises qu'ils suscitaient, Stretch sert aussi à l'auteur pour tenter de démêler le rapport qu'il a eus avec la musique.

  • À un moment où nombre de biens patrimoniaux sont bousculés par des interrogations multiples (rentabilité des investissements consentis ; possibles dégradations et mise en danger de l'intégrité du bien ; remise en cause de tel ou tel critère matériel et/ou immatériel, ...) il semble très pertinent de se livrer à un examen serré de ce qui justement fait la singularité de ce bien dans le paysage certes géographique, mais aussi juridique, historique, économique et sociétal. Les Chemins sont très largement dans leur acception actuelle une re-découverte et reconstruction de la dernière génération - la nôtre - en lien avec des problématiques de voyage ; de découverte y compris de la « Nature » ; de valorisation adaptées à un cheminement maîtrisé. De la sorte, le bien est abordé sous tous ses aspects : physique (les tracés ; les variations de ces tracés ; les usages et leur hiérarchie ; leur inscription durable dans la trame du paysage, ...), juridique (la pérennité d'une possible circulation dans un espace quadrillé par les itinéraires goudronnés, ...), sociétal (le retour des marcheurs/ou autres modes de parcours de mobilité douce ; l'activation des circuits d'un nouvel imaginaire appuyé sur les traditions et les vecteurs de l'idéel...). Le colloque a abordé plusieurs thèmes comme par exemple la reconnaissance juridique des chemins de randonnée, le régime juridique des chemins de randonnée pédestre, les conflits d'usage - existe-t-il un droit de la promenade ou à la promenade ?, la continuité des itinéraires et le droit de propriété, la police et la responsabilité relatives aux conditions d'utilisation des chemins inscrits.

  • L'ouvrage présente l'ensemble des techniques actuelles indispensables à la profession de conseiller en voyages. Le marché du tourisme est en perpétuelle évolution et l'émergence des nouvelles technologies nécessite la maîtrise de nouveaux outils de réservation. L'approche technico-commerciale, s'appuyant sur des applications pratiques répond aux nouvelles exigences professionnelles. En 33 fiches synthétiques, le manuel propose les principaux savoirs et savoir-faire en matière de relationnel client, de vente, de produits, d´après-vente.

  • Crises. Course à la croissance, contestation du marché mondial, menace sur les agriculteurs. Les intérêts des États s'affirment mais leurs positions vacillent. Et entre les exigences américaines et les réformes européennes, il reste peu de place pour le reste du monde...

  • Crises. Course à la croissance, contestation du marché mondial, menace sur les agriculteurs. Les intérêts des États s'affirment mais leurs positions vacillent. Et entre les exigences américaines et les réformes européennes, il reste peu de place pour le reste du monde...

  • A large part of the world's coastlines consists of sandy beaches and dunes that may undergo dramatic changes during storms. Extreme storm events in some cases dominate the erosion history of the coastline and may have dramatic impacts on densely populated coastal areas. Policy, research and historical background are essential elements that need to be interconnected for effective coastal planning and management.
    This book discusses this framework, with Chapter 1 providing an insight into policy settings and science-policy interactions in the area of coastal risks related to storms and flooding, and integrated coastal zone management. This is followed by a review of the current understanding of the processes generating extreme coastal events, the morphological evolution of coastlines during and after the events, and the methods for monitoring the process as it occurs or for post-event appraisal. The final chapter discusses the importance of historical approaches regarding coastal threats, taking the Xynthia storm as an example.
     

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