Philippe Nivet

  • Les historiens, jusqu'ici, ont porté peu d'intérêt au Conseil municipal de Paris, parce qu'ils considéraient à tort que cette assemblée avait peu de pouvoir à cause du statut particulier de la capitale, qui n'a pas de maire jusqu'en 1977. La période étudiée dans ce livre va de la Libération de Paris, ...

  • Pendant la Première Guerre mondiale, dix départements français, de l´Est et du Nord, ont été totalement ou partiellement occupés. Deux millions de Français environ ont vécu sous la domination allemande.
    Fondé sur de multiples sources d´archives publiques et privées, cet ouvrage est l´une des premières synthèses sur cette occupation, longtemps occultée dans l´historiographie par l´écran de la Seconde Guerre mondiale. Il met en valeur la germanisation administrative, culturelle et économique du territoire envahi. Il montre ce que fut la vie de ces civils, privés de liberté, soumis au travail forcé, victimes des pénuries alimentaires et subissant les conséquences des opérations militaires. Il s´interroge sur l´attitude qu´ils adoptent vis-à-vis des Allemands : résistance, rapprochement ou collaboration ? Enfin, il accorde une large part à la sortie de l´occupation en montrant comment se met alors en place, parallèlement à la reconstruction matérielle, une reconstruction morale, avec les hommages rendus aux résistants et la mise en cause, y compris judiciaire, de ceux qui ont été proches des occupants. Des documents accompagnent l´étude.

  • 1er juillet 1916. 400 000 Britanniques et 200 000 Français se lancent à l'assaut de 50 000 Allemands retranchés sur la Somme, de Gommecourt au nord à Fouquescourt au sud. Le bilan est effroyable. 57 470 Britanniques sont mis hors de combat - dont près de 20 000 perdent la vie - pour gagner 7,8 km2, soit 2,5 morts et 49 blessés par mètre carré. C'est le jour le plus meurtrier de l'histoire du Royaume-Uni.

    La percée du front, espérée depuis fin 1914 et défendue par Joffre, semble à portée de main. Mais les lignes allemandes résistent au bombardement de plus de 3 millions d'obus et aux multiples assauts. Plus britannique que française du fait de Verdun, la bataille se terminera, cinq mois plus tard, le 18 novembre, sans victoire décisive.

    Philippe Nivet et Marjolaine Boutet soulignent la dimension industrielle de cette bataille, où artillerie, mitrailleuses, aviation, tanks ont joué un rôle déterminant et ont profondément affecté les soldats de toutes nationalités. Ils montrent également que l'arrière-front n'est pas épargné par les combats, et que les souffrances endurées ont été terribles. Enfin, ils interrogent la place particulière de la bataille dans les mémoires nationales (française, britannique et allemande) depuis un siècle.

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