Philippe Arnaud

  • La guerre de Troie telle que L'Iliade la raconte est faite pour un bon tiers d'une suite de 148 duels sanglants d'une violence sans limite. À ce jeu-là, Achille se montre « le meilleur des Achéens », avec Ajax son plus fidèle compagnon. Mais alors, quel genre de modèles constituent ces héros archaïques ? Pourquoi la tradition a-t-elle fait d'Achille le héros principal des épopées homériques, au détriment d'Ulysse qui conduit, lui, les troupes grecques jusqu'à la prise de Troie ? C'était dès l'Antiquité le débat entre la force pure (biê) et le calcul,
    l'intelligence (métis). Notre culture n'est-elle pas restée tributaire de la réponse qui y a été donnée ?

  • " Leurs yeux se rencontrèrent... " Cette approche de l'érotique gionienne propose une interprétation de la " scène de première vue " dans l'ensemble de l'oeuvre : utilisation de l'espace et du temps, portrait des personnages, analyse de l'effet qu'ils produisent l'un sur l'autre, des échanges verbaux (ou non) et des différents degrés qui les conduisent vers une éventuelle conjonction.

  • De quoi est fait Un roi sans divertissement ? Fondé sur la triple distinction de la rhétorique antique, le présent essai aborde l'oeuvre de Giono comme la mise en récit d'une histoire par une écriture. Avec les outils de la poétique et de la narratologie, il tente de décrire les procédés de composition qui définissent l'art du conteur, de mettre au jour une dialectique entre les formes de la narration et la vision du monde de l'auteur.

  • À l'école, on appelle Zoé « la naine ». Et à la maison, tout le monde la prend pour une folle... parce qu'elle parle aux animaux. Le seul qui la comprenne, c'est son vieux
    grand-père qui perd un peu la boule.
    Aussi, lorsqu'il est enlevé par Zampa, un odieux directeur de cirque qui en a fait un clown et nourrit d'obscurs projets de sorcellerie, le sang de Zoé ne fait qu'un tour : elle part à sa recherche.
    Elle découvre bientôt d'autres prisonniers du cirque : des enfants abandonnés, mais aussi Nasie la girafe, Nestor le lion, Barnabé le chimpanzé - bref, toute la ménagerie.
    Au cours de cette incroyable aventure, elle rencontrera également Barbarochue, la sorcière qui rate tous ses sortilèges...

  • La moto au féminin.

    « Je n'ai besoin de personne en Harley-Davidson... » ; chantait Bardot avec les mots de Gainsbourg. Miss Harley a fait de ces paroles sa devise. Car du haut de ses 28 piges, Miss harley est une petite nana qui rêve simplement de liberté. Avec sa naïveté elle va découvrir, chambouler les codes et les a priori du monde quasiment masculin des bikers. Elle va plonger dans la Kustom Kulture, le rockabilly, les fifties, le tatouage. Fraîche, souriante (mais pas toujours), libre et rebelle, Miss Harley est un brin de femme pimenté et sans concession. Qui sait, peut être un jour la croiserezvous sur la route ?

  • La moto au féminin. Du haut de ses 28 piges, Miss Harley est une
    petite nana qui rêve simplement de liberté. Et elle ne s'en laisse
    pas conter ! Chambouler les codes et les a priori du monde quasiment
    masculin des bikers, tester les purs bolides de la planète « deux
    roues », rien ne lui fait peur ! Fraîche, souriante (mais pas
    toujours), libre et rebelle, Miss Harley est un brin de femme sans
    concession.

  • L'élection présidentielle française de 2017, avec son résultat jugé « disruptif », est singulière. Emmanuel Macron est un candidat venu de nulle part, sans parti ni expérience électorale. Il a pourtant suivi une stratégie de communication politique révélant sa compréhension de l'épuisement des solutions politiques traditionnelles. Cette victoire est certes chamboule-tout, mais raisonnée elle n'est pas si inattendue que cela.

  • L'oeuvre de Philippe Vilain adhère à son époque ; mais elle assume un classicisme dont elle restaure l'esthétique à travers le roman d'analyse et un questionnement de l'illusion amoureuse.

  • Faire « vibrer la corde bouffonne » en poésie, tel est le programme que s'assigne Théodore de Banville au seuil de ses Odes funambulesques en 1857. Et l'auteur de noter aussitôt que, depuis Les plaideurs de Racine, l'essai n'a guère été suivi d'exemples en littérature française. Alors qu'elle représente une voie résolument originale, l'histoire des liens qui unissent poésie et comique lui apparaît trop fragile et discontinue. Sans doute l'observation de Banville s'explique-t-elle dans l'immédiat par la résistance qu'opposent à un tel projet les exigences métriques. Elle a ceci de capital néanmoins qu'elle met l'accent sur trois composantes majeures. La première est liée au sens même de « poésie », conçue extensivement, et proche sur le plan notionnel du grec poïein (« création », « fabrication »). La deuxième qui prend appui sur Racine apparie cette définition à l'art dramatique, dans lequel la poésie puise à parts égales ses moyens, et tend par conséquent à brouiller de manière irréversible les limites génériques. La dernière a trait à une référence dotée de la valeur critique d'un hapax. Certes, Les plaideurs ne constituent pas un accident dans l'oeuvre racinienne, et ne dérogent pas aux principes de la raison classique. Mais ils n'en sont pas non plus la dominante.

  • Cette première BD-enquête sur le football et ses coulisses plonge dans l'univers du club dont le quotidien constitue un incomparable feuilleton populaire : le Paris Saint-Germain. Depuis son rachat par le Qatar en mai 2011, le club a basculé dans une nouvelle dimension, permettant au petit émirat du Golfe aux moyens financiers considérables de s'offrir une visibilité internationale, en attendant, autre étape de son ambitieuse stratégie, l'organisation de la Coupe du monde 2022. Paris vaut bien un cheikh décrypte la face cachée du sport roi et met en scène le meneur de jeu Hatem Ben Arfa, sale gosse attachant et doué. Dans une mise en scène aussi drôle que crédible, Ben Arfa signe à l'été 2013 à Paris, où il est entrainé par Arsène Wenger et couvé par le discret et influent président du PSG, Nasser al-Khelaïfi.   Cette BD, qui s'appuie sur une investigation implacable, nous donne l'occasion, entre autres, de Doha à Paris, de croiser l'émir du Qatar et le prince héritier, Michel Platini, Franck Ribéry, Jean-Pierre Bernès, Zahia, Nicolas Sarkozy, Jérémy Menez, Christophe Dugarry, Leonardo, François Pinault, Louis Nicollin, Zlatan Ibrahimovic et autres personnages rarement décevants.Le PSG sauce Qatar ne manque ni de goût, ni de piquant !  

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