Littérature générale

  • Mélancolies

    Patrick Mosconi

    'La vie n'est pas toujours un roman ; l'inverse est également vrai.'

    Alors que le soleil pénètre dans la constellation du Scorpion, une étrange ronde, d'amour et de guerre, se prépare. Autour de Mariane, plongée dans le coma, s'agitent Violeta, anesthésiste, et Tristan, infirmier dans le même hôpital. Un trio qui pendant quatre jours danse au bord du précipice, entre sacré et charnel, pureté et cynisme, magie noire et sophistication des soins intensifs.

    Au roman noir, Patrick Mosconi emprunte une prose urgente pour dire la fatalité et le destin. Dans un sabbat inédit, une romance extrême, il réconcilie les ombres du XIXe siècle à notre monde contemporain.

  • De casinos en palaces, deux fois par an, l'énigmatique Michaël Turner sillonne les côtes françaises. L'homme d'affaires n'aime rien tant que le jeu et tout particulièrement celui qui consiste à séduire une belle femme, de préférence vertueuse et sûre de sa probité, pour finalement la pousser dans le lit de Rachid, son chauffeur. Affront ultime qui renforce sa conviction profonde que tout s'achète. Avec de l'argent ou des illusions.
    Jusqu'au jour où la route de Turner croise celle d'Elena. Jeune Hongroise au coeur slave, intègre, excessive, Elena aime jouer ; elle est comédienne. Elle est aussi la petite amie de Rachid et n'a très vite qu'un seul désir : se mesurer à Turner sur son terrain, le prendre à son propre jeu. Peu importe que Rachid en soit le témoin meurtri et silencieux. Peu importe car, entre Turner et Elena, débute une partie redoutable de poker menteur. Un jeu truqué, irrésistible, un pas de deux mortel qui les amènera, eux comme ceux qui les entourent, à se révéler... brouillant les cartes du bien et du mal, abolissant les frontières.Au-delà de l'urgence, des postures et des manipulations, suinte le venin de l'humiliation qui nous entraîne dans une spirale de vie, d'éros, de mort et peut-être d'amour.

  • Un grand nombre d'ouvrages comportent des épigraphes – sentinelle souvent signifiante, toujours évocatrice, jamais innocente. Là est la matière du présent opuscule. Choisie par un auteur, l'épigraphe révèle la première impression qu'il désire donner de son texte ; en cela elle est fondamentale. Les épigraphes sont souvent des bribes de romans, des aphorismes, des miettes de chansons... Cette mise en relief leur confère une valeur singulière et annonce un univers, qu'il soit romanesque, poétique, philosophique, politique ou autre...
    À peine survolée avant de se plonger dans l'ouvrage, l'épigraphe, trop vite oubliée, mérite un autre regard pour, au-delà sa valeur propre, nous éclairer et nous rappeler l'univers de l'œuvre qui lui emboîte le pas. La mise en page adoptée ici permet au lecteur de voyager entre les citations, les titres et leurs auteurs respectifs.
    Avant tout hommage à la littérature, ce livre est aussi une invitation à la promenade : une dérive à travers des univers balisés par des mots que des écrivains ont voulus comme étendards, des mots qu'ils ont empruntés à d'autres.
    Clin d'œil au surréalisme, les épigraphes sont classées suivant les sensibilités de chaque lame du tarot de Marseille ; sans oublier que chaque arcane contient toutes les autres dans des proportions variables et dans un espace-temps mouvant.

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