Grasset

  • Longtemps, lorsqu'un homme mourait, ses proches étaient heureux de pouvoir dire : " Soyez tranquille, il a eu le temps de se préparer. " Aujourd'hui, pour la première fois dans l'histoire, on se rassure : " Consolez-vous, il ne s'est rendu compte de rien. "
    De la mort, nous avons tout oublié, tout ce que notre culture avait érigé en sagesse. Même la science est devenue ignorante. Tellement que des savants tirent la sonnette d'alarme : il faut, disent-ils, réhabiliter l'agonie, écouter les mourants, étudier ce passage aussi capital que la naissance.
    Psychiatres, cardiologues, chirurgiens, biologistes et physiciens, dans les laboratoires les plus sophistiqués des États-Unis, de Grande-Bretagne, de France (récemment), mais encore en Inde et partout dans le monde, analysent, sondent, interrogent la mort, ou du moins ceux qui ont frôlé la mort, collectionnent leurs récits, examinent leurs témoignages, confrontent leurs expériences... Et l'on découvre que la mort cacherait une clarté à l'éblouissante beauté, pleine de vie, pourrait-on dire. La source noire. Aux portes de la mort, c'est une nouvelle approche de la vie, de la connaissance, de la mémoire...

  • L'homme a-t-il une mémoire qu'il tiendrait de ses lointaines origines animales ? Comment va-t-il évoluer ? Que peuvent nous apprendre nos cousins cétacés, et en particulier les dauphins, qu'une légende cherokee place, dans l'ordre naturel, juste avant l'homme ? C'est à ces questions que tente de répondre Patrice Van Eersel. Il a rencontré d'étranges musiciens qui ne composent que pour les baleines, des spécialistes des bactéries, des zoopsychiatres, des accoucheurs qui ne pratiquent les délivrances que sous l'eau, des Africains fous de rythmes, Ilia Prigogine, prix Nobel de physique, Lyn Margulis, Stephen Jay Gould...et, bien sûr, Jacques Mayol, le fameux {homo delphinus}, connu du monde entier depuis {le Grand Bleu.

  • Pendant dix-sept mois, de juin 1943 à novembre 1944, dans une Hongrie à feu et à sang, une femme, Hanna Dallosz, a en toute conscience prêté sa bouche, sa tête, son coeur, bref son être à une voix intérieure fulgurante qu'elle appela "l'Ange". Ainsi, s'établirent d'incroyables dialogues entre Hanna ( ?) et trois de ses proches : son mari, Joseph Kreutzer, et ses deux amies, Gitta Mallasz et Lili Strauss. Ces {Dialogues avec l'ange}, scrupuleusement consignés par Gitta Mallasz, seront publiés trente ans plus tard (chez Aubier). Joseph partit le premier ; Hanna, Lili et Gitta dirigèrent jusqu'à la fin un atelier de fortune fabriquant, à Budapest, des uniformes pour la Wehrmacht et, de la sorte, permirent à des centaines de femmes et d'enfants juifs d'être saufs. L'Ange cessa de s'exprimer le 24 novembre 1944. Le 2 décembre, la milice hongroise investissait la fabrique et déportait tout le monde. Seule Gitta, parce qu'elle n'était pas juive, survécut et Patrice Van Eersel put recueillir son témoignage. {La Source blanche} est l'extraordinaire récit de l'aventure de ces trois femmes, projetées dans un monde subitement devenu fou.

empty