Patrice Gueniffey

  • Les deux figures de proue de l'histoire de France au prisme du meilleur historien français actuel.Napoléon Bonaparte et Charles De Gaulle sont les deux personnalités historiques préférées des Français, les deux chefs d'État emblématiques de la France moderne. Conjuguant la finesse de l'analyste, la hauteur de l'historien et la force de l'écrivain, Patrice Gueniffey offre un essai sans précédent et qui fera date croisant l'itinéraire et la personnalité des deux géants autour d'une réflexion structurante sur la figure du sauveur à la française.
    Partageant une même formation militaire, chacun a mis à profit le chaos d'un régime moribond (Directoire, IVe République) pour s'emparer du pouvoir et créer de toutes pièces un régime fondé sur le primat de l'exécutif et la centralisation administrative. Leurs deux Consulats font aujourd'hui l'objet d'une admiration générale servie il est vrai par leur génie de la propagande (bulletins de la grande-Armée et proclamations de Bonaparte ; conférences de presse du général) mise au service d'un dessein rassembleur et d'une même quête de la grandeur. Ces deux grands politiques furent aussi d'authentiques écrivains (
    Le Mémorial de Sainte-Hélène et les
    Mémoires de guerre voisinent dans la bibliothèque de la Pléiade), entrés vivants dans la légende après un règne d'une durée similaire (1799-1815 ; 1944-46 puis 1958-69). La tragédie de leur chute et la solitude de leur fin ont conspiré à créer leur mythe, écrasant leurs successeurs tout en continuant d'éblouir.
    Mais ils furent aussi profondément différents, la démesure impériale contrastant par exemple avec le pragmatisme gaullien qui sut accomplir le deuil de l'Empire pour privilégier l'Europe que l'Aigle déchira. Sur tous ces points, et bien d'autres encore, l'auteur apporte du neuf, questionne, ouvre des perspectives, interroge notre présent à la lumière de ces deux astres qui éclairent toujours notre présent à condition de ne pas se laisser éblouir.
    " Un des plus brillants essayistes contemporains " Marc Riglet,
    Lire." La plume est éblouissante, parfois féroce, à l'image de ses sujets, l'analyse fine faisant souvent son miel de textes enthousiasmants " François-Guillaume Lorrain,
    Le Point.
    " Un essai magistral " Jacque de Saint Victor,
    Le Figaro littéraire.
    " Cette lecture est passionnante, d'autant plus que l'auteur [...] écrit remarquablement bien " Maurice Szafran,
    Challenges.

  • Napoléon n'a pas manqué de biographes. On s'en étonnerait à tort. Les hommes qui ont laissé une empreinte aussi profonde sur leur époque et sur les imaginations sont-ils si nombreux ? L'écho de son extraordinaire aventure a retenti bien au-delà des frontières de la France et même de l'Europe. Depuis, la légende a un peu pâli, le monde a changé. Le mythe s'épuise à mesure que les passions qui l'ont entretenu s'éteignent : celles de la gloire, de l'héroïsme et de la guerre. Toute cette magie est morte avec les hécatombes du XXe siècle. Mais Napoléon n'a pas été seulement un conquérant. Stratège hors pair, il fut aussi le plus doué des élèves de Machiavel dans l'art de gouverner. Plus qu'au guerrier, c'est au Premier consul que vont aujourd'hui les hommages. Ce qui reste, c'est le souvenir d'une volonté éclairée s'appliquant à relever les ruines de la Révolution avec une intelligence, une énergie et une efficacité incomparables - avec brutalité aussi, car on ne saurait ignorer combien cet homme si positif était, pour le meilleur comme pour le pire, étranger à toute idée de bien et de mal. Ce qui, en lui, parle encore aux imaginations modernes, c'est autre chose : la croyance, qui était la sienne, et que nous voudrions être la nôtre, que notre sort ne résistera pas à notre volonté. Bonaparte est une figure de l'individu moderne : l'homme qui s'est créé à force de volonté, de travail et de talent, qui a fait de sa vie un destin en repoussant toutes les limites connues. Un quart de siècle seulement sépare son entrée sur la scène de l'Histoire de sa disparition. Histoire si brève et si riche - énigmatique aussi par bien des côtés - qu'elle ne peut être traversée trop vite. L'historien ne peut marcher au pas des armées de l'Empereur. Un Napoléon suivra ce Bonaparte. Celui-ci retrace l'histoire du jeune Napoléon, de la Corse aux Tuileries, des années obscures de l'enfance jusqu'à la proclamation du Consulat à vie en 1802 où, sans encore porter le titre d'empereur, il rétablit à son profit la monarchie héréditaire. S'il est dans la vie de chaque homme, comme dit Jorge Luis Borges, un moment où il sait "à jamais qui il est", ce livre s'attache à le découvrir pour comprendre comment Napoléon est devenu Napoléon. Grand prix Gobert de l'Académie française 2014 Prix du Mémorial / Grand Prix littéraire d'Ajaccio 2014 Grand prix de la Biographie politique 2013 Grand prix de la Fondation Napoléon 2013

  • Le dix-huit brumaire ; l'épilogue de la Révolution française (9-10 novembre 1799) Nouv.

    Le 18 Brumaire est le commencement et la fin d'une histoire ; il marque l'accession au pouvoir de Bonaparte et l'épilogue provisoire d'une Révolution française qui n'en finit pas de s'achever. Depuis 1789, elle a parcouru tout le cycle des formes politiques connues pour s'enliser dans une impasse dont elle ne sait plus comment sortir : la République, souillée par la Terreur, est devenue impossible ; la monarchie, synonyme de contre-révolution, l'est autant.
    C'est donc au général corse, devenu un héros national sur les champs de bataille, qu'il revient de l'en sortir : fils de la Révolution, il en incarne la gloire militaire sans avoir à en assumer les excès ; né à la péripétie du royaume, il a assez de proximité avec ses compatriotes pour comprendre les passions révolutionnaires et assez de distance pour ne pas y succomber. Lui seul paraît capable de réconcilier les deux peuples et les deux histoires que la Révolution a séparés. Mais pour comprendre la réussite de son coup d'audace, dont ce livre restitue le cours haletant, c'est le régime du Directoire, ses incuries et son échec, que l'auteur interroge aussi à frais nouveaux.
    Brumaire est un vrai coup d'État, mais singulier : sans violence ou presque, sans victimes, sans proscrits, entouré d'un consentement tel qu'il sera longtemps considéré comme une élection que les circonstances avaient privée des formes légales. Et même s'il inaugure un régime plutôt éphémère, l'irruption de Bonaparte dans l'histoire révolutionnaire imprimera durablement sa marque sur notre légendaire national et l'esprit de nos institutions.

  • On n'écrit plus guère sur la Terreur. Cet épisode central de la Révolution française, l'un des plus mystérieux et des plus controversés, n'a cessé de hanter notre histoire contemporaine. Il a prêté à des interprétations nombreuses, inconciliables, souvent polémiques, rarement impartiales. Aucune, à ce jour, n'a pu en épuiser le sens et la portée.
    Cet ouvrage veut éclairer l'histoire de la Terreur en interrogeant ses origines, ses ressorts, ses modalités et la rhétorique qui lui tenait lieu de légitimité. Il décrit ce que doit la violence révolutionnaire à l'héritage de l'Ancien Régime. Il tente d'élucider la relation complexe entre Terreur et violence, entre idéologie et Terreur. Il clôt le débat sur la part des circonstances dans la dérive terroriste de l'an II.
    Instrument de la politique révolutionnaire, la Terreur ne se laisse pas enfermer dans des bornes chronologiques, écrit Patrice Gueniffey. Elle fait irruption dans le discours comme dans les pratiques dès 1789 : elle apparaît avec la Révolution pour ne disparaître qu'avec elle. Pourtant, on ne peut confondre les deux histoires. C'est en montrant ce qui les sépare qu'on découvre leur secrète parenté.

    Livre d'histoire politique, attentif aux évènements, aux idées, aux passions comme aux destins individuels, cet essai invite à relire l'histoire de la Terreur dans le langage serein de la vérité.Patrice Gueniffey, maître de conférences à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est l'auteur notamment de Le Nombre et la raison. La Révolution française et les élections (1993).

  • Les deux figures de proue de l'histoire de France au prisme du meilleur historien français actuel. Héros préférés des Français, Napoléon Bonaparte et Charles de Gaulle incarnent la figure du sauveur. Si beaucoup les sépare, à commencer par le siècle où ils vécurent, ils ont en commun d'avoir élevé notre patrie au-dessus d'elle-même, dans une quête de la grandeur nourrie d'une certaine idée de sa mission et de sa vocation à éclairer le monde. Dans cet essai historique puissant, porté par une plume rare, Patrice Gueniffey croise leur existence et interroge leur destin, ouvrant des pistes fécondes sur leur personnalité et leur oeuvre. A travers les métamorphoses de leurs Mémoires, l'auteur ausculte enfin la France, celle d'hier et surtout d'aujourd'hui, hantée comme jamais par son histoire dans l'espoir de répondre à ses doutes et exorciser son malheur. Un livre magistral et qui fera date.

  • En une dizaine d´années, Patrice Gueniffey s´est imposé comme un historien de renommée internationale par l´originalité de son approche de la Terreur et du premier Empire. Dans la lignée de François Furet, il allie la qualité et l´originalité dans l´analyse avec une rare maîtrise du style.

    Cet ouvrage rassemble une vingtaine de textes dont certains inédits, tous retravaillés dans la perspective d´offrir un véritable volume lisible d´une traite et non un simple recueil d´articles.

    Il se divise en deux parties :

    - « Evénements et institutions » propose notamment une nouvelle approche du « moment Robespierre » analysé comme idéocratie, dissèque le fiasco du Directoire et pense l´Empire dans sa double dimension intérieure et extérieure.

    - « Hommes et interprètes » offre une magistrale galerie de portraits dont on retiendra notamment ceux de Robespierre, Lafayette et Napoléon.

  • "Je ne me suis jamais tant ennuyé qu'à cette vilaine guerre." Le général en chef de l'armée d'Italie soupire cela, dans sa lettre à Joséphine. Pourtant, la campagne militaire qu'il mène depuis un an lui a valu de beaux lauriers. Mais connaître la gloire à vingt-sept ans, après des victoires difficiles, ne l'empêche pas de demeurer hanté par "l'à-quoi-bon ?". Tant de risques valent-ils la peine d'être courus, et de souffrances endurées, si le rang et la notoriété acquis peuvent se trouver brusquement remis en cause par les vicissitudes de la politique à Paris ? Depuis dix ans, comme tous ses contemporains, Bonaparte a vu bien des hommes briller au zénith de la célébrité, de la popularité même, puis chuter dans l'opprobre.
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  • S'il est permis d'élever quelques doutes à l'encontre d'une conception trop fataliste de l'Histoire dont Bonaparte, notamment, apparaîtra comme le vivant démenti, le destin de Louis XVI, en revanche, la conforte. Il fut à ce point le témoin passif et quasi muet de " l'irrésistible naufrage " auquel se résuma l'histoire de son règne, au moins dans sa dernière partie, qu'on ne sait trop de quand dater le commencement de ses " derniers jours ".
    Lui-même eut à plusieurs reprises le sentiment de les vivre.

  • Décadence et mort des Empires. Un livre-chapitres événement. L'histoire est-elle condamnée à se répéter ? Cette question fameuse mérite particulièrement d'être posée concernant la naissance et la chute des Empires. Depuis l'Antiquité, certaines contrées, par le fer, l'or et l'esprit, se hissent au rang de puissance prépondérante et dominent une large partie du monde. Pourtant, selon l'adage fameux de Jean-Baptiste Duroselle, " tout empire périra " pour des raisons diverses même si un noyau dur d'explications peut être appliquée dans presque tous les cas : crises de croissance notamment en matière d'intégration, paupérisation économique, épuisement du modèle militaire et naturellement apparition et renforcement de rivaux. Pour la première fois, des historiens de renoms, spécialistes dans leurs domaines respectifs, racontent et analysent avec brio le déclin et la chute des grands " Empires qui ont fait le monde ", de Rome à Washington en passant par la Chine, l'Empire des Steppes, Byzance, l'Espagne, le grand Empire de Napoléon, l'Autriche-Hongrie, la Russie, le IIIème Reich... et bien d'autres.

  • Une histoire de France à travers ses duos célèbres...Couples politiques mariant l'amour, l'intérêt et souvent les deux, couples littéraires et/ou d'influence, mythiques ou médiatiques, passionnels ou énigmatiques : les vingt couples présentés ici racontent les régimes et les mutations successives du pouvoir, mais aussi de la célébrité, du Moyen Âge à nos jours. Vingt chapitres qui conjuguent l'exigence historique et la fluidité littéraire, l'histoire intime et le roman national.
    " Un florilège de nos meilleurs historiens illustre avec éloquence ce que l'alliance au long cours, d'un homme et d'une femme, a pu incarner au fil des siècles, de notre histoire et de l'évolution de la société française. "
    Le Figaro Histoire " La narration, fluide et concise, sert la dramaturgie sans déborder sur la véracité historique. Une série de portraits dans laquelle on se plonge avec délectation. "
    Historia

  • Les vingt choix qui ont fait la France.Alors que les débats sur l'histoire de France font rage, le présent ouvrage dissèque pour la première fois vingt décisions cardinales qui dessinent la singularité française et racontent sa véritable histoire ; à l'opposé de l'hagiographie béate comme de la repentance mortifère. Sous la direction d'un grand historien (Patrice Gueniffey) et d'un maître-enquêteur du passé (François-Guillaume Lorrain) ; les meilleures plumes du Point et de Perrin racontent avec maestria vingt moments-charnières qui ont bouleversé le présent et dont les conséquences se font toujours sentir. En voici le sommaire.

    Le couronnement de Charlemagne (800) - Georges Minois
    L'arrestation des Templiers (1307) - Sylvain Gouguenheim
    Jeanne d'Arc et le sacre de Charles VII (1429) - Philippe Contamine
    La Saint-Barthélémy (1572) - Bernard Cottret
    La prise du pouvoir de Louis XIV (1661) - Simone Bertière
    Le tournant de l'" absolutisme " (1682-1685) - Jean-François Solnon
    La convocation des états généraux (1788) - Jean-Christian Petitfils
    Les états généraux deviennent " Assemblée nationale " (1789) - Jean-Pierre Poussou
    Le procès et l'exécution de Louis XVI (1793) - Loris Chavanette
    Le Consulat à Vie (1802) - Patrice Gueniffey
    La conquête de l'Algérie (1830-1834) - Laurent Theis
    La fracture sociale (1848) - Arnaud Teyssier
    La déclaration de guerre à la Prusse (1870) - Thierry Lentz
    La sanctuarisation de la République (1884) - Pierre Cornut-Gentille
    La séparation de l'Église et de l'État (1905) - François-Guillaume Lorrain
    L'entrée dans la Première Guerre mondiale (1914) - Renaud Meltz
    L'appel du 18 juin 1940 - François Malye
    Le sacre républicain (1962) - Saïd Mahrane
    Le tournant de la rigueur (1982-1983) - Clément Lacombe
    Le roman de l'euro - Romain Guibert

  • Décadence et mort des Empires. Un livre-chapitres événement. L'histoire serait-elle vouée à n'être qu'un éternel recommencement ? Cette fameuse question mérite particulièrement d'être posée concernant la naissance et la chute des empires. Depuis l'Antiquité, et sur tous les continents, certaines contrées, par le fer, l'or et l'esprit, se hissent au rang de puissance prépondérante et dominent une large partie du monde. Or, selon l'adage de Jean-Baptiste Duroselle, " tout empire périra " pour des raisons multiples, même si un noyau dur d'explications peut être avancé : crises de croissance, notamment en matière d'assimilation des populations conquises, paupérisation économique, épuisement du modèle militaire ; enfin et naturellement, apparition et renforcement de rivaux intérieurs et extérieurs. Sous la direction de Patrice Gueniffey et Thierry Lentz, des historiens de renom racontent et analysent le déclin et la chute des grands empires qui ont fait le monde. Ils nous entraînent dans le sillage d'Alexandre le Grand jusqu'au soft power de Washington, en passant par le modèle romain et son héritier byzantin, les empires des steppes, l'Empire ottoman, le binôme latino-continental espagnol, précédant le siècle idéologique (1917-1991) qui voit tour à tour s'effondrer l'empire des Habsbourg, le IIIe Reich, le Japon militariste, puis, après la guerre froide, le communisme soviétique, héritier de l'impérialisme séculaire des Romanov. Brisés par les deux guerres mondiales, la faillite des totalitarismes et le déclin de l'Europe qui avait dominé le monde depuis le XVIe siècle, les empires ont pu sembler, alors que l'on célébrait la fin de l'histoire, condamnés au bûcher des vanités. Seulement, si les empires trépassent, l'impérialisme ne meurt jamais, comme le prouvent les étonnantes métamorphoses de la Chine, l'éternel retour de la Russie, sans occulter le poids toujours majeur des Etats-Unis. Au final, une grande leçon d'histoire, inédite et essentielle, pour connaître le monde d'hier et comprendre celui d'aujourd'hui.

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