Pascal Duret

  • Performances, concurrences, compétitions, jeux, tout semble aller de soi dans l'univers sportif, et pourtant... Quelles sont les fonctions sociales du sport ? À quoi rime la passion de nos contemporains pour sa pratique et son spectacle ? Pourquoi le sport semble-t-il à ses adeptes si important à défendre, et à ses détracteurs si critiquable ? En quoi ce qui se passe dans les stades permet-il de comprendre l'articulation des valeurs, parfois contradictoires, qui façonnent notre société ? Par-delà les réponses toutes faites et les a priori, cet ouvrage offre une vue d'ensemble des recherches les plus récentes en sociologie du sport et propose une synthèse de ses avancées les plus marquantes.

  • Une première enquête montre que la crise de la masculinité est fondée sur la difficulté à définir ce que doit être un homme à partir d'une profusion de normes souvent contradictoires et variables selon le milieu social. Une seconde enquête relie ces représentations collectives et les applications dans les pratiques privées des jeunes.

  • Pour atteindre l'harmonie en couple il faudrait nécessairement partager les mêmes valeurs. Aimer et détester selon les mêmes registres. Voir le monde avec les mêmes lunettes. Pousser à l'extrême l'idéal de similitude comme condition de l'authenticité et de la force du lien. 
    Mais est-ce si sûr ? Cette « évidence » alimentée par les rêves fusionnels et sous-tendue par les préjugés sociaux ou communautaires n'est-elle pas au contraire dangereuse ? 
    Car, qu'on le veuille ou non, qu'il ou elle s'attache ou non à ce rêve d'identité fusionnelle, un constat s'impose : les conjoints sont rarement identiques, souvent dissemblables, et parfois radicalement différents. 
    Faut-il s'en désoler ? Peut-être est-ce moins les valeurs qui comptent que le fait d'en avoir et de les respecter, même si elles sont distinctes. Pourquoi souhaiter être un double, un clone de l'autre, si l'on peut mieux devenir soi-même à travers la maîtrise et la compréhension mutuelle de nos différences de vision et de comportement ? 
    La vie à deux nécessite moins un accord parfait sur des valeurs communes que l'élaboration d'une culture commune des différences de valeurs. Comment, par-delà les différences, construire cette connivence ?

  • Rompant avec les slogans et les clichés idéalisant une solidarité donnée pour immédiate au sein des équipes sportives, cet ouvrage dresse le constat que la cohésion ne va pas de soi. L'autorité absolue ne suffit plus à l'entraîneur, il doit savoir négocier. Et concilier des intérêts différents : écouter ses joueurs tout en conservant son autorité et même puiser son autorité de sa capacité d'écoute. La coopération peut s'accompagner au sein de l'équipe de rivalités et de concurrences. Quand vaut-il mieux les neutraliser ou au contraire les rendre profitables pour le collectif ? Si l'abnégation du joueur au service du collectif est régulièrement exigée, comment en retour faire du collectif une ressource pour les individus ? Comment devenir un « bon co-équipier » tout en affirmant son individualité ? Rendant compte au plus près de l'expérience des joueurs, l'ouvrage montre comment il est possible de se montrer solidaire tout en tirant son épingle du jeu. Des exemples variés tirés de huit disciplines sportives permettent de comprendre ce subtil travail d'ajustement entre l'entraîneur et les joueurs, et entre les joueurs eux-mêmes. Cet ouvrage offre aux lecteurs curieux tous les outils nécessaires pour apprendre à créer de la cohésion et à « faire équipe » quel que soit le domaine. Pascal DURET, sociologue du sport et de la compétition, professeur STAPS à l'Université de La Réunion, a assuré la direction de cet ouvrage qui réunit, outre ses contributions, celles de Muriel AUGUSTINI, Éric BOUTROY, Christian BROMBERGER, Sébastien BUISINE, Fabrice BURLOT, Vincent CHARLOT, Adolphe MAILLOT, Jacques SAURY.

  • Réputée mesurer la grandeur des individus non à travers leurs origines mais en fonction de leurs mérites, la compétition s'est imposée comme le principe de classement dominant dans les sociétés démocratiques, au point d'envahir toutes les dimensions de notre quotidien. 
    En confrontant les approches de cette notion transversale et les grandes théories sociologiques qui s'y réfèrent, cet ouvrage distingue les différents modèles d'excellence à l'oeuvre dans quatre domaines emblématiques de l'épreuve du classement : l'entreprise, l'art, la science et le sport. 
    Il examine enfin les injustices de la compétition et interroge plus généralement son fondement moral et ses conséquences sur le lien social. Comment concilier méritocratie, solidarité et bien-être de chacun ? 

  • Les grands frères sont devenus, en une dizaine d'années, des visages familiers dans les cités. Leurs actions donnent lieu à des controverses, en faisant soit de véritables héros du social, soit de simples m'as-tu-vu médiatisés pour cacher la misère des quartiers difficiles. Pour reconnaître leur engagement et en évaluer l'efficacité, il a fallu suivre leur travail de médiation entre la famille, l'école et les différents acteurs sociaux locaux. En n'intervenant pas uniquement dans leur propre fratrie, mais par extension auprès des autres jeunes des cités, les grands frères posent, en effet, un ensemble de questions : Est-il encore légitime de parler de parenté quand l'encadrement ne concerne plus sa propre famille ? Quelle est la place réservée aux aînés dans les cités ? Quelle est la vie quotidienne des soeurs ? Quels sont les modes d'accès aux responsabilités sociales des jeunes ? Refusant de voir comme inconciliables les antagonismes entre communautarisme et nationalisme, laïcité et appartenance religieuse, ou encore entre tradition et modernité, les grands frères les intègrent dans une conception originale de la citoyenneté. Sociologie mais aussi, indissociablement, anthropologie de la fraternité dans les cités, cet ouvrage nourrira aussi bien la réflexion des chercheurs et des étudiants en sciences sociales, que celle des travailleurs sociaux ou des responsables politiques.

  • nouvelle présentationPour nombre de nos contemporains, le corps est une préoccupation majeure et de multiples questions se posent à son sujet. Entre autres : Comme joue-t-il dans la construction identitaire ? Comment contribue-t-il à la différenciation sociale et sexuelle ? comment sert-il tout à la fois à marquer les appartenances sociales et à les gommer ? Comment et pourquoi, entre esthétique et éthique, les critères de beauté évoluent-ils ?Autant d'interrogations qui font l'objet de multiples recherches au carrefour des différents domaines de la sociologie. Leur foisonnement appelle une synthèse renseignant le lecteur sur la place du corps dans la société et sur celle qu'elle occupe dans les différents courants sociologiques.Pascal DURET, professeur de sociologie à l'université de La Réunion.Peggy ROUSSEL est maître de conférence à l'université de Renne-IICorps et structure sociale. Le corps dans l'interaction. Corps sensible et expressif. Corps et modernité. Le corps entre esthétique et éthique. Corps, identités sexuées et construction des genres. Corps, savoirs et pouvoirs.

  • Comment peut-on franchir le Rubicon moral que représente le choix du vote FN ? La question est si dérangeante que l'on a jusqu'à présent préféré s'en tenir aux explications simplistes par le charisme obscur du grand magnétiseur, par l'acharnement de la classe politique à dégoûter les électeurs, et surtout par un présupposé de barbarie latente de la part de ces votants dont les valeurs - ou l'absence de valeurs - ne mériteraient en soi que mépris.L'enquête de terrain à laquelle s'est livré Pascal Duret démontre au contraire que, loin d'être nos parfaits (et si rassurants) opposés, les néo-votants FN revendiquent la plupart du temps, en paroles comme en actes, des valeurs reconnues, telles le respect mutuel et la dignité. Le temps passé avec eux par l'auteur lui a permis d'analyser le parcours qui mène au basculement de ces valeurs dans le ressentiment.Pourquoi vouloir exclure, abandonner, rejeter lorsque l'on se sent soi-même exclu, abandonné, rejeté ? À quelles conditions s'autorise-t-on, non seulement à voter FN, mais aussi à dire qu'on a voté FN ? Quels liens existe-t-il entre la misère politique, la misère sociale et la misère personnelle ? Comment les néo-votants FN se nourrissent-tils des critiques qui les assaillent pour se construire une identité valorisée ?Comprendre, entendu d'un point de vue sociologique, n'est en rien accepter ; c'est en revanche une condition nécessaire pour délimiter le terrain d'une véritable pédagogie de proximité anti-FN. Et, également, pour cesser de nous voiler la face devant l'extrême fragilité présente du lien social.Pascal DURET est professeur à l'Université de La Réunion, et directeur du CURAPS (UPRES-J.E.).
    Les deux manières de dire « non ». Révoltés, convertis et provocateurs. Formes d'expressions d'un choix décrié. Ce qui fait La France. Des valeurs si différentes ? Les réactions à la participation de J.-M. Le Pen au second tour et à l'élection de J. Chirac. Conclusion : L'autre misère du monde.

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