Michele Bernard

  • Où en est le Québec d'aujourd'hui? Regroupés sous le thème « Visages et perceptions du Québec », cette édition estivale de Nuit blanche fait la part belle à dix essais parus récemment et qui abordent, de près ou de loin, la question identitaire et de l'indépendantisme dans la belle province. Le lumineux essai d'Yvon Rivard intitulé ­Aimer, enseigner­ est à l'honneur dans un commentaire critique de Jean-Paul Beaumier tandis qu'Andrée Ferretti nous fait part de sa lecture de ­La passion suspendue­, un recueil d'entretiens réalisés par Leopoldina Pallotta della Torre avec la grande Marguerite Duras. À découvrir aussi, « les deux pôles » d'Herman Hesse selon Roland Bourneuf et la chronique « Le livre jamais lu » signée par Francine Allard.

  • Que VLB adore fréquenter les habitués des sommets, la preuve en est établie. Nietzsche faisait antichambre en attendant son tour. Laurent Laplante nous livre ses commentaires de lecture sur ce « non-livre » de près de 1400 pages dans lequel VLB déploie une liberté créatrice quasi-totale, fusionnant fiction et réalité, abolissant l'autobiographie connue pour retoucher le récit de son parcours et usant d'un humour qui ne doit rien à Zarathoustra. Le dossier de cette édition porte sur les romans et les essais témoignant des grands conflits de l'Histoire, de la Première Guerre mondiale à la guerre au terrorisme et au djihadisme, en passant par le nazisme. Ailleurs dans la revue, la chronique consacrée aux écrivains franco-canadiens dresse le portrait du franco-manitobain J.R. Léveillé, auteur d'une trentaine d'oeuvres diversifiées et exigeantes, et Diane Vincent nous parle de Dante, son écrivain jamais lu.

  • Le gagnant du Prix du Gouverneur général 2015 pour son roman Six degrés de liberté, Nicolas Dickner, est en une de ce numéro de printemps. Nuit blanche a rencontré pour nous le romancier un peu nerd, plutôt obsessionnel cérébral, passionné par les sciences et les techniques, les sujets pointus... comme ses héros. Ce numéro est aussi l'occasion d'en savoir plus sur une autre oeuvre primée par le Gouverneur général en 2015, soit Honoré Beaugrand de Jean-Philippe Warren. L'essai de Micheline Lanctôt, Lettres à une jeune cinéaste, ainsi que la biographie d'Hector de Saint-Denys Garneau écrite par Michel Biron sont aussi au sommaire. La rubrique « Écrivains franco-canadiens » met à l'honneur la carrière de Marguerite Andersen, cette grande dame des lettres franco-ontariennes arrivée tardivement à l'écriture de fiction, son premier roman ayant été publié alors qu'elle avait près de 60 ans.

  • « Grâce au livre, un peuple prend possession de son cheminement », écrit Laurent Laplante en ouverture du dossier « Un peuple et son rêve ». À travers une sélection d'ouvrages, dont certains sont parus dans la foulée du vingtième anniversaire du référendum de 1995, Nuit blanche recense les avancées, les défis, les gloires et les défaites d'un projet pour l'heure inachevé. En couverture, Hérménégilde Chiasson, surtout connu au Québec comme poète, comme ancien lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick ou encore pour ses créations en arts visuels. Mais c'est l'itinéraire du Chiasson dramaturge (Des nouvelles de Copenhague, Le Christ est apparu au Gun Club, Aliénor...) que ce numéro nous propose de parcourir.

  • Paru le même jour que la tuerie de Charlie Hebdo, Soumission de Michel Houellebecq a fait couler beaucoup d'encre. Si l'écrivain « n'est pas un bon romancier », il est néanmoins « un penseur d'une rare efficacité » ayant « le don d'illustrer, de vulgariser les malaises de notre temps » nous dit François Ouellet qui a analysé l'ouvrage pour nous. En complément, Marie-Ève Pilote se penche sur Houellebecq économiste, un essai de Bernard Maris paru fin 2014 dénonçant l'économie comme idéologie et montrant les « vertus éclairantes de la littérature ». En entrevue, la romancière et professeure au collégial Roxanne Bouchard (en une), qui s'évertue à faire tomber ses étudiants en amour avec la littérature québécoise. Denise Bombardier, aussi interviewée pour ce numéro, nous fait découvrir son Dictionnaire amoureux du Québec.

  • Si le précédent numéro de Nuit blanche se penchait sur le Québec contre-culturel littéraire des grandes années 70, celui-ci met en couverture l'une des figures emblématiques de cette même époque : le poète Denis Vanier (1949-2000), dont l'oeuvre sulfureuse et révolutionnaire est sans cesse redécouverte. Le numéro propose également deux entrevues, l'une avec le romancier tardif Denis Thériault (L'Iguane) et l'autre avec l'indispensable Monique Proulx. Parmi les autres ouvrages décortiqués, La Vie d'hommage (Boréal), qui rassemble des textes inédits de Jack Kerouac écrits en français, nous invite à découvrir des aspects méconnus de la légende. La rubrique consacrée aux écrivains méconnus du XXe siècle rend hommage au maître à penser d'Albert Camus, Jean Grenier, et celle des classiques québécois, à Du fond de mon arrière-cuisine de Jacques Ferron. La revue propose également un tour d'horizon des nouveautés québécoises, canadiennes et étrangères, aussi bien en roman qu'en essai.

  • Le Bon Coeur est le roman d'une voix, celle d'une paysanne de dix-sept ans qui retint le royaume de France sur le bord de l'abîme, le sauva et en mourut. Elle changea le cours de l'Histoire en réveillant dans le coeur usé des hommes la force de croire et d'aimer.

  • "Lorsque Claude Monet, quelques mois avant sa disparition, confirma à l'État le don des Nymphéas, pour qu'ils soient installés à l'Orangerie selon ses indications, il y mit une ultime condition : l'achat un tableau peint soixante ans auparavant, Femmes au jardin, pour qu'il soit exposé au Louvre. À cette exigence et au choix de ce tableau, il ne donna aucun motif. Deux remords de Claude Monet raconte l'histoire d'amour et de mort qui, du flanc méditerranéen des Cévennes au bord de la Manche, de Londres aux Pays-Bas, de l'Île-de-France à la Normandie, entre le siège de Paris en 1870 et la tragédie de la Grande Guerre, hanta le peintre jusqu'au bout."
    Michel Bernard.

  • 'J'ai écrit ce livre sur Maurice Genevoix pour que l'on se souvienne du temps où les mots étaient du côté des choses.'

  • Le bon sens

    Bernard Michel

    Novembre 1449, dix-huit ans après la condamnation pour hérésie de Jeanne d'Arc, Charles VII chasse les Anglais de Rouen. La fin de la guerre de Cent Ans est proche : il faut achever la reconquête du territoire, panser les plaies des provinces dévastées et réconcilier les partis engagés dans la guerre civile. Promettant le pardon et l'oubli, le roi ordonne pourtant une enquête sur le procès de 1431. Malgré la résistance d'une partie de l'Église et de l'Université, quelques hommes opiniâtres, rusant avec la raison d'État, vont rechercher preuves et témoins pour rétablir la vérité, le droit et l'honneur de la jeune fille.
    Après Le Bon Coeur, Michel Bernard relate l'histoire d'une poignée d'hommes en quête de justice. Bouleversés par la parole qu'ils découvrent dans les actes du procès, ils conduiront Charles VII à rendre à Jeanne un peu de ce qu'elle lui a donné. Chez cet homme insaisissable qui fut un grand roi, ils feront jouer au bon moment le bon ressort. Il a le visage d'Agnès Sorel, la beauté morte fixée par Jean Fouquet.

  • "Quand Ravel leva la tête, il aperçut, à distance, debout dans l'entrée et sur les marches de l'escalier, une assistance muette. Elle ne bougeait ni n'applaudissait, dans l'espoir peut-être que le concert impromptu se prolongeât. Ils étaient ainsi quelques médecins, infirmiers et convalescents, que la musique, traversant portes et cloisons, avait un à un silencieusement rassemblés. Le pianiste joua encore la Mazurka en ré majeur, puis une pièce délicate et lente que personne n'identifia. Son doigt pressant la touche de la note ultime la fit longtemps résonner." En mars 1916, peu après avoir achevé son Trio en la majeur, Maurice Ravel rejoint Bar-le-Duc, puis Verdun. Il a quarante et un ans. Engagé volontaire, conducteur d'ambulance, il est chargé de transporter jusqu'aux hôpitaux de campagne des hommes broyés par l'offensive allemande. Michel Bernard le saisit à ce tournant de sa vie, l'accompagne dans son difficile retour à la vie civile et montre comment, jusqu'à son dernier soupir, "l'énorme concerto du front" n'a cessé de résonner dans l'âme de Ravel.

  • Hiver 1814

    Michel Bernard

    • Perrin
    • 26 Septembre 2019

    Les premiers Cent-Jours" Le 26 janvier 1814, à Châlons-sur-Marne, Napoléon prend la tête de l'armée pour repousser les coalisés qui ont passé le Rhin et occupent l'Alsace, la Lorraine et le nord de la Bourgogne. Il a soixante mille soldats, majoritairement jeunes et inexpérimentés, l'ennemi cinq fois plus. Alors que son entourage pense la défaite inéluctable, Napoléon guette, provoque, exploite les erreurs de ses adversaires et enchaîne une série de victoires qui rendent possible l'incroyable. Le nombre, finalement, l'abandon des maréchaux et la défection de Marmont donneront à l'événement son issue logique. Commencée sous les neiges de janvier en Champagne, achevée dans l'aigre printemps d'avril en Île-de-France, cette dernière campagne est l'histoire d'un homme au sommet de son génie que sa puissance abandonne. Le maître de guerre observe à la lorgnette les rues de Brienne où il a grandi et qu'il va canonner. Le chef d'État continue d'administrer dans le salon d'un château, une chambre d'auberge, un presbytère, au hasard des étapes, un empire en peau de chagrin. Le cavalier sous les intempéries, au milieu de ses maigres troupes, chemine à travers une région dévastée, une population violentée, hanté par le passé et les fantômes d'une grandeur perdue. À la fin, c'est un homme seul qui, retiré dans une pièce du château de Fontainebleau, la "maison des siècles', appelle la mort en s'empoisonnant. " (Michel Bernard)
    Un grand récit crépusculaire porté par la plume d'un des meilleurs écrivains actuels.

  • Cet ouvrage, destiné tout autant aux praticiens qu'aux étudiants, veut rendre compte d'une matière devenue complexe et foisonnante, en prise directe à la fois avec les mutations sociales, économiques et technologiques et avec les choix politiques.

  • Tout, comme on dit, nous sépare - à l'exception d'un point, fondamental : nous sommes l'un comme l'autre des individus assez méprisables.
    J'ai eu un père mélancolique et puissant, silencieux et guerrier, joueur d'échecs, insondable, lucide et incrédule, solitaire et souverain. Un grand dirigeant d'entreprise, le souvenir que j'en ai, est celui qui sait dire Salade pour tout le monde ! au bon moment. Il n'est pas impossible que vous ayez déjà mis de votre côté les rieurs, les sourieurs, les qui ont de l'humour alors que, moi, c'est bien connu, je n'en ai aucun.
    Il est possible au fond que le fait de ne pas avoir eu de mère vous renforce, mais alors c'est d'une manière qu'on ne souhaiterait à personne. Je revois Aragon, poussant la porte du bar, haute silhouette, chapeau à larges bords, cape marocaine sur un costume de lin gris, très élégant, qui lui donnait, huit ans après la mort d'Elsa, le même air de deuil inconsolé. A certaines personnes, peut-être, il est arrivé de faire l'amour dans un état de pleine lucidité ; je ne les envie pas.
    Tout ce que je suis, moi, arrivé à faire dans un état de pleine lucidité, ce sont mes comptes ; ou ma valise. Je peux faire toutes les mises au point possibles et imaginables : je ne ferai qu'aggraver mon cas de salaud de bourgeois qui ne connaît rien à la question sociale et qui ne s'intéresse aux damnés de la terre que pour mieux faire sa publicité.

  • Le corps L'auteur passe en revue les différentes approches de notre corps par les sciences et la philosophie contemporaine. Ce panorama critique des perspectives sur la corporéité de notre existence le conduit à une déconstruction du concept occidental traditionnel de « corps » et à une démystification de l'image d'un corps-bastion, refuge de l'individualité contre une société tentaculaire : la réalité de notre corps est façonnée par nos fantasmes qui reflètent eux-mêmes des mythes forgés par notre société.



    Michel Bernard Agrégé de philosophie, docteur d'État, il est professeur émérite d'esthétique théâtrale et chorégraphique à l'université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis.

  • " Le régime cétogène peut réellement changer la vie des malades. "

    Vous souffrez de migraines chroniques sévères ? On vous a diagnostiqué un déclin cognitif, une maladie d'Alzheimer, un Parkinson ou une maladie de Charcot, et vous vous demandez
    comment lutter au mieux contre la maladie, que faire en accompagnement des traitements classiques pour freiner son évolution et la combattre plus efficacement ?

    Dès aujourd'hui, optez pour une alimentation ciblée,
    le régime cétogène : très peu de glucides, beaucoup de graisses, suffisamment de protéines.

    Pourquoi une telle diète ? Parce que, expliquent les auteurs, ce type d'alimentation rééquilibre la biochimie cérébrale et permet de contrer l'inflammation, la douleur et la mort précoce des neurones.
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    L'alimentation cétogène n'est pas un régime miracle : c'est un mode alimentaire fondé sur des recherches scientifiques centenaires et qui constitue aujourd'hui sans doute
    l'une des meilleures stratégies contre les troubles et maladies qui touchent le cerveau :

    • Elle protège les neurones et les fonctions cérébrales.

    • Elle améliore le bien-être des malades et complète l'action des traitements classiques.

    • Facile à mettre en œuvre, elle est sans danger.

    Ce livre écrit pour les patients, les accompagnants et les soignants, explique comment instaurer un régime cétogène strict ou l'une de ses variantes plus souples, avec des menus adaptés.

  • Notre époque voit se multiplier, dans la confusion des repères et du vocabulaire, des conflits qui témoignent que le paysage devient un enjeu social d'une importance déterminante. Il importait de mettre en relief quelques idées fortes, combinant unitairement diverses échelles d'espace et de temps pour saisir, de manière cohérente, pourquoi la notion de paysage n'existe ni partout ni toujours, pourquoi la société française de cette fin de millénaire est si avide de paysage, pourquoi, suivant les cas, le passage d'une autoroute peut massacrer ou au contraire aviver l'identité d'un lieu...

  • Ouvrage de référence dans le domaine des mesures et de la régulation, Le carnet du régleur décrit point par point les étapes qui constituent une chaîne de régulation:
    o Mesurer une grandeur physique pour obtenir des informations sur l'état d'un procédé ;
    o Transférer et traiter l'information ;
    o Contrôler vannes ou actionneurs pour agir sur le procédé et modifier son état ;
    o Comparer la valeur de la grandeur mesurée à la valeur souhaitée.
    En annexes sont regroupés tableaux de données et résultats mathématiques fondamentaux.
    Cette 18e édition est une refonte totale, sur le fond comme sur la forme: réorganisation des chapitres pour une meilleure cohérence, suppression des techniques obsolètes, refonte des chapitres  "régulation" et "procédés", nouvelle maquette.

  • Mes Tours de France est le premier livre de Michel Bernard. Il nous tend ses pages comme un ami nous tend ses bras. On s'y régale. Il y a les souvenirs. Il y a quelques espérances personnelles jetées aux orties dans la bonne humeur. Il y a du plein-vent,

  • Tout au long de sa carrière, Michel Bernard n'a cessé de poursuivre son exploration rigoureuse et passionnée de l'acte de danser. Il nous livre ici le fruit de ce travail, au travers d'un choix de textes - dont beaucoup inédits - qu'il a rassemblés autour de grands axes : l'exploration des différentes facettes de la corporéité dansante et l'examen des processus de création chorégraphique, puis de ceux de la réception et de la mémorisation du spectacle de danse. Le florilège se poursuit avec l'étude du travail de figures emblématiques, et s'achève par une analyse du statut de l'enseignement de la danse dans le système institutionnel français. Ainsi est retracé l'itinéraire d'une recherche autour de ce mot trompeur : le « corps ».

  • Ce manuel de référence propose une analyse complète des systèmes d'information et permet de résoudre les principaux problèmes liés à l'usage des technologies de l'information. À l'heure du cloud computing, de l'explosion des réseaux sociaux, de la croissance du commerce en ligne et des applications mobiles, cette 7e édition se situe dans une perspective résolument managériale.
    Le site de référence sur les SI sietmanagement.fr propose des ressources complémentaires.

  • En Afrique, la rue est devenue le lieu de survie pour nombre de personnes échappant au travail salarié. Les deux auteurs ont profité de leurs expériences professionnelles dans le domaine de l'emploi pour observer de plus près ce qui se passait à Abidjan. Les rues sont devenues le refuge des gens de peu, des migrants, des précaires de la société. Les auteurs ont voulu aller à leur rencontre, les écouter et collecter leurs paroles pour découvrir et comprendre.

  • A l'occasion du centenaire de la bataille de Verdun (février à décembre 1916), Michel Bernard raconte par les mots et l'image, et à travers les visages des soldats, ce moment unique dans l'histoire de France. Qu'est-ce que la France ? A cette question, Verdun apporte la plus bouleversante et la plus précise des réponses. Trois cent mille soldats français et allemands sont morts pendant les trois cents jours de la bataille de Verdun, entre les mois de février et décembre 1916. A l'échelle démesurée de la Grande Guerre, ce n'est pas si important, rapporté au paysage de Verdun, à cet amphithéâtre de sombres collines que le regard embrasse en un instant, c'est vertigineux. Nul ne peut prétendre connaître la France et ce qui fait le fond de notre pays, ce peuple très ancien et mêlé qui vit là, au bout de l'Europe, s'il n'a posé son regard sur cet horizon de bois élevés qui s'appellent le Mort-Homme, la cote 304, Douaumont, Vaux, Fleury, le bois des Caures... Nul ne peut comprendre la relation singulière qui s'est nouée ici entre la France et l'Allemagne, s'il n'a vu sous l'Ossuaire les restes mélangés de leur commune humanité, témoignage d'une commune souffrance. Il s'est passé là quelque chose qui traverse le temps. Visages de Verdun en dévoile l'âme par la conjugaison de photos inédites et d'un récit prenant.

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