Michela Marzano

  • Les philosophes ont souvent préféré méditer sur l'âme et ses passions, faire des enquêtes sur l'entendement humain, ou encore critiquer la raison pure, plutôt que se pencher sur la réalité du corps et sur la finitude de la condition humaine. Pourtant, même si le corps a souvent été considéré comme un fardeau entravant la connaissance et la vertu, aucune philosophie n'a jamais pu faire l'économie de sa présence. C'est dans et avec son corps que chacun de nous naît, vit, meurt ; c'est dans et par son corps qu'on s'inscrit dans le monde et qu'on rencontre autrui.
    Cet ouvrage analyse les paradoxes de notre rapport au corps et la manière dont chaque époque invite à le repenser.
    À lire également en Que sais-je ?...
    La sociologie du corps, David Le Breton
    La sexualité féminine, Jacques André

  • Depuis les années 1960, l'éthique semble se structurer en fonction de territoires d'interrogation : la bioéthique et l'éthique médicale se développent pour apporter des réponses aux problèmes liés aux avancées de la biomédecine ; l'éthique de l'environnement s'intéresse à l'avenir de la planète ; l'éthique de la sexualité analyse les nouveaux enjeux moraux liés aux évolutions des moeurs, etc.
    Au-delà d'une démultiplication des champs de réflexion, l'éthique appliquée propose une approche philosophique renouvelée, à l'articulation de la théorie morale avec la pratique. Elle entend offrir ainsi des éléments transversaux de réponse, ou tout au moins des instruments d'analyse, pour aborder les grandes questions morales d'aujourd'hui.

  • "Des années durant, j'ai cherché par tous les moyens à devenir aussi légère qu'un papillon. Et j'y suis presque arrivée. En termes de kilos, s'entend. Car pour ce qui est du reste, la vie a souvent été trop pesante pour moi. De devoir être la meilleure. De m'efforcer de répondre aux attentes des autres. D'oublier Alessandro, d'abandonner mon pays, de faire du français ma langue. Mais le plus pesant fut de recommencer à vivre..."Dans ce livre intime et émouvant, la philosophe Michela Marzano raconte son histoire d'anorexique, faite de douleurs dérobées, de moments intenses, de secrets familiaux, mais cette histoire personnelle, ce passé qui ne passe pas, c'est aussi la souffrance de beaucoup d'entre nous. Le savoir nous permet-il de triompher du corps ? Ou ne serait-il qu'une science sans conscience ?

  • Le titre de ce récit autobiographique, dans la lignée du précédent et magnifique livre de Michela Marzano, Légère comme un papillon, vient d'un vers d'Emily Dickinson : That Love is all there is, is all we know of Love.
    Partant de sa propre vie autant que de ses lectures, l'auteur évoque la recherche du Prince Charmant - un objectif qui se révèle inaccessible -, le désir d'enfant, la maternité, l'absence d'amour qui fonde parfois nos bancales existences, l'acceptation des limites de cet amour. Tournant un regard compréhensif pour chacun mais souvent impitoyable envers elle-même, elle aboutit à un constat personnel, où se reflète toute expérience humaine : « On reste seule avec ses peurs. Seule avec une autre liste, elle aussi sans fin, pleine de questions sans réponses. Cette fois, c'est différent. Car même si je perds tout, je ne me perdrai pas moi-même. Ni cette envie de recommencer. Ni la certitude que personne ne peut plus me voler qui je suis, même si, ensuite, la nuit m'anéantit. »

  • Il y a des tragédies sans mot  et il n'en existe aucun pour désigner un parent qui perd son enfant.
    Celle-ci se passe à Rome. Le soir où Giada, 25 ans, se suicide, le monde de Daria s'effondre. D'abord figée dans la douleur, cette mère apprend peu à peu à l'apprivoiser, en dialoguant avec sa fille disparue dont elle nous retrace l'histoire. Comment Daria, impatiente, décida d'adopter avec son mari. L'arrivée de Giada bébé, les joies, les mots, la douceur des premières années. La naissance d'un petit frère. L'obsession de Daria d'être une mère parfaite, elle qui ne trouva jamais sa place auprès de la sienne. Son désir de panser les blessures de sa fille, alors que celle-ci finit par découvrir la vérité de ses origines, sans parvenir à retrouver sa mère biologique... Mais l'amour le plus grand peut se révéler impuissant.
    Puis, grâce à l'aide de son entourage, Daria reprend goût à la vie  : elle accepte de participer à des groupes de paroles, ose se confronter à son propre passé, pardonner... et se délester de sa culpabilité.
      En prêtant sa voix à Daria, Michela Marzano aborde, tout en sensibilité, la maternité, l'adoption, le suicide, le deuil... Ses retranchements, ses obstinations, son désir insatiable d'être aimé, sa peur d'être abandonnée, sont un peu les nôtres, aussi. Ce roman est celui d'une résilience, d'un combat, qui, s'il n'efface pas la perte, nous apprend qu'avec elle, il faut continuer à vivre - sinon mieux, sans illusion: l'espoir renaît parfois de ses cendres. C'est quand on arrête de lui réclamer le salut que l'amour nous sauve.

  • Papa, maman, le genre et moi Nouv.

    La question du « genre » embrase et divise depuis quelques années la société française. D'un côté, ceux qui voient dans cette question une idéologie visant à détruire les fondements de la famille et donc de la société. De l'autre, ceux qui font de la lutte contre les discriminations une priorité absolue. Mais si le sujet cristallise toutes les passions, de quoi parle-t-on réellement ?
    La philosophe Michela Marzano décrypte la question en dénonçant les nombreuses confusions des militants et des intellectuels entre : différence des sexes, identité de genre, orientation sexuelle, pratiques sexuelles. Elle rétablit, avec une intelligence fine et lucide, la vérité sur un enjeu de société.

  • Qu'est-ce que le corps ? Pourquoi une éthique du corps est-elle nécessaire ? Comment penser le corps ? Parce que la médecine, le droit, la publicité, la sexualité se rapportent au corps mais ne s'attachent guère à réfléchir sur ce qu'est un corps, sur les comportements permis ou interdits à son égard, il est aujourd'hui urgent de penser le corps. C'est ce à quoi s'attache cette réflexion de philosophie pratique, afin de montrer l'importance d'une reconnaissance de la valeur du corps et d'un certain droit d'en disposer. Des documents complètent cette réflexion.

  • Le critère départageant le licite de l'illicite serait le consentement des individus. Mais suffit-il à lui seul pour légitimer un acte ou une conduite ? Quels liens existent entre autonomie, liberté et dignité de la personne ? Cette question et bien d'autres se posent et nécessitent une analyse approfondie des différents aspects de cette notion. Peut-on aujourd'hui prôner une morale du consentement en refusant tout interférence de la réalité ? Le but de cet ouvrage est de mettre en évidence les enjeux des débats contemporains autour du consentement et de l'autonomie.

  • Images X, porno-soft, porno-hard, sex-toys .. aujourd'hui, la pornographie fait « chic », « branché », « ouvert d'esprit ». Répandue et facile d'accès (dvds, magazines, chaînes télévisées, Internet), elle est devenue une représentation comme une autre de la sexualité à l'aune de laquelle chacun peut s'évaluer. Alors que certains en font le bouc émissaire de tous les maux contemporains, d'autres au contraire la défendent au nom de la liberté et du consentement individuels.
    Mais contrairement au discours qui associe pornographie et liberté, les images X constituent une contrainte, en imposant un imaginaire normatif et réducteur de la sexualité . En codifiant et normalisant une conduite sexuelle, elles effacent la liberté de choix qu'elles prétendent engendrer. Sans partir en croisade pour la répression, Michela Marzano nous invite à comprendre le problème à sa source : qu'est-ce réellement que la pornographie aujourd'hui ? Que représente-elle ? Pourquoi excite-t-elle ? Pourquoi est elle de plus en plus violente ?

  • A la place de l'injonction « Enrichissez-vous ! » qui caractérise l'ère industrielle au dix-neuvième, le nouveau mot d'ordre de nos sociétés performantes mais soucieuses de l'apparence pourrait être : travaillez pour être vraiment heureux ! « Le leader d'aujourd'hui est tout d'abord celui qui réussit dans son travail... » Mais n'est-ce pas un mensonge ? Une injonction contradictoire qui demande une chose et son contraire : performance et épanouissement, engagement et flexibilité, employabilité et confiance, autonomie et conformité, volontarisme et souplesse. N'y aurait-il pas une perversité contemporaine, au coeur même de l'entreprise, à s'appuyer sur le couple bonheur et labeur ? Que signifie l'extension du domaine du management dans tous les domaines de la vie, y compris la vie privée (les coachs) ? N'est-ce pas la marque d'une nouvelle instrumentalisation. ? Qui sont les nouveaux leaders qu'on nous présente comme des héros ? Leur modèle est-il vraiment à suivre ? Jamais l'angoisse n'a été aussi forte dans le monde de l'économie, jusqu'aux suicides. Jamais la revalorisation du mot « travail » n'est ainsi revenu sur toutes les lèvres politiques. Michela Marzano, en philosophe mais aussi en polémiste, a fouillé la littérature du management, les bibles du développement personnel, scruté les coulisses du « coaching » et autres thérapeutes comportementalistes. Las ! Le résultat est édifiant.

  • La peur gagne. Peur du chômage, peur de l'insécurité, peur des immigrés, peur du changement climatique... Rien de plus humain que d'avoir peur lorsqu'on est face à un danger. Rien n'est pourtant plus utile et dangereux que l'instrumentalisation de nos peurs. Rappelons Machiavel : la peur est propice au pouvoir. Mais le pouvoir peut-il éradiquer nos peurs ? Ne contribue-t-il pas aussi à les propager ?
    En analysant les différents visages de nos peurs (des peurs de notre enfance jusqu'à celle de la mort en passant par la peur au travail), Michela Marzano scrute l'une des émotions les plus répandues de nos sociétés contemporaines et pourtant l'une des moins étudiées. Elle nous invite à redécouvrir la vertu de la confiance qui, sans nous mettre à l'abri de l'inconnu ou de l'imprévu, nous permet en même temps d'aller vers les autres et de renouer avec notre propre altérité.

  • Sans confiance entre les individus, c'est toute notre société qui s'écroule. La peur, la déraison, la faillite, la guerre, la paranoïa menacent. Pourtant : la judiciarisation des rapports contractuels, le désir de contrôle, la difficulté d'accepter notre part humaine de fragilité, sans laquelle la confiance n'existe pas, engendrent une société ou de la défiance.
    L'essai magistral de Michela Marzano offre une double perspective historique et philosophique : de la banqueroute de Law (1720) à la crise du prêt interbancaire (2007-2008), de l'égoïsme libéral au doute systématique des théories du complot, du don de soi dans l'amour à la multiplication des conflits juridiques dans la sphère privée (sait-on que 70 % des contentieux au TGI sont familiaux ?), de la crainte de tout perdre à l'éloge de la dépendance, Michela Marzano construit et déconstruit notre rapport à la confiance. Le pilier de notre civilisation.

  • Human enhancement has become a major concern in debates about the future of contemporary societies. This interdisciplinary book is devoted to clarifying the underlying ambiguities of these debates, and to proposing novel ways of exploring what human enhancement means and understanding what practices, goals and justifications it entails.

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