Michel Vovelle

  • Comment expliquer à un enfant ce formidable bouleversement que fut la Révolution française ?
    Ce petit livre est tout à la fois une synthèse et une approche profonde de dix années cruciales pour l'avenir de la France (1789-1799), écrite par un des plus grands spécialistes de la période qui répond aux questions de sa petite-fille : qu'est-ce qui a conduit à la Révolution ? Qu'est-ce qu'un sans-culotte ? Pourquoi la Terreur ?...
    L'ouvrage éclaire les grandes phases et les grands moments de la Révolution française et permettra, aux enfants comme aux adultes, de s'y retrouver dans ce labyrinthe si riche, mais parfois complexe.

  • La Révolution française est d'abord un événement dont il importe de connaître de cours et la portée. L'expansion révolutionnaire, la place de la guerre, la Terreur, la Contre-Révolution s'inscrivent dans cette période de l'histoire française.
    Mais la Révolution, c'est aussi une remise en cause d'un ancien ordre et l'émergence de valeurs nouvelles dans les domaines du politique, du social, de l'économique, de la démographie. Le religieux et le culturel ont été également profondément modifiés : une place importante est faite à l'histoire des mentalités, aux traits de cet homme « régénéré » que la Révolution a rêvé de promouvoir, à sa vie quotidienne, à ses aspirations.
    Cet ouvrage éclaire ce moment fondateur et offre un tableau complet et sensible de cette décennie qui a changé le cours de l'histoire. Il propose enfin un état des lieux de la Révolution française, entre mémoire et héritage.

  • Lyrisme visionnaire et convulsé de l'âge baroque, cérémonies exemplaires du Grand Siècle, sérénité désinvolte ou emphatique des Lumières, émotion retrouvée des cimetières romantiques : la mort n'a cessé de changer. À travers les correspondances et les épitaphes, les oraisons funèbres et les testaments, Michel Vovelle retrouve les gestes, les images et les rites d'un monde perdu, les attitudes collectives des hommes devant la mort, des guerres de religion à l'aube du monde contemporain.

  • Cinq mille Sans-culottes marseillais, suivis jour après jour, grâce à un exceptionnel bonheur de sources, deux années durant de 1791 à 1793 quand la ville à l'avant garde de la Révolution jacobine «tourne mal», devenue l'un des pôles de la révolte fédéraliste. L'ambition était d'en rendre compte par une approche quantitative de la fréquentation des assemblées sectionnaires. Une enquête de grande ampleur a été menée dans les années 1960-1970, associant au chercheur des groupes d'étudiants. Des obstacles que l'on relate ont fait abandonner le chantier ; l'auteur, mais aussi la démarche historique ont pris d'autres chemins. Ce livre en publie aujourd'hui les résultats. Ce n'est pas seulement un témoignage historiographique que l'on exhume, c'est le fruit d'une recherche sur des chantiers et des problèmes toujours ouverts. L'héritage de l'enquête quantitative n'a pas perdu toute pertinence.

  • La perspective adoptée par Michel Vovelle a été de porter son attention sur l'histoire du regard, des regards de la France sur ces nations ( de l'Italie à la Suisse jusqu'aux portes de l'Empire Ottoman) que l'expansion de la Grande Nation lui faisait découvrir. Comment les Français ont-ils vu ces pays avec lesquels la conquête ou simplement la diplomatie les mettait en contact ? Parallèlement il nous offre quelques images de l'Europe en révolution sous le regard de la France.

  • En avril 1989, une centaine de chercheurs se sont rencontrés à la Sorbonne pour discuter des 32 communications réunies dans ce volume sur Paris et la Révolution. Le programme qui s'orientait autour de trois axes principaux, le milieu parisien, le rôle de la capitale et les rapports de Paris avec la France révolutionnaire, a rencontré un large écho auprès des historiens français et étrangers. Loin de se cantonner dans l'histoire de la capitale, cette rencontre, tout à la fois bilan et perspective, apporte des vues neuves sur la société parisienne, sur son évolution et son rapport à la Révolution. L'étude du mouvement des hommes et la circulation des idées, souligne l'influence de Paris sous la Révolution, et son rayonnement en France et à l'étranger.

  • À partir de 1983, durant une dizaine d'années, Michel Vovelle, directeur de l'Institut d'histoire de la Révolution à la Sorbonne, a été chargé de coordonner l'organisation de la commémoration scientifique du bicentenaire de la Révolution française. Il invite ici le lecteur dans les coulisses d'une commémoration majeure, tout en livrant ses mémoires d'historien éminent.
    Une dizaine d'années durant, à partir de 1983, Michel Vovelle, directeur de l'Institut d'histoire de la Révolution française à la Sorbonne, a coordonné l'organisation de la commémoration scientifique du Bicentenaire. À la tête d'une équipe, il a élaboré des programmes, défi ni une politique et mis en place une organisation à l'échelle nationale et internationale, à visée à la fois scientifique et civique. Soutenu par le président de la République, le projet a dû s'affirmer dans un climat politique changeant, au gré des gouvernements, se heurtant à une vive opposition de la droite, et affrontant le courant critique animé par François Furet, contestant la tradition jacobine.
    À l'issue d'intenses débats, parfois polémiques, le grand congrès mondial de juillet 1989, illustration de la mobilisation collective, a rencontré un franc succès. La flamme est retombée après 1993, quand les structures institutionnelles - l'Institut d'histoire de la Révolution française et la commission Jaurès - ont été menacées ou supprimées. Cela ne veut pas dire pour autant que la Révolution soit " terminée ", après l'élan donné à l'enseignement et à la recherche. Le témoignage de l'historien reste porteur d'un message d'espoir indéfectible.
    " Missionnaire patriote ", Michel Vovelle a poursuivi ses activités à travers le monde, accompagnant le renouveau historiographique suscité par le Bicentenaire, pour lequel la " Grande Révolution " demeure une référence chargée d'enseignements et de questions sur les révolutions d'hier à aujourd'hui. Il invite ici le lecteur à saisir les enjeux d'une commémoration majeure, tout en livrant ses mémoires d'éminent historien.

  • Loin de se cantonner dans l'éphémère ou le transitoire, la Révolution s'affronte ici aux structures les plus enracinées et les plus codifiées, celles qui semblent se mouvoir dans la très longue durée des évolutions pluriséculaires.

  • Loin de se cantonner dans l'éphémère ou le transitoire, la Révolution s'affronte ici aux structures les plus enracinées et les plus codifiées, celles qui semblent se mouvoir dans la très longue durée des évolutions pluriséculaires.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La fête, la mort, la Révolution, sont au centre de l'oeuvre de Michel Vovelle. Président de la commission scientifique du Bicentenaire, s'attachant à discerner les ruptures, il propose ici une lecture très personnelle de la décennie révolutionnaire. Une première séquence suit l'itinéraire intellectuel, et la publication des oeuvres de Michel Vovelle. La deuxième partie de ces entretiens, constitue une plongée dans l'historiographie de la Révolution. Enfin, dans un dernier temps, l'historien analyse les problèmes présents de l'héritage révolutionnaire. Et l'on sait que, pour Michel Vovelle, la Révolution continue. Étudiant le passage de l'histoire événementielle à l'histoire des mentalités, de l'iconographie et de l'imaginaire, il nous livre un véritable discours de la méthode. Deux textes inédits accompagnent ces entretiens.

  • La Révolution marque un tournant majeur dans la manière de concevoir la politique, et plus encore de la vivre : elle sanctionne l'entrée dans une modernité qui est encore le nôtre. Par quelles voies et quels moyens ce tournant s'est-il opéré ? Pour quels résultats ?
    La Révolution marque un tournant majeur dans la manière de concevoir la politique, et plus encore de la vivre : elle sanctionne l'entrée dans une modernité qui est encore le nôtre. Par quelles voies et quels moyens ce tournant s'est-il opéré ? Pour quels résultats ? Jusqu'à quelle profondeur cette prise de conscience et cet apprivoisement ont-ils pénétré ? Dans cet ouvrage, Michel Vovelle a voulu aborder le problème non au niveau des concepts, mais à celui des pratiques : en suivant l'activité révolutionnaire depuis ces expressions les plus spontanées, à la base, jusqu'aux différents niveaux d'élaboration d'une opinion et d'une classe politique. Pour ce faire, il a choisi de procéder suivant une approche géographique, en montrant comment la politique s'est emparé de l'espace français pour le façonner en profondeur et tantôt en suscitant des rejets, qui sont aussi une manière d'entrer en politique. Par touches successives, un paysage contrasté se révèle ainsi à différents niveaux : plus de 300 cartes, qui vont des émotions populaires à la sociabilité nouvelle des clubs, à la diffusion de la presse, aux scrutins électoraux ou aux réactions face au schisme religieux, offrent le support visuel à partir duquel on a entrepris, en croisant leurs données, de proposer des explications. Le temps court de la décennie révolutionnaire introduit ainsi à une réflexion sur les héritages de longue durée sur lesquels nous vivons encore aujourd'hui.

  • Michel Vovelle livre ici, en une vingtaine d'articles vifs et précis, une sorte de bilan de ses recherches les plus récentes. L'historien des mentalités a trouvé dans un corpus imagé d'une richesse insoupçonnée la matière brute d'un nouveau domaine d'études. C'est sans doute là, à partir de sources dont la classification s'élabore sous nos yeux, que s'écrit une histoire différente, une histoire figurale. L'auteur situe résolument ses études dans l'imaginaire politique et social d'une large plage chronologique liant les monstres médiévaux aux productions des bandes dessinées et des télévisions. À travers les portraits, individuels et collectifs, à travers les processus d'identification, de célébration ou de dénonciation que proposent ces images, l'histoire des mythologies politiques montre comment, dans la longue durée souvent, à chaud parfois - l'exemple révolutionnaire minutieusement examiné - s'élabore une culture des figures. L'iconographie introduit ainsi à des découvertes qu'aucun discours n'autoriserait.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « L'Algérie occupe dans le panorama de la préhistoire mondiale une place de premier plan. Le nombre, la qualité de ses gisements, du plus ancien Paléolithique jusqu'à la protohistoire, lui confèrent une position d'exception. Par la diversité de son espace géographique, elle est impliquée dans la plupart des grands problèmes qui concernent l'humanité ancienne : émergence d'industries archaïques sur galets, extension d'Homo erectus puis d'Homo sapiens, rôle du continent africain dans le processus d'accès. L'économie productrice, longue durée et richesse d'un art rupestre multiforme, interactions entre les cultures de tradition orale et les premières civilisations historiques. Devenue plus discrète dans les débats internationaux, l'Algérie n'en a pas moins poursuivi son chemin sur la quête des origines. Aussi l'exhortons-nous à prendre dans le concert de la recherche la place qu'elle mérite et que la communauté scientifique attend d'elle. Dans la perspective de cette mutation que nous souhaitons proche, Ginette Aumassip nous livre ici même un état des questions, une utile mise au point qui permet de mesurer le parcours effectué. Par la recherche algérienne depuis notamment trois. Quatre décennies. Seul ce chercheur, par sa connaissance approfondie de la préhistoire maghrébine et saharienne, par un ancrage au terrain jamais abandonné. Par un contact permanent avec les acteurs actuels de la recherche, était à même de brosser une fresque couvrant près de deux millions d'années et concernant un pays étalé des rivages méditerranéens jusqu'au coeur du Sahara. » Jean Guilaine

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