Littérature générale

  • Dans la poésie de dégainer, les morts se multiplient au rythme d'un film western spaghetti. L'auteur lance une rafale de mots comme s'il manipulait une mitraillette. Outre l'entrechoquement de termes qui heurtent parfois, s'entremêlent les débris du survécu, dans la langueur d'un spleen à contrer. L'espoir ténu crie un questionnement dont les réponses demeurent vagues. Les vers se bousculent et se tiraillent, nerveux comme des coups de couteau dans le cahier d'un enfant parvenu à l'âge adulte.

  • On ne joue pas avec le souvenir, dit-on souvent. Et pourtant ! Dans ce roman à trois voix, l'auteur explore les méandres d'une rupture artistique et amoureuse qui a survécu au temps. Entre les partitions pour violoncelle et les manuscrits d'un jeune poète, entre l'homme, les femmes et l'enfant, les années coulent et les lieux d'appartenance se redessinent, s'imbriquent les uns dans les autres. Souvent maladroite, la nostalgie s'insinue, des vies se défont et se refont. Sous une lune d'automne, les personnages oscillent entre des fragments du passé et du présent, tentant de situer leurs souvenirs, leurs craintes et leurs espoirs.

  • Un journaliste quitte son milieu pour se rendre dans les « pays du Sud » où règne un roi décidé d'aller au bout de ses désirs. Il est confronté à un univers où rêve et réalité se confondent inextricablement entre le tragique des bouleversements internationaux, l'absurdité de l'existence quotidienne, la solitude et les possibilités d'évasion.

  • « Ce premier recueil de Michel Dallaire est dune discrétion infinie : il nous présente une poésie intimiste, touchante, qui explore lunivers doux et feutré de la nuit, du silence ; une poésie qui illustre " ces visions dun envol qui se bouleversent dans le grenier de mes rêves ". Comment peut-on aborder ces " Regards dans leau " avec une distance critique ? Ces paroles fragiles, timides doivent être explorées avec douceur, avec amour; elles sont lamorce dune conversation nocturne, dun " colloque sentimental ", dun long dialogue avec soi se poursuivant durant ces longues nuits blanches passées parfois dans les noirceurs de lesprit. » (« Nos Livres », décembre 1981, no 481.)

  • Une série de méditations sur le monde contemporain dici et dailleurs. Face à sa propre tradition, éclatée, comme face à la technologie de pointe, le poète témoigne dune inquiétude grandissante. Ailleurs - au Pérou, au Maroc - comme ici, lavenir du monde se prépare dans lombre. Le point de départ et le point darrivée de ce recueil ne font quun : la lucidité douloureuse est la pratique nécessaire de la parole.

  • Dans ce recueil écrit à deux mains, les poètes se livrent à un jeu de métissage littéraire où le dire de l'un et de l'autre se dévoilent, se confondent, se complètent, se prolongent... Entre Témara (Maroc) et Sudbury (Canada), ils partagent leurs nomadismes, libérant un cri sans boussole, et s'inventent de nouveaux horizons. L'errance, le souvenir, le désir dictent leur poésie-mirage, leur poésie-radeau, face à la tempête qui ballote ceux qui ne s'encombrent pas de chaînes.

    Fruit d'une riche collaboration, «nomadismes» investit la distance et y ouvre un espace de dialogue.

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