Sciences humaines & sociales

  • La Révolution française est ici revisitée à la lumière des recherches novatrices qui ont vu le jour depuis vingt ans. L'ouvrage est ordonné selon un plan qui, tout en respectant le récit chronologique, insiste sur certains aspects thématiques. Deux approches ont été particulièrement privilégiées : d'une part, la Révolution est saisie comme une rupture politique majeure, fondamentale pour la construction de la démocratie en France ; d'autre part, elle est replacée dans son environnement international à travers ses singularités et ses influences dans le monde de la fin du XVIIIe siècle.
    Cet ouvrage, panorama clair et complet, donne à voir et à comprendre l'un des événements majeurs de l'histoire universelle.

  • Au coeur de la réflexion sur la Révolution française, la «  terreur  » constitue une véritable énigme.
    Comment cette révolution, qui promeut les Droits de l'Homme, entend réformer la justice au nom des Lumières et convaincre ses opposants par la seule force de la Raison, en vient-elle à mettre en oeuvre une terrible répression contre ses adversaires  ? La guillotine, initialement conçue pour être un symbole d'humanisation de la peine capitale, devient ainsi un redoutable instrument d'élimination politique et marque en profondeur l'image de la Révolution, mais aussi celle de la France dans le monde.
    Fruit d'un prétendu «  système  » inventé par les vainqueurs de Robespierre, la Terreur est ici saisie dans toute sa complexité, notamment dans ses liens avec l'état d'exception et le Gouvernement révolutionnaire. Cet ouvrage a pour ambition de livrer des éléments factuels et des réflexions qui permettront de comprendre comment ce phénomène de la «  terreur  » a pu aussi durablement ternir l'image et le souvenir de la Révolution française.
     

  • De toutes les années de la Révolution française, celles de la Terreur sont sans doute les plus complexes, tant la jeune république de l'an II doit se construire dans une période de divisions politiques, de tensions extrêmes, de guerre intérieure et extérieure.
    Paradoxalement, les années 1793-1794 se cristallisent pourtant en des images brutales et univoques : la Vendée militaire, la guillotine, les suspects, Robespierre... Le décalage dit son impact mémoriel, son actualité toujours vive.
    Pour comprendre les enjeux, les tensions et les contradictions de l'an II, une quinzaine de spécialistes livrent leurs analyses. Ensemble, ils brossent un tableau contrasté d'une Terreur qui ne ressemble pas toujours à celle que l'on imagine.

  • Si l'image publique de Danton est incontestablement moins polémique que celles de Marat ou de Robespierre, elle n'en est pas moins complexe, et souvent contradictoire. Homme corrompu pour certains, défenseur malheureux d'une sortie précoce de la Terreur pour d'autres, il est également présenté comme un exceptionnel orateur de l'ardeur nationale (« De l'audace... »).
    Beaucoup ont tenté de restituer le parcours de l'homme, de l'avocat aux Conseils à la figure emblématique du courant « indulgent ». Aucune étude, pourtant, n'a cherché à analyser les principaux aspects et moments de son existence, de manière à rendre l'homme dans toute sa complexité. C'est ce que proposent ces portraits « croisés » d'un révolutionnaire légendaire, surtout connu par l'image construite au fil du temps par les historiens, les romanciers et les hommes politiques.

  • Personnage froid et calculateur, monstre dénué de tout sentiment allant jusqu'à sacrifier ses amis, dictateur, voire précurseur « des totalitarismes » du XXe siècle... ou l'un des plus grands hommes d'État français, protagoniste majeur de la Révolution, « Incorruptible », héros maltraité par deux siècles d'une légende noire tenace ? 
    Maximilien Robespierre ne laisse point indifférent, loin s'en faut, et les querelles historiographiques sont si prégnantes que l'historien Marc Bloch eut ce mot : « Robespierristes, antirobespierristes, nous vous crions grâce ; par pitié, dites-nous simplement : quel fut Robespierre ? ».
    Mais comment dire simplement ce qui, par nature, se compose d'évolutions, de contradictions, de combats ? Comment autrement qu'en réinterrogeant en permanence l'homme et l'oeuvre pour mieux les appréhender, à la lumière tant des archives que de l'historiographie ? 
    Loin du panégyrique tout autant que du rejet brutal, le présent ouvrage propose des réflexions synthétiques, consacrées à quinze thèmes essentiels, qui aideront le lecteur à construire, enrichir ou nuancer son opinion. 
    Professeur d'histoire du monde moderne et de la Révolution française à l'Université de Rouen, président de la Société des études robespierristes depuis 2011, Michel Biard est l'auteur de nombreux ouvrages consacrés à l'histoire politique et culturelle de la période révolutionnaire. 
    Professeur d'histoire moderne à l'Université Blaise-Pascal (Clermont 2) et ancien président de la Société des études robespierristes, Philippe Bourdin est spécialiste de l'histoire politique et culturelle de la Révolution française, sur laquelle il a écrit ou dirigé une vingtaine d'ouvrages et de numéros de revues.

  • Comment les Français et les Conventionnels sont-ils « devenus républicains » au cours des semaines qui suivent le 21 septembre 1792 ? N'ayant jamais été formellement proclamée, la Première République est-elle un choix par défaut, l'aboutissement d'une maturation née des spécificités du processus révolutionnaire depuis la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, l'ambition d'un dépassement des expériences républicaines antérieures ? Comment les massacres de septembre, le contexte international, la guerre, les relations diplomatiques, l'immigration politique jouent-ils dans le moment électoral, dans la mise en place et la reconnaissance du nouveau régime ? Comment les corps constitués, les groupes d'influence - et au premier rang l'Église - accueillent-ils celui-ci ? Une Assemblée qui ne comprend qu'une moitié de ses membres a-t-elle la légitimité suffisante pour engager le pays entier dans un autre système politique ?
    Telles sont quelques-unes des principales questions auxquelles cet ouvrage, fondé sur les recherches les plus récentes menées par des historiens et des juristes français et étrangers, tente de répondre. Si, 220 ans après sa fondation, actualisation et consolidation du pacte républicain sont toujours à l'ordre du jour, l'étude de sa naissance, la compréhension des enjeux politiques, sociaux et culturels qui y ont présidé, demeurent une des conditions de son renforcement.
    Michel Biard, Professeur à l'Université de Rouen.
    Philippe Bourdin, Professeur à l'Université Clermont 2.
    Hervé Leuwers, Professeur à l'Université Lille 3.
    Pierre Serna, Professeur à l'Université Paris I.

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