Michèle Rioux

  • Les mouches bleues

    Jean-Michel Riou

    • Plon
    • 14 Janvier 2021

    Quand la chanson est sauvée et sauve des camps de la mort. Varsovie, 1939. Alexander Kulisiewicz a 21 ans. Il pourrait se satisfaire de ses nuits d'amour avec Hanna, sa jolie maîtresse, mais ce musicien, journaliste à ses heures, a choisi de combattre les nazis. Alex est un personnage de roman. Mais son histoire est vraie.
    À force de tutoyer le danger, il commet une erreur de trop : écrire un pamphlet sur Hitler. Des gestapistes l'arrêtent, un train à bestiaux le mène au camp de Sachsenhausen où s'entassent des milliers de déportés, esclaves persécutés et tués du fait de leurs convictions, de leurs origines, de leurs religions.
    Comment survivre aux SS qu'Alex compare aux mouches bleues qui aiment la chair morte et se vautrent dedans ? Infecté par le typhus, affamé, forcé à travailler douze heures par jour, soumis à toutes sortes de punitions, Alex tient bon grâce aux chansons qu'il compose sur la vérité du camp et interprète la nuit devant les déportés en risquant sa vie.
    Alex s'est promis de tenir jusqu'à la mort d'Hitler afin que ses chansons ne finissent pas dans les cendres du crématorium. Plusieurs fois, il croit la fin venue, mais sa volonté est plus forte. Il écrit, chante. Sa voix, celle des ombres planant sur Sachsenhausen, ne peut s'éteindre.
    Six années passent. Hitler est sur le point d'être battu. Les survivants des camps doivent disparaître. On les mène sur la route, c'est la marche de la mort, on les abat un à un. Alex s'allonge, chante une dernière fois. Mais les SS ne tirent plus, ils ont fui, les sauveurs se montrent. Des Russes. Alex passe six mois dans un hôpital avant de redevenir humain. Que deviendront " ses " ombres ?
    Il en sera la mémoire, n'oubliera personne, pas un visage. Une autre vie tout aussi poignante débute ; celle du souvenir qui le conduit à parcourir le monde jusqu'à sa mort en 1982 afin de raconter en chansons l'histoire de Sachsenhausen.

  • En 1860, le jeune Jules Verne écrivit Paris au XXe siècle, roman qui ne paraîtra que cent ans plus tard... L'oeuvre sommeillait dans le coffre de son fils. Personne n'avait songé à soulever le plancher du dit-coffre. Dessous, il y avait 10 000 jours pour l'humanité.Une comète géante fonce sur la Terre.
    Que vont faire les hommes ?
    S'entredéchirer ou savez la planète ?
    Elizabeth Storm, jeune et jolie scientifique, et Pierre Lefranc, fougueux journaliste au Petit Journal, pensent la deuxième option probable. La croisade débute : on n'échappera à l'astéroïde Wildcat, six cent kilomètres de diamètre, qui s'approche inéluctablement et menace de détruire la planète, qu'en construisant des cités souterraines dans le cocon maternel de la vie : la Terre. Il s'agit d'abriter un milliard quatre cents millions de Terriens. Un défi titanesque qui oblige à repenser la société.
    Les hommes relèvent le gant. Et tout change : travail, argent, propriété, lutte des classes, profit. Ce monde en train de naître pourrait être meilleur que le précédent, d'autant que de formidables inventions voient le jour : énergie propre, transport express par champ électromagnétique, cinéma, téléphone, transmission de la voix et de l'image à distance, recyclage de l'eau, des déchets, alimentation à base d'insectes. Le monde s'en sortira-t-il ?
    C'est l'enjeu de ce roman où le bien et le mal s'affrontent car tous ne sont pas d'accord pour sauver l'Humanité au prix de tant de bouleversements. Et si certains voulaient en profiter ? Voire pire ?

  • Bâtir Versailles...L'immense aventure ! Des milliers d'hommes et de femmes défient la nature, rivalisent d'adresse, aiment et souffrent pour que naisse le palais de toutes les promesses. Voici l'histoire du peuple des bâtisseurs, venus sur les terres rebelles de Louis XIV parce qu'ils avaient un rêve. Ils connaîtront la gloire ou les larmes. Tous seront les Glorieux de Versailles.
    Mais qu'en sera-t-il des Pontgallet, la célèbre dynastie de maîtres maçons, rescapée des griffes du Roi noir qui a mis Versailles en coupe réglée ? Pour Amandine, Jean, Marguerite, de terribles épreuves se suivent et l'amour qu'ils se portent ne suffit plus. La ruine les menace et les ombres du passé resurgissent... Qui viendra à leur secours ?
    Après le Roi noir de Versailles couronné par le Prix Coeur de France, l'immense saga de la construction de Versailles se poursuit. Les Glorieux de Versailles raconte avec passion les années entourant l'installation de Louis XIV en son palais. Une épopée où l'Histoire vraie rencontre le roman.

  • « J'ai trahi, volé, tué, commis tant de fois le mal que le diable ne me trompe jamais. Je sais quand il approche. Au premier regard, j'ai compris que cette femme, Esther Stanhope, serait un danger mortel. C'était le 3 février 1809. Jusque-là, les épreuves n'avaient pas manqué, mais je les avais surmontées, et celles que j'avais connues depuis le départ de Nantes en compagnie de Simon Le Floch et Roustam n'étaient rien, eu égard à ce que moi, François Malthus de Retz, j'avais affronté avant. Pour être précis et vrai, mes manoeuvres, mes tromperies avaient produit peu d'effets malgré ce que je détenais : une résine de myrrhe qui, distillée, était devenue un remède inestimable. J'étais la preuve « vivante » que l'onguent guérissait les plaies mortelles. Mais pour que l'alchimie se répète, il fallait trouver la vallée de l'ancien royaume de Saba où prospérait le suc des arbres à myrrhe. Une expédition risquée, même si une carte d'Arabie devait m'y conduire. Alors, si ce trésor existait, la substance qui m'avait sauvé serait reproduite des centaines, des milliers de fois - et combien encore ? De quoi soigner et soumettre n'importe qui. Mon projet se résumait donc ainsi : posséder cette substance bienfaisante par n'importe quel moyen, quitte à commettre les pires exactions. »

  • Toussaint Delaforge est orphelin et convaincu qu'on lui cache ses origines. Pour découvrir la vérité, il s'enfuit du collège de Montcler et est recueilli par Pontgallet, bâtisseur du roi, qui lui propose une place sur le chantier du château de Versailles. C'est le début d'une nouvelle vie, et il n'a qu'un but, prouver que le marquis de La Place est son père.

  • La recette du bonheur

    Jean-Michel Riou

    • J'ai lu
    • 4 Novembre 2015

    Il était une fois le Roi Gros le Premier. Dans son royaume tout le monde était gros. La vie s'écoulait sans heurt au rythme des repas copieux aux mets nombreux. Gros le Premier et ses sujets vivaient en parfaite harmonie, le bonheur était le lot de tous. Un jour, le Maire du Palais rapporte au Roi qu'il existe dans son fief un individu qui ne souhaite pas vivre pour manger et refuse d'être gros. De mémoire de roi, on n'avait jamais connu ça ! Décidé à lui faire entendre raison, le monarque se rend chez le frondeur qui, intraitable, provoque le Roi dans une joute.Le vainqueur régnera sur le royaume.La recette du bonheur est une ode à la tolérance, un plaidoyer espiègle et bienveillant dans lequel Jean-Michel Riou nous rappelle les fondamentaux de l'humanité.

  • Bonaparte et ses savants. Des soldats et la conquête de l'Égypte. Du soleil, du sable, du sang, la peste, la peur, la guerre, la science et la magie. Une quête : décrypter l'écriture de Pharaon, celle dont on dit, au début de ce XIXe siècle, qu'elle mène au plus puissant des pouvoirs. Un pacte : celui de trois amis, orientalistes et mathématiciens, qui décident coûte que coûte de rechercher la vérité et de décoder le mystère des hiéroglyphes. La rencontre de la vallée des Rois, de la pierre de Rosette, du danger aussi. Et celle du déchiffreur, le fameux Champollion. Des adversaires anglais, des espions du Vatican, des ennemis de l'intérieur, une Italienne amoureuse et énigmatique, du poison, des cabales, une nuit où tout bascule. Et un manuscrit, caché pendant cent cinquante ans, qui dit tout. Pour qu'enfin se lève le voile et soit révélé... le Secret de Champollion.


  • Un récit porté par la plume de Jean-Michel Riou, sur le locked-in syndrome et la vie des accompagnants.

    C'est l'histoire d'un couple fusionnel à qui tout réussit jusqu'au jour où un mal irréversible les frappe au coeur. La maladie de Charcot détruit un à un les muscles d'Alain. Bientôt, il est muet, immobile, prisonnier d'une machine reliée à sa gorge afin de l'oxygéner et d'une poche fixée à son ventre qui le nourrit. Il faut veiller sur lui chaque heure du jour et de la nuit, écouter le souffle mécanique de l'appareillage, ventiler ce corps inerte, le nettoyer, deviner ce que le regard réclame en silence. Douleur, froid, étouffement, tout doit s'anticiper. Son épouse Dorothée devient son assistante de vie, " l'ombre de son ombre ", refusant comme lui de céder à la fatalité. La maladie de Charcot est épouvantable. Elle avilit, détruit tout sur son passage, emporte la victime et son entourage. Les pronostics les plus optimistes parlent de deux à trois ans d'existence chaotique, submergée par la peur. Et sans repos. Qui survivrait à tant d'épreuves ?
    C'est l'histoire de ces deux êtres " emmurés vivants ", acceptant tous les sacrifices pour conjurer le sort, triompher de la mort. Le témoignage de Dorothée Salat, écrit avec l'écrivain Jean-Michel Riou, est bouleversant, émouvant, parfois même drôle. C'est l'histoire extraordinaire de ceux qui partagent le calvaire des souffrants.

  • La mondialisation est une notion théorique et une réalité, celle de l'après-guerre froide. Elle domine à la fois une grande partie des analyses en sciences sociales et les rapports économiques et politiques qui se tissent continuellement entre ses principaux acteurs, comme les États, les firmes multinationales et les organisations internationales. Malgré cette domination, jamais la mondialisation n'a été aussi sévèrement critiquée - souvent par les pays riches, les mêmes qui, a priori, devaient en retirer le plus de bénéfices. Elle a créé de vastes inégalités et des maux qui nous imposent la réflexion sur la conceptualisation de ce phénomène qui est toujours difficile à cerner.

    Le présent ouvrage rassemble les contributions de chercheurs du Centre d'études sur l'intégration et la mondialisation (CEIM) portant sur la mondialisation et trois de ses enjeux : le commerce, l'investissement et le travail. Il se présente comme un bilan des recherches des auteurs, mais aussi comme un outil visant à inciter et à faciliter l'établissement de liens de complémentarité entre les nombreuses études faites sur le sujet. La mondialisation est une réalité dont l'essence est globale. De son analyse effectuée dans cet ouvrage se dégagent de multiples liens interdisciplinaires.

    Éric Boulanger est codirecteur de l'Observatoire de l'Asie de l'Est (OAE) et chargé de cours en politique asiatique et en relations internationales au Département de science politique de l'Université du Québec à Montréal (UQAM). Il se spécialise dans l'économie politique asiatique et la politique intérieure et étrangère du Japon.

    Éric Mottet est professeur de géopolitique au Département de géographie de l'UQAM, codirecteur de l'OAE et directeur adjoint du Conseil québécois d'études géopolitiques. Ses recherches portent principalement sur les concepts, les méthodes et les outils de la géopolitique ainsi que sur les dynamiques géopolitiques en Asie du Sud-Est et de l'Est.

    Michèle Rioux est professeure titulaire au Département de science politique de l'UQAM et, depuis octobre 2011, directrice du Centre d'études sur l'intégration et la mondialisation (CEIM). Elle s'intéresse, notamment, aux organisations internationales et à la gouvernance globale, aux firmes transnationales, à la concurrence, à la société de l'information, au régionalisme et à l'intégration économique.

  • Qui croit briller en approchant le Roi-Soleil peut se brûler les ailes. Et tomber dans les redoutables pièges de la Cour de Versailles. Hélène de Montbellay, jeune provinciale que rien n'effarouche, est-elle la mieux armée pour déjouer ces traquenards, elle qui a connu l'insouciance bienheureuse de son Anjou natal ? L'apprendra-t-elle à ses dépends, elle qui découvre en 1682 le palais du pouvoir absolu pour quérir le pardon de Louis XIV qui a fait condamner son père ? Un comédien mystérieux, un valet fanfaron, un fantôme tueur, Madame de Sévigné, La Montespan, Madame de Maintenon... et bien sûr le plus grand des Rois révélé dans ses tourments les plus secrets. Mais aussi des complots religieux, des serments trahis, des poisons, le poids de l'intolérance et la mort en guet-apens. Hélène de Montbellay va oser affronter tous les danger. Avec la vérité et l'amour comme couronnement ?

  • Versailles ! "Le roi le veut." Par la volonté d'un seul, des milliers d'hommes et de femmes se jettent dans l'aventure ; célèbres ou anonymes, architectes, apprentis, maîtres maçons, doreurs, fontainiers... Pour la gloire ou la fortune, tous travaillent à l'élévation du palais de toutes les promesses, le château de Louis XIV. Mais derrière l'or, le marbre et les splendeurs des jardins embellissant la ville royale, deux clans ennemis se déchirent.
    Au sud de la route de Paris : l'entreprise Pontgallet, tenue d'une main de fer par Marguerite, avec ses artisans, hommes de bonne volonté. Au nord : Toussaint Delaforge, son associé Ravort et leurs sbires, les Sans Aveux, experts en trafics ? alcool, marchandises, corruption, filles de joie. Pourquoi tant d'affrontements, de batailles et de violences entre eux ? Quel secret nourrit chaque jour la vengeance qui les anime ? La loi du talion fait rage. Qui triomphera sur les terres du Roi mises à feu et à sang ?
    Immense saga où l'Histoire rencontre le roman, Le Roi Noir de Versailles raconte avec passion l'épopée de la construction du plus beau château de France.

    Illustration originale d'après un tableau d'Adams Frans van der Meulen © Her Majesty Queen Elizabeth II / The Bridgeman Art Library ; d'une gravure © Giraudon / The Bridgeman Art Library. Calligraphies de Nathalie Tousnakhoff © Flammarion

  • Dix hommes peuvent-ils détruire la civilisation ?
    1914. Trois attentats. Le directeur du Figaro abattu par la femme d'un ministre, Jaurès supprimé par un activiste, le prince austro-hongrois tué à Sarajevo.

    Que cachent ces trois morts sans lien apparent ? Que recouvre l'énigmatique Décemvirat de Golgotha ? Et pourquoi une comtesse russe sensuelle, un intrépide aviateur français, un héritier prussien, bientôt suivis par d'autres chevaliers de la liberté, tentent-ils de le contrecarrer ? Malgré les menaces, le danger, la barbarie, ils essaient de lutter contre cet ennemi insaisissable qui revient sans cesse, jusqu'à terroriser le XXIe siècle.

    Parviendront-ils à empêcher la Prophétie de Golgotha de se réaliser ? Mêlant la rigueur des faits propre au roman historique et le souffle haletant du thriller, La Prophétie de Golgotha revisite l'histoire contemporaine de 1914 à nos jours. Un livre d'une intelligence, d'une intensité et d'une force rares.

  • 1er juillet 1658. Louis XIV vient de triompher des Espagnols à la bataille des Dunes, près de Dunkerque, quand la victoire change brusquement de camp : le roi est terrassé par une fièvre liée aux cadavres des soldats. A moins d'un miracle, il mourra le soir-même. Mais ne l'aurait-on pas plutôt empoisonné ?
    Antoine Petitbois, espion de la Couronne, n'en doute pas. Accompagné d'Isaac Renaudot, le fils du savant, il dispose d'à peine quelques heures pour démasquer le criminel et lui arracher la formule de l'antidote. Or les pistes ne manquent pas. Est-ce Condé, le prince frondeur ? Ou la belle Marie Mancini, sa maîtresse et la nièce de Mazarin... ? A moins que le Cardinal lui-même... ?

    /> La Vérité pourrait être encore plus formidable. Et rebondir vingt ans plus tard, au milieu de la retentissante Affaire des poisons dans laquelle se débat Nicolas de la Reynie, le premier lieutenant de police du royaume. Car le Mal est toujours là, prêt à tout pour provoquer l'éclipse du Roi-Soleil...

  • L'espion de la couronne 1630 La Vengeance de Richelieu 1630. La journée des Dupes se prépare. Richelieu est en danger. Son ennemie ? Marie de Médicis. La mère de Louis XIII, soutenue par les puissants et le parti dévot, veut faire révoquer le conseiller du roi. Un complot de plus ? Pire. Car l'espion Antoine Petitbois, aidé de l'architecte Lemercier et de Théophraste Renaudot, découvre que la mise à l'écart du Cardinal constitue la première étape d'une menace plus grave encore. Quo ultimus exigussimus bello evadit cultorem. Cette phrase en latin est-elle la clef d'une conjuration cherchant à éliminer le souverain et à déstabiliser la couronne de France ? Et que vient faire dans cette cabale la Compagnie des Cent-Associés, chargée de coloniser le Québec ? Argent, puissance, trahisons et haines, les mobiles d'un crime d'État ne manquent pas. Une lutte sans merci s'engage, des rives sauvages du Saint-Laurent aux troubles coulisses du palais du Louvre, du Paris de tous les dangers aux mystères du château de Blois. Mais qui oeuvre dans l'ombre ? Et qui l'emportera vraiment ?

  • Sylvia Ostry et Kari Polanyi Levitt comptent parmi les figures importantes de l'économie du XXe siècle au Canada, mais aussi dans le monde. Chacune à sa manière, elles ont influencé les politiques publiques nationales et la coopération économique mondiale, et ont participé à la construction de la politique étrangère canadienne.
    Le récit édifiant qui résulte de leur engagement professionnel expose d'un même tenant les transformations politiques, économiques et sociales des cent dernières années ainsi que l'évolution de la pensée de deux intellectuelles animées par les idéaux de justice sociale qui ont marqué leur époque.

    Michèle Rioux est professeure au Département de science politique de l'Université du Québec à Montréal. Ses travaux portent sur la culture et le numérique, la gouvernance globale du travail ainsi que sur la régulation de l'économie politique internationale.
    Hughes Brisson est un chercheur indépendant. Il travaille sur le droit de la consommation ainsi que sur le régime international de prohibition des drogues.

  • Contemporary governance is a contested field of competing institutional schemes and system of rules. This book analyzes new institutional trajectories, the renewal of old institutions or the emergence of new ones, to understand their interaction and how they can help renew collective action in a new world of global digital capitalism.

  • Le contexte actuel de transformations multiples dans le monde du travail liées aux changements technologiques et climatiques ainsi qu'aux impacts de la pandémie de COVID-19 sur le commerce et la mondialisation provoque de grandes tensions au sein de nos sociétés et sur les dynamiques de la politique mondiale. La montée de ces tensions rend d'autant plus importante l'adaptation des politiques publiques et de la coopération internationale afin d'assurer le respect des droits du travail, l'élimination de la concurrence entre des systèmes de régulation du travail et une régulation adéquate des acteurs privés mondialisés. Moderniser la politique commerciale du Canada et assurer une convergence internationale vers une approche commune s'avère une trajectoire institutionnelle intéressante.

    Cet ouvrage fait état de recherches, de formations et de consultations sur le thème « Vers une politique commerciale socialement responsable : un défi au Canada et ses partenaires commerciaux ». Ces activités se sont déroulées entre 2017 et 2019 dans le cadre d'une étape de développement du projet Gouvernance globale du travail du Centre d'études sur l'intégration et la mondialisation (CEIM) avec la participation de plusieurs experts en matière de politique commerciale. Une approche critique et constructive a permis de dégager certaines recommandations pour une meilleure prise en considération de la dimension sociale des accords commerciaux. Ce livre s'adresse aux organisations syndicales, aux organismes de la société civile, aux chercheurs postsecondaires, aux représentants des gouvernements et des organisations internationales, ainsi qu'à toute personne intéressée par l'« humanisation » des activités économiques mondiales.

    Éric Boulanger est directeur adjoint du CEIM, codirecteur de l'Observatoire de l'Asie de l'Est (OAE) et chargé de cours au Département de science politique de l'Université du Québec à Montréal (UQAM).

    Michèle Rioux est professeure titulaire au Département de science politique de l'UQAM, ainsi que membre et directrice du CEIM.

    Sylvain Zini, économiste et politologue, est membre du CEIM et chargé de cours à l'UQAM, à l'Université de Montréal et à l'Université du Québec en Outatouais (UQO).

  • En tout, le numéro de printemps des Cahiers de lecture propose trente recensions d'essais québécois parus récemment. Rédigées par des spécialistes, ces comptes-rendus critiques se divisent en trois thèmes, dont le premier s'intitule « L'expérience de la Conquête » et qui analyse entre autres les 2 tomes de Vivre la Conquête écrit par Gaston Deschênes et Denis Vaugeois. On trouvera aussi dans ce numéro la recension d'essais consacrés au pouvoir des images (Les images que nous sommes de Serge Bouchard) ainsi qu'à des ouvrages s'intéressant aux enjeux féministes actuels (Les filles en série de Martine Delvaux).

  • Les essais politiques occupent la première partie de ce numéro d'été, en commençant par le livre-choc de Frédéric Bastien, La bataille de Londres, qui lève le voile sur le rapatriement constitutionnel de 1982. Suit Papineau. Erreur sur la personne, ouvrage qui s'applique à rétablir la vérité au sujet de Louis-Joseph Papineau, et, revenant vers notre époque, on découvre les réflexions engagées de Dominique Boisvert, auteur de Rompre! Le cri des indignés ainsi que celles de l'urgentologue Alain Vadeboncoeur dans son livre Privés de soins. La seconde portion de la revue s'articule autour de quelques essais historiques, dont L'apparition du Nord, selon Gérard Mercator, mais offre aussi les comptes-rendus des essais plus personnels de Jean Paré (Le calepin d'Érasme) et d'Yvon Rivard (Aimer, enseigner).

  • L'édition printanière des Cahiers de lecture de L'Action nationale fait la part belle aux vies d'aventures et aux ouvrages biographiques qui les racontent. Parmi les recensions, on compte entre autres Mon voyage en Amérique de Kim Yaroshevskaya, l'interprète de Franfreluche, Idola St-Jean, l'insoumise, biographie de la pionnière de la lutte pour le droit de vote des femmes, par Marie Lavoie et Michèle Stanton-Jean et Denis-Benjamin Viger, un patriote face au Canada-Uni de Martin Lavallée. Ce numéro se penche aussi sur deux bandes dessinées à saveur politique : Automne rouge par André-Philippe Côté et Richard Vallerand et 1792 à main levée, publiée par l'Assemblée nationale du Québec. Le lecteur y découvrira également plusieurs essais sur le Québec qui bouge... ou pas, ainsi que l'éditorial de Robert Laplante qui invite les imprimeurs à contribuer au rayonnement des ouvrages primés, que ce soit par les libraires, les collégiens ou autres.

  • Le numéro de février de Relations se penche sur la délicate question du vivre-ensemble. Depuis le début de la commission Bouchard-Taylor il y a dix ans, le débat sur l'identité, la laïcité et le vivre-ensemble s'enlise au Québec. Identitaires et « diversitaires » s'opposent dans des débats souvent stériles où les positions des uns et des autres se durcissent, parfois jusqu'à l'extrême. Comment sortir de cette « guerre culturelle » qui met trop souvent en échec l'action commune, notamment au sein de la gauche et du mouvement des femmes ? Quelles voies emprunter pour penser l'identité dans son caractère mouvant, en constante évolution, sans pour autant sacrifier l'agir collectif aux forces impersonnelles du marché ? La religion, les arts et la littérature ont-ils un rôle à jouer dans ce contexte, pour tisser des liens, créer des ponts ? Les collaborateurs et collaboratrices de ce numéro vous invitent à réfléchir avec eux.

  • Une monumentale dépression qui menace la Bretagne... Un cyclone qui s'approche de Cuba... Chez les prévisionnistes, c'est l'alerte maximum. Mais lorsque au même moment, la plus grande chaîne de télévision mondiale devance les prévisions de la météo officielle, et qu'un mystérieux satellite est lancé depuis Kourou, plus question de "voir venir".
    D'abord sceptique, Mark Sidzik est bientôt sur le pied de guerre. Qui peut chercher à manipuler la prévision du temps ? Et dans quel but ? A la Météopole de Toulouse, les cerveaux sont en ébullition. La tempête se rapproche... Le supertanker Prince of Calcutta lance des appels de détresse... Que pèse l'orgueil des hommes devant l'assaut des cumulonimbus ?

    Illustration Valérie Gautier

  • « Cet homme ouvre les yeux, et je sens sa souffrance. Il sait que la vie le quitte. C´est un regard difficile pour celui qui accompagne et doit tenter d´apaiser, de rassurer. [...] Ce monsieur a souhaité voir son épouse. Le service s´est occupé très gentiment d´organiser cette rencontre. Ils sont très âgés tous deux. Elle est atteinte de troubles de la mémoire, du genre Alzheimer. Elle vit dans une résidence adaptée à sa dépendance. Cette dame, conduite en taxi à l´hôpital, entre dans la chambre. Aussitôt elle est auprès de son époux. Elle le regarde, le reconnaît, lui dit des mots tendres. Puis, les larmes viennent. Elle se tourne alors vers moi en cherchant un chemin de consolation. Elle me demande si elle peut lui prendre la main. J´aide à ce que leurs mains se rejoignent. Puis, je prends un peu de distance pour préserver leur intimité. »

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