Maxime Gorki

  • Grégoire Orlov souffre, boit, et rosse. Son mariage s'est usé en même temps que ses muscles. Martha Orlov, à côté du vide et de l'ennui de leur misérable existence, encaisse les coups du destin avec ceux de son mari.

    L'air empuanti de leur immeuble couve le choléra. L'épidémie réveille bientôt chez Grégoire un instinct d'héroïsme qui va le pousser à soigner les malades. Cette vocation soudaine guérit un temps les déchirements du couple... jusqu'à ce que ressurgisse la nature taciturne du mari. Incapable de satisfaire sa soif d'absolu, Grégoire Orlov s'en remettra à sa soif de vodka.

    Maxime Gorki offre avec Les Époux Orlov un récit emblématique, proche du naturalisme. Sous sa plume, le drame de ces travailleurs russes finit par revêtir la puissance d'une tragédie antique.

    Né en 1868 à Moscou dans une famille modeste, Maxime Gorki effectue divers métiers et apprend à écrire en autodidacte. D'abord journaliste, il connaît la popularité avec ses récits décrivant le quotidien des classes populaires russes. Il est notamment l'auteur des Bas-fonds, paru en 1902. Il se rallie au marxisme et s'exile face à la répression du régime tsariste. Il s'engage dans la révolution de 1917, mais s'exile à nouveau. Il revient définitivement en URSS en 1932 et meurt à Moscou en 1936.

  • Les bas-fonds

    Maxime Gorki

    Au petit matin, dans un pauvre garni tenu par un vieux grippe-sou et sa jeune femme, une dizaine de miséreux, hommes et femmes, s'éveillent. Blagues, injures, discours fumeux et plaintes pathétiques se mêlent.
    Les personnages sont ces formidables va-nu-pieds qui, depuis plusieurs années déjà, faisaient l'extraordinaire célébrité des récits de Maxime Gorki (1868-1936). Les Bas-fonds (1902) n'étaient que la deuxième pièce de l'auteur, mais le public, en Russie et dans toute l'Europe, l'attendait comme un événement culturel et politique majeur.
    Les propos décousus des personnages tiennent du dialogue philosophique (Que pouvons-nous faire de la vérité, là, maintenant ?), l'humour de Gorki retentit au coeur même de la tragédie, et l'oeuvre, qui fut tailladée par la censure du tsar, sonne comme un appel à la révolution et à la liberté.

  • L'Indochine, si présente dans l'inconscient collectif, occupe une place à part dans le souvenir d'une période coloniale complexe et ambiguë. Pourtant, bien des aspects de son histoire restent méconnus, en particulier ce qui a trait à la " Mission Civilisatrice " et à l'action sociale de la France dans la région. C'est aux motivations et aux répercussions d'une confrontation entre enseignement à l'occidental et éducation " indochinoise ", que s'attache cette analyse sur plus d'un siècle de présence française dans les cinq pays de l'Union Indochinoise : Annam, Tonkin, Cochinchine, Cambodge et Laos.

  • MA VIE D'ENFANT

    Maxime Gorki

    • Bookelis
    • 26 Novembre 2016

    La connaissance de cette existence d'enfant, de cette petite âme si sensible, en butte aux brutalités d'une tyrannique organisation sociale, éclaire merveilleusement la figure du romancier, explique son inlassable amour de la liberté et de la justice, ainsi que sa foi inébranlable en une régénération russe : amour et foi qui ont fait de sa vie d'homme et d'écrivain un apostolat et un sacerdoce...

  • LA MÈRE

    Maxime Gorki

    La Mère est un roman de l'écrivain russe Maxime Gorki publié en 1907.
    Présentation
    | Le roman décrit l'évolution intellectuelle d'une mère de famille ouvrière dans un faubourg industriel de la Russie pré-révolutionnaire, dont le fils Pavel (ou Paul) est militant socialiste. D'abord, effrayée par les dangereuses idées de son fils, qu'elle ne comprend pas, elle tombe ensuite sous le charme des camarades de Pavel, pleins de fougue, d'idéal et d'amour pour l'humanité. Petit à petit s'éveille en elle la conscience de l'injustice vécue par les travailleurs dans la société tsariste. Lorsque Pavel est arrêté une première fois, la mère prend sur elle de continuer la diffusion clandestine de tracts au personnel de l'usine où travaille Pavel, afin de sauver son fils de prison...|
    |Wikipédia|

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Maxime Gorki. À partir de 1902, Gorki soutient financièrement les bolcheviks et se lie avec une actrice, Maria Fiodorovna Andréeva, avec laquelle il quittera la Russie après l'échec de la révolution de 1905. L'écrivain part aux Etats-Unis où il est chargé par le Parti des travailleurs sociaux-démocrates de collecter des fonds pour la révolution et de faire campagne contre les emprunts russes du tsar Nicolas II. Arrivé à New York en avril 1906, il rencontre Jack London, Upton Sinclair, Mark Twain, mais la presse l'accueille avec malveillance. Il écrit et publie en anglais dans une revue américaine "La Mère", qui deviendra l'une des oeuvres majeures du réalisme socialiste. Malheureusement sa mission échoue et son voyage est écourté. À l'automne, il part s'installer en Italie où il rédige "En Amérique". Basé sur une série de notes écrites pendant son séjour à New York, "En Amérique" est composé de deux parties: "En Amérique" et "Mes interviews", datées de 1906, suivies de la réponse de l'auteur à un questionnaire d'une revue américaine, datée de 1927. L'ouvrage est un violent pamphlet contre le capitalisme et la société bourgeoise américaine. Observateur lucide, Gorki y critique, avec talent mais sévèrement, la ville du "diable jaune" (l'or), moquant ses valeurs puritaines, fustigeant la situation faite aux travailleurs, et affirmant que l'Amérique asservit les instincts créatifs de l'homme en transformant le peuple en une masse semblable à une machine.


  • Les ex-hommes

    Maxime Gorki

    • Myriel
    • 12 Janvier 2018

    Enfant pauvre, être sensible parmi les déclassés, Gorki doit toute son ascension à ses formidables dons d'autodidacte. Tout d'abord journaliste, il rentre très tôt en littérature et en militance. Son oeuvre sera engagée, c'est très vite une évidence pour lui. Il ne peut y avoir d'autre Littérature que la Littérature en prise avec les souffrances de son époque.
    C'est fort de ces principes que Gorki s'imposera comme l'un des précurseurs du réalisme socialiste. Compagnon précoce des premiers bolchéviques ; Gorki subira l'exil, la torture, les prisons en réponse à ses convictions.
    Auteur prolixe, Gorki laissa une oeuvre profuse et fertile, essentiellement soucieuse de dénonciation et d'engagement. En atteste Les ex-hommes, nouvelle sur les bas-fonds et les injustices de la Russie en prise avec un tsarisme finissant.
    Gorki y dépeint le quotidien touchant et rude d'une bande de déclassés refaisant le monde, niant l'injustice et le mépris par l'imaginaire. Il y a là Tapia, le maître d'école, le Regaton, le diacre Tarass ou encore Nokei Amissimov. Humanité réduite, ces hommes ont chacun une fonction. Leurs défauts font la joie des autres, leurs qualités organisent la solidarité. Entre entraide et perdition, chacun se raconte. La vie que l'on conte aux autres fait élévation, elle est une leçon. Alexei Smitov, lui, fut garde-forestier avant dans arriver là ; Martianov connut même les hauteurs de la société avant ces bas-fonds. Dans sa vie d'avant, Martianov fut inspecteur des prisons. Il était un homme à l'époque, on le considérait. Il y avait comme de l'estime dans le regard des gens à son passage. Lors d'une discussion avec Sontsev, Martianov s'en fait la remarque de cette estime perdue. Fut un temps où tous ces parias furent hommes. À présent qu'ils ne sont plus rien, ils sont des ex-hommes.
    Dans cette nouvelle touchante, Gorki relate la vie poignante de ces déclassés pleins d'humanité.

  • En 1898, un jeune journaliste de vingt-neuf ans écrit au plus célèbre des dramaturges russes. Celui-ci n´a que huit ans de plus que lui, mais il est déjà une autorité. Et il lui donne des conseils, et il l´encourage. Et voici comment se noue une amitié littéraire entre le jeune Gorki, qui publiera bientôt son premier livre, et Anton Tchekhov, l´auteur de La Mouette. Des lettres à ranger parmi les grandes correspondances de la littérature européenne.Traduit du russe par Jean Pérus

  • Anglais Konovalov

    Maxim Gorky

    The short story "Konovalov" (1897) is an example of Maxim Gorky's autobiographical writing, depicting the suicide of a quiet prisoner, Konovalov, whom Gorky decides to immortalize on the page. The narrative follows the chronological life of the main character, constructed from the memory of the narrator himself, adding a tinge of authenticity. The story brings some existentialist philosophies to mind, coating the ordinary situations with an air of nostalgia and universality, so characteristic of Gorky's entire oeuvre.

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