Maxime Coulombe

  • Les images répondent à certains besoins essentiels : elles nous font apprendre, nous défoulent et nous apaisent, elles stimulent notre mémoire, nos sens, nos émotions, nos désirs, elles nous permettent d'explorer nos tensions internes. Leur nature fictionnelle sait ouvrir la porte de notre vie intérieure souvent bien mieux que ne le fait notre quotidien. Telle est d'ailleurs le plus souvent la raison pour laquelle nous les fréquentons. Ce pouvoir mémoriel et affectif des images est au coeur de cet ouvrage. Nous tenterons de comprendre ce qui opère en nous lorsque nous les regardons : la manière dont elles réveillent nos souvenirs, nourrissent nos fantasmes, la force avec laquelle elles nous ébranlent et nous défoulent, leur pouvoir à lever le voile sur certains pans de notre vie intérieure.

  • Les zombies sont partout, au cinéma, à la télévision, dans nos rues, chez notre libraire. Grotesques et terrifiants, ils pourraient n'être qu'une tendance kitsch, un divertissement à la mode. Derrière sa démarche traînante et ridicule se cache pourtant une figure symptomatique de notre époque. Peur de l'épidémie ou fantasme de la catastrophe, aliénation moderne ou fascination pour la violence : le zombie et le monde apocalyptique qu'il crée nous parlent d'abord, intimement, de nous-mêmes. Par l'obscène exhibition de la mort, ultime tabou de la société occidentale, il brise les limites de la condition humaine : celles de la conscience, de la vie, de la civilisation. Mais, surtout, il trahit un fantasme émergent dans notre culture, celui d'en finir. [http://www.dailymotion.com/video/xu2q58_maxime-coulombe-petite-philosophie-du-zombie_news Voir la vidéo de présentation du livre par Maxime Coulombe réalisée à la librairie Mollat]

  • Malgré les relations de pouvoir qui structurent leur milieu, les intervenants du monde de l'art arrivent-ils librement à prendre position ? Cette question a motivé l'appel à contributions du dossier « Prendre position », qui s'inscrit dans une suite de réflexions critiques lancées avec les numéros Indignation et Spectacle sur les contextes économiques, politiques et institutionnels qui influencent la scène artistique. Mais cette fois, c'est aussi vers l'intérieur qu'esse souhaite diriger notre regard. Ce numéro ouvre un espace de réflexion sur les formes et les conditions de la prise de position critique dans le champ de l'art actuel.

  • Parue de manière bien à propos en cette fin décembre 2012 sous le titre de « Apocalypse now? », la plus récente édition de ­24 images­ s'intéresse aux productions cinématographiques qui tentent de saisir, à l'aube de toutes les apocalypses possibles, réelles et imaginées, les peurs qui hantent nos sociétés et quels modes de représentations celles-ci empruntent pour s'exprimer. Le DVD accompagnant la revue présente pour la première fois un film d'une production étrangère, soit ­Un lac­ de Philippe Grandrieux. Un entretien avec la productrice de ce dernier est publié pour l'occasion. Pour conclure, la revue dresse un bilan de 2012, retour qui n'échappe pas non plus aux spectres qui planent sur notre époque troublée.

  • Ce numéro présente le deuxième volet de la réflexion « Re-penser la sculpture? » en vue de découvrir d'autres façons de contribuer au passage pouvant avoir lieu entre la sculpture, reconnue comme médium, et celle exigeant d'autres usages de l'espace. Un essai de Maxime Coulombe, « La sculpture, vous dites? », une analyse de Marie-Hélène Leblanc, « L'homme et la machine dans la sculpture comme dans la guerre », et un entretien avec Guillaume Labrie sont notamment au menu. Hors dossier, Josianne Poirier étudie « Le paysage sonore comme matière », Rupert Nuttle s'entretient avec Derya Akay et les comptes-rendus de la dernière Manif d'art de Québec, de Chantier Libre 4 et le troisième acte de la trilogie de Sarah Pierce.

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